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Zone Midi : Quatorze policiers inculpés
- « La Dernière Heure », 19 février 2010
Arrestations arbitraires, traitement dégrandants, usage non légitime de la force, vols avec violences, faux P-V, racisme…
Selon nos infos, confirmées par le 1er substitut Colpin, quatorze policiers fédéraux des chemins de fer, au terme d’une instruction menée par la juge bruxelloise Geneviève Tassin, sont inculpés et renvoyés, avec charges suffisantes, devant le tribunal correctionnel, pour y être jugés pour des faits répétés, pendant deux ans, d’exactions, “humiliations, violences et racisme”, ayant fait au total “au moins 15 victimes”, sur le site de la gare du Midi.
La police fédérale des chemins de fer est le service d’enquête en charge de la tragédie de Hal. En conséquence, les 14 inculpés – autant de femmes policiers que d’hommes – sont écartés, et leur procès, promet hier encore le parquet, s’ouvrira “avant l’été”.
C’est, de mémoire d’observateur, le dossier le plus lourd depuis les années 1980 à Bruxelles d’inconduite collective et de maltraitance policière.
Au départ, l’enquête de l’Inspection générale portait sur six policiers fédéraux ayant fait une demi-douzaine de victimes, pour la plupart des précarisés, des sans-abri, des séjours illégaux ou des suspects de vols à la tire dont ils volaient à leur tour le butin, ce qui justifie que deux sont poursuivis en outre pour vols avec violences.
Dans la liste, avoir rasé les cheveux d’une Tsigane de 12 ans et jeté ses tresses dans la cuvette d’un W-C, pour l’humilier.
Selon le parquet, toujours, les 14 policiers seront poursuivis pour “faux” (nombreux faux P-V pour couvrir leurs exactions et empêcher les victimes de porter plainte) et “usage”; “coups et blessures volontaires”; “traitements inhumains et dégradants”, à chaque fois avec la circonstance aggravante comme policier d’être investi de l’autorité, ainsi que : “usage de la force sans motif légitime”; “arrestation arbitraire”; “comportements de haine et mépris liés à la race, à la couleur de peau, etc.”; enfin “non-assistance à personne en danger”.
Les 14 policiers fédéraux inculpés sont : Audrey M., Christine L., Delphine L., Sylvie G., Anne F., Christelle T., Marie-Christine G. ainsi que leurs collègues Philippe M., Fabrice G., Frédéric D., Ludo C., Bjorn V., Michel G. et Benoît W qui, tous, étaient en poste au Midi.
Au départ, le scandale en visait qui furent tous suspendus par mesure d’ordre et mutés dans d’autres services (notamment à la police de la route). Nous ignorons si les huit qui s’ajoutent font l’objet des mêmes mesures.
L’affaire n’affecte en rien la nouvelle et performante police fédérale de la gare Midi, mais elle confirme qu’il était temps d’intervenir. À mettre d’ailleurs à l’actif de quelques collègues qui osèrent dénoncer ces faits qu’ignorait la direction, qui est restée la même.
Parmi d’autres sévices retenus : le passage à tabac collectif d’un Algérien dans les garages de la rue Couverte qu’occupait la police fédérale des chemins de fer; des interpellations non motivées de précarisés conduits au commissariat pour permettre aux femmes policiers de leur botter des coups dans les testicules; un SDF offert en cadeau d’anniversaire par un des policiers, Frédéric D., à sa maîtresse l’inspectrice Christine G., laquelle eut ainsi le plaisir de fouetter le cadeau humain avec du câble puis, ce dernier menotté dans le dos et jeté à terre, de sauter encore à pieds joints sur sa colonne vertébrale.
Gilbert Dupont
Tags : gare du midi | bral | zone midi | police« Participez à la ville! »
- Brochure du BRAL, octobre 2009
Bruxelles bouge sans arrêt. Commerces, bureaux, loisirs, mobilité et logement ne cessent de se disputer l’espace disponible et défendent des intérêts antagonistes: un nouveau projet immobilier dans un espace vert, un nième projet commercial dans un quartier résidentiel, l’aménagement d’un parking… La cohabitation en ville peut, elle aussi, engendrer des conflits et affecter la qualité de vie dans un quartier : rues sales, embarras de circulation, nuisances sonores…
En tant qu’habitant, vous pouvez choisir d’assister passivement au développement de la ville ou, au contraire, décider de participer à la ville et d’agir avec vos voisins. Chaque jour, à Bruxelles, des dizaines de comités de quartier et de groupes d’action s’activent pour un quartier plus agréable à vivre. Ils ont choisi de ne pas baisser les bras, d’aller trouver leurs voisins et de s’organiser pour, ensemble, plaider leur cause auprès des responsables politiques et des fonctionnaires.
Cette brochure rassemble dix témoignages concrets de groupes d’habitants. Le combat de chacun d’entre eux contre un problème local, qui touche leur quartier, pourrait inspirer les habitants d’autres parties de la ville. Ils opèrent tous de manière différente : ils forment des groupes de pression, préparent des actions, expriment leur opinion lors des enquêtes publiques, organisent des fêtes de rue… La créativité de la société civile bruxelloise est d’une extrême richesse.
Le but de cette brochure est de vous inspirer, vous les Bruxellois. Sortez de votre coin, tentez quelque chose ! Ce ne sont pas les hommes politiques ou les promoteurs qui font la ville mais bien vous, qui la vivez et la pratiquez au quotidien.
Chaque témoignage est illustré par des moyens d’action spécifiques et débouche sur trois conseils pour améliorer notre ville et la rendre plus vivable. Au total, cela donne 30 astuces pour un quartier plus agréable. Nous les avons résumées sous la forme de 7 recommandations incontournables, reprises au dos de cette brochure. Nous vous souhaitons une agréable lecture (qui, nous l’espérons, inspirera de nombreuses actions) !
Souhaitez- vous avoir un exemplaire en papier? Contactez Joost Vanden broele par joost@bralvzw.be ou au 02/217.56.33
>> Pour la version digitale: cliquez ici
Tags : gare du midi | mobilité | bral | logementUne gare, ça change une ville !
- « Le Soir », 17 septembre 2009
La nouvelle gare de Liège, signée par Santiago Calatrava, est un geste architectural fort. Mais l’Espagnol le dit lui-même : une gare, comme un pont, cela façonne une ville tout entière. On ajoutera : et les gens qui y habitent…
L’inauguration de la « Cathédrale du XXIe siècle » qu’est la gare de Santiago Calatrava n’est pas pour Liège la fin de l’histoire : c’est un commencement. « Maintenant que la gare est là, tout l’enjeu pour Liège est dans ses conséquences », martèle un collectif d’associations et d’habitants du quartier, la « Plate-forme des Guillemins », qui s’est créé pour faire entendre une voix citoyenne dans le chaotique cheminement du dossier.
Car le « geste fort » de Calatrava a pris place dans un quartier densément peuplé, au cœur de la ville. Une chance, selon le promoteur immobilier ImmoQuest qui a réalisé une étude sur le développement immobilier autour des gares TGV et met en lumière l’échec de nombreuses « gares fantômes » françaises ex-urbanisées : « L’implantation de services tertiaires et le développement économique autour des gares n’est possible que dans un environnement économique favorable, où l’on dispose de gros bassins de clientèle et des facilités offertes par une ville. Comme à Liège. »
« Ce fut un de nos combats, confirme le ministre wallon Jean-Claude Marcourt (PS), habitant du quartier. Il fallait que cette gare soit un moteur de développement durable, reliée à l’autoroute mais au cœur de la ville. »
Mais en conséquence, l’implantation du « monument » Calatrava va bouleverser le paysage de tout un quartier. Tout est parti du déplacement de 200 mètres de la nouvelle gare par rapport à l’ancienne. Histoire de permettre aux trains de mieux vaincre le redoutable plan incliné de la montée vers Bruxelles. Un déplacement qui désaxe complètement l’ancienne voie d’accès à la gare, la rue des Guillemins, faisant craindre le pire aux très nombreux commerçants qui y travaillent. Un déplacement qui impose aussi la création d’une nouvelle place, triangulaire, devant la gare. Celle-ci fait, au passage, disparaître un bon morceau de la rue Varin, célèbre pour ses bars à néons roses. Un premier pas, qui sera suivi d’autres, dans l’éjection pure et simple des prostituées du centre-ville liégeois.
Mais pour beaucoup, cette place triangulaire manque d’ambition. Euro-Liège TGV, maître d’ouvrage de la gare, propose les « visions » de Santiago Calatrava d’une large artère monumentale entre la gare et la Meuse. Soutenue par de nombreux politiciens influents (Daerden, Marcourt, Reynders), la vision heurte par son ambition démesurée : 250 maisons disparaîtraient ! L’excès inverse…
« On a fait un mauvais procès à Santiago Calatrava, estime Jean-Claude Marcourt. Son intervention a fait avancer le dossier. » Indéniable : sans souscrire à la mégalomanie du projet, la Ville de Liège fait sienne cette idée de liaison à la Meuse et demande à l’architecte liégeois Daniel Dethier de transformer la place triangulaire en véritable esplanade jusqu’à la Meuse. Un projet désormais coulé dans un « Périmètre de remembrement urbain », qui bénéficiera de 53 millions d’euros de fonds Feder (Europe 60 %, Région 30 %, Ville 10 %). Il consiste à réaliser la place triangulaire ; raser le bâtiment des finances qui est dans le chemin (et qui sera reconstruit par Fedimmo au bout de l’esplanade) ; enterrer les voies rapides qui longent la Meuse ; construire une passerelle cyclo-pédestre au-dessus de la Meuse jusqu’au parc de la Boverie. Là, le Musée d’art moderne sera transformé en véritable Centre international d’art. Au-delà, on assurera le lien avec le centre commercial géant de la Médiacité, en voie d’achèvement, un bon kilomètre plus loin. Un « nouvel axe urbain du XXIe siècle », pour le bourgmestre Willy Demeyer. Et une véritable cascade d’investissements tous nés de l’arrivée de la gare.
Reste la question la plus épineuse : celle de la reconstruction autour de l’esplanade. Bureaux, hôtels, logement : un nouveau quartier doit sortir de terre sur les ruines de 70 maisons, grâce au privé, démarché par une société de développement créée par les propriétaires publics (Ville, SNCB, Région) des terrains.
L’immobilier privé ne cache pas son appétit pour un « quartier d’affaires ». Mais nombreux sont ceux qui estiment qu’il faut que le quartier reste un lieu de vie. L’enjeu est crucial pour Liège, « une ville traumatisée dans le passé par des chantiers interminables et le poids de sa dette », dixit Willy Demeyer. Beaucoup craignent en effet que la spéculation immobilière ne crée aux Guillemins un « syndrome » place Saint-Lambert, cœur de ville qui fut un chancre pendant vingt ans. « Il est temps de proposer un vrai projet aux Liégeois et de s’y tenir, fermement, estime la députée wallonne Ecolo Veronica Cremasco. Parce que jusqu’ici, ce dossier a avancé par petits pas, au gré des humeurs et interventions des uns et des autres. Liège ne réussira sa gare que si elle s’intègre dans une vraie réflexion urbanistique. »
Une gare à 110 millions ? « Mons le vaut bien ! », juge Di Rupo
Entretien
C’est l’un des dossiers exclusivement réservés au bourgmestre de Mons Elio Di Rupo (PS) qui, depuis son accession au mayorat, en avait fait une priorité, voire une obsession : Mons devait avoir une gare digne de ce nom. Et évidemment, une telle station se devait d’être… sur les rails pour 2015, l’année prévue du petit règne montois sur la culture européenne.
M. Di Rupo, où en est le dossier ?
La SNCB a pris la décision d’allouer 110 millions d’euros au projet qui a évolué depuis sa première présentation en 2006 de la simple passerelle vers la gare-passerelle. On a notamment remis la future gare des bus du côté de la place Léopold et non plus derrière la gare SNCB. Cela aurait nécessité la construction d’un pont pour les bus et l’enveloppe allouée par la Société régionale wallonne des transports (SRWT), entre 25 et 28 millions d’euros, n’aurait pas suffi. M. Calatrava a intégré cette donnée et a revu le projet. Désormais, tout le monde est d’accord sur le volet financier. Je sais notamment que la SNCB et la SRWT se sont parlé la semaine dernière et qu’une convention est sur le point d’être signée entre elles. L’idée est que la SNCB prenne à sa seule charge la réalisation de l’ouvrage pour un prix forfaitaire. J’ai bon espoir que d’ici un mois ou deux, tout le volet administratif et financier soit clos. L’objectif étant toujours une inauguration pour la fin de l’été ou l’automne 2014.
Quand on voit les dépassements à Liège, vous demeurez confiant sur le respect des délais pour le projet montois ?
Oui, à condition que l’on soit derrière en permanence. Nous allons constituer à cet effet une “Task force” qui regroupera les différents responsables du chantier et remettra un rapport sur l’avancement des travaux chaque mois.
Tout aussi confiant quant au respect de l’enveloppe budgétaire ?
Pour Mons, M. Calatrava va tenir compte des enseignements du projet liégeois. Et puis, je rappelle que la gare de Mons n’aura aucun coût pour les finances de la Ville, quel qu’en soit le prix final, serais-je tenté de dire.
Pourquoi est-ce si important à vos yeux que Mons dispose d’une telle gare ?
Parce que cette ville le vaut bien, non ? Toutes les gares des villes moyennes du pays avaient été rénovées sauf celles de Mons et de Malines. Je signale au passage que le projet malinois coûtera le double de celui de Mons.
Un mot sur M. Calatrava, l’architecte. Vous teniez à ce que « votre » gare porte la signature d’un grand. Pourquoi ?
Je rappelle quand même que M. Calatrava a été désigné au terme d’un concours européen. Ce type a gagné. C’est une grande signature mais son choix n’a pas été effectué a priori.
Non mais, a posteriori, que ce soit lui qui a été choisi n’est pas plus mal pour Mons…
Cet homme a fait preuve d’une grande implication dans le projet et ce, dès le départ. Il est venu à plusieurs reprises à Mons pour examiner la ville, sa Grand-Place et tenter de déterminer quelle gare serait la plus appropriée. Je l’ai aussi rencontré à plusieurs reprises dans ses bureaux à Zurich. La gare qu’il a réalisée à Liège restera comme l’un des ouvrages majeurs de l’époque contemporaine. Après, quand on a fait la tour Eiffel, il y eut aussi 1.001 contestations. Aujourd’hui, qui oserait seulement protester ?
Namur. En rade, la dalle de la gare pourrait accueillir les bus
La gare de Namur est aussi célèbre par son cachet totalement retrouvé il y a deux ans que par sa dalle. Comprenez : un vaste espace au-dessus des voies et derrière la façade qui n’est aujourd’hui, malgré les efforts de la SNCB Holding, qu’une couche de béton s’étendant sur quinze mille mètres carrés. Depuis plus de dix ans, les projets se succèdent et tombent ensuite aux oubliettes. Complexe cinématographique, galeries commerciales en tout genre, tous sont passés à la trappe. Mais voici qu’un rapport technique des ingénieurs de la SNCB offre une nouvelle option. La dalle pourrait accueillir une gare des bus en renforçant quelques structures.
Cette perspective arrange tout le monde. « Sur ce dossier, un dialogue s’est instauré entre la SNCB Holding, la Ville et la Société régionale wallonne du transport », explique Denis Ghesquière, chef de cabinet du bourgmestre namurois. « Le rapport conclut à la faisabilité du projet. À partir de là, se posent les questions de l’aspect architectural et de l’intégration du projet dans un ensemble qui est la revalorisation de tout un quartier ».
De longue date, la Ville veut joindre l’utile à l’esthétique. Si elle n’a pas vraiment la main dans ce dossier, elle peut bloquer un projet en refusant un permis au promoteur. Son veto de principe vis-à-vis d’une destination principalement commerciale de la dalle de la gare explique en partie que rien n’est encore construit en l’endroit.
L’actuelle gare des bus, située à une centaine de mètres de son homologue ferroviaire, est abritée dans un bâtiment qui mériterait un sérieux coup de neuf. Sur le plan urbanistique, la réalisation n’est pas très heureuse. Cet immeuble rhabillé pourrait, lui, devenir un complexe commercial sur une surface presque équivalente à celle de la dalle. Foruminvest est sur le coup. L’ensemble permettrait un autre coup d’œil sur le haut de la ville, que l’on se place à la sortie de la gare ou sur le dessus de la rue de Fer. En outre, l’idée d’une plate-forme multimodale dédiée aux transports en commun ne déplaît pas aux décideurs.
Reste le nerf de la guerre : le financement. Bonne nouvelle, la Ville est en fonds. « Il y a six mois, la Région accordait à Namur cinquante millions d’euros à affecter à des projets de mobilité », rappelle Denis Ghesquière. Un gros morceau est tout trouvé.
Libramont. Il aura suffi d’un arrêt de train pour exister
Un arrêt de train… Un simple petit arrêt de train il y a un siècle et voilà le sort d’un bourg ardennais bouleversé à jamais…
Au milieu du XIXº siècle, Libramont n’était qu’un petit hameau du gros village de Saint-Pierre, 200 habitants tout au plus. Aujourd’hui, le rapport de force s’est inversé, Libramont est la ville phare de sa région. Entre les deux époques, la ligne Bruxelles-Luxembourg a fait son œuvre. Lors de sa construction, au sud de Namur, pour des raisons politiques ou topographiques, le tracé a évité la plupart des localités un peu importantes : Rochefort, Marche, Neufchâteau… On a donc créé des gares au milieu de nulle part. Libramont est de celles-là. Située au milieu de la province de Luxembourg, elle s’est rapidement imposée comme un nœud ferroviaire, assurant des connexions avec Bertrix, Dinant, Virton, Bastogne…
Bientôt, la gare attire le voyageur et le cheminot, puis le commerçant, le chaland, l’artisan, le fonctionnaire, le touriste, l’industriel… Au fil des décennies, le hameau agricole prend l’allure d’une petite ville de province. Voici trente ans, l’arrivée de la E411 a achevé le tableau. Aujourd’hui, Libramont concentre des milliers d’habitants, des dizaines de moyennes surfaces, des centaines d’entreprises, administrations ou écoles. En fin de compte, il n’y a guère que le politique et la justice qui ne l’aient pas choisie pour jouer un rôle central dans la province.
Cent cinquante et un ans après l’arrêt du premier train, le quartier de la gare reste le centre névralgique de la cité. Il n’en a pas moins besoin d’un sérieux lifting. La commune a mis en place un plan de revitalisation urbaine qui permettrait de doper les investissements privés par des aménagements publics. Elle rêve notamment de relier la gare au centre traditionnel. De son côté, la SNCB semble enfin vouloir sortir de ses cartons le projet de rénovation de la gare : un bon million d’euros pour donner un air contemporain à cette station où le temps semble s’être arrêté. Les travaux devraient commencer fin 2010 et s’étaler sur 2 ans.
La SNCB toujours, va entamer un énorme chantier : la démolition-reconstruction du pont qui relie les deux parties de la ville. Premier coup de pioche début octobre. Remise en circulation à la fin du printemps prochain, clôture des travaux avec l’été 2010. De longs mois de déviations en perspective…
L’arrivée du TGV a entraîné la mutation à grande vitesse du Midi
La gare de Bruxelles-Midi est la plus grande gare du réseau ferroviaire belge et la seconde (derrière la gare Centrale à Bruxelles) en terme de voyageurs. Dès sa création, elle a attiré les industries (sur la commune d’Anderlecht) et une population relativement pauvre (dans le bas de Saint-Gilles). Ce profil sociologique existe toujours.
La percement de la jonction Nord-Midi, en 1952, a remis sur les rails le développement du quartier Midi. Mais la véritable révolution est entrée en gare en 1991. Elle tient en trois lettres : TGV. Elle a entraîné spéculation et mutation à grande vitesse.
L’arrivée du TGV a beaucoup apporté au quartier du Midi. Côté quais du TGV, on notera une galerie commerciale (la première dans une gare), la création d’une place (Victor Horta) et de tout un quartier de bureaux. La reconversion, côté rue Fonsny, a été bien plus laborieuse et n’est pas achevée. Lancée au début des années 1990, elle voulait museler la spéculation, en créant un acteur foncier public (la SA Bruxelles Midi) contrôlé par la Région bruxelloise. Mais le sous-financement et la lenteur des expropriations ont failli faire échouer le projet qui a pris dix ans de retard et monté une les petits propriétaires contre la Région, écœurés par les montants ridicules des expropriations.
La gare du Midi présente pour l’instant un aspect hybride, inachevé, pas très flatteur pour l’une des portes d’entrée de Bruxelles. Il fallait donc, pour corriger cette image, un geste architectural fort : c’est à l’architecte Français Jean Nouvel (le Musée Branly à Paris) qu’Eurostation, filiale de la SNCB, a demandé de dessiner les plans de la nouvelle gare, côté Fonsny.
Le projet s’inscrit dans la philosophie des dernières rénovations de gares portée par la SNCB. Alors, bientôt, une nouvelle « gare cathédrale » au Midi, à l’image de celle des Guillemins ? La SNCB s’est engagée à se concerter avec la Région bruxelloise et les communes concernées (Saint-Gilles, Anderlecht et Bruxelles-Ville). Ce projet doit s’intégrer en outre dans le PDI, plan international de développement bruxellois. Celui-ci considère la gare de Bruxelles-Midi comme un « pôle stratégique du développement » de la Région.
Eurostation devra développer un « master plan » de la gare. Une convention a été signée en 2008 entre la Région bruxelloise, la SNCB, les trois communes et Beliris (fédéral) qui finance à Bruxelles les infrastructures de dimension nationale et internationale. Le protocole stipule la mise en place d’un comité d’accompagnement. Cette convention est la colonne vertébrale du projet. Elle détermine la zone d’intervention et prévoit l’adaptation d’espaces publics, ainsi que le regroupement d’installations de la SNCB. Les premières esquisses de Jean Nouvel ont été vues par quelques rares privilégiés. On sait que les avis sont très partagés.
Eviter le train de retard
Commentaire
Une gare, c’est plus qu’une gare. Un bureau de poste, c’est plus qu’un bureau de poste – demandez donc aux habitants de Louvain-la-Neuve. Un bistrot de quartier, c’est plus qu’un bistrot. Une petite école de village, c’est plus qu’une école.
Comme la rivière et l’église autrefois, la gare, la poste, le bistrot ou l’école façonnent nos paysages et tissent les liens sociaux dans nos villes et nos campagnes, entre les humains qui y vivent, qui y travaillent et qui s’y amusent. Une gare est rénovée et voilà des commerces nouveaux qui s’agrippent à ce nouveau pôle. Un café d’habitués se meurt dans un quartier déshérité et voilà des habitants qui ne se croisent plus, qui ne se parlent plus, un coin de ville à l’agonie.
La gare conçue par Santiago Calatrava pour Liège, celle qu’il projette pour Mons ou les idées de Jean Nouvel pour le Midi sont donc bien plus que des gestes architecturaux forts.
Au-delà des questions esthétiques, qui font évidemment débat, ces mastodontes de béton, de pierre et de verre impriment leur silhouette sur toute une communauté et sur ses habitudes. Ils ont (ou ils auront) une influence déterminante sur nos déplacements. Mais pas uniquement : ils vont réécrire l’espace urbain, inciter les commerçants à investir, les gens du cru à habiter l’endroit. Finalement, la gare créera une ambiance, un climat et favorisera les rencontres.
En tout cas, si tout va bien… Du projet à sa concrétisation, il y a parfois un train de retard. Comme à Namur où la gare rénovée existe, mais où sa dalle, conçue comme un lieu de vie, se cherche encore un avenir.
• MOREL,PIERRE; DEFFET,ERIC; SAINTGHISLAIN,VALERY; SCHARES,LUC; ROBERT,FRANCOIS; BURGRAFF,ERIC
Tags : PDI | logement | bral | ecolo | gare du midi | eurostation | anderlecht | spéculation | jean nouvel | expropriationRénovation de l’îlot A : un nouveau feuilleton
à rebondissements dans le quartier du Midi
- Communiqué de presse, 28 octobre 2008
La Région de Bruxelles-Capitale et la Commune de Saint-Gilles n’ont toujours pas pris contact avec les habitants concernés par le récent projet de rénovation de l’îlot A (quartier de la gare du Midi). Il apparaît même, contrairement aux effets d’annonce de cet été, qu’aucun propriétaire actuel ne serait autorisé à rénover ni à rester dans sa maison. Plusieurs associations s’en inquiètent et demandent aux autorités de prendre en compte urgemment et prioritairement la dimension sociale dans leur gestion de ce dossier.
Le 7 juillet dernier, le Ministre-Président Charles Picqué annonçait par communiqué de presse qu’il avait décidé — “suite à une concertation avec l’ARAU” (Atelier de recherche et d’action urbaines) et au terme d’une étude commandée à l’administration régionale — de rénover partiellement l’îlot A du Plan particulier d’affectation du sol (PPAS) Fonsny n°1, après avoir déclaré pendant 16 ans que sa démolition s’imposait.
Pour les associations qui avaient demandé la rénovation de cet îlot et le maintien sur place de ses habitants — à plusieurs reprises et notamment en novembre 2007 lors de la Commission de concertation devant examiner un énième plan d’expropriation pour ce périmètre —, il s’agissait évidemment d’une bonne nouvelle. Bonne, mais étonnante. En effet, lorsque le Comité du quartier Midi, le BRAL, le Comité de défense de Saint-Gilles (CODES), IEB, la Ligues des Droits de l’Homme et le RBDH avaient porté cette revendication, les autorités avaient tantôt fait la sourde oreille, tantôt rétorqué que des éléments techniques ou juridiques rendaient impossible une telle opération.
Pour rappel, plusieurs maisons de cet îlot n’ont toujours pas été expropriées malgré qu’elles soient menacées d’une expropriation “d’extrême urgence” depuis… 1992. A cette époque, l’adoption du PPAS Fonsny n°1 avait condamné plusieurs îlots d’habitations à la démolition. Ce PPAS, encore en vigueur aujourd’hui, fait la part belle à la fonction bureau tout en prévoyant la construction de logements sur certaines parcelles, dont cette partie de l’îlot A. Mais l’intérêt des promoteurs immobiliers à construire du bureau dans la zone n’ayant pas été au rendez-vous, les autorités n’ont jamais eu les moyens ni d’exproprier les habitants ni de financer ses projets de logement. En 2005, il fut donc décidé que ce serait le Plan Logement de Mme Françoise Dupuis qui subventionnerait la reconstruction de l’îlot A (après son expropriation et sa démolition aux frais de Beliris). Début 2008, un nouveau plan d’expropriation entra en vigueur pour les parcelles concernées.
Voilà pourquoi le revirement subit de M. Picqué, en juillet 2008, avait donc de quoi surprendre. Mais le Ministre-Président régional ayant annoncé avoir pris la décision de rénover dans “un souci d’apaisement” (1) , il s’agissait de lui laisser le bénéfice de la bonne foi. Son objectif était de “ne pas attendre d’avoir un terrain vague pour construire, mais commencer, puisqu’on est propriétaire, à construire ou à en rénover certaines parties” (2). Aux yeux des associations, les avantages étaient la fin de la situation d’incertitude des habitants, le fait qu’ils puissent rester et la non démolition du patrimoine architectural.
Une annonce manifestement précipitée
Si la mise en place d’un plan de rénovation recèlait de nombreuses zones d’ombre tant au niveau de ses implications techniques que sociales, le communiqué de M. Picqué indiquait clairement que “les propriétaires qui en feront la demande pourront rénover leur immeuble, le cas échéant, avec l’aide des primes à la rénovation”. Il confirmait cette position au Parlement régional (3) : “cela permet aussi de réaliser, dans l’îlot, une opération “tiroirs” pour les habitants : rénover quelques maisons et y loger ceux qui habitent celles qui vont être démolies”. Selon M. Picqué, les questions encore ouvertes portaient alors sur le mode opératoire : de quels types d’aides à la rénovation les propriétaires allaient-ils pouvoir bénéficier?
Pour les habitants, la nouvelle avait de quoi laisser perplexe : après s’être vus interdire la rénovation et annoncé la démolition imminente de leur maison pendant 16 années, voilà qu’on leur proposait soudainement de la rénover. La surprise fut d’autant plus grande qu’ils apprirent la nouvelle par presse interposée. Ni la Région, ni la Commune de Saint-Gilles ne prirent contact avec eux. Dans un courrier envoyé à l’ARAU le 31 juillet, le Ministre-Président précisait que “les propriétaires seront contactés afin de s’enquérir de leurs intentions et de leur donner la possibilité de rénover eux-mêmes leur bien”. Cette prise de contact devait avoir lieu “dès le début du mois de septembre” espérait M. Picqué.
Or, à ce jour, aucun contact de ce genre n’a encore eu lieu. Il nous revient même que le Ministre-Président aurait à nouveau changé son fusil d’épaule : la rénovation partielle de l’îlot A serait bel et bien maintenue, mais aucune possibilité ne serait donnée à ses habitants actuels de rénover, de rester dans leur maison ou de réintégrer celle-ci après travaux ! Il n’y aura donc ni primes à la rénovation, ni opération tiroirs… Les maisons seront toutes rachetées ou expropriées par les autorités et celles qui ne seront pas démolies seront mises sur le marché locatif après leur rénovation.
Les associations signataires se demandent quelles sont les raisons qui poussent maintenant à vouloir refuser la rénovation par les habitants ? Elles déplorent ces rebondissements et effets d’annonce qui se succèdent dans un mépris total des habitants, pourtant les premiers concernés dans l’affaire. Une nouvelle fois dans la saga du quartier Midi, ceux-ci auront entendu tout et son contraire sans que les autorités aient jamais pris la peine de s’adresser directement à eux.
Rénover, une mesure sociale ou une décision purement électorale ?
Cette attitude conforte hélas l’idée que les autorités ont décidé la rénovation de l’îlot A non pas dans un souci social ou “d’apaisement” mais qu’il s’agit sans doute pour elles — probablement rendues au constat de leur incapacité à réaliser les expropriations et les projets du Plan Logement avant la fin de la législature régionale — d’éviter un nouveau camouflet urbanistique dans le quartier du Midi et d’épargner au Bourgmestre de Saint-Gilles, Charles Picqué, de rester avec un nouveau terrain vague sur les bras après l’échéance électorale de juin 2009.
Près de 20 ans après la création de la Région bruxelloise et le lancement des opérations immobilières dans le quartier Midi, il reste une vingtaine de maisons et autant de ménages dont le sort est toujours suspendu à une menace d’expropriation. Selon les dires de M. Picqué lui-même (4) , on ne verra pas la fin des expropriations cette année, “mais peut-être l’année prochaine”. Si la rénovation n’est plus une option proposée aux propriétaires, ceux-ci devront encore supporter ce délai incertain.
Les associations signataires demandent une nouvelle fois aux autorités saint-gilloises et régionales qu’elles:
• mettent fin immédiatement, et humainement, à l’incertitude et à la situation de précarité qu’elles font peser sur les habitants ;
• relogent tous les locataires ;
• indemnisent de manière juste tous les propriétaires et commerçants.
- (1) « Quartier Midi, l’heure de la “rénovation” »,
La Libre Belgique, 8 juillet 2008
(2) Charles Picqué en Commission de l’Aménagement du Territoire
du Parlement régional bruxellois, 16 juillet 2008
(3) Idem
(4) Idem
Signataires :
Comité du quartier Midi
Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL)
Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH)
____________
Sur ce sujet lire aussi :
- Parlement régional bruxellois, 16 juillet 2008:
Interpellation concernant la décision de rénover l’îlot A (pdf)
- “Le Soir”, 8 juillet 2008:
L’îlot A du quartier du Midi ne sera pas démoli
- “La Dernière Heure”, 8 juillet 2008:
La rue de Mérode sera un peu moins défigurée
- “La Libre Belgique”, 8 juillet 2008:
Midi, l’heure de la “rénovation”
- Dépêche Belga, 7 juillet 2008:
Bxl-Midi: Picqué et l’ARAU d’accord pour rénover plutôt que démolir
- Communiqué de presse Charles Picqué & ARAU, 7 juillet 2008:
Rénover plutôt que démolir (doc)
Contact & liens
Créé en 2005, le Comité du quartier Midi a réuni les locataires, propriétaires particuliers et commerçants des rues Claes, de Hollande, de Mérode, de Norvège, de Russie, de Suède et de l’avenue Fonsny (Commune de Saint-Gilles, à Bruxelles).
Pour nous contacter : comite(at)quartier-midi.be
Quelques liens…
Divers
• Le site du film « Dans dix jours ou dans dix ans… » sur le quartier Midi
• Le site d’Emmanuel Tête, dessinateur de plusieurs affiches du comité de quartier
• Le site de Plus Tôt te Laat (PTTL), imprimeur des affiches du comité de quartier)
Associations et comités
• Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU)
• Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL)
• Comité de défense de Saint-Gilles (CODES)
• diSturb
• Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
• Ligue des droits de l’homme (LDH)
• Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat (RBDH)
• Union des locataires de Saint-Gilles
• Union des locataires d’Anderlecht-Cureghem
…
Infos
• La revue du web d’IEB
• Le blog bruxxel (sans capitales)
Institutions
• Le site de la Commune de Saint-Gilles:
www.stgilles.irisnet.be
• Le site de la Région de Bruxelles-Capitale:
www.bruxelles.irisnet.be
• Pour retrouver le compte-rendu des débats parlementaires bruxellois, et notamment ceux liés au « réaménagement » des abords de la gare du Midi, cliquez sur le lien ci-dessous, puis indiquez le sujet recherché dans le champ de recherche:
www.weblex.irisnet.be
Sur le PDI
• Le site www.bruxellesvilledurable.be (d’Inter-Environnement Bruxelles)
• Le site www.demainbruxelles.be (site officiel du PDI)
Expropriations au quartier du Midi :
la politique de la Région désavouée
par ses propres fonctionnaires !
- Communiqué de presse, 11 décembre 2006
Ce jeudi 13 décembre, le conseil communal de Saint-Gilles sera amené à voter un texte ratifiant l’expropriation de 22 maisons dans le quartier du Midi. Fait rarissime dans ce genre de dossier, le 27 novembre dernier, toutes les parties se sont abstenues à la commission de concertation concernant cette nouvelle salve d’expropriations (la cinquième) visant les habitants du quartier Midi.
Pour rappel, la commission de concertation est le seul lieu où les citoyens et les associations ont l’occasion de s’exprimer sur les projets urbanistiques privés ou publics. Elle rassemble des représentants :
- de l’administration communale, qui assure par ailleurs la présidence de la commission ainsi que son secrétariat
- de l’Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale (AATL), en particulier la Direction de l’Urbanisme et la Direction des Monuments et des Sites
- de la Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB),
- de l’Institut bruxellois pour la Gestion de l’Environnement (IBGE).
Le 27 novembre, habitants et associations s’y sont rendus en nombre pour faire valoir leurs revendications, critiques et contre-propositions (lire le texte des associations) face à ce nouveau projet permettant de faire planer à nouveau une menace d’expropriation « en extrême urgence »… pendant 10 ans.
Cette concertation a donné lieu à une abstention unanime des fonctionnaires membres de la commission. Abstention lourde de sens politique car elle confirme:
- que le pouvoir régional agit seul contre tous dans ce dossier;
- que le malaise est général dans la société civile comme dans les administrations régionales.
Elle prouve également qu’à part les parties prenantes (Commune de Saint-Gilles, Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et la SA Bruxelles-Midi) plus personne ne cautionne ce plan, y compris l’administration censée appliquer les décisions du gouvernement.
Pour rappel, les revendications essentielles des habitants du quartier du midi et des associations qui les soutiennent sont :
1. Rénover sans détruire. Car ce que les pouvoirs publics nous proposent ici c’est de détruire du logement pour en construire de nouveaux, pour un autre public, fiscalement plus rémunérateur pour la commune, bien sûr !
2. Reloger tous les locataires – que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités en proposant aux habitants expropriés une solution de relogement décente comme cela s’est fait déjà fait dans d’autres dossiers ;
3. Conditionner le vote au conseil communal à un engagement de la Région de proposer un planning concret d’expropriation de maximum de 6 mois, condition à laquelle devrait être par ailleurs soumise toute procédure d’expropriation ;
4. Respecter la loi en garantissant la juste indemnisation des propriétaires et des commerçants ;
5. D’une manière ou d’une autre, mettre fin immédiatement à l’incertitude qui pèse sur les habitants menacés d’expropriation dans les îlots A et D, dont le seul « tort » est d’être installés sur des parcelles où le PPAS Fonsny n°1 a prévu des fonctions « faibles » (le logement), qui ne sont à ce jour toujours pas réalisées.
Ces revendications sont exprimées par certaines des associations signataires depuis 1990.
• Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL)
• Comité du quartier Midi
• Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
• Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
• Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH)
Voor Zuidwijk begint toekomst vandaag
- « De Standaard », 3 december 2007
SINT-GILLIS – Analyse Stand van zaken bij laatste onteigeningen Nu de onteigening van de laatste 22 woningen in de Zuidwijk wordt voorbereid, zetten de laatste bewoners alles op alles. Met de steun van vier verenigingen eisen ze dat het nieuwe onteigeningsplan menselijk en met een deadline gebeurt.
De weinige bewoners die willens nillens nog altijd naast het Zuidstation wonen, weten niet wat ze zien. De Brusselse regering heeft hun buurt in haar Internationaal Ontwikkelingsplan voor Brussel (IOP) aangeduid als het businessdistrict van de toekomst. En tegelijk heeft ook de gemeente Sint- Gillis plannen om het imago van de ‘nieuwe’ Zuidwijk bij te stellen.
Ze spreekt zelfs al van de terugkeer van de inwoners. Dat is een brug te ver voor de Brusselse Raad voor het Leefmilieu Bral, haar Franstalige tegenhanger Inter-Environnement Bruxelles, het wijkcomité Midi en de Brusselse bond voor Recht op Wonen (BBRoW). ‘Toekomstplannen maken, is nodig in een stedelijke ontwikkeling’, zeggen ze. ‘Maar wie de wijk kent, weet dat het er een slagveld is. De huidige problemen moeten eerst aangepakt worden.’ Daarom organiseerden ze tot gisteren zelf een week van de Zuidwijk, met debatten en een tentoonstelling over hun zwaar beproefde buurt.
Met enkele tientallen zijn ze nog, de laatste bewoners van de Zuidwijk en dat hoewel het Brusselse Gewest elf jaar geleden al, in 1996, een eerste onteigeningsplan voor de buurt uitschreef. Dat zwaard van Damocles hangt nog altijd boven hun hoofd: de bewoners zijn haast letterlijk gegijzeld in hun huizen. Die nachtmerrie stopt niet nu de gemeente Sint-Gillis en het Brusselse Gewest opnieuw 22 woningen willen onteigenen; de laatste die nog rechtstaan tussen de Jozef Claesstraat, de Zwedenstraat, de Engelandstraat en de Ruslandstraat. En de laatste die onteigend zullen worden in de Zuidwijk, benadrukt de overheid.
Ze moeten tegen de vlakte om 120 nieuwe woningen te bouwen in het kader van het Gewestelijke huisvestingsplan. Dat wil tegen het einde van de legislatuur vijfduizend nieuwe sociale en middenklassewoningen bouwen in Brussel.
Ronduit shockerend, vinden de verenigingen die zich achter de bewoners van de Zuidwijk scharen. ‘De mensen worden al jaren bedreigd met onteigening omdat er kantoren moeten komen, zegt Maarten Roels van Bral. ‘Nu gaat het plots om woningen, maar dan nog blijven de huidige bewoners het slachtoffer. Het huisvestingsplan wordt hier gebruikt om de afbraak te rechtvaardigen van woningen die nog bewoond zijn. Waar moeten de mensen heen? Bovendien zijn er zelfs nog geen plannen.’
De afbraak van de laatste woningen was al gepland in 1991. Dat die zestien jaar later nog altijd geen feit is, is de verpletterende verantwoordelijkheid van de gemeente en het Brussels Gewest, zeggen de verenigingen. ‘Ze hebben de bewoners in de steek gelaten en die zijn het slachtoffer van mislukte speculatie op de kantorenmarkt.’
De komst van de hogesnelheidstrein eind jaren ’80 zou de Zuidwijk immers doen heropleven. Om alles in goede banen te leiden, werd de nv Brussel Zuid opgericht, met het Brussels Gewest als hoofdaandeelhouder. Die projectontwikkelaar moest de schakel vormen tussen private en publieke actoren in wijk. Maar de overheid faalde van bij het begin: te traag, te weinig middelen en te veel in de ban van de marktlogica.
1992: een eerste onteigeningsplan voor de buurt wordt afgewezen omdat de eigenaars niet ingelicht werden. Vier jaar later wordt een tweede plan dan toch aangenomen. In 2001 wordt dat plan bevestigd en ‘hoogdringend’ genoemd.
Desondanks laat het Gewest het plan verlopen zonder dat er maatregelen getroffen worden voor de zowat dertig huizen en hun bewoners. Dat hun wijk intussen verloedert en gevaarlijk wordt, lijkt niemand te deren.
Tot Sint-Gillis en het Brusselse Gewest vorig jaar een nieuw plan op tafel leggen voor de onteigening van een enkel huis. In maart wordt het gezin onteigend, maar een vrederechter in Sint-Gillis oordeelt dat die onteigening ingaat tegen de rechten van de mens. Het gezin heeft te lang in onzekerheid geleefd. Het Gewest wordt veroordeeld tot een zware boete. Het is een eerste kleine overwinning.
Maar de overheid is niet van plan zijn strategie te wijzigen. Minister-president en burgemeester van Sint-Gillis Picqué (PS) hult zich normaal gezien in stilzwijgen als het over de Zuidwijk gaat, nu geeft hij stilletjes toe dat het te lang duurt. In juli van dit jaar komt er weer een nieuw onteigeningsplan, dit keer voor vier huizen en vandaag ligt een vijfde plan op tafel om de laatste 22 huizen te onteigenen. Terwijl de vier huizen van het vorige plan nog altijd bewoond zijn.
De bewoners en verenigingen willen dat er meteen een einde gemaakt wordt aan de onzekere, precaire situatie in de wijk. In plaats van de huizen af te breken, kunnen ze ook gerenoveerd worden, zeggen ze.
‘Laat de mensen die in de wijk wonen, zelf beslissen of ze er willen blijven. Via Beliris, het samenwerkingsakkoord tussen het Brusselse Gewest en de federale overheid, kan er bijna 6 miljoen euro geïnvesteerd worden in renovatiewerkzaamheden.’
En als er toch onteigend moet worden, laat het dan snel gebeuren. ‘Het nieuwe onteigeningsplan moet duidelijk en snel afgehandeld worden, zodat de mensen weten waar ze aan toe zijn. Als ze dan toch moeten vertrekken, laat het dan geen tien jaar duren. Dat is mensonwaardig.’
Leen De Witte
Tags : gare du midi | zuidwijk | bralRevendications sociales du Quartier Midi
- « AlterEchos », 5 décembre 2007
C’est au 53 de la rue de Merode à Saint-Gilles, en cours d’expropriation imminente pour « utilité publique » (construction d’hôtels et de bureaux), que le Comité du quartier Midi, le Bral (Brusselse Raad voor het Leefmilieu), Inter-Environnement Bruxelles (IEB), la Ligue des droits de l’homme et le Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat (RBDH) ont organisé leur conférence de presse pour revendiquer l’arrêt d’un nouveau plan d’expropriation (le cinquième depuis 1992) étudié par les pouvoirs publics dans le quartier du Midi. Face au désastre social permanent, les associations ont listé une série de revendications à caractère social, afin de corriger le tir des décideurs.
« Le but du plan logement de madame Dupuis (secrétaire d’État régional au Logement) était de construire des nouveaux logements. Ce qui nous paraît bizarre dans ce dossier c’est que les moyens publics sont utilisés pour démolir des logements habités pour soit y construire des bureaux, soit des logements… ce qui n’avance en rien la création de nouveaux logements ! Après une rencontre récente avec le cabinet Dupuis, on s’est rendu compte qu’ils sont encore nulle part dans ce dossier alors on a du mal à comprendre la nécessité d’exproprier en extrême urgence comme le prévoit le nouveau plan d’expropriation. Et puis, faut-il vraiment démolir pour reconstruire des logements ? Nous pensons qu’il est encore possible de rénover des logements habités », a expliqué Werner Van Mieghem (RBDH).
Au nom de la LDH, Manuel Lambert a déclaré que « c’est la première fois que la Ligue a participé à une commission de concertation. L’engagement de la Ligue dans ce dossier découle de la condamnation de la Région dans un jugement du 30/05/2007 pour violation de plusieurs droits de l’homme d’un propriétaire du quartier. Par ailleurs, alors que la Commission des droits économiques et sociaux de l’ONU s’inquiète de la pénurie de logements sociaux en Belgique, la politique poursuivie en Région bruxelloise est totalement contraire aux recommandations de l’ONU. Le besoin de bureaux n’est pas vraiment criant dans notre région alors que le logement traverse une grave crise. Si les autorités persistent à vouloir exproprier, il faut un planning clair et une indemnité juste et équitable qui accompagnent ce plan pour éviter 10 nouvelles années de calvaire et d’insécurité permanente dans le quartier causés essentiellement par les pouvoirs publics. L’administration doit par ailleurs justifier l’extrême urgence et cas de nouvelles violations des droits de l’homme, les autorités s’exposent à de nouveaux recours judiciaires. »
Vous avez dit « utilité publique » et « extrême urgence »
Pour Mathieu Sonck d’Inter-Environnement Bruxelles, « un seul point commun rassemble les différents projets de transformation de la ville (Quartier Nord, Quartier Midi, Quartier Léopold, Quartier des Marolles,…) : le fait de céder au mur de l’argent. Comme le dit l’abbé Vanderbiest, ‘pour faire du fric, il faut que la ville bouge’ et on décide alors de tout raser pour tout reconstruire. La gestion en bon père de famille de l’espace public est une catastrophe pour l’économie capitaliste. Il faut revoir la loi d’exception de 1962 en matière d’expropriation et en limiter les usages à des cas précis. L’utilité publique et l’extrême urgence devraient être définies et débattues publiquement car actuellement, la mise en œuvre d’un plan d’expropriation ne présente aucune garantie démocratique et aucun contre-pouvoir réel. »
« Entre le plan régional de développement (PRD) de 1992 et le plan de développement international (PDI) de 2007 en passant par le PRD II de 1995, le Bral constate une évolution de développement urbain endogène, basée sur les besoins spécifiques des quartiers, vers un plan de développement exogène, qui répond surtout aux besoins spécifiques internationaux découlant de l’arrivée du terminal du TGV dans le quartier », explique Maarten Roels (Bral). « On plaide clairement pour un retour aux besoins spécifiques des habitants. Nous pensons aussi qu’il faut absolument revoir la loi d’exception de 1962. Nous ne sommes pas contre un changement de la ville mais plutôt contre un changement qui ne tient pas compte des besoins des habitants. »
« Construire du bureau pour financer du logement et faire l’espace public », tel a toujours été le leitmotiv de Charles Picqué, ministre-président bruxellois, et de la SA Bruxelles-Midi dans cette opération. Mais dès lors que l’espace public est payé par l’argent du fédéral (Beliris) et que la construction de logements est prise en mains par le Plan Logement, à quoi sert encore la SA Bruxelles-Midi ? À quoi serviront les (éventuelles) plus-values que cette société aura réalisées au terme de son projet ?, s’interrogent les associations.
Gwenaël Breës du Comité de quartier Midi estime que la rénovation des maisons serait la meilleure solution. À défaut, il est impératif d’avoir « un planning avant de publier un plan en extrême urgence. Le pouvoir expropriant doit avoir les moyens de ses ambitions avant de démolir tout un quartier. Nous avons donc proposé 6 mois à dater de l’entrée en vigueur du nouveau plan d’expropriation. Par ailleurs, il n’y a toujours aucune garantie pour une indemnisation juste et équitable pour les propriétaires menacés et jusqu’à présent, il a toujours été plus avantageux d’aller devant la justice que de négocier avec les autorités publiques. Reste aussi les locataires et nous demandons une relocation (relogement) de tous les locataires et pas un ‘accompagnement social’ qui n’est en réalité qu’une assistance sociale sans relogement. Il faut que les autorités arrêtent également d’utiliser les locataires pour faire pression sur les propriétaires. »
• Mehmet Koksal
« L’autocensure, c’est fini ! »
Interpellé sur l’engagement tardif des associations (LDH, Bral, IEB, RBDH) dans le dossier du quartier Midi, le représentant du Bral a réagi en précisant « que tant le Bral que l’IEB se sont investis plus d’une fois dans le dossier du quartier du Midi et qu’il serait injuste de dire que les associations n’ont pas réagi. Cependant, c’est vrai qu’on a un peu délaissé ce quartier parce que nous sommes liés avec certains pouvoirs publics dans l’octroi de subsides. Ainsi, sur le site Tour et Taxis, le Bral bénéficie des subsides provenant du cabinet… Picqué et nous avons peut-être pratiqué une certaine autocensure pour réagir à temps dans ce dossier. Notre engagement déterminé à présent peut également être interprété comme une tentative de réparer notre absence de départ », a déclaré Maarten Roels sans vouloir préciser si des pressions politiques effectives ont été exercées contre le Bral dans ce dossier.
Pour Inter-Environnement Bruxelles, Mathieu Sonck a précisé être « arrivé il y a à peine 3 mois et que l’autocensure, c’est fini tant que je serai là ! Une association court toujours un risque de voir ses subsides coupés mais je pense que nous sommes là pour exercer un contre-pouvoir et pour travailler pour l’intérêt général. Je n’ai pas encore été témoin de pression directe », ajoutera le représentant de l’IEB tout en précisant que Charles Picqué lui a déjà fait part de son « malaise » concernant la position d’Inter-Environnement Bruxelles dans le dossier du quartier du Midi.
Tags : tgv | développement international | commission de concertation | relogement | expropriation | espace public | quartier nord | prd | gare du midi | PDISint-Gillis stemt over onteigeningsplan Zuidwijk
- Brussel Nieuws, 6 september 2007
Sint-Gillis – De gemeenteraad van Sint-illis stemt donderdagavond over een nieuw onteigeningsplan voor de Zuidwijk. Het plan heeft betrekking op 22 huizen die afgebroken zullen worden. Dat is nodig om er geplande woningen en kantoren in de wijk te kunnen bouwen.
Het Brussels Gewest heeft plannen opgezet om de wijk rond het Zuidstation nieuw leven in te blazen. Dat moet gebeuren door zowel kantoren als woningen in de wijk in te planten maar daarvoor moeten een aantal huizen verdwijnen. Over het nieuwe onteigeningsplan voor 22 woningen wordt donderdagavond gestemd.
Volgens de Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral), Inter-Environnement Bruxelles, Comité du Quartier Midi en de Brusselse Bond voor het Recht op Wonen (BBRoW) kunnen de meeste huizen echter gerenoveerd worden en is hun afbraak dus niet nodig. De vier stadsverenigingen komen al lange tijd op voor het lot van de bewoners van de Zuidwijk en ijveren voor een leefbare wijk.
De verenigingen vragen eveneens dat eigenaars die hun huis willen verkopen dat tegen een eerlijke prijs kunnen doen. Ten slotte is er ook een duidelijke planning voor de onteigeningen nodig.
© FM Brussel
Tags : gare du midi | zuidwijk | bralDossier PDI
Plan de développement international de Bruxelles
On en parlait depuis des mois. A la rentrée politique de septembre 2007, les milieux immobiliers en ont eu la primeur… avant le gouvernement bruxellois! Présenté à la presse et au Parlement, le schéma de base du « Plan de développement international de Bruxelles » (PDI) n’en est pas moins un document resté étrangement confidentiel. Un vent favorable, se faufilant entre les grues et les terrains vagues du « pôle bizness du futur », a néanmoins permis au Comité du quartier Midi d’en prendre connaissance et de le rendre public. Le débat peut commencer.
Ce dossier compile quelques articles, analyses et débats survenus suite à la découverte de ce « schéma de base »: une lecture critique du PDI, qui tranche avec le ramdam politique et médiatique orchestré autour de sa publication. Et des informations concernant le développement du « pôle bizness du futur » au Midi.
Vous y trouverez également deux documents qui constituent la base du PDI. Le premier est le « schéma de base », publié en septembre 2007 et rendu public sur ce site. L’aspect amateuriste de cette « étude » qui a coûté 70.000 euros et la révélation de certains passages scandaleux contenus dans le document ont poussé le Gouvernement à s’en débarasser discrètement en décembre 2007. Le « schéma de base » était une « erreur de communication », « de casting »… Oubliez-le. Il n’a jamais existé. Place à la « feuille de route », un nouveau texte sorti en janvier 2008 et assez proche de la déclaration gouvernementale d’octobre 2007 sur le PDI.
Voir aussi:
• Le site www.bruxellesvilledurable.be (d’Inter-Environnement Bruxelles)
• Le site www.demainbruxelles.be (site officiel du PDI)
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LE QUARTIER MIDI: « PÔLE BUSINESS DU FUTUR »
• Le PDI, acte III. Mais quid de la “zone prioritaire” du Midi?
Comité du quartier Midi, 5 octobre 2008
• Nouveau projet gare du Midi
“La Libre Belgique”, 21 août 2008
• Projet majeur face à la gare du Midi
“Le Soir”, 22 août 2008
• Interpellation concernant le « protocole de coopération » (entre la Région,
les communes de Saint-Gilles et Anderlecht, la SNCB et sa filiale
Eurostation) concernant le réaménagement de la gare du Midi
et de ses abords
Parlement régional bruxellois, 29 mai 2008 (pdf)
• Quartier du Midi: un nouveau plan, encore plus de bureaux,
encore moins de transparence et de participation
communiqué de presse d’Ecolo Saint-Gilles (pdf)
• Le quartier Midi à l’heure du “PDI” :
“pôle bizness du futur”… Et aujourd’hui ?
dossier de presse de BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 27 novembre 2007
• Protocole d’accord entre Atenor Group et Eurostation – Euro Immo Star
communiqué de presse d’Atenor Group, 15 novembre 2007 (pdf)
• Attention : “développement international” à l’horizon !
Comité du quartier Midi, 17 septembre 2007
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LE PDI
• Le PDI : l’émergence tardive d’un urbanisme néolibéral à Bruxelles?
par Jean-Michel Decroly & Mathieu Van Criekingen,
chercheurs à l’ULB (document PowerPoint)
• Le plan de développement international de Bruxelles : qu’en penser ?
par Denys Ryelandt, avocat,
Vice-président de l’Association de Comités de Quartier Ucclois
• Après le « schéma de base », voici la nouvelle « feuille de route » du PDI
document de la Région de Bruxelles-Capitale, janvier 2008
• La « vision » de la culture dans le PDI
par Benoit Eugène, conférence donnée à la Librairie Aden, le 28 novembre 2007
• Bruxelles, ville durable !
par Mathieu Sonck, « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007
• Du rêve politique à la faisabilité
par Pol Zimmer, « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007
• Le syndrome Bilbao ou les rançons de la démesure
par Jean-Michel Decroly & Mathieu Van Criekingen, « Bruxelles en mouvements »,
22 novembre 2007
• La vision de la mobilité dans le schéma de base du PDI :
au secours, les années soixante reviennent !
par Isabelle Pauthier, « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007
• Le PDI et le logement, une histoire qui finit mal ?
par Werner Van Mieghem, « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007
• Rich Europe in poor Brussels
par Etienne Christiaens, « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007
• La maladie de Bilbao
par René Schoonbrodt, « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007
• Main basse sur la ville, le retour
par Jean-Michel Decroly & Mathieu Van Criekingen, « Bruxelles en mouvements »,
22 novembre 2007
• Participator
par Philippe Meersseman, « Bruxelles en mouvements », 7 novembre 2007
• “Si le Plan de développement international n’existait pas,
il faudrait l’inventer!”
Déclaration de politique générale et comptes-rendus
des débats parlementaires sur le PDI, octobre et novembre 2007
• Des habitants flexibles, des solutions concrètes ?
« AlterEchos » et « Démocratie », novembre 2007
• Flux entrants et flux sortants
“La Tribune de Bruxelles”, 4 octobre 2007
• Le schéma de base du PDI (document intégral)
Price Waterhouse Coopers, août 2007
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FILMS SUR LE PDI ET CERTAINES DE SES « ZONES PRIORITAIRES »
• La gare de l’Ouest
Un film réalisé avec Plus Tôt Te Laat (PTTL) dans le cadre du festival PleinOPENair 2008. 10 minutes.
• Tour & Taxis
Un film réalisé avec Plus Tôt Te Laat (PTTL) dans le cadre du festival PleinOPENair 2008. 9 minutes.
• « L’entrée des investisseurs dans Bruxelles »
La procession dantesque du 2 décembre 2007 menée, dans les rues de Saint-Gilles et à l’occasion de la « Semaine du quartier Midi », à la gloire du PDI. Un film des Diables Roses, 17 minutes.


