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Que vient faire le Plan Logement dans cette galère?
Sur son tout nouveau site internet, le Plan logement annonce qu’il va réaliser des projets sur les îlots A2 et D du quartier Midi. « La SA Bruxelles-Midi est propriétaire de ces terrains« , indique le site (qui les illustre par des photos de terrains vagues appartenant à des promoteurs privés et destinés en réalité à la construction de bureaux et logements de luxe!).
C’est faux: non seulement ces terrains sont encore bâtis, mais ils appartiennent en grande partie à des propriétaires particuliers! La Région veut les exproprier pour démolir les maisons et donner les terrains au Plan logement. Quant à la SA Bruxelles-Midi, elle sert à peine d’intermédiaire dans ce nouveau montage.
Le nouveau plan d’expropriation, en passe d’être adopté par la Commune de Saint-Gilles, est motivé par la réalisation de ces projets. Les associations trouvent choquant que le Plan Logement serve à justifier la démolition d’habitations existantes et qui sont encore occupées soit par leurs propriétaires soit par des locataires. Que penser de la logique d’un “Plan logement” qui va détruire du logement habité pour en construire via un plan d’expropriation pris en vertu d’une loi d’exception prévue, à l’origine, pour construire des autoroutes? L’opération est d’autant plus difficile à accepter qu’une de ses premières conséquences sera de priver de logement plusieurs dizaines d’habitants.
Certes, cette démolition-reconstruction est planifiée depuis 1991 par les pouvoirs publics. Mais 16 ans plus tard, ceux-ci ne sont jamais parvenus à leurs fins, pour des raisons dont ils portent la pleine et entière responsabilité, et ce sont les habitants qui en paient largement le coût humain.
Il est par ailleurs étrange que ces « nouveaux » logements soient comptabilisés dans les chiffres du Plan Logement, dès lors qu’ils étaient déjà prévus dans d’autres plans établis depuis 1992.
De plus, il apparaît qu’aucun projet n’existe encore du côté du Plan Logement: ni étude, ni esquisse architecturale, ni cellule de travail, ni société désignée pour la gestion du projet… Bref, tout indique que ce sera long et que la situation actuelle de pourrissement risque de perdurer pendant encore des années.
• Combien de « nouveaux » logements ? Et de quel type ?
Le Plan Logement est destiné à construire « plus » de logements publics et ses projets visent en général 70% de logement social et 30% de moyen. Or, tout laisse penser, dans le cas présent, qu’à la fin de l’opération il y en aura moins.
La Commune de Saint-Gilles annonce que 120 « nouveaux » logements prendraient place sur les parcelles visées: 70% de logements moyens (îlot A2) et 30% de logement social (îlot D), soit l’inverse des proportions voulues dans le Plan Logement. Mais il semble qu’en réalité, la seule décision entérinée à ce jour par le Gouvernement régional consiste à construire 80 logements, tous moyens. Le site internet du Plan logement (www.planlogement.be) explique d’ailleurs que « le projet prévoit la construction de 80 à 120 logements moyens ».
Or, en additionnant les parcelles qui appartiennent déjà à la Région et celles qui sont encore visées par l’expropriation, les îlots A2 et D comptabilisent 42 parcelles — soit plus de 30 maisons. Le calcul est vite fait: il existe encore actuellement à peu près 100 modules de logement. L’action du Plan Logement, qui en construira entre 80 et 120, va donc mener à ce qu’il y ait… moins (ou à peine plus) de logements qu’au préalable et peu ou pas de logements pour les bas revenus.
• Où passeront les plus-values ?
« Construire du bureau pour financer du logement et faire l’espace public », tel a toujours été le leitmotiv de Charles Picqué et de la SA Bruxelles-Midi dans cette opération. Mais dès lors que l’espace public est payé par Beliris et que la construction de logement est prise en mains par le Plan Logement, à quoi sert encore la SA Bruxelles-Midi? A quoi serviront les (éventuelles) plus-values que cette société aura réalisées au terme de son projet?
• A quoi serviront les charges d’urbanisme ?
Si le PPAS Fonsny n°1 prévoit bien depuis 1992 du logement sur les îlots A2 et D, ce sont les charges d’urbanisme générées par les projets de bureaux et d’hôtels qui étaient censées le financer.
On se souviendra de l’épisode de la bataille des charges d’urbanisme, qui est survenu entre la Commune de Saint-Gilles et la Région bruxelloise à la fin des années ’90. Un épisode peu glorieux qui a achevé de plomber les finances de l’opérateur régional et qui a plongé le quartier dans un processus de délabrement supplémentaire de 5 années. Pour rappel, la SA Bruxelles-Midi, créée par la Région et dotée d’à peine 75 millions de francs belges, était censé fonctionner en partie grâce au reversement des charges d’urbanisme perçues par Saint-Gilles sur les projets hôteliers et de bureaux réalisés dans le quartier. C’est ce qu’avait prévu le Ministre-Président Charles Picqué en 1995 dans le contrat de gestion qu’il signa avec la SA Bruxelles-Midi. Lorsque les premiers projets se réalisèrent enfin vers l’an 2000 (Test-Achats, Swiss Life), Mr Picqué, qui n’était plus à la tête de la Région, refusa en tant que Bourgmestre de Saint-Gilles de verser les charges d’urbanisme alors perçues. Il prétexta que sa commune, qui avait d’autres ambitions avec cet argent, n’avait pas signé le contrat de gestion de Bruxelles-Midi! Saint-Gilles finira par verser cette somme, mais seulement en 2004, lorsque Mr Picqué redevint Ministre-Président…
Aujourd’hui, Saint-Gilles est assurée d’empocher de nouvelles et grasses charges d’urbanisme (projets d’Espace Midi, d’Atenor-BPI…) censées être affectées à la construction de logements, et voilà que le Plan Logement vient déroger à ce principe! Le Plan Logement n’a pourtant pas pour vocation de suppléer aux finances communales. Que compte faire Saint-Gilles avec les charges ainsi économisées? Financer d’autres projets de logements?
Tags : espace midi | gare du midi | espace public | logement | charles picqué | bpi | sa bruxelles-midi | swiss life | atenor | plan logementLa Région persiste dans ses pratiques
- 13 novembre 2007
Scène surréaliste ce matin dans le quartier Midi: tandis que des entrepreneurs enlèvents les palissades « protégeant » le terrain vague et les dernières maisons habitées de l’îlot C, la société Demeuter procède à la démolition des maisons mitoyennes. Discutant avec des habitants, les ouvriers avouent ne pas être au courant que les maisons voisines sont encore occupées. Quelques mètres plus loin, les entrepreneurs rencontrés sur le chantier disent ne pas comprendre pourquoi ils lancent des travaux alors qu’une partie du terrain est encore occupée par des maisons habitées…

Contacté par téléphone, le responsable de chantier auprès de la société Demeuter ne donne pas d’explication à la démolition de ces maisons. Bien évidemment, aucun chantier ne pourra prendre place à cet endroit du terrain, tant que toutes les maisons n’auront pas été rachetées et démolies. La société demeuter confirme qu’elle agit sur commande de la SA Bruxelles-Midi, créée par Charles Picqué au début des années ’90 et pilotée par son ancien directeur de cabinet-adjoint Jacques Van Grimbergen, également Directeur de l’Administration de l’Aménagement du territoire et du Logement de la Région.
Malgré les revers judiciaires et les plaintes des habitants, les bonnes vieilles recettes de harcèlement utilisées par les autorités publiques continuent donc dans le quartier Midi… Le 25 octobre, nous publiions un article à ce sujet: la Région entamait alors des démolitions dans l’îlot C, juste à côté des 4 maisons encore habitées que les autorités n’ont pas acquises ni expropriées au terme de 16 années de procédures.
C’est pourtant déjà en juin 2005 que la Région vendait l’îlot C à un consortium immobilier (Atenor-BPI) pour y construire hôtels et bureaux. Malgré le caractère indéniablement rentable de cette opération, la Région a empêché les promoteurs d’acquérir eux-mêmes les dernières maisons. La Région veut engranger des plus-values dans la revente de ces parcelles. Pourtant, elle ne procéda ni au rachat ni à l’expropriation de ces maisons dans les délais qui lui étaient impartis: elle attendit un an et laissa expirer le plan d’expropriation de 1996.
Un nouveau plan d’expropriation fut publié au Moniteur en juillet 2007… seulement pour les 4 maisons de l’îlot C. Depuis lors, seule une de ces maisons a été rachetée « à l’amiable » et une autre est actuellement en procédure d’expropriation. Cela n’a pas empêché les autorités, dans l’intervalle, d’autoriser la démolition de maisons mitoyennes et le lancement des chantiers d’Espace Midi et d’Atenor-BPI. Jouant ainsi avec la sécurité des habitants…

L’escalade incontrôlée de l’immobilier compromet les plans de rénovation du quartier TGV
DANIEL COUVREUR – LE SOIR – Lundi 4.05.1992
L’escalade incontrôlée de l’immobilier compromet les plans de rénovation du quartier TGV
Spéculation à grande vitesse en gare du Midi
La spéculation mène un train d’enfer au Midi et la rénovation du quartier TGV risque le déraillement. La Région met les promoteurs en garde.
Au printemps 89, Charles Picqué se prononçait clairement en faveur de l’arrivée du TGV à Bruxelles et marquait sa préférence pour l’arrêt en gare du Midi. Un projet de réurbanisation du quartier réalisé par Stratec venait étayer les intentions de la Région, qui s’opposait définitivement à l’alternative du terminal Nord avancée par certains responsables de la SNCB.
Depuis ce moment, les prix de l’immobilier flambent au Midi. Des maisons ne trouvaient pas d’acquéreur pour 2,5 million. Elles s’envolent aujourd’hui trois ou quatre fois plus cher. Certaines transactions montent même beaucoup plus haut. En janvier 91, un promoteur n’a pas hésité à proposer 16 millions pour un immeuble de 200 mètres carrés vendu 2 millions quelques mois plus tôt!
Qui bâtit ces ponts d’or? Le consortium immobilier Espace Midi figure au premier rang des nouveaux propriétaires du quartier. Espace Midi rassemble cinq majors belges du secteur de la construction: CFE, Maurice Delens, la Compagnie immobilière de Belgique, les entreprises Van Rymenant et la Société belge des bétons. Espace Midi possède déjà une vingtaine d’immeubles du côté de l’avenue Fonsny, sur le territoire de Saint-Gilles. Mais selon notre confrère «The Bulletin», Espace Midi en détient bien davantage, à travers l’action de sociétés-écrans et de prête-noms. Ces pratiques permettraient de faire grimper les prix encore plus vite…
Chez Charles Picqué, on voit grossir dangereusement les coûts des projets de rénovation. Le directeur de cabinet adjoint, Jacques Van Grimbergen, met les promoteurs en garde.
- Il semblerait qu’un groupe d’agents immobiliers fasse mousser le foncier autour du futur terminal du TGV. Si cela devait se vérifier, on risque un blocage total de la rénovation. La Région ne peut pas travailler sur base d’imputations financières de l’ordre de 10 ou 12.000 F le mètre carré. À ces tarifs-là, aucun pouvoir public ne pourra développer un urbanisme cohérent dans le quartier du Midi.
Pourtant, la Région aimerait conclure un plan d’expropriation avant l’été. Les dossiers sont à l’étude à la commune de Saint-Gilles, en vue d’une adoption provisoire au mois de juin. Cinq îlots sont visés, entre l’avenue Fonsny et la rue de Mérode. Une zone où les entreprises Louis Dewaele (contrôlées par la Compagnie immobilière de Belgique) ont acquis, par exemple, une trentaine de maisons. Et des rues où s’activent également les investisseurs suédois de Nordic Construction…
- Les spéculateurs éventuels doivent se rendre compte que l’équilibre de nos projets est très «scherp», ajoute Jacques Van Grimbergen. Nous voulons assurer le réaménagement des espaces publics et reloger les gens expropriés, tout en développant un habitat accessible aux Bruxellois moyens. Pour financer tout cela, nous devrons réaliser des opérations plus rentables par la création d’un certain volume de bureaux et de commerces. Mais nous n’irons pas au-delà de certaines limites.
En dehors de cet avertissement verbal, la Région bruxelloise est pourtant incapable de mettre fin aux marchandages en cours. La législation belge favorise la spéculation autour de l’arrivée du TGV, en ne prévoyant pas le recours aux périmètres d’expropriation. À l’autre bout de la ligne, en France, les autorités ont eu la prudence de définir des zones de préemption autour des gares TGV. Toute personne désireuse de vendre un immeuble inscrit dans ces périmètres est contrainte de le proposer en priorité aux pouvoirs publics. Ce principe court-circuite les spéculateurs. À Bruxelles, rien ne les empêche, au contraire, de faire monter la tension.
Tags : van rymenant | saint-gilles | expropriation | compagnie immobilière de belgique | sncb | cfe | charles picqué | tgv | espace midi | jacques van grimbergenLe Midi en pleine mutation
VÉRONIQUE LAMQUIN – LE SOIR – Samedi 28.02.2004
Une fête populaire est organisée ce dimanche, pour fêter la fin des travaux. Si le réaménagement de l’espace public est presque terminé, on ne peut en dire autant des développements privés.
Dix ans de travaux et pourtant, le quartier de la gare du Midi dégage toujours une impression de chantier permanent. N’empêche, Laurette Onkelinx (PS) convie, ce dimanche, les Bruxellois à une grande fête populaire pour fêter la fin des travaux des abords de la gare.
La Vice-Première, présidente de l’accord de coopération (Beliris) – sur le budget duquel quelque 50 millions d’euros ont été prélevés afin de rénover l’espace public au Midi – entend néanmoins saluer la fin des grandes manoeuvres. Il reste quelques fontaines et autres petits aménagements à apporter, concède-t-on au cabinet de Laurette Onkelinx. Mais on peut quand même dire que la gare et ses environs vont enfin être rendus aux habitants et cela méritait bien une grande fête.
Rendez-vous est donc fixé dimanche, dès 16 heures, sur la nouvelle esplanade de l’Europe. Au programme : des concerts qui se succéderont (sous chapiteau) jusqu’à 22 heures. A l’affiche : Blue D Mary, les Marchenervins (groupe de tambourinaires), Panache Culture, Olivia Ruiz et Studio Pagol. Par ailleurs, une exposition retraçant l’histoire du quartier sera inaugurée dans la gare, où de nombreux stands de nourriture sont prévus.
En prélude à cette expo, nous avons voulu tirer le portrait de ce quartier qui a bougé, bouge et bougera encore dans les prochaines années. Et, si l’espace public a été littéralement métamorphosé, quelques doutes planent encore sur l’immobilier. L’espace Midi émergera-t-il comme un pôle majeur de bureaux ? Saura-t-il préserver sa mixité ?
Tags : espace public | gare du midi | espace midi2005-2007
> 2007
Décembre 2007
- Promethee.blogspot.com, 31 décembre 2007:
Bruxellistan Express (suite et pas fin!)
- “Le Soir”, 24 décembre 2007:
Le projet South City s’installe au Midi
- TV Brussel, 23 décembre 2007:
Brussel Zuid
- “La Libre Belgique”, 22 décembre 2007:
La SDRB pose ses briques vertes
- CDQM, 20 décembre 2007:
Encore une victoire de “l’internationalisation” du quartier Midi
- « La Dernière Heure », 17 décembre 2007:
La fin des démons du Midi ?
- Dépêche Belga, 14 décembre 2007:
Saint-Gilles accepte de nouvelles expropriations au quartier du Midi
- “Le Soir”, 14 décembre 2007:
Le quartier du Midi en pleine confusion
- Télé Bruxelles, 13 décembre 2007:
Mobilisation contre l’expropriation
- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 11 décembre 2007:
Expropriations au quartier du Midi : la politique de la Région
désavouée par ses propres fonctionnaires !
- “La Tribune de Bruxelles”, 6 décembre 2007:
La gentrification de Bruxelles : un phénomène en marche ?
+ Quartier Midi : Gentry or not ?
- “AlterEchos”, 5 décembre 2007:
Revendications sociales du Quartier Midi
+ « L’autocensure, c’est fini! »
- “De Standaard”, 3 december 2007:
Voor Zuidwijk begint toekomst vandaag
Novembre 2007
- « Le Soir », 29 novembre 2007:
« Quartier Midi » reprend la lutte
- Du 29 novembre au 2 décembre 2007:
La Semaine du Quartier Midi
- Télé-Bruxelles, 28 novembre 2007:
Le Midi en débat
- RTBF, 28 novembre 2007:
Reportage audio sur le nouveau plan d’expropriation
- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 27 novembre 2007:
Le quartier Midi à l’heure du “PDI” :
“pôle bizness du futur”… Et aujourd’hui ?
- Promethee.blogspot.com, 27 novembre 2007:
« Bruxellistan Express »
- “La Dernière Heure”, 26 novembre 2007:
L’infernale Semaine du Midi
- Jean-Yves Huwart, 20 novembre 2007
“Victor Horta doit se retourner dans sa tombe!”
- “Le Soir”, 17 novembre 2007:
Ecrire aujourd’hui la ville de demain
- TV Brussel, 16 november 2007:
Verzet tegen onteigeningen De Mérodestraat
- Comité du quartier Midi, 13 novembre 2007:
La Région persiste dans ses pratiques
- Comité du quartier Midi, 12 novembre 2007:
“Si le Plan de développement international n’existait pas,
il faudrait l’inventer!”
- Comité du quartier Midi, 1er novembre 2007:
Un mémoire sur le quartier Midi
- « AlterEchos » et « Démocratie », novembre 2007:
Des habitants flexibles, des solutions concrètes ?
- Comité du quartier Midi, octobre – novembre 2007:
Nouveau plan d’expropriation en enquête publique
Octobre 2007
- “La Libre Belgique”, 27 octobre 2007:
Le grand réveil controversé du Midi
- “La Dernière Heure”, 26 octobre 2007:
Un “morceau de ville” en devenir
- “Le Soir”, 26 octobre 2007:
Le Midi va changer radicalement
- Télé Bruxelles, 25 octobre 2007:
Le quartier du Midi selon la commune
- Comité du quartier Midi, 25 octobre 2007:
Les bonnes vieilles recettes de l’oncle Charles
- Dépêche Belga, 25 octobre 2007:
Un nouveau morceau de ville sort de terre à Bruxelles-Midi
- « Diables Roses », octobre 2007:
L’oeuvre d’art volée en « extrême urgence » à Saint Gilles
mise en vente sur ebay par Les Diables Roses
au profit des sinistrés du Quartier Midi
- SDRB:
“Construction durable” rue de Suède
- “La Tribune de Bruxelles”, 4 octobre 2007:
Flux entrants et flux sortants
Septembre 2007
- Comité du quartier Midi, 27 septembre:
Décrochez-moi ça!
- « AlterEchos », 22 septembre 2007 :
Dossier Midi : nouveau plan d’expropriation pour quartier pauvre
- « Humeur allochtone », 19 septembre 2007 :
Quartier Midi : le mémoire accablant de deux mandataires Ecolo
- Comité du quartier Midi, 17 septembre :
Attention : “développement international” à l’horizon !
- En enquête publique jusqu’au 24 septembre:
Contrat de quartier « Fontainas »
- “La Dernière Heure”, & « La Libre Belgique », 6 & 7 septembre 2007:
Midi : ultime expropriation
- ImmoScan.be, 6 septembre 2007:
Midi : nouveau plan d’expropriation malmené
- Brussel Nieuws, 6 september 2007:
Sint-Gillis stemt over onteigeningsplan Zuidwijk
- Communiqué de presse, 5 septembre 2007:
Au nom du “Plan logement”, Saint-Gilles lance
son cinquième plan d’expropriation pour le quartier Midi !
Août 2007
- “De Morgen”, 31 août 2007:
Aanrandingen doen vragen rijzen over veiligheid Brussel-Zuidrenovatie
- « Le Soir », 25 août 2007:
Des bureaux surgiront de la caillasse
Juillet 2007
- Commune de Saint-Gilles, juillet 2007:
Avis de la commission de concertation sur les trois projets de l’îlot C
- “La Dernière Heure”, 13 juillet 2007:
Opération spéciale gare du Midi
- Parlement régional, 13 juillet 2007:
Charles Picqué : “Si des montants raisonnables sont exigés,
Bruxelles-Midi sera à même de faire face”.
- “La Dernière Heure”, 11 juillet 2007:
Il faut que le Midi Respire…
- « Moniteur belge », 5 juillet 2007:
Nouveau plan d’expropriation publié au “Moniteur belge”
- ASBL Respire, 4 juillet 2007:
Pétition : Saint-Gilles sans pub !
- « Micro Cité », juillet 2007:
Emission de Radio Panik sur le quartier Midi (écouter)
Juin 2007
- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Pour ne pas taxer les promoteurs,
Saint-Gilles revisite la définition de “l’abandon”
- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Problèmes de sécurité dans le quartier Midi: la Commune démunie ?
- Compte-rendu de la Commission de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme
et de la politique foncière du Parlement bruxellois, 28 juin 2007:
Question orale au Ministre-Président Charles Picqué
- Dépêche Belga, 28 juin 2007:
Bxl-gare du Midi: on continuera à construire des bureaux (Picqué)
- ASBL Respire, 27 juin 2007:
Lettre aux autorités communales de Saint-Gilles
au sujet des dispositifs publicitaires du quartier Midi (îlot C)
- “Le Soir”, 27 juin 2007:
Une concertation sans doute favorable
- TV Brussel, 26 juin 2007:
Leefbaarheid van Zuidwijk in het gedrang
- Inter-Environnement & BRAL, 25 juin 2007:
Le quartier Midi bouge : oui, mais à contre-sens !
- Comité du quartier Midi, juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels en commission de concertation le 26 juin
- “Humeur allochtone”, 16 juin 2007:
Mohammed Mouniati : “Ce n’est pas catholique!”
- “Le Soir”, 15 juin 2007:
Bruxelles-Midi ira en appel
- “Des bulles”, 14 juin 2007:
Saint-Gilles, un “chantier” de plus pour Di Rupo
- “Chacun pour soi”, 14 juin 2007:
Le PS, ennemi des petites gens
- « The Bulletin », 14 juin 2007:
Midi Station neighbourhood makeover
- “Humeur allochtone”, 13 juin 2007:
Comment la Région chasse les pauvres de Saint-Gilles…
- “La Dernière Heure”, 13 juin 2007:
Indemnités six fois plus élevées
- “La Capitale”, 13 juin 2007:
La Région paie très cher ses lenteurs
- “Le Soir”, 13 juin 2007:
Région condamnée au quartier du Midi
- Comité du quartier Midi, 12 juin 2007:
La Région de Buxelles-Capitale sévèrement condamnée
pour sa “stratégie de pourrissement” du quartier Midi
- « Le Soir », 6 juin 2007:
Démolitions massives au Midi
- CEMAB, 5 juin 2007:
Quartier Midi: les démolitions continuent
- « AlterEchos », 1er juin 2007:
Rififi au quartier du Midi
Mai 2007
- « La Tribune de Bruxelles », 31 mai 2007:
Quartier Midi, quartier maudit ?
- Comité du quartier Midi, 31 mai 2007:
La Région joue l’intimidation
- Comité du quartier Midi, 29 mai 2007:
Lettre ouverte à la Commune de Saint-Gilles
- Comité du quartier Midi, jusqu’au 11 juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels à l’enquête publique pour l’îlot C
- « La Dernière Heure », 21 mai 2007:
Le calvaire de la rue de Norvège
- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Les habitants oubliés de la rue qui n’existe plus…
- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Bruxelles-Midi réellement “hors-jeu” ?
- “La Tribune de Bruxelles”, 17 mai 2007:
Comment tuer un quartier populaire ?
- CEMAB, 1er mai 2007:
Comment démolir un quartier… et ses habitants
Avril 2007
- “Le Soir”, 20 avril 2007:
Entente ou favoritisme ?
- “La Tribune de Bruxelles”, avril 2007:
Le PS bruxellois dans l’oeil du cyclone
- “Le Soir” du 18 avril 2007
Brasier mortel au Midi
+ Recrudescence des squats dans le quartier
- Dépêche Belga, 17 avril 2007
L’incendie serait d’origine criminelle
- Comité du quartier Midi, 17 avril 2007:
Incendie mortel au quartier Midi: un drame prévisible…
- “Le Soir en ligne” / Belga, 17 avril 2007:
Incendie mortel à Saint-Gilles
- “Le Soir” du 16 avril 2007
Pas de pas de côté à Etterbeek
- Comité du quartier Midi, 15 avril 2007:
Le Président de la SA Bruxelles-Midi et un administrateur
d’Espace Midi parmi les inculpés d’une affaire de fraude
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
PS et MR votent le nouveau plan d’expropriation
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Saint-Gilles se prive volontairement d’impôts sur les immeubles vides
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Une exposition “bien modeste” à l’Hôtel Ibis
- “Le Soir” du 14 avril 2007:
Des projets sur les rails du TGV
- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Immobilier à Bruxelles: 7 inculpations
- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Jean Thomas: le profil type du promoteur immobilier
- « Le Soir » du 11 avril 2007:
Mutation en marche au quartier du Midi
- « Le Soir » du 6 avril 2007:
Saint-Gilles sous perfusion régionale
- ImmoScan.be, 5 avril 2007:
Nouveau plan d’expropriation pour le quartier du Midi
- Comité du quartier Midi, avril – juin 2007:
Projections-débats autour de « Dans dix jours ou dans dix ans »,
un film sur la « revitalisation » du quartier Midi…
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Le quartier Midi à l’horizon… 2012
Mars 2007
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Reprise des démolitions dans l’îlot C:
comment mieux décourager les habitants?
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Confusion et « concertation » à la saint-gilloise
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Des pubs pour “lutter contre les squats”!?
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Picqué en force au MIPIM 2007
- « Echanges et partenariats », mars 2007:
Chronique d’un quartier de Bruxelles:
quand Manhattan rencontre le Midi…
Janvier 2007
- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Un échevin pour le quartier Midi!
- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Birkiye débarqué, Jaspers débarque!
- 30 janvier 2007:
Avis de la Commission de concertation de la Commune de Saint-Gilles
(point n°3 en page 3) sur un projet de logements et parkings rue de
Russie (promoteur: Espace Midi).
- « AlterEchos » du 19 janvier 2007:
Quartier du Midi : un tournant
dans le développement du projet urbanistique ?
- « Le Soir » du 4 janvier 2007:
Au Midi, un nouveau plan d’expropriation
____________
> 2006
Novembre 2006
- « La Tribune de Bruxelles », 9 novembre 2006:
Expropriations au quartier Midi: plus de base légale!
- RBDH, novembre 2006:
Plan logement: où en est-on?
Octobre 2006
- « La Dernière Heure », 30 octobre 2006:
Nouveau projet au quartier Midi
Septembre 2006
- “Le Soir”, 12 septembre 2006
Divorce au sein de l’Atelier d’Art Urbain
- CEMAB, septembre 2006:
Le Quartier du Midi résiste !
- “La Tribune de Bruxelles”, septembre 2006 (spécial élections communales)
Saint-Gilles : quels aménagements aux abords de la gare du Midi?
Août 2006
- « Le Soir », 28 août 2006:
Quel avenir au Midi?
- « La Libre Belgique », 23 août 2006:
Bruyants travaux
- « La Capitale », 22 août 2006:
Les gens du Midi lancent un SOS
- « Le Soir », 22 août 2006:
Les habitants dénoncent les destructions!
- « La Dernière Heure », 22 août 2006:
Les travaux font trop de bruit
- Comité du quartier Midi, 21 août 2006:
Quartier Midi : “J’arrive plus à dormir”
Juillet 2006
- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
« Pas facile mais il faut le faire »
- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
Expropriations d’extrême urgence
- « Chacun pour soi », 28 juillet 2006:
Le fait du Prince
- « Le blog de Mateusz », 27 juillet 2006:
Exproprier ou ne pas exproprier?
- IEB et BRAL, 26 juillet 2006:
Conférence de presse d’Inter Environnement et du Bral:
positions communes sur le quartier Midi
Mai 2006
- Mai 2006:
Inauguration du commissariat « Midi » à Saint-Gilles
- « Respire », mai 2006:
La Place Broodthaers à Saint-Gilles
Avril 2006
- « La Libre Belgique », 1er avril 2006:
La SA Bruxelles-Midi passe la main
Mars 2006
- « Bruxelles en mouvements », 30 mars 2006:
Quartier du Midi: proposition indécente
- « La Tribune de Bruxelles », 16 mars 2006:
Le Midi perd le Nord
Janvier 2006
- Janvier/mars 2006:
Censure et « a(rt)ctivisme » au Centre culturel Jacques Franck
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> 2005
Août 2005
- Comité du quartier Midi, août 2005:
Le festival « PleinOPENair » passe par le Midi
Juillet 2005
- Comité du quartier Midi, 16 juillet 2005:
La Région bruxelloise crée la Société d’acquisition foncière (SAF)
sur le modèle de la SA Bruxelles-Midi
- « Le Soir », 16 juillet 2005:
Des logements, avenue Fonsny?
- « Le Soir », 15 juillet 2005:
Gare aux bureaux au quartier du Midi!
- Comité du quartier Midi, 13 juillet 2005:
Rencontre entre le Comité du quartier Midi et la SA Bruxelles-Midi
- Comité du quartier Midi, 6 juillet 2005:
Françoise Dupuis réagit à la proposition associative sur le Plan Logement
- Carte blanche publiée dans « Le Soir », 6 juillet 2005:
Les habitants du quartier Midi ne sont pas les pièces d’un puzzle…
- « Le Soir », 6 juillet 2005:
Remettre le logement sur les rails au Midi
- « La vie du net » (« Le Soir en ligne »), 5 juillet 2005:
Des voisins plutôt que des bureaux
- Comité du quartier Midi, 4 juillet 2005:
Des terrains à Bruxelles pour le Plan logement!
Juin 2005
- Comité du quartier Midi, 28 juin 2005:
La SA Bruxelles-Midi vend ses terrains sur l’îlot C
- « La Capitale », 25 juin 2005:
Appel à l’aide des gens du Midi (pas disponible)
- « La Dernière Heure », 25 juin 2005:
Le quartier Midi réagit (pas disponible)
- « Le Soir », 25 juin 2005:
Le quartier Midi se retrouve à quai + La rue de Norvège n’existe plus
- « Het Nieuwsblad », 25 juin 2005:
Bewoners Zuidwijk vechten tegen onteigening
- « Le Soir », 6 juin 2005:
Quartier du Midi: Ecolo s’inquiète
- « AlterEchos », 13 juin 2005:
Rénovation des abords de la gare du Midi: engtre spéculation et relance de l’action publique (pas disponible)
- « Brussel Deze Week », 9 juin 2005:
Tweede adem voor de Zuidwijk (pas disponible)
- « Het Laatste Nieuws », 7 juin 2005:
« Niemand wil bouwen op plaats waar stad onteigent » (pas disponible)
- « La Dernière Heure », 4 juin 2005:
Charles Picqué annonce un nouvel élan au réaménagement des abords de la gare
- « De Morgen », 4 juin 2005:
Brusselse Zuidwijk bouwt tegen beter weten in (pas disponible)
- « Le Soir », 2 juin 2005:
Fête des voisins, pas des bureaux !
- « La Dernière Heure », 1er juin 2005:
A Saint-Gilles, entre friches et chantiers (pas disponible)
- « De Morgen », 1er juin 2005:
Brusselse Zuidwijk geeft burenfeest met boodschap (pas disponible)
Mai 2005
- « Le Soir », 28 mai 2005:
Le quartier du Midi poursuit sa mutation
- Comité du quartier Midi, mai 2005:
La création du Comité du quartier Midi
Projets de bureaux et hôtels en commission de concertation le 26 juin
Les sociétés Atenor Group-BPI, leur filiale South City Office ainsi que la SA Espace Midi ont introduit trois demandes de permis d’urbanisme pour leurs constructions dans l’îlot C. Les dossiers passeront en Commission de concertation le 26 juin à 10h à la maison communale de Saint-Gilles (salle du Collège). Document officiel à télécharger ici.
Ci-dessous un article de « Bruxelles en mouvements », le journal d’Inter-Environnement.

Les démons du Midi
Voici 12 ans, le PPAS Fonsny n°1, entre la rue de Mérode et l’avenue Fonsny, depuis la rue de Russie à la rue Claes, allait sacrifier ce quartier populaire à la fonction internationale.
Finalement, le quartier n’est pas devenu le haut lieu d’affaires espéré (car la demande en bureaux n’a pas suivi l’offre). Mais les pouvoirs publics n’ont rien voulu savoir. En fermant les yeux sur cet échec, et en refusant de céder la priorité aux logements (existants et futurs), ils ont dirigé le quartier droit dans le mur.
Si un seul des quatre îlots concerné par le PPAS est complètement réaménagé (l’îlot B), le second (l’îlot C – entre les rues d’Angleterre et de Hollande) fait l’objet de trois demandes de permis, qui seront examinées en concertation le 26 juin…
Il s’agit de construire 32.000 m2 de bureaux, un hôtel de 142 chambres, 400 m2 de commerces, et 208 emplacements de parking. Il reste pourtant encore quatre maisons, qui n’appartiennent pas à la société Bruxelles-Midi dont la Région de Bruxelles-Capitale est l’actionnaire principal.
Inter-Environnement interviendra en concertation pour refuser, d’abord la scission du projet en trois dossiers. Car elle permet d’éviter l’étude d’incidences qu’exigerait un traitement unique.
Information ?
Ensuite, il est regrettable que la commune n’ait pas profité de l’enquête publique pour initier le travail d’information qu’elle prévoit pour septembre. Une séance d’information permettrait, notamment, d’estimer la bonne intégration du projet au bâti environnant et l’affectation des charges d’urbanisme, que vont générer les nouvelles surfaces de bureaux (près de 4 millions d’euros).
Logement ?
Enfin, en contestant l’absence de logements prévus dans l’îlot, les associations proposaient, le 27 juin 2002 , de garantir la continuité de l’habitat le long de la rue de Mérode. L’objectif étant d’assurer la transition, en intérieur d’îlot, entre la fonction administrative qui doit rester tournée vers la gare du Midi, et la fonction résidentielle ouverte sur les quartiers habités de Saint-Gilles. Ce qui est en parfait accord avec le PPAS qui prévoit un MINIMUM de 0% de logement et un MAXIMUM de 80% de bureaux…
Développement durable ?
En outre, l’emplacement stratégique du projet, lui offrant une visibilité maximum, donne l’opportunité aux pouvoirs publics, de démontrer leur volonté de s’inscrire dans la logique du développement durable. Pourquoi, alors, refuser l’aménagement de toitures vertes, sous couvert d’arguments esthétisants ?
Tags : logement | enquête publique | espace midi | région de bruxelles capitale | avenue fonsny | bruxelles-midi | rue claes | commission de concertation | rue de mérode | atenorProjets de bureaux et hôtels à l’enquête publique pour l’îlot C

Les sociétés Atenor et Espace Midi ont introduit des demandes de permis d’urbanisme pour leurs constructions dans l’îlot C, et notamment à la rue d’Angleterre où il s’agit d’un immeuble de bureaux avec rez commercial et 3 niveaux en sous-sol affectés au parking.
Les dossiers sont consultables au service de l’urbanisme de la Commune de Saint-Gilles jusqu’au 11 juin 2007.
La commission de concertation est fixée au 26 juin.
Document officiel à télécharger ici.
Tags : commission de concertation | enquête publique | atenor | gare du midi | espace midi | rue d'angleterre | saint-gillesLe Président de la SA Bruxelles-Midi
et un administrateur d’Espace Midi
parmi les inculpés d’une affaire de fraude
Dans son édition du 14 avril 2007, « La Libre Belgique » dévoile le nom des 7 personnes inculpées de faux et de détournement par la Cour d’Appel de Bruxelles dans le dossier immobilier de la réhabilitation de l’ancien Hôpital Militaire d’Ixelles, parmi lesquelles plusieurs personnalités du Parti Socialiste. A côté du très médiatisé Merry Hermanus (en tant qu’ancien dirigeant de la Société de Développement de la Région bruxelloise), figurent d’autres noms moins connus. Certains promoteurs immobiliers par ailleurs actifs dans la SA Espace Midi, dont l’échevin d’Etterbeek Isi Halberthal, mais aussi le Président de la SA « de droit public » Bruxelles-Midi, Jacques Van Grimbergen, font partie de la liste. Charles Picqué a également été cité dans ce dossier de fraude… où l’on retrouve quelques-uns des principaux protagonistes de la nébuleuse immobilière qui agit depuis 15 ans au quartier Midi. Quelques liens intéressants à souligner, pour se rappeler que certaines pratiques de cumul et de confusion des pouvoirs politico-immobiliers ne sont pas isolées.
Pourquoi cette information mérite-t-elle d’être relevée ici? Pourquoi mettre en parallèle l’histoire de l’Hôpital Militaire d’Ixelles avec celle du PPAS Fonsny 1 à Saint-Gilles, des plans d’expropriation successifs qui en ont découlé et de l’opération « Bruxelles-Midi » qui jette le trouble sur ce quartier depuis une quinzaine d’années…?
Parce que l’époque à laquelle ont démarré ces deux projets est la même, c’est celle où s’élaborent les premiers outils urbanistiques de la jeune Région balbutiante. Coïncidence? Nous sommes en présence de plusieurs acteurs publics et privés identiques. Ceux-ci, à l’époque, commencent à échaffauder ensemble différents projets immobiliers à Bruxelles placés sous le sceau du « partenariat public-privé ».
« Ma conception de la ville repose sur une dynamique entre les secteurs privé et public. Le partenariat s’impose », expliquait Charles Picqué en 1992 déjà, à propos des dispositifs que son équipe mettait en place au quartier Midi.
Si les pratiques utilisées dans ces deux dossiers ne sont pas exactement les mêmes, elles semblent relever de cette même conception pour le moins singulière de la ville et de l’intérêt public. D’une même capacité qu’ont certains décideurs politiques et administratifs à ériger leurs propres règles, cumulant les rôles et les intérêts, se choisissant un entourage qui cautionne leurs agissements… Et se persuadant qu’ils sont dans leur bon droit.
L’affaire de l’ancien Hôpital Militaire d’Ixelles
L’affaire remonte au début des années ’90. A cette époque, la Région bruxelloise rénove le site de l’ancien Hôpital Militaire d’Ixelles: 6 hectares à transformer en un petit millier de logements. Charles Picqué (PS) est alors ministre-Président et il a la tutelle sur la SDRB, qui gérait les rénovations. Contrat est passé avec l’association de promoteurs Batipont-De Waele… Ce marché a-t-il été surévalué, permettant aux promoteurs d’empocher plusieurs millions d’euros d’aides déguisées? Selon « La Libre Belgique », on soupçonne le cabinet Picqué et la Société de Développement de la Région bruxelloise (SDRB) d’avoir favorisé l’association momentanée De Waele-Bâtipont en 1992 « en sous-informant ses concurrents lors de l’attribution des travaux, en permettant le saucissonage de certains marchés, en faussant la loi d’attribution des subsides et enfin en lui octroyant sans raison licite une somme de 10 à 12,5 millions d’euros par la surévaluation du coût d’achat et de construction ». C’est en tout cas ce que flaire la Cour des Comptes, qui a porté plainte au Parquet de Bruxelles à la fin des années ’90.
En 2006, le quotidien économique flamand « De Tijd » avait resorti l’affaire et mis en cause Charles Picqué, Ministre-Président de la Région bruxelloise, pour le rôle qu’il a joué dans cette affaire de contrats publics douteux. Et aujourd’hui, on apprend que la Justice a inculpé dans ce dossier 7 personnes pour « faux, usage de faux et détournement de deniers publics ». Charles Picqué ne fait finalement pas partie de la liste, mais deux de ses collaborateurs de l’époque (où il exerçait déjà la fonction de Ministre-Président) en sont, d’après « La Libre Belgique ».
Qui sont les inculpés?
• Il y a d’abord Paul Vermeylen, urbaniste et architecte, maître en management public, consultant auprès de la Commission européenne, ancien Directeur de Cabinet adjoint du Ministre-Président, et actuellement Vice-président de Ramboll Management Brussels. Il est notamment l’auteur de « Pour Bruxelles », un livre d’entretiens avec Charles Picqué.
• Parmi ses co-inculpés, on retrouve un autre ancien Chef de Cabinet-adjoint de Mr Picqué: Jacques Van Grimbergen, un socialiste flamand, échevin de la commune de Bierbeek, qui est devenu depuis lors Directeur de l’Administration régionale de l’Aménagement du Territoire et du Logement).
Mr Van Grimbergen est l’une des chevilles-ouvrières du PPAS Fonsny 1 qui a condamné 4 îlots au quartier Midi. Il a été placé aux commandes de Bruxelles-Midi, la « société anonyme de droit public » mise-en-place par Mr Picqué en 1991-1992 pour « réurbaniser les abords de la gare du Midi » (lire la présentation de Bruxelles-Midi). Ce qu’il tenta réaliser avec des pratiques très contestées et le résultat catastrophique que l’on sait.
• Autres inculpés membres du Parti Socialiste et occupant ou ayant occupé des fonctions publiques importantes: Mery Hermanus, actuel échevin PS à Jette, déjà connu pour avoir été l’une des vedettes du feuilleton Agusta, et qui fut directeur de la Société de Développement Régional de Bruxelles (SDRB) de 1989 à 1996… Et sa femme, Mireille Francq-Hermanus, elle-même Présidente du CPAS de Jette et « Administrateur général » de la SDRB. La SDRB qu’on connaît pour ses nombreux projets à Bruxelles, dont quelques-uns dans les 4 îlots du PPAS Fonsny 1.
• Jean Thomas, tout puissant promoteur, actuellement à la tête de la Compagnie Immobilière de Belgique (CIB – Immobel) et anciennement de l’Immobilière Louis De Waele, fait également partie des inculpés. Jean Thomas, qui dit avoir « le coeur à gauche », appartient au Parti Socialiste dont il est membre de la section de Bruxelles-Ville. « Mais ce qui caractérise plus précisément son parcours professionnel, le personnage », selon « La Libre Belgique », « c’est sa faculté à marier les intérêts de ses entreprises à ceux de l’Etat, des collectivités et des parastataux. Familier du pouvoir politique, il s’est même présenté sur la liste PS à Bruxelles-Ville aux dernières élections communales. Avec succès. On chuchote (bruyamment) que cette démarche politique lui a surtout permis de renforcer son pouvoir dans les marchés immobiliers à Bruxelles. »
A Saint-Gilles on connaît la SA Immomills – Louis De Waele Development, notamment pour sa spectaculaire spéculation sur l’îlot désormais appelé « Midi Atrium ». Anciennement constitué d’habitations, cet îlot a été transformé en bureaux avec la bénédiction du bourgmestre de Saint-Gilles, Charles Picqué, qui a accepté d’en modifier l’affectation pour permettre au promoteur d’y bâtir 56.180 m2 de bureaux et de parkings. L’opération s’est néanmoins soldée par un échec cuisant pour la Commune: après avoir été mis en vente sur le marché international, le « Midi Atrium » a finalement été acquis par la SNCB, un organisme public dispensé des taxes sur les bureaux. Mr Picqué s’est toujours défendu d’avoir encouragé ou récompensé, dans cette affaire, la spéculation initiée par la société de Jean Thomas (lire “Mr Picqué réinvente le sens du mot spéculation”).
Via la SA Louis De Waele, le groupe CIB est aussi l’un des actionnaires d’Espace Midi: ce consortium est l’un des principaux promoteurs privés auxquels la SA Bruxelles-Midi revend des terrains dans le quartier Midi — terrains expropriés par la Région bruxelloise grâce aux plans de la Commune de Saint-Gilles.
• Notons que les mêmes acteurs immobiliers présents au sein d’Espace Midi (lire la présentation d’Espace Midi) se retrouvent dans un autre “partenariat public-privé” à Bruxelles: la société Espace Rolin, qui réalise un important projet à Etterbeek. Commune dont l’ancien Echevin des Finances, Isi Halberthal (PS), ayant actuellement en charge la Culture, l’Enseignement et la Cohésion sociale, est aussi « consultant » auprès d’Immobel, selon ses propres déclarations dans « Le Soir » du 16 avril 2007. Les rapports annuels 2001 et 2002 du groupe Immobel le présentent comme administrateur (« director » dans la version anglaise) à l’immobilière Immomills – Louis De Waele Development (celle-là même qui a spéculé sur l’îlot « Midi Atrium » avec la bénédiction de Charles Picqué).
D’aucuns disent qu’à ce titre, Mr Halberthal a été impliqué dans certaines opérations immobilières d’envergure au quartier européen (sur le territoire d’Ixelles, pas d’Etterbeek) ainsi qu’au projet que le groupe suédois Eurobalken tenta de mener à bien sur l’îlot A du PPAS Fonsny 1. C’est aussi en tant que représentant de Louis De Waele Development qu’il est devenu administrateur de la SA Espace Midi, regroupant différents promoteurs ayant spéculé dans le quartier Midi au début des années ’90.
Curieux cumuls en tout cas, qui ne sont pas sans rappeler les pratiques de la Région et de Saint-Gilles dans le dossier du quartier Midi. Cumuls que ce mandataire PS proche de Charles Picqué se garde bien de détailler dans le curriculum vitae qu’il présente sur son site internet, où il précise tout de même être « avant tout un socialiste gestionnaire, un homme de réalisations concrètes. Les prophéties sur le déclin imminent du capitalisme, la rhétorique du grand soir, ce n’est pas vraiment son truc. Mais sa passion d’administrer occulte son côté idéaliste »… Aujourd’hui, Isi Halberthal fait partie des inculpés de l’affaire de l’ancien Hôpital Militaire d’Ixelles.
• Enfin, la liste se termine par un autre « gros poisson » de l’immobilier bruxellois. Il s’agit de Philippe Blaton, ancien patron de Bâtipont, désormais à la tête des sociétés Philippe Blaton et Amart, actives dans la construction et la rénovation. Bâtipont Immobilier, alias BPI, est la filiale de développement immobilier du groupe BPC, appartenant lui-même à CFE (Vinci). CFE est également l’un des actionnaires d’Espace Midi.
BPI est depuis 2005 copropriétaire de « l’îlot C » du PPAS Fonsny 1 (encore virtuellement pour certaines maisons appartenant toujours à des propriétaires particuliers, menacés d’expropriation depuis 15 ans), en consortium avec le groupe Atenor. Ils vont y construire 39.595 mètres carrés de bureaux et un hôtel de 142 chambres. Conformément à la volonté politique de la Région et de Saint-Gilles inscrite dans le PPAS Fonsny 1.
Entre l’Hôpital Militaire et le PPAS Fonsny 1, les liens apparents s’arrêtent là. Autre quartier, autres enjeux. Autre commune, autres moyens… Mais outre les liens personnels qui apparaissent à travers cette petite mise-en-perspective (et qui apparaîtraient sans doute plus encore si nous élargissions notre champ d’intérêt à d’autres projets immobiliers à Bruxelles), ces projets semblent animés, en toute complicité, par une même volonté d’élaborer des opérations de « win-win » privés-publics. Sur le dos de la collectivité.
Lire aussi:
• L’article de « La Libre Belgique » sur les inculpations
• L’article de « La Libre Belgique » sur Jean Thomas
• L’article du « Soir » sur Isi Halberthal
Comment mieux décourager les habitants?
Des démolitions ont commencé, fin mars, entre et autour des 4 maisons concernée par le nouveau plan d’expropriation en gestation à la Commune de Saint-Gilles. Une pratique sournoise, qui n’est accompagnée d’aucune forme de concertation ni d’information envers les riverains et qui va surtout servir à créer des dents creuses. Une manière d’accroître la pression sur les propriétaires et habitants de l’îlot, dont les maisons n’ont toujours pas été rachetées ni expropriées.

En 2006, la Commune de Saint-Gilles avait poussé les promoteurs d’Espace Midi à démolir les maisons qu’elle possède dans l’îlot D (rue de Russie et avenue Fonsny)… Ces mêmes maisons qui avaient été vidées de leurs locataires un an plus tôt, toujours sur insistance de la Commune si l’on en croit les promoteurs. Une de ces maisons n’appartenait pas ni à Espace Midi ni à Bruxelles Midi, mais à un particulier qui avait eu l’audace de refuser l’offre de cette dernière, offre qu’il jugeait très en-dessous de la valeur de sa maison. Exproprié dans le courant de l’été 2006, ce propriétaire vit sa maison être démolie à la veille de Noël et des congés du bâtiment.
Le problème n’est pas seulement le sort qui est fait à ces propriétaires expropriés et à ces locataires délogés. C’est aussi la détérioration parfaitement volontaire et inutile (du point de vue du développement des projets immobiliers en tout cas) du cadre de vie des habitants voisins de ces maisons. Car bien sûr, les démolitions ne s’effectuent pas par blocs, c’est-à-dire une fois que les développeurs sont entrés en possession de tout un îlot. Non: les maisons démolies sont mitoyennes de maisons habitées, appartenant toujours à des particuliers que la Région n’a jamais expropriés.
Depuis le 19 mars 2007, des ouvriers ont entamé la démolition d’une série de maisons situées cette fois dans l’îlot C (rue d’Angleterre et rue de Mérode). C’est justement dans cet îlot qu’un nouveau projet de plan d’expropriation est en cours pour 4 des 5 maisons toujours habitées et jamais rachetées (ni expropriées, en 10 ans tout de même…) par Bruxelles-Midi ni par la Région. Ces maisons sont situées dans un îlot déjà cédé (en partie virtuellement, donc) au groupe Atenor-BPI pour y construire bureaux et hôtels.
La démolition bloc par bloc est une ancienne revendication des habitants, hélàs toujours d’actualité. Poussière, bruit, tremblements et autres chutes de pierres sont le lot quotidien de ces travaux qui commencent parfois très tôt le matin. Les ouvriers ne sont quasiment jamais au courant que les maisons mitoyennes de celles qu’ils vident sont habitées. L’insécurité (maisons laissées ouvertes pendant la période de démolition, terrains vagues ouverts ensuite à tout vent…) et d’autres nuisances quotidiennes (rats, souris…) vont de pair avec ces destructions.
[Ecoutez le doux réveil du marteau-piqueur, enregistré de l'autre côté du mur.]
C’est peut-être la raison pour laquelle cette pratique a toujours été privilégiée par les autorités et par Bruxelles-Midi, malgré ou à cause des plaintes des habitants. Comment expliquer autrement de telles méthodes? Pourquoi cet empressement? Quel intérêt ont les autorités à ce qu’une maison sur deux soit détruite, puisque la construction ne pourra pas démarrer avant que toutes les parcelles soient vides. La démolition par blocs serait un procédé évidemment plus économique pour Bruxelles-Midi, mais la démolition « plic ploc » a des vertus évidentes d’intimidation sur les habitants. Leur capacité de résistance ne peut que s’en trouver affaiblie… au bénéfice de ceux qui veulent racheter leurs maisons à bas prix.
Tags : atenor | gare du midi | rue de russie | bruxelles-midi | rue de mérode | expropriation | rue d'angleterre | saint-gilles | avenue fonsny | espace midiBirkiye débarqué, Jaspers débarque!
Le PPAS « Fonsny 1″ avait prévu une architecture « harmonieuse et cohérente » sur les 4 îlots expropriés et reconvertis principalement en bureaux, le long de l’avenue Fonsny. Mais la lenteur du projet (seul l’îlot B est sorti de terre en 15 ans), lié aux critiques envers le style « Gotham City » conçu par l’Atelier d’Art Urbain pour l’ensemble des îlots, puis la récente séparation des architectes de cet atelier, ont fini par casser leur « monopole » architectural sur le quartier. Va-t-on pour autant y gagner au change? Pas sûr: Michel Jaspers a saisi l’occasion pour faire son retour dans le « petit Manhattan » et le bureau A.2R.C l’accompagne.

Le divorce de l’Atelier d’Art Urbain, dirigé par Sefik Birkiye, semble avoir accéléré la décision des autorités de renoncer à leur projet d’architecture « harmonieuse et cohérente » sur l’ensemble des 4 îlots expropriés du PPAS « Fonsny 1″.
La porte est ouverte à de nouveaux projets, plus « audacieux ». Comme le laisse d’ailleurs entendre un récent avis de la Commission de concertation de la Commune de Saint-Gilles sur des projets en cours dans l’îlot D: « Considérant que les dérogations liées à l’aspect et l’esthétique du bâtiment sont inhérentes à la volonté de développer une architecture contemporaine et n’entravent pas l’intégration au contexte urbain (…) ; Considérant en effet que l’évolution architecturale du quartier du Midi ne permet plus d’envisager les questions d’intégration architecturale d’une manière traditionnelle mais impose des tentatives de réflexions nouvelles »… La fin du règne de l’Art Urbain a sonné.
Michel Jaspers, l’un des principaux architectes du quartier Nord tel qu’on le connait aujourd’hui, profite de l’occasion pour venir à son tour laisser sa marque dans le « petit Manhattan » du Midi. L’homme des grands projets comme les bureaux de la KredietBank, la nouvelle tour Dexia, ou encore la nouvelle tour des Finances, est aussi l’architecte qui a rénové la tour du Midi. Jusqu’à présent, c’était sa seule réalisation dans le quartier du Midi.
L’erreur est en passe d’être réparée: le consortium Atenor-BPI vient de lui confier une « mission architecturale » pour développer ses projets sur l’îlot C (voir image plus haut), qui bien que toujours en partie habité, fait l’objet d’une convention signée en 2005 entre ces promoteurs et la Région bruxelloise. Lire le communiqué d’Atenor à propos de l’îlot C, où sont prévus 39.595 mètres carrés de bureaux et un hôtel de 142 chambres.
Michel Jaspers travaillera en collaboration avec le bureau A.2R.C de Michel Verliefden, l’architecte qui plaidait encore récemment dans « Trends-Tendances » pour que l’on construise dorénavant « plus haut » et « plus dense » à Bruxelles. A.2R.C a aussi obtenu le contrat architectural pour les nouveaux projets d’Espace Midi dans l’îlot D (voir image ci-dessous), ceux qui ont justement provoqués les remarques de la Commission de concertation.
Lire la présentation de ces nouveaux projets architecturaux.
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