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Guillemins : en toute opacité
- "Le Soir", 14 novembre 2008
Liège. Et si le tram passe par la place à construire, on détruit ? Sous-informés, les acteurs du quartier se fédèrent.
Le désarroi teinté de colère n’a pas disparu chez les habitants du quartier des Guillemins. Mais à la patience passive succède aujourd’hui un élan fédérateur. Ce jeudi, cinq associations (lire ci-dessous) ont présenté la plateforme « guillemins.be » qui entend porter la voix et les réflexions des gens vivant dans le quartier. L’élément déclencheur de ce mouvement ? Le projet de nouvelle place devant la gare qui sera soumis à enquête publique début décembre. « La question du passage du tram est complètement absente du projet soumis à l’avis des habitants. Or, c’est une hypothèse bien réelle », déclare Lino Polegato qui représente les riverains de la rue Paradis. Gérard Debraz, président du comité de quartier Fragnée-Guillemins a vu le plan de la nouvelle place devant la gare déposé par la Ville. La rue Paradis apparaît telle quelle, son front bâti n’est pas modifié. Mais une ligne, plus large que la place dessinée, a retenu son attention et, devant la commission de rénovation urbaine du quartier, il s’en est inquiété auprès de l’échevin de l’urbanisme Michel Firket. « Il m’a répondu que cela correspondait à 60 nouvelles expropriations allant du coin de la place des Guillemins au terrain Balteau (en face du parking des finances) envisagées par d’“autres” ». « Oui, confirme l’échevin, certains continuent d’envisager de nouvelles expropriations rue Paradis ». Qui ? L’échevin qui paraît de plus en plus isolé sur ce dossier préfère se taire.
« Assez des travaux »
« Nous voulons des informations fiables sur le devenir de tout le quartier, poursuit Gérard Debraz. C’est en partie à ça que servira la plateforme ». « L’opacité plane à nouveau sur les aménagements prévus alors qu’on croyait que la Ville avait définitivement repris la main sur le dossier », ajoute Lino Polegato. « La Ville dépose un permis pour une place alors que le tram va peut-être tout chambouler dans les années qui viennent. Où est la stratégie globale ?, interroge François Schreuer, responsable de l’association Urbagora, qui a trouvé là un nouveau cheval de bataille. Qui est aujourd’hui le pilote de l’opération d’aménagement des Guillemins ? La Ville ? La Région ? La SNCB qui fait de la spéculation immobilière ? » « Nous en avons assez des travaux à la petite semaine, fulmine Julien Timmermans, responsable de l’association des commerçants de la rue des Guillemins. Durant plus d’un an et demi nous avons souffert des travaux. Pour quoi ? Nous retrouver avec une dalle en béton au centre de la rue dont on ne connaît toujours pas la fonction. Elle aurait été prévue pour le tram mais finalement ne serait pas assez costaude. Ça suffit ! Nous réclamons une vision globale, allant du plan incliné à la place Général Leman, articulée autour du passage du tram. Sinon, ça va être du “on construit, on casse, on recommence”. »
PHILIPPE BODEUX
Repères
Plateforme des acteurs du quartier. Hébergée sur le site www.guillemins.be, la plateforme a pour ambition, selon ses membres, « de clarifier les intentions – parfois fort floues – des différents acteurs du dossier et ce, dans un contexte de profonde incertitude sur l’avenir du quartier des Guillemins ».
Membres. Cinq associations font partie de la plateforme : Urbagora, une association de réflexion sur les aménagements urbains liégeois, l’association des commerçants de la rue des Guillemins, le comité de quartier Fragnée-Blonden, l’association RespirO qui regroupe des professionnels de l’architecture et de l’urbanisme et, enfin, l’association des riverains de la rue Paradis.
Documents. Sur le site, on peut trouver une chronologie du dossier, les documents de référence concernant l’aménagement de la place ainsi que des témoignages vidéo d’habitants ainsi que d’hommes politiques.
Le « Comité du Quartier Midi », à Bruxelles, a reçu le prix « Régine Orfinger-Karlin »
- JT RTBF, 9 décembre 2008
Visionner la séquence :
Vive les droits de l’homme d’affaires
- La chronique de Paul Hermant, RTBF, 11 décembre 2008
Je me souviens que le « Canard Enchaîné » avait un jour titré lors d’un voyage en Chine du président Chirac qui discuta cinq minutes du Tibet et le reste du temps d’Airbus : « Vive les droits de l’homme d’affaires ». J’y pensais hier en écoutant, de bon matin, la déclaration de Bernard Kouchner comme quoi la création d’un secrétariat d’Etat aux droits de l’homme avait été une mauvaise idée au motif, expliquait-il, qu’il existe « une contradiction permanente entre les droits de l’homme et la politique étrangère d’un Etat ».
Ah, ça, ça commençait fort pour un 10 décembre. Pas même le temps d’allumer sa bougie d’Amnesty ou de souffler celles du gâteau du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle.
Et l’on ne comprenait pas tout à fait, dans les brumes du matin, ce que voulait vraiment dire Bernard Kouchner en ce jour festif : s’il s’agissait d’abolir le secrétariat d’Etat de Rama Yade ou bien de fermer son propre ministère des Affaires étrangères. Car quoi, y a-t-il urgence plus urgente que le respect des droits de l’homme ici et maintenant et partout et tout le temps ?
Et n’était-ce pas de cela dont il était question au moment où la communauté internationale unanime demandait le départ du président zimbabwéen Robert Mugabe, régnant sur un pays cholérique, 746 morts hier, dictateur absolu et interdit de séjour dans l’Union européenne depuis belle lurette, mais que l’on vit pourtant à Rome en juin dernier au congrès de la FAO, je vous l’avais dit à l’époque, et que pensez-vous qu’il arriva sinon qu’il regagna son pays sans contrainte mais aussi, et il faut le souligner, sans poignées de mains. Serait-ce donc cela la contradiction dont Bernard Kouchner parle ? Que les droits de l’homme, c’est de ne pas serrer la main d’un délinquant et que les Affaires étrangères c’est de ne pas lui passer les menottes ?
J’en étais là dans ma perplexité quand j’appris que le Prix Orfinger-Karlin que décerne la Ligue des droits de l’homme dans notre pays avait été attribué au Comité du Quartier du Midi -le quartier de la gare du même nom si vous voyez – qui lutte depuis de longues années contre l’expulsion des habitants de ces maisons destinées à céder la place à un quartier européen de bureaux. Car le droit au logement est un droit de l’homme et que le jury estime, en la matière, qu’il a été bafoué. Ce prix est donc autant une récompense qu’une sanction. Il existerait donc une contradiction possible entre les droits de l’homme et la politique immobilière d’une commune.
Le quartier du Midi, c’est à Saint-Gilles. Il se fait que j’habite Saint-Gilles. Au moment d’allumer ma bougie, j’ai hésité longuement. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.
Le Midi a un Prix
- “La Dernière Heure”, 10 décembre 2008
SAINT-GILLES • Le comité de quartier honoré par la Ligue des droits de l’homme pour un “combat sans relâche”
Si ça, ce n’est pas une reconnaissance ! Hier, la Ligue des droits de l’homme, excusez du peu, a décerné son prix Régine Orfinger-Karlin 2008 au comité du quartier du Midi…
Point n’est besoin d’être au faîte de l’actualité pour comprendre qu’il s’est agi, via cette récompense, octroyée avec parcimonie, de saluer le combat “mené sans relâche” depuis 2005 par ces habitants contre l’urbanisation du bas de Saint-Gilles.
La Ligue des droits de l’homme a d’ailleurs explicitement stipulé que ce souvenir de Régine Orfinger-Karlin (l’avocate, la résistante durant la Deuxième guerre mondiale, décédée à 91 ans en 2002, fut l’un des fers de lance de la ligue sous nos latitudes) entendait distinguer “une personne ou une association résistant aux ateintes aux droits humains”.
Dans ce cas-ci, l’histoire des abords de la gare du Midi n’oblitérera jamais les cinq plans d’expropriation, une menace qui pesa sur une population que des propositions de rachat de leurs biens offensèrent longtemps :
“Les autorités ont abusé de la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique au détriment d’une population marginalisée”, a rappelé Gwenaël Breës qui reçut le prix au nom du comité. Et celui-ci d’assurer que “la région a consciemment mis la pression sur les habitants en disant qu’ils seraient bientôt expropriés alors qu’ils n’avaient financièrement pas les moyens de la faire…”
À la veille des 60 ans de la déclaration universelle des droits de l’homme, le président de la Ligue Benoît Van der Meerschen ne s’est pas montré très optimist. Il a “plutôt l’impression que son action consiste à freiner la régression en matière de droits humains plutôt que de permettre des avancées”.
Côté saga du Midi , le même homme mit sur le pavois “le miracle” : “que près de vingt années de lente agonie de leur quartier, agonie encouragée par les pouvoirs publics, n’aient pas entamé la volonté des membres du comité”.
Guy Bernard
Le comité de quartier du Midi récompensé par la Ligue des Droits de l’Homme
- Dépêche Belga, 9 décembre 2008
Le comité du quartier du Midi, à Bruxelles, a reçu mardi le prix Régine Orfinger-Karlin 2008 décerné par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). Décerné à échéance variable, ce prix récompense une personne, ou une association, qui oeuvre ou se distingue par son action de « résistance aux atteintes aux droits humains », indique la Ligue des Droits de l’Homme. Il a été créé en mémoire de Régine Orfinger-Karlin, avocate et résistante durant la seconde guerre mondiale, décédée en 2002 à l’age de 91 ans. Régine Orfinger-Karlin fut l’un des fers de lance de la Ligue des droits de l’Homme en Belgique et une militante pour les droits des femmes.
C’est le combat mené sans relâche depuis 2005 par les habitants du quartier du Midi contre le projet d’urbanisation des autorités bruxelloises qui a décidé la Ligue des droits de l’Homme à leur octroyer cette année cette récompense symbolique, explique Benoît Van der Meerschen, président de la LIDH. « C’est un miracle que près de vingt années de lente agonie de leur quartier, agonie encouragée par les pouvoirs publics qui visaient sa transformation en quartier d’affaires, n’aient pas entamé la volonté des membres du comité », remarque-t-il. Benoît Van der Meerschen a en outre expliqué l’importance des combats menés pour les droits économiques et sociaux, et pour le droit au logement en particulier.
Gwenaël Breës, qui représentait le Comité de quartier du Midi lors de la remise du prix, a expliqué que les autorités avaient « abusé de la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique au détriment d’une population fragilisée ». « La région bruxelloise a consciemment mis la pression sur les habitants en disant qu’ils allaient être bientôt être expropriés alors qu’ils n’avaient financièrement pas les moyens de le faire », explique ainsi Gwenaël Breës.
A la veille du soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, Benoît Van der Meerschen a encore déclaré que l’heure n’était pas aux réjouissances. « Dans le secteur associatif, nous avons plutôt l’impression que notre action consiste à freiner la régression en matières de droits humains plutôt que de permettre des avancées », a regretté le président de la LIDH.
Le comité du quartier Midi lauréat du prix Régine Orfinger de la Ligue des droits de l’homme 2008
- Ligue des droits de l’homme, communiqué de presse, 9 décembre 2008
La Ligue des droits de l’Homme a pris connaissance du combat mené par le Quartier Midi, à l’occasion d’une décision rendue par le juge de paix de Saint-Gilles en mai 2007. Dans un arrêt particulièrement interpellant, celui-ci se référait à la violation par la Région bruxelloise de toute une série de droits fondamentaux du plaignant – un propriétaire exproprié. Un examen plus approfondi du dossier a donné l’occasion aux différents membres de la Ligue, d’aller de surprise en surprise – la première étant probablement la faible médiatisation dont avait bénéficié ce dossier avant la constitution d’un Comité de quartier particulièrement dynamique et inventif dans ses modes d’actions. C’est en effet sur un terrain légal, administratif, technique, historique, autant qu’artistique et médiatique que le Comité a mené son combat, avec intelligence, créativité et une étonnante ténacité.
Pour l’intelligence et l’analyse, il suffit de se référer à la qualité de l’argumentation développée sur le site du Comité (www.quartier-midi.be). Pour la créativité, il suffira de mentionner les affiches à l’humour grinçant sur la politique de Logement en Région bruxelloise, réalisées par des membres du Comité. Evoquant un périmètre bien restreint de la Région, elles ont progressivement fleuri aux fenêtres de nombreux autres quartiers bruxellois. Pour ce qui est de la ténacité, il suffit de rappeler l’inégalité des armes dans ce combat de quelques habitants précarisés, d’origine étrangère en majorité, sans relais médiatiques ou institutionnels, et… menacés d’expulsion depuis de très nombreuses années, face à la machine politique de la Région, de la commune de Saint-Gilles, et de la S.A. Bruxelles-Midi.
Que près de vingt années marquées par la lente agonie de leur quartier – agonie encouragée par les pouvoirs publics qui visaient sa transformation en quartier d’affaires – n’aient pas entamé la volonté des membres du Comité relève presque du miracle. C’est ce « miracle » qu’entend saluer la Ligue en remettant au Comité du quartier Midi son Prix Régine Orfinger-Karlin. Ce faisant, il entend aussi rappeler au Gouvernement bruxellois ses promesses non tenues de créer 5000 nouveaux logements au cours de la présente législature. En cette période de crise économique, il est d’autant plus urgent de rappeler que le Droit au logement est un Droit de l’Homme, qui ne doit pas s’effacer devant le premier projet de développement international venu, a fortiori s’il est vite et mal pensé.
Détours au Midi
Le quartier du Midi, 1989 – 2009 :
20 ans de « revitalisation urbaine »
Exposition du 15 janvier au 15 mars 2009, au Pianofabriek, 35 rue du Fort, 1060 Bruxelles. Du lundi au vendredi de 09h00 à 22h00. Le samedi de 13h00 à 20h00. Entrée gratuite.
En cette année 2009, cela fera tout juste 20 ans que la Région de Bruxelles-Capitale est née, 20 ans que la SNCB donna le coup de lancement de l’installation d’un terminal TGV en gare du Midi, 20 ans que la compagnie des chemins de fer, les promoteurs privés et les pouvoirs publics communaux (Saint-Gilles) et régionaux se disputent le développement immobilier de ce quartier promis à un avenir « international ».
L’exposition que propose le comité du quartier Midi repose sur une ligne du temps reprenant l’histoire de ce quartier, de cette commune qui n’a jamais réglé son clivage entre « haut » et « bas », les principaux événements qui ont mené au démantèlement social et urbanistique de ce quartier pour y implanter — à l’image de Saint-Josse et son quartier d’affaires — une importante zone de bureaux censée être plus rentable pour Saint-Gilles. Le point de vue développé est celui des habitants, victimes de cette lutte pour la maîtrise du foncier, de ce jeu de Monopoly où ce sont les autorités publiques qui ont fini par se transformer en développeurs immobiliers. A ce détail près que celles-ci, impréparées et désargentées, lancèrent leur projet dans un contexte maussade et le fondèrent sur un phantasme (l’arrivée des investisseurs internationaux).
A l’aide de photos, de textes et d’autres documents, cette exposition met en parallèle les décisions politiques, les plans urbanistiques, les acquisitions et expropriations, la dégradation du quartier, l’incertitude et la précarité de plus en plus pesantes pour les habitants.
Le sujet intéressera d’un point de vue historique. Comment un pouvoir public, censé incarner les espoirs d’une ville faite pour ses habitants, a-t-il pu mener un aussi mauvais coup sans jamais changer son fusil d’épaule, ni tirer les leçons de ce ratage? Mais la situation exposée ici renvoie également vers des situations actuelles. Celles d’habitants du Midi, dont le sort n’est toujours pas réglé 20 ans après le début de l’opération. Celles d’autres zones de Bruxelles, également promises (en autres via le « Plan de dévelopemment international ») à un « développement international ».
- RTBF, 16 janvier 2009:
Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants [ Ecouter ]
- 7sur7.be et Infomonde.be, 20 janvier 2009:
L’expo « Détours au Midi » exprime 20 ans de gâchis
- « La Tribune de Bruxelles », 27 janvier 2009:
Détours au Midi
- « La Dernière Heure », 10 février 2009:
Détours à la cité perdue

Omwegen in de Zuidwijk
De Brusselse Zuidwijk van 1989 tot 2009 :
20 jaar « heropwaardering »
Tentoonstelling van 15 januari tot 15 maart 2009 in de Pianofabriek, Fortstraat 35, 1060 Brussel. Van maandag tot vrijdag, 9u tot 22u. Zaterdag, 13u tot 20u. Gratis inkom.
Het zal dit jaar in 2009, net 20 jaar geleden zijn dat het Brussels Hoofdstedelijk Gewest geboren werd. Het startschot voor de aanleg van de HogeSnelheidsTrein terminal in het Zuidstation valt hier mooi mee samen. De NMBS, private bouwpromotoren en de gemeentelijke overheid van St Gillis betwisten sedert 20 jaar wie de ontwikkeling van de vastgoedsector in de aanpalende wijk in handen krijgt. Haar « internationale » toekomst staat al 20 jaar op de agenda.
De tentoonstelling, gemaakt door het Zuidwijk comité vertrekt van een tijdslijn die de geschiedenis van de wijk herneemt. Het is het verhaal van een gemeente die het verschil tussen haar arm en rijk gedeelte nooit heeft weten oplossen. We gaan in op de belangrijkste gebeurtenissen die geleid hebben tot de stedelijke en sociale kaalslag van de Zuidwijk. Doorheen het spelletje Monopoly dat hier gespeeld werd, veranderde de publieke overheid zichzelf en eerder onvoorbereid, in een vastgoedontwikkelaar… met veel te weinig financiele armslag. Uitgaand van de veronderstelling dat de inplanting van een belangrijk zakenkwartier rondom het station, net als in Sint Joost, de gemeentelijke kas flink wat zou helpen aanzuiveren, deed zij dit binnen een slechte economische conjunctuur en baseerde zich bovendien op een fantasme: een blijde schare internationale investeerders zou, door de bouw van een belanrijke zone niewe kantoren, aangetrokken worden om mee te spelen.
Het standpunt dat in deze tentoonstelling ontwikkeld wordt, is dat van de mensen die hier wonen, opgeofferd in de strijd om de vastgoedsector onder controle te houden. Met behulp van fotos, tekst en documenten, wordt een parallel getrokken tussen de politieke beslissingen, de stadsplanning, wie de eigendommen verwierf en wanneer, de onteigeningen, de verslechtering van de wijk, en de onzekerheid die steeds zwaarder op bewoners is beginnen wegen.
Het onderwerp wordt belicht vanuit een historisch interessante hoek: Hoe kon een publieke overheid, die een stad op maat van haar bewoners wenst te incarneren, zulk een slechte speler worden? Zonder ooit het geweer van schouder te veranderen, werd nooit lering getrokken uit deze mislukking.
De tentoonstelling verwijst ook naar vandaag: Wat is de situatie van de bewoners van de Zuidwijk wiens lot, 20 jaar na het begin van de werken, nog steeds niet duidelijk is? Welk zijn nu de andere Brusselse zones die, opgenomen in het « Internationaal Ontwikkelingsplan », vandaag voorbestemd worden om eenzelfde beloftevolle « internationale ontwikkeling » tegemoet te gaan?
- Radio 1, 15 januari 2009:
20 jaar geknoei in de Brusselse Zuidwijk [ Luister ]
- FM Brussel, 15 januari 2009:
Zuidwijk [ Luister ]
- TV Brussel, 22 januari 2009:
Tentoonstelling over Zuidwijk [ Kijken ]
- De Standaard, 2 februari 2009:
« In de Zuidwijk is een waar spelletje Monopoly gespeeld »
Il ne reste que vingt familles au Midi
- « Le Soir », 30 octobre 2008
SAINT-GILLES. Rénovation de « l’îlot A » mais sans les petits propriétaires.
La renaissance du quartier Midi se fera, mais sans les petits propriétaires. Ceux-ci ne participeront pas aux rénovations sur « l’îlot A ».
En juillet, fatiguées d’être fustigées par le Comité de quartier Midi, la Région et Saint-Gilles décidaient de travailler de concert avec l’Arau (Atelier de recherche et d’actions urbaines) et de combiner rénovation d’une partie du bâti avec trois projets de reconstruction plus modestes réalisés dans le cadre du « plan Logement ».
La Région a lancé une étude juridique sur la faisabilité d’une rénovation avec les habitants. Celle-ci l’a déconseillé, sous peine d’une cascade de recours des propriétaires précédents expropriés qui n’ont pu bénéficier du même encadrement.
Les rénovations lourdes sont acquises : des appels d’offres pour neuf immeubles appartenant déjà à la Région ont été lancés en septembre. Les architectes seront désignés avant la fin 2008. Pour les rénovations, l’appel d’offres a été lancé début octobre (trois immeubles de logement moyen). Le bureau d’architectes sera désigné fin de l’année. Le début des chantiers est prévu pour septembre 2009.
Et les habitants ? Région et commune donnent des chiffres. En 2001, il restait 248 ménages dans le périmètre. Aujourd’hui, ils sont une vingtaine. « La grande majorité de ces ménages se sont installés ces dernières années voire ces derniers mois. Les départs ont été accompagnés socialement et des indemnités ont été versées. Une famille de deux adultes et deux enfants, rue de Russie, a reçu en 2001 3.734 euros d’indemnités de relogement. On a souvent dit que l’intention des pouvoirs publics était de chasser les pauvres de Saint-Gilles. C’est faux ! Sur 603 ménages ayant quitté le périmètre depuis 1997, plus de deux tiers (420 ménages) sont restés en région bruxelloise dont la moitié à Saint-Gilles ».
FRANCOIS ROBERT

