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Projets de bureaux et hôtels en commission de concertation le 26 juin

Les sociétés Atenor Group-BPI, leur filiale South City Office ainsi que la SA Espace Midi ont introduit trois demandes de permis d’urbanisme pour leurs constructions dans l’îlot C. Les dossiers passeront en Commission de concertation le 26 juin à 10h à la maison communale de Saint-Gilles (salle du Collège). Document officiel à télécharger ici.

Ci-dessous un article de « Bruxelles en mouvements », le journal d’Inter-Environnement.

Les démons du Midi

Voici 12 ans, le PPAS Fonsny n°1, entre la rue de Mérode et l’avenue Fonsny, depuis la rue de Russie à la rue Claes, allait sacrifier ce quartier populaire à la fonction internationale.
Finalement, le quartier n’est pas devenu le haut lieu d’affaires espéré (car la demande en bureaux n’a pas suivi l’offre). Mais les pouvoirs publics n’ont rien voulu savoir. En fermant les yeux sur cet échec, et en refusant de céder la priorité aux logements (existants et futurs), ils ont dirigé le quartier droit dans le mur.

Si un seul des quatre îlots concerné par le PPAS est complètement réaménagé (l’îlot B), le second (l’îlot C – entre les rues d’Angleterre et de Hollande) fait l’objet de trois demandes de permis, qui seront examinées en concertation le 26 juin…

Il s’agit de construire 32.000 m2 de bureaux, un hôtel de 142 chambres, 400 m2 de commerces, et 208 emplacements de parking. Il reste pourtant encore quatre maisons, qui n’appartiennent pas à la société Bruxelles-Midi dont la Région de Bruxelles-Capitale est l’actionnaire principal.

Inter-Environnement interviendra en concertation pour refuser, d’abord la scission du projet en trois dossiers. Car elle permet d’éviter l’étude d’incidences qu’exigerait un traitement unique.

Information ?

Ensuite, il est regrettable que la commune n’ait pas profité de l’enquête publique pour initier le travail d’information qu’elle prévoit pour septembre. Une séance d’information permettrait, notamment, d’estimer la bonne intégration du projet au bâti environnant et l’affectation des charges d’urbanisme, que vont générer les nouvelles surfaces de bureaux (près de 4 millions d’euros).

Logement ?

Enfin, en contestant l’absence de logements prévus dans l’îlot, les associations proposaient, le 27 juin 2002 , de garantir la continuité de l’habitat le long de la rue de Mérode. L’objectif étant d’assurer la transition, en intérieur d’îlot, entre la fonction administrative qui doit rester tournée vers la gare du Midi, et la fonction résidentielle ouverte sur les quartiers habités de Saint-Gilles. Ce qui est en parfait accord avec le PPAS qui prévoit un MINIMUM de 0% de logement et un MAXIMUM de 80% de bureaux…

Développement durable ?

En outre, l’emplacement stratégique du projet, lui offrant une visibilité maximum, donne l’opportunité aux pouvoirs publics, de démontrer leur volonté de s’inscrire dans la logique du développement durable. Pourquoi, alors, refuser l’aménagement de toitures vertes, sous couvert d’arguments esthétisants ?











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