[ Lire notre rubrique Actualités pour les dernières infos ]

Le comité de quartier du Midi récompensé par la Ligue des Droits de l’Homme

– Dépêche Belga, 9 décembre 2008

Le comité du quartier du Midi, à Bruxelles, a reçu mardi le prix Régine Orfinger-Karlin 2008 décerné par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). Décerné à échéance variable, ce prix récompense une personne, ou une association, qui oeuvre ou se distingue par son action de « résistance aux atteintes aux droits humains », indique la Ligue des Droits de l’Homme. Il a été créé en mémoire de Régine Orfinger-Karlin, avocate et résistante durant la seconde guerre mondiale, décédée en 2002 à l’age de 91 ans. Régine Orfinger-Karlin fut l’un des fers de lance de la Ligue des droits de l’Homme en Belgique et une militante pour les droits des femmes.

C’est le combat mené sans relâche depuis 2005 par les habitants du quartier du Midi contre le projet d’urbanisation des autorités bruxelloises qui a décidé la Ligue des droits de l’Homme à leur octroyer cette année cette récompense symbolique, explique Benoît Van der Meerschen, président de la LIDH. « C’est un miracle que près de vingt années de lente agonie de leur quartier, agonie encouragée par les pouvoirs publics qui visaient sa transformation en quartier d’affaires, n’aient pas entamé la volonté des membres du comité », remarque-t-il. Benoît Van der Meerschen a en outre expliqué l’importance des combats menés pour les droits économiques et sociaux, et pour le droit au logement en particulier.

Gwenaël Breës, qui représentait le Comité de quartier du Midi lors de la remise du prix, a expliqué que les autorités avaient « abusé de la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique au détriment d’une population fragilisée ». « La région bruxelloise a consciemment mis la pression sur les habitants en disant qu’ils allaient être bientôt être expropriés alors qu’ils n’avaient financièrement pas les moyens de le faire », explique ainsi Gwenaël Breës.

A la veille du soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, Benoît Van der Meerschen a encore déclaré que l’heure n’était pas aux réjouissances. « Dans le secteur associatif, nous avons plutôt l’impression que notre action consiste à freiner la régression en matières de droits humains plutôt que de permettre des avancées », a regretté le président de la LIDH.











http://www.quartier-midi.be | http://film.quartier-midi.be | http://www.bruxelles-midi.be