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Bruxelles-Midi

Version « internationale » du nom de la gare du Midi et, par extension, de la « vitrine internationale » que les quartiers de ses abords sont sensés devenir, particulièrement depuis l’arrivée du TGV.

C’est aussi le nom en abrégé que s’est donné la « Société d’aménagement urbain du quartier de la gare du Midi » mise en place en 1992 par la Région de Bruxelles-Capitale et dont celle-ci est l’actionnaire majoritaire aux côtés de la STIB, la SRIB, la SNCB et Dexia (au début, c’est la société française Projenor qui était l’actionnaire privé de la SA, avant de se retirer du projet).

Cette société mixte dirigée et administrée notamment par des hauts fonctionnaires de l’administration régionale de l’Aménagement du Territoire (c’est-à-dire celle qui octroie notamment les permis d’urbanisme nécessaires à la SA) et de la Commune de Saint-Gilles.

Bruxelles-Midi est chargée depuis 1995 « d’une mission de service public dans le cadre d’un contrat de concession ». Il s’agit de lutter contre la spéculation, de développer des projets immobiliers en partenariats public-privé, d’acquérir, d' »assainir » et de « mettre-en-valeur » les terrains du PPAS « Fonsny 1 », d’en exproprier les propriétaires, d’effectuer l’accompagnement social et l’aide au relogement des habitants.

Autant de missions qu’elle mène non sans difficultés. Il faut dire que, ses finances dépendant de l’avancement du projet et de l’état du marché immobilier, elle n’a jamais réuni les moyens suffisants pour assumer ces missions. Elle ne compte que 2 employés.

Ses problèmes financiers étant même devenus tellement alarmants que la Commune de Saint-Gilles a fini par s’engager, dans le cadre d’une convention, à alimenter la trésorerie de Bruxelles-Midi par le versement, au fur et à mesure, des charges d’urbanismes perçues sur la construction de projets de bureaux.

Par ailleurs, le Ministre-Président Charles Picqué a négocié avec la Ministre fédérale Laurette Onkelinkx (PS) une aide de 5 millions d’euros à la SA Bruxelles-Midi, dans le cadre des derniers accords de coopération Beliris. Cette somme est sensée être utilisée aux expropriations de l’îlot A.

Lorsque la SA Bruxelles-Midi achète une maison, c’est la Régie foncière régionale qui en devient propriétaire.

Dans le quartier, on reconnaît les maisons appartenant à Bruxelles-Midi par ce signe distinctif: elles sont souvent vidées de leurs occupants, restent murées pendant de longues années, ou font encore l’objet de démolitions le plus souvent partielles, c’est-à-dire qu’elles deviennent de véritables ruines trônant au milieu des îlots.











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