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La Région doit changer d’attitude

– Dépêche Belga, 6 mai 2008

Il est temps que la Région bruxelloise et la commune de Saint-Gilles changent d’attitude en matière d’expropriations dans le quartier de Bruxelles Midi en cours de réaménagement depuis plusieurs années, ont affirmé mardi l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (Arau) et le Comité du quartier Midi. Les deux associations ont fait cette demande après avoir pris connaissance d’une nouvelle condamnation judiciaire des agissements de ces autorités dans ce dossier.

A plusieurs reprises au cours des dernières années, les associations d’habitants se sont plaintes des conditions dans lesquelles les expropriations ont été effectuées dans ce quartier en pleine mutation, à la suite de l’implantation du terminal TGV de la capitale.

Il y a un an, la Région bruxelloise avait été condamnée pour atteinte aux droits de l’Homme par le tribunal de Justice de Paix de Saint-Gilles. Elle avait aussi été condamnée à payer à un propriétaire un montant six fois supérieur à celui qu’elle lui avait concédé à l’amiable. Elle avait introduit un recours en révision toujours pendant.

Plus récemment, et si l’on en croit la dernière édition du magazine Trends-Tendances, un nouveau jugement a accordé, en février dernier, à un autre propriétaire de la rue de Mérode, un montant trois fois supérieur à celui que lui proposait initialement la Région.

L’Arau et le Comité Midi se sont plus à souligner les attendus de ce jugement. Il y est question, selon eux, de l’état de « tension constante affectant le psychisme de personnes normales » engendrée par la « mesure d’expropriation en extrême urgente décrétée en 1991, sommeillante et activable à discrétion par l’administration sans aucun avertissement ».

On y évoque aussi « le bruit, la saleté, les vibrations, la pollution, le mouvement d’engins de chantier, le harcèlement, l’insécurité, l’incertitude, l’intimidation, toujours sans explication de ce qui se trame ».

Pour les deux associations, il y a lieu de se demander s’il y a encore un pilote à bord dans ce dossier et comment les autorités n’ont pas encore mis fin à cette situation.

Selon elle, la Région et la commune avaient pourtant la possibilité de renoncer à la démolition de maisons existantes, et de procéder, dans de bonnes conditions, aux expropriations annoncées.

JDD/CHN











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