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Contrat de quartier « Fontainas »

Tout autour du périmètre d’expropriation du PPAS Fonsny n°1, la Commune de Saint-Gilles a dessiné un nouveau contrat de quartier, dont les contours vont jusqu’au Parvis de Saint-Gilles.

Le schéma de base du Plan de développement international de Bruxelles nous apprend que ce contrat de quartier, “qui a pour ambition le redéploiement de la Gare vers le centre de Saint-Gilles”, s’inscrit dans une perspective plus large: celle de faire du Midi « le Pôle business du futur ».

Le périmètre provisoire d’étude est délimité par :
Rue de Mérode, rue de Russie, avenue Fonsny, avenue de la Porte de Hal, avenue Jean Volders, Parvis Saint-Gilles, rue de l’Eglise Saint-Gilles, rue d’Andenne, rue Vanderschrick, chaussée de Forest, rue Théodore Verhaegen, Place de Bethléem, rue Joseph Claes.

Il concerne en tout où en partie, les rues suivantes :
Rue d’Argonne, rue d’Angleterre, rue de Hollande, rue de Suède, Cité Fontainas, rue Fontainas, rue César Depaepe, rue des Vieillards, rue Vlogaert, Square Jacques Franck.

Le contrat de quartier est en enquête publique du 10 au 24 septembre. Il sera débattu en commission de concertation le 2 octobre.

Lire la brochure de présentation publiée par la Commune de Saint-Gilles.


Flux entrants et flux sortants

– « La Tribune de Bruxelles », 4 octobre 2007

« La mixité sociale doit être un des fils conducteurs du développement urbain à Bruxelles. Il s’agit d’assurer des flux sortants des zones d’interventions prioritaires pour éviter le confinement de la pauvreté dans des ghettos sociaux et d’assurer des flux entrants en stimulant l’installation des classes moyennes », peut on lire dans les objectifs généraux du nouveau Plan de développement international de Bruxelles (PDI).

Ce plan concocté par le ministre président Charles Picqué définit 10 zones prioritaires dont le quartier Midi, décrété « pôle business du futur ». Un nouveau contrat de quartier, censé justement permettre cet objectif de « mixité », était en concertation ce mardi. Un habitant du quartier s’est amusé à relire ce passage édifiant du PDI devant Martine Wille pour savoir si la bourgmestre (faisant fonction) avalisait ce douteux amalgame entre des habitants et de simples flux (entrants et sortants). Réponse ? « La Commune n’a rien à voir avec ce document » et « les flux ne sont pas forcément humains ». Avis donc à la population bruxelloise: que tous ceux qui ont “des flux stimulant les classes moyennes” les fassent couler vers la maison communale de Saint-Gilles dont les quartiers populaires sont visiblement en proie à une nouvelle opération de gentryfication.

MEHMET KOKSAL


Le Midi va changer radicalement

– « Le Soir », 26 octobre 2007

SAINT-GILLES / Concilier une dimension internationale et communale

EN 2009, les lignes de TGV relieront Amsterdam et Cologne. Les pouvoirs publics luttent contre les chancres du quartier pour offrir une entrée de choix dans la capitale de l’Europe.

La plupart des chancres du quartier seront bientôt remplacés par de nouveaux bâtiments.

Finis les chancres qui parsèment les alentours de la gare du Midi. La Région bruxelloise, la commune de Saint-Gilles, la SNCB et des partenaires privés se liguent pour donner au quartier le standing d’une entrée de choix dans la capitale de l’Europe.

En 2009, l’Allemagne et les Pays-Bas viendront s’ajouter à la France et l’Angleterre dans les destinations de TGV. La volonté est donc affichée de rehausser l’image du quartier et de tout mettre en œuvre pour y accueillir dans les meilleures conditions hommes d’affaires et les touristes. La Région bruxelloise considère d’ailleurs Bruxelles-Midi comme une zone prioritaire. De nombreux projets sont lancés et devraient voir le jour rapidement, comme l’ont expliqué les responsables de la commune de Saint-Gilles.

Le nombre de chambres d’hôtels devrait doubler en quelques années et le centre commercial de la gare devrait s’étendre dans le quartier pour rejoindre la petite ceinture. Mais, pour la commune, l’enjeu est aussi de garder un visage humain au quartier. Elle s’attache donc à construire des logements moyens ou sociaux, des crèches, une bibliothèque néerlandophone, une maison des cultures, une autre de l’emploi… Un centre d’entreprises a été inauguré en avril et les ateliers du Midi (en cours de finalisation) accueillent déjà des travailleurs peu qualifiés pour leur donner, en peu de temps, la formation nécessaire à des métiers de base tels que l’électricité, l’horeca, le travail de bureau, les métiers du sport et du nettoyage.

Le but est clair : profiter du développement commercial pour donner de l’emploi aux riverains. La volonté est également de développer des commerces de proximité dans le quartier, pour lui garder sa convivialité. Dans la même optique, tous les services de l’emploi, tant du point de vue de l’offre que de la demande, seront bientôt réunis dans un seul bâtiment, rue de Mérode. Et le centre d’entreprises réunit 32 sociétés et des spécialistes de l’accompagnement et de la création d’entreprise.

En matière de bureaux, 30.000 mètres carrés ont été construits récemment pour les immeubles de Swiss Life et de Tests Achats, mais plus de 50.000 m2 supplémentaires sont prévus pour les années à venir.

Face à ces différents développements, les habitations ne sont pas délaissées puisque ce sont, en tout, environ 460 logements publics qui seront bientôt mis sur le marché. Et c’est sans compter les investisseurs privés qui construisent et rénovent également dans les environs.

Un comité de pilotage réunissant Région, commune et SNCB a été mis en place, la semaine passée, en vue de moderniser les bâtiments de la SNCB longeant l’avenue Fonsny. Les chancres et les dents creuses se feront progressivement plus rares, au fur et à mesure de la délivrance des permis et de l’évolution des travaux.

Un nouveau contrat de quartier a été lancé et la commune tente de racheter ou de remettre sur le marché, via notamment son agence immobilière sociale, tous les immeubles abandonnés et en mauvais état.

Les efforts se concentrent sur le périmètre entouré par les rues de Danemark, de Mérode, la petite ceinture et l’avenue Fonsny. Sans oublier, de l’autre côté de la gare, la place Victor Horta et l’esplanade de l’Europe. Ces projets sont pour la plupart en voie de réalisation, voire d’achèvement.

EMILIE HAQUIN


Le grand réveil controversé du Midi

– « La Libre Belgique », 27 octobre 2007

• Saint-Gilles – Développement

D’ambitieux projets sont en route pour revitaliser le quartier du Midi.
L’objectif est de mêler l’international au local.
Le comité de quartier dénonce ce développement trop axé sur le « business international ».

Depuis plusieurs mois déjà les visiteurs débarquant à la gare du Midi sont accueillis par des hôtesses bien particulières : grues et autre charmantes machines de démolition forment un véritable ballet le long de l’avenue Fonsny. Et ce n’est qu’un début puisque les chantiers vont s’accumuler ces prochaines semaines. « C’est tout un morceau de ville qui est en construction » , explique Patrick Debouverie (MR), échevin du développement du quartier du Midi pour Saint-Gilles. Depuis l’arrivée du TGV dans les années 90, le quartier a subi un profond lifting. « Dès 2009, Bruxelles-Midi va devenir un noeud ferroviaire européen essentiel reliant Paris, Londres, Amsterdam, Cologne et Francfort via le TGV », reprend l’échevin. Le nombre de passagers transitant via le Midi va de ce fait inexorablement augmenter. Or le quartier entourant la gare se fait vieux et les chancres et bâtiments insalubres pullulent. Un grand plan a été lancé afin de « revitaliser » le tout. Un plan qui veut « concilier la dimension internationale et la dimension humaine du quartier ». L’enjeu est de taille pour la réputation de la capitale et celle de la commune de Saint-Gilles. Selon Patrick Debouverie : « Dans un projet d’une telle envergure, il est important de travailler main dans la main avec tous les acteurs impliqués : Région, contrats de quartier, Beliris, privés,… » L’un des grands objectifs du plan est de rechercher la mixité. Et de tenter de faire cohabiter en harmonie logements sociaux ou privés, bureaux, commerces ou encore hôtels.

Les chiffres impressionnent puisque pas moins de 460 nouveaux logements, 80 000 m2 de bureaux, 450 nouvelles chambres d’hôtel et plusieurs centaines de commerces devraient voir le jour dans les années à venir. « Tout bénéfice pour l’emploi dans le quartier », évoque Alain Leduc (PS), échevin de l’Emploi saint-gillois. L’échevin est aussi fier de faire découvrir sa Maison de l’Emploi et ses Ateliers du Midi, dont les peintures sont encore fraîches. Ces deux institutions font partie du plan global de la rénovation du quartier Midi. « La Maison de l’Emploi est unique à Bruxelles, puisqu’elle regroupera dans un même lieu les principaux services locaux d’aide aux demandeurs d’emploi. » Quant aux Ateliers du Midi, il assurera des formations  » en situation de travail » dans les domaines de l’Horeca, de l’électricité, des travaux de bureaux, des métiers du sport et du secteur du nettoyage.

Monument dédié à Spaak

Le côté ouest de la gare ne sera pas oublié puisque la place Horta va être rénovée. Un monument dédié à Paul-Henri Spaak y sera d’ailleurs très prochainement inauguré. « Père fondateur de l’Europe et ancien bourgmestre de Saint-Gilles, il représente à merveille ce que nous voulons pour ce quartier : une dimension internationale à visage humain » , explique Patrick Debouverie. Une grande fresque murale est aussi prévue à l’occasion de Bruxelles 2009, année de la BD. Enfin des mesures seront prises visant à supprimer le parking sauvage et à valoriser l’entrée de la gare du côté de l’Esplanade de l’Europe.

Les projets sont, pour beaucoup, bien entamés. Certains sont même déjà terminés, comme le bâtiment « Swiss Life » ou celui de « Test Achats » le long de la rue de Suède. « Les investissements publics entraînent via un effet boule-de-neige impressionnant beaucoup d’investisseurs privés, attirés par le renouveau attendu du quartier », reprend le coordinateur du développement du quartier du Midi, qui estime « très compliqué » une évaluation globale des sommes engagées.

Mais si ces projets ont fière allure sur des maquettes, ils inquiètent de nombreux habitants du quartier qui ont peur que ce dernier perde son âme. Ces « irréductibles Gaulois » se sont organisés en un comité de quartier particulièrement actif. Sur leur site Internet ils dénoncent les expropriations jugées abusives. De plus, pour le comité, le fait que la zone Midi soit comprise dans les 10 zones stratégiques du PDI du ministre-Président Charles Picqué (PS et par ailleurs bourgmestre de la commune de Saint-Gilles) n’est pas vraiment rassurant. Labellisé zone à expansion du « business international », le quartier risque de voir affluer un nombre exponentiel de bureaux aux dépens de la qualité de vie des habitants, selon le comité. « C’est un travail de longue haleine, mais peu à peu, nous arrivons à faire comprendre aux gens l’intérêt d’une expropriation , explique pour sa part Cathy Marcus, responsable du contrat de quartier Fontainas. Les nouveaux logements que nous proposons répondent aux derniers critères de confort. »

On le voit. Si le plan est déjà bien sur les rails, il a peu de chances d’aller aussi vite que les TGV de la gare du Midi voisine.

Raphaël Meulders


Un « morceau de ville » en devenir

– « La Dernière Heure », 26 octobre 2007

Logements, horeca, bureaux, sécurité, propreté, etc. : le Midi affiche son dynamisme

SAINT-GILLES • Oui, le quartier du Midi bouge, se bâtit. Très doucement. Mais il bâtit. Hier matin, les édiles saint-gillois se sont en tout cas échinés à le prouver. Il faut reconnaître qu’après quinze ans de tergiversations, de plans d’expropriations foireux, les projets, aboutis ou en cours, y foisonnent.

Autour de la gare du Midi, la dimension internationale de Bruxelles prend corps. Entre divers partenariats privés/public…

Première halte : la Maison de l’emploi, un beau bébé qui, au 143 de la rue de Mérode, se fait guichet unique pour les demandeurs. Inauguration théorique en fin d’année.

Les Ateliers du Midi, au 54 de la même artère, ont ouvert début juillet 2007. Soit un bon 1.000 m2 centrés sur l’insertion professionnelle. Rue Théodore Verhaegen, au 150, le Centre d’entreprises bat son plein depuis quelques mois déjà.

Proactive, la commune se targue de l’avoir été. Ne fût-ce qu’en recherche de financements d’idées parfois anciennes. La notion de Maison de l’emploi, par exemple, ne remonte-t-elle pas à l’an 2000 ?

Les logements, ensuite. Fonsny et ses nouveaux îlots A, B, C, D en compteront 230. Pour un total culminant à « plus de 460 » – « du logement diversifié » garantit-on encore.

Dernier né des projets de ce périmètre si sujet à caution, le contrat de quartier Fontainas (soit près de 12 millions d’euros) passera bientôt la rampe de la tutelle. Avec, à la clé, 15 logements moyens et 23 logements sociaux.

Voilà pour la dimension humaine du bas de Saint-Gilles… à condition d’inclure encore le futur de la place Horta, de l’esplanade de l’Europe, la place Broodthaers, la sécurisation et la propreté, etc.

Citons encore l’horeca, au taux d’occupation déjà conséquent.

Et les bureaux ? Ils ne sont guère absents de la revitalisation de ce « morceau de ville ». De la petite ceinture à la place Horta, 80.000 m2 y sont dévolus. Le PRD (plan régional de développement), c’est vrai, encourage ce type d’approche aux abords des gares. Rien qu’à l’angle avenue Fonsny/rue de Russie, un complexe de 7.000 m2 poussera doucement dès le courant 2008.

Guy Bernard


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