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De la délivrance d’un permis de démolir pour l’îlot D à la création du Comité du quartier Midi…

• Janvier 2005. La Région de Bruxelles a délivré un permis de démolir à la SA Bruxelles-Midi pour l’îlot « D » situé entre les rues de Russie, de Mérode, d’Angleterre et l’avenue Fonsny. A nouveau, on permet la démolition de maisons avant même qu’un quelconque projet immobilier ne soit sur la table.

• Février. Invoquant ce permis, la SA Espace Midi avertit les locataires de 5 maisons, parmi celles lui appartenant dans cet îlot, qu’elle mettait fin à leur bail et parfois sans respecter les règles légales. Ces locataires sont sensés quitter leur habitation pour le 31 août prochain. Ils n’ont obtenu aucun relogement.
Certains de ces locataires résident dans leur appartement depuis plus de 30 ans. N’ayant pas trouvé à se reloger à Bruxelles, l’indemnisation, maigre et théorique, à laquelle ils pouvaient prétendre ne leur a même pas été octroyée.

• Mai. Les habitants de l’îlot « D », s’étonnant de ce qu’on s’attaque à leur îlot alors qu’il n’existe même aucune demande de permis de bâtir et alors que la SA Bruxelles-Midi est déjà bien en peine d’avancer sur les autres îlots, ont commencé à organiser des réunions de quartier. La situation des locataires délogés a peu à peu alerté tous les habitants, commerçants et propriétaires du quartier (qui ne sont toujours pas fixés sur leur sort dans le cadre du plan d’expropriation adopté voici près de 10 ans), ainsi que des riverains.
Soutenus par des associations comme ATD Quart-Monde, le BRAL, le Rassemblement pour le Droit à l’Habitat et le Syndicat des locataires, le premier objectif des habitants a été de se solidariser avec leurs voisins expulsés. Et de faire valoir leur présence dans l’îlot et leurs droits, toujours en cours et pour la plupart jamais remis en question (que ce soit pour les locataires, commerçants ou propriétaires particuliers). En posant publiquement des questions comme: pourquoi vider des maisons alors qu’il n’existe aucun projet? Pourquoi créer des terrains vagues alors qu’il reste nombre d’habitants alentour?…

• Le 20 mai, près de 50 familles, ménages, propriétaires et commerçants du quartier Midi posaient ces questions et bien d’autres à Charles Picqué, en lui écrivant une lettre ouverte, envoyée à tous les membres du Gouvernement bruxellois.

• Le 26 mai, le Conseil communal de Saint-Gilles débattait ainsi à nouveau des projets immobiliers au quartier Midi (le compte-rendu de ce conseil communal devrait être disponible sur le site web de la Commune de Saint-Gilles).

• Le 31 mai, les habitants du quartier Midi se retrouvaient à l’occasion de la « Fête des voisins », qu’ils détournèrent en « Faites des voisins, pas des bureaux! » et célébrèrent, en musique (avec notamment Daniel Hélin, Matthieu Ha) mais également avec un stand d’information et une visite guidée de leur quartier… Il s’agissait de rappeler que celui-ci « est encore vivant, peuplé de locataires, de propriétaires et de commerçants qui subissent depuis trop longtemps les conséquences d’un plan d’expropriation mis en application dans la lenteur, l’opacité et le mépris des habitants ».
C’est alors près de 150 signatures, du quartier mais aussi d’associations luttant pour le droit à l’habitat, ainsi que de voisins du haut et du bas de Saint-Gilles, qui se sont ajoutées à la lettre ouverte adressée à Charles Picqué.

• Le 3 juin, c’était au tour du Parlement de la Région de s’emparer du débat (lire la page « Débat »).

• Le 15 juin, les habitants décident de former le Comité du quartier Midi.

• Le 13 juillet, le Comité du quartier Midi rencontre pour la première fois la SA Bruxelles-Midi.











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