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Rénovation de l’îlot A : un nouveau feuilleton
à rebondissements dans le quartier du Midi

- Communiqué de presse, 28 octobre 2008

La Région de Bruxelles-Capitale et la Commune de Saint-Gilles n’ont toujours pas pris contact avec les habitants concernés par le récent projet de rénovation de l’îlot A (quartier de la gare du Midi). Il apparaît même, contrairement aux effets d’annonce de cet été, qu’aucun propriétaire actuel ne serait autorisé à rénover ni à rester dans sa maison. Plusieurs associations s’en inquiètent et demandent aux autorités de prendre en compte urgemment et prioritairement la dimension sociale dans leur gestion de ce dossier.

Le 7 juillet dernier, le Ministre-Président Charles Picqué annonçait par communiqué de presse qu’il avait décidé — “suite à une concertation avec l’ARAU” (Atelier de recherche et d’action urbaines) et au terme d’une étude commandée à l’administration régionale — de rénover partiellement l’îlot A du Plan particulier d’affectation du sol (PPAS) Fonsny n°1, après avoir déclaré pendant 16 ans que sa démolition s’imposait.

Pour les associations qui avaient demandé la rénovation de cet îlot et le maintien sur place de ses habitants — à plusieurs reprises et notamment en novembre 2007 lors de la Commission de concertation devant examiner un énième plan d’expropriation pour ce périmètre —, il s’agissait évidemment d’une bonne nouvelle. Bonne, mais étonnante. En effet, lorsque le Comité du quartier Midi, le BRAL, le Comité de défense de Saint-Gilles (CODES), IEB, la Ligues des Droits de l’Homme et le RBDH avaient porté cette revendication, les autorités avaient tantôt fait la sourde oreille, tantôt rétorqué que des éléments techniques ou juridiques rendaient impossible une telle opération.

Pour rappel, plusieurs maisons de cet îlot n’ont toujours pas été expropriées malgré qu’elles soient menacées d’une expropriation “d’extrême urgence” depuis… 1992. A cette époque, l’adoption du PPAS Fonsny n°1 avait condamné plusieurs îlots d’habitations à la démolition. Ce PPAS, encore en vigueur aujourd’hui, fait la part belle à la fonction bureau tout en prévoyant la construction de logements sur certaines parcelles, dont cette partie de l’îlot A. Mais l’intérêt des promoteurs immobiliers à construire du bureau dans la zone n’ayant pas été au rendez-vous, les autorités n’ont jamais eu les moyens ni d’exproprier les habitants ni de financer ses projets de logement. En 2005, il fut donc décidé que ce serait le Plan Logement de Mme Françoise Dupuis qui subventionnerait la reconstruction de l’îlot A (après son expropriation et sa démolition aux frais de Beliris). Début 2008, un nouveau plan d’expropriation entra en vigueur pour les parcelles concernées.

Voilà pourquoi le revirement subit de M. Picqué, en juillet 2008, avait donc de quoi surprendre. Mais le Ministre-Président régional ayant annoncé avoir pris la décision de rénover dans “un souci d’apaisement” (1) , il s’agissait de lui laisser le bénéfice de la bonne foi. Son objectif était de “ne pas attendre d’avoir un terrain vague pour construire, mais commencer, puisqu’on est propriétaire, à construire ou à en rénover certaines parties” (2). Aux yeux des associations, les avantages étaient la fin de la situation d’incertitude des habitants, le fait qu’ils puissent rester et la non démolition du patrimoine architectural.

Une annonce manifestement précipitée

Si la mise en place d’un plan de rénovation recèlait de nombreuses zones d’ombre tant au niveau de ses implications techniques que sociales, le communiqué de M. Picqué indiquait clairement que “les propriétaires qui en feront la demande pourront rénover leur immeuble, le cas échéant, avec l’aide des primes à la rénovation”. Il confirmait cette position au Parlement régional (3) : “cela permet aussi de réaliser, dans l’îlot, une opération “tiroirs” pour les habitants : rénover quelques maisons et y loger ceux qui habitent celles qui vont être démolies”. Selon M. Picqué, les questions encore ouvertes portaient alors sur le mode opératoire : de quels types d’aides à la rénovation les propriétaires allaient-ils pouvoir bénéficier?

Pour les habitants, la nouvelle avait de quoi laisser perplexe : après s’être vus interdire la rénovation et annoncé la démolition imminente de leur maison pendant 16 années, voilà qu’on leur proposait soudainement de la rénover. La surprise fut d’autant plus grande qu’ils apprirent la nouvelle par presse interposée. Ni la Région, ni la Commune de Saint-Gilles ne prirent contact avec eux. Dans un courrier envoyé à l’ARAU le 31 juillet, le Ministre-Président précisait que “les propriétaires seront contactés afin de s’enquérir de leurs intentions et de leur donner la possibilité de rénover eux-mêmes leur bien”. Cette prise de contact devait avoir lieu “dès le début du mois de septembre” espérait M. Picqué.

Or, à ce jour, aucun contact de ce genre n’a encore eu lieu. Il nous revient même que le Ministre-Président aurait à nouveau changé son fusil d’épaule : la rénovation partielle de l’îlot A serait bel et bien maintenue, mais aucune possibilité ne serait donnée à ses habitants actuels de rénover, de rester dans leur maison ou de réintégrer celle-ci après travaux ! Il n’y aura donc ni primes à la rénovation, ni opération tiroirs… Les maisons seront toutes rachetées ou expropriées par les autorités et celles qui ne seront pas démolies seront mises sur le marché locatif après leur rénovation.

Les associations signataires se demandent quelles sont les raisons qui poussent maintenant à vouloir refuser la rénovation par les habitants ? Elles déplorent ces rebondissements et effets d’annonce qui se succèdent dans un mépris total des habitants, pourtant les premiers concernés dans l’affaire. Une nouvelle fois dans la saga du quartier Midi, ceux-ci auront entendu tout et son contraire sans que les autorités aient jamais pris la peine de s’adresser directement à eux.

Rénover, une mesure sociale ou une décision purement électorale ?

Cette attitude conforte hélas l’idée que les autorités ont décidé la rénovation de l’îlot A non pas dans un souci social ou “d’apaisement” mais qu’il s’agit sans doute pour elles — probablement rendues au constat de leur incapacité à réaliser les expropriations et les projets du Plan Logement avant la fin de la législature régionale — d’éviter un nouveau camouflet urbanistique dans le quartier du Midi et d’épargner au Bourgmestre de Saint-Gilles, Charles Picqué, de rester avec un nouveau terrain vague sur les bras après l’échéance électorale de juin 2009.

Près de 20 ans après la création de la Région bruxelloise et le lancement des opérations immobilières dans le quartier Midi, il reste une vingtaine de maisons et autant de ménages dont le sort est toujours suspendu à une menace d’expropriation. Selon les dires de M. Picqué lui-même (4) , on ne verra pas la fin des expropriations cette année, “mais peut-être l’année prochaine”. Si la rénovation n’est plus une option proposée aux propriétaires, ceux-ci devront encore supporter ce délai incertain.

Les associations signataires demandent une nouvelle fois aux autorités saint-gilloises et régionales qu’elles:

• mettent fin immédiatement, et humainement, à l’incertitude et à la situation de précarité qu’elles font peser sur les habitants ;
• relogent tous les locataires ;
• indemnisent de manière juste tous les propriétaires et commerçants.

Signataires :

Comité du quartier Midi
Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL)
Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH)

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Sur ce sujet lire aussi :

- Parlement régional bruxellois, 16 juillet 2008:
Interpellation concernant la décision de rénover l’îlot A (pdf)

- “Le Soir”, 8 juillet 2008:
L’îlot A du quartier du Midi ne sera pas démoli

- “La Dernière Heure”, 8 juillet 2008:
La rue de Mérode sera un peu moins défigurée

- “La Libre Belgique”, 8 juillet 2008:
Midi, l’heure de la “rénovation”

- Dépêche Belga, 7 juillet 2008:
Bxl-Midi: Picqué et l’ARAU d’accord pour rénover plutôt que démolir

- Communiqué de presse Charles Picqué & ARAU, 7 juillet 2008:
Rénover plutôt que démolir (doc)

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La Région de Bruxelles-Capitale à nouveau condamnée pour ses pratiques au quartier Midi

- Communiqué de presse, ARAU & Comité du quartier Midi, 6 mai 2008

Un nouveau jugement condamne sévèrement les agissements de la Région dans le dossier du réaménagement du quartier Midi. Les attendus évoquent notamment des pratiques de « harcèlement », « d’intimidation » et de « désinformation ».

Il y a tout juste un an, le tribunal de Justice de Paix de Saint-Gilles avait rendu deux jugements qui résonnent encore dans la tête des membres du gouvernement de la Région bruxelloise. Dans le cadre d’une expropriation qu’elle avait elle-même sollicitée — mais seulement au terme de seize années de menaces ! —, la Région était montrée du doigt notamment pour sa « stratégie de pourrissement » du quartier Midi et le « modèle d’administration mal conçue et malfaisante » qu’elle avait mis en place pour l’occasion (étant notamment le « véhicule » Bruxelles-Midi, c’est-à-dire la société anonyme créée par la Région).

La Région se voyait condamnée pour atteinte aux Droits de l’Homme, ce qui n’est pas rien.

On se rappellera qu’à l’époque, le Juge cantonal avait aussi doublé ce célèbre jugement d’un cinglant désaveu envers les propositions financières faites « à l’amiable » par la Région. Celle-ci fut en effet condamnée à verser au propriétaire exproprié près de… six fois le montant qu’elle prétendait lui concéder « à l’amiable ».

Depuis, le Gouvernement a répliqué en introduisant un recours en révision (il n’existe pas de procédure d’appel dans le cadre de la loi sur les expropriations), toujours pendant à l’heure actuelle. Et la Région cherche à minimiser l’impact de ce jugement, qui s’impose pourtant à elle, le considérant comme « excessif » ou « étrange », et soutenant qu’il s’agit au pire d’un cas malheureux et « isolé ».

Un cas isolé ?

Mais, s’intéressant aux derniers rebondissements judiciaires du réaménagement urbanistique du quartier Midi, « Trends-Tendances » évoque, dans sa dernière édition, un nouveau jugement qui ne conforte pas du tout la thèse du « cas isolé »

Rendu le 6 février 2008, ce jugement accorde tout d’abord au propriétaire d’une maison de la rue de Mérode (la dernière à avoir été expropriée à ce jour dans le quartier) une indemnité près de trois fois supérieure au montant que lui proposait initialement la Région.

Et une nouvelle fois, les attendus sont sans appel pour les pratiques des pouvoirs publics envers les propriétaires et habitants du quartier :

« (…) Attendu que, depuis 1991, les expropriés vivent sous le coup d’une expropriation d’extrême urgence décrétée, sommeillante et activable discrétionnairement par l’administration, sans aucun avertissement ;

Que cette menace et la nécessité de se tenir constamment aux aguets a contraint les expropriés à vivre dans un état de tension constante (s’absenter plus d’une semaine leur était interdit, la voie de recours de l’opposition ne leur étant pas ouverte) affectant le psychisme de personnes normales ;

Que, de plus, depuis des années, les expropriés subissent le bruit, la saleté, les vibrations, la pollution, le mouvement d’engins de chantier, le harcèlement, l’insécurité, l’incertitude, l’intimidation, toujours sans explication de ce qui se trame ;

Qu’à cela s’ajoute la désinformation par les pouvoirs publics depuis 1991 (…) »

Si ces décisions de justice sont certainement de bon augure pour les derniers propriétaires du quartier, elles présentent cependant le risque de freiner les ardeurs de la Région à procéder à de nouvelles expropriations judiciaires qui alourdiraient une ardoise de plus en plus élevée et terniraient encore son image.

Y a-t-il encore un pilote à bord du « véhicule » Bruxelles-Midi ?

Au vu de ce nouveau désaveu judiciaire, qui s’ajoute à une longue liste d’articles, de déclarations ou d’interpellations critiquant les agissements publics dans ce dossier, les habitants du quartier Midi ne s’expliquent pas comment les autorités n’ont toujours pas mis fin à cette situation.

Elles avaient la possibilité de renoncer à la démolition des maisons encore existantes, elles ne l’ont pas saisie. Depuis 2005, elles prétendent disposer enfin des fonds nécessaires pour procéder aux expropriations , elles ne l’ont pas encore fait.

Et pourtant, aucun planning n’est toujours annoncé aux propriétaires, commerçants et locataires du quartier. Que se passe-t-il ? La Région semble ne pas vouloir abandonner ses mauvaises pratiques en matière d’expropriation ; à savoir : temporiser longtemps, puis agir très vite. Elle l’a encore démontré lors des dernières expropriations en date, en utilisant au pied de la lettre les délais extrêmement courts que permet la loi « d’extrême urgence » : citation à comparaître dans les 8 jours, délais d’un ou deux mois pour quitter sa maison…

Si elles veulent éviter de nouveaux affronts judiciaires, la Commune de Saint-Gilles et la Région de Bruxelles-Capitale seraient bien inspirées de mettre immédiatement fin à ce mauvais feuilleton.

Mais quelqu’un pilote-t-il encore vraiment ce dossier ?

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Françoise Dupuis: « c’est de loin le dossier le plus compliqué, et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement »

- Parlement régional bruxellois, 8 janvier 2008. Commission du Logement et de la Rénovation urbaine. Interpellation de M. Alain Daems à Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement et de l’Urbanisme, concernant « le projet du Plan logement sis sur les îlots A et D du PPAS Fonsny I ».

M. le président.- La parole est à M. Daems.

M. Alain Daems.- Mon interpellation porte sur un projet particulier du Plan logement, qui présente des caractéristiques différentes des autres projets et du schéma de base. Il s’agit de 80 à 120 logements moyens à construire sur deux îlots du PPAS Fonsny I.
Les éléments qui font apparaître ce dossier comme singulier sont les suivants. A la différence des autres projets du Plan logement, il ne s’agit pas de terrains vides mais de logements à démolir préalablement. Ces terrains bâtis n’appartiennent pas aux pouvoirs publics. Les maisons sont encore occupées, pour la plupart par leurs propriétaires. Du point de vue du financement, Beliris interviendrait pour l’expropriation et la démolition des immeubles. Or, mener des expropriations au nom de la contribution aux fonctions de capitale de Bruxelles ne me semble pas immédiatement compréhensible. Enfin, la SRIB serait le maître d’oeuvre du projet. La SRIB sera peut-être amenée à produire du logement moyen mais elle devra ensuite gérer ces logements ou les confier à une instance qui gérera les logements et le lien locatif avec les habitants.
Je n’entends pas critiquer le fait qu’il y ait de nombreux aspects atypiques. Dans le cadre de l’objectif ambitieux que le gouvernement s’est fixé en matière de production de logements publics et face aux difficultés de trouver des terrains vides et d’obtenir l’accord des autorités locales, il n’est pas du tout absurde d’essayer de trouver d’autres modalités, comme par exemple la rénovation de logements en mauvais état. Cependant, des questions se posent, notamment quant à l’expropriation et à l’expulsion des habitants, locataires ou propriétaires de leur logement, pour y construire après démolition un nombre équivalent de logements publics pour revenus moyens.
A ce sujet, il est apparu dans les débats budgétaires qu’environ 200 logements ont été fermés par le Service d’Inspection régionale (DIRL), en application des normes d’habitabilité du Code du Logement. Ces logements sont vides et ont besoin d’une rénovation importante. Ils pourraient être éventuellement expropriés, rénovés et intégrés dans le Plan logement. Le fait de vider des appartements déjà occupés pour les démolir, les reconstruire et y installer d’autres habitants, ne semble pas évident à première vue.
Je souhaiterais obtenir des éclaircissements concernant le type de logements et leur nombre. La commune annonce du logement social et moyen, tandis que le site internet du Plan logement parle de logement moyen. Qu’en est-il exactement ?

Ces logements, prévus au PPAS – lui-même bien antérieur au Plan logement – , devaient de toute façon être construits et financés par les charges d’urbanisme. Au-delà de la maîtrise d’ouvrage et du financement se pose la question de la gestion locative et immobilière de ces futurs logements neufs. Contrairement à ce que je croyais, les 5.000 logements du Plan logement ne constituent donc pas des logements supplémentaires assortis aux mécanismes traditionnels tels que celui de la SDRB. Qu’en est-il de la gestion locative et immobilière de ces futurs logements, étant donné que la SRIB n’est pas dotée d’une administration pour assurer cette tâche ?
Le Plan logement s’inscrit dans un délai déterminé par la législature régionale. Néanmoins, les projets prévus dans le quartier du Midi ont pris un retard considérable. Il a en effet été nécessaire d’adopter un nouveau plan d’expropriation, en plus des précédents (le premier s’étendait déjà sur dix ans, et le suivant sur trois ans, sans pour autant avoir été notifié). Le fait que les délais nécessaires à la réalisation de logements habitables s’avèrent plus longs (15 à 20 ans) que les délais initialement prévus (5 ans), cela ne vous inquiète-t-il pas ? Avez-vous obtenu suffisamment d’assurances pour éviter que ce projet ne reste le parent pauvre de l’ensemble du Plan ? Le calendrier est d’autant plus important que les maisons sont habitées. Constater la dégradation continue de son logement sans disposer pour autant de la perspective d’un accompagnement social et de la possibilité d’un relogement est effrayante pour les occupants. Cela fait dix ans que l’on parle d’expropriation. Il importe de proposer aux habitants de ce quartier, tant locataires que propriétaires, une perspective claire sur les possibités de relogement en Région bruxelloise.
Enfin, pour des raisons urbanistiques et environnementales – l’environnement étant un domaine qui me tient particulièrement à coeur – la rénovation de ces logements, dont la dégradation affecte l’aspect général et les conditions de vie de ses occupants, me paraît plus judicieuse qu’une démolition suivie d’une reconstruction.

M. le président.- La parole est à Mme Dupuis.

Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- Cette interpellation me permet de faire un minimum de clarté. Je ferai ce que je peux, avec l’humilité de ma fonction et de la tâche qu’on m’a confiée. Ceci étant, je ne peux absolument pas vous suivre sur les 20 années du Plan logement. A propos du quartier Midi, je ne suis responsable que d’un aspect. Je vais vous l’expliquer. Quand on m’a demandé d’imaginer où je pourrais faire construire environ 5.000 logements – en rupture avec tous les chiffres et statistiques qui avaient été maniés précédemment, vous le savez mieux que moi -, sur un terrain public, afin de neutraliser le coût du terrain, il fallait bien faire appel à la bonne volonté des différents acteurs publics (communes, CPAS et autres régies). J »ai essayé de ne pas manquer d’imagination en la matière.
Dès le début, j’ai indiqué au ministre-président que – puisqu’on se plaignait massivement de la trop grande implantation de bureaux dans le quartier de la gare du Midi et, qu’en outre, on se plaignait beaucoup des retards – j’étais disposée à y recevoir un terrain pour y faire du logement dans le cadre du Plan logement. C’est moi qui ai eu cette idée.

Comme il y a là un terrain semi-public, ou géré de cette manière par la société anonyme, pourquoi ne pas envisager de faire une partie du Plan logement à cet endroit, ne fût-ce que pour favoriser la mixité du quartier. D’emblée, pour la mixité, nous avons pensé y faire du logement moyen, puisque, dans la même rue, il y avait déjà des implantations du Foyer saint-gillois.

La s.a. Bruxelles-Midi a répondu positivement à cette demande. Son assemblée générale m’a confirmé qu’il était tout à fait concevable d’inscrire ces îlots dans le Plan logement, moyennant des procédures que nous déterminerions ensemble. Cette réponse m’a totalement satisfaite. Ce dossier fait partie des trente-deux projets sur lesquels nous travaillons actuellement. Nous rappelons tous les mois la s.a. Bruxelles-Midi pour connaître l’état d’avancement du projet.
Il existe en réalité deux projets. Le premier concerne un ensemble cerné par la rue de Norvège, la rue de Suède et la rue de Mérode, où se trouvent encore quelques maisons occupées, dont l’état de taudisation est assez avancé, à l’intérieur d’un îlot très dégradé dans son ensemble. Un oeil profane, mais averti, évalue facilement qu’il est possible de réaliser jusqu’à 120 logements à cet endoit. Il suffit de compter les numéros des maisons qui s’y trouvent et de construire en urbanisation normale pour ce quartier, par exemple rez + 3, avec un 4ème étage en recul, ce qui est même plus bas que le reste des bâtiments actuels.
Le second projet, arrêté dans le chef de la société et des autorités de Saint-Gilles, est lié à un pâté de maisons situé deux ou trois îlots plus loin. Il concerne une partie d’îlot comportant des immeubles de plus grande hauteur, occupés par de nombreux locataires, qui se plaignent de ne pas avoir reçu d’offre de relogement. Cela constitue une autre forme de difficulté pour l’expropriation en cours.
Ces deux projets comportent des difficultés très différentes. Ils portent sur un bloc fort dégradé et un autre qui l’est moins, où une opération pourrait être entreprise, avec une procédure d’accompagnement qui ne me concerne pas. J’ai lancé il y a deux ans et demi l’ idée d’inscrire dans le Plan logement les logements qui pouraient être bâtis à cet endroit.

Cette idée a ensuite fait son chemin, avec quelque flou, je vous le concède. Mais nos projets sont beaucoup moins atypiques que vous ne le pensez. Dans beaucoup d’autres lieux, il y a encore des constructions, comme dans la rue des Polders à Uccle. Il s’agit là d’une propriété de la régie régionale, dont le dossier a été confié à la SRIB. Cependant, nous ne commencerons à travailler dans le cadre de notre Plan logement qu’à partir du moment où le terrain sera vierge.
Nous négocions avec les régies régionale et locale pour reloger les gens et nous avons trouvé des solutions. Dans ce cas-ci, le propriétaire est public, mais la situation est la même, à savoir que le terrain n’est pas vierge. Il n’est pas question de rénover à cet endroit, qui est un chancre depuis 1981. Normalement, les terrains seront cédés à une personne morale de droit public, probablement à la régie régionale. Nous cherchons la meilleure hypothèse. Nous travaillerons alors dans un cadre tout sauf atypique. Je crois également comprendre que les personnes sous le coup d’une expropriation ne sont pas heureuses des lenteurs et réclament une accélération. Ce n’est cependant pas moi qui décide.

Pour les besoins de la commission, permettez-moi de reprendre dans le détail l’historique des procédures d’expropriation.
En date du 14 septembre 1995, le gouvernement a approuvé le PPAS « Quartier de l’avenue Fonsny n° 1″, délimité par l’avenue Fonsny, la rue de Russie, la rue de Mérode et la rue Claes. Ce PPAS s’inscrit dans le cadre de l’opération « Gare du Midi ». ll comporte cinq îlots, où des modifications importantes sont prévues par la création d’une nouvelle place (à l’angle de la rue de Hollande et de l’avenue Fonsny), entourée d’immeubles de bureaux et de commerces. Le logement est conforté du côté de la rue de Mérode. Le plan d’expropriation nécessaire à la réalisation de ce PPAS a été approuvé par arrêté du gouvernement du 18 juillet 1996. A la suite d’un problème de procédure, ce plan d’expropriation n’a pas été approuvé en même temps que le PPAS. Le plan d’expropriation recouvre la totalité des îlots, excepté les parcelles sises 9 à 19 rue de Hollande, qui appartiennent à Test-Achats, et 2 à 20 rue d’Angleterre, où il y a un hôtel. Au total, 165 parcelles sont visées par le plan d’expropriation qui accompagne ce PPAS. Le pouvoir expropriant est en l’occurence la Région de Bruxelles-Capitale.

Par arrêté du 7 juin 2001, le gouvernement a confirmé la nécessité et l’urgence de poursuivre les expropriations prévues par le plan d’expropriation approuvé, afin de réaliser les objectifs de ce PPAS. Entre-temps, le plan est devenu caduc sans que tous les immeubles aient été expropriés. La commune a donc approuvé un nouveau plan d’expropriation et demandé l’extrême urgence. Le conseil communal a adopté provisoirement un nouveau plan d’expropriation le 6 septembre 2007 et a pris sa décision définitive le 13 décembre 2007, après une enquête publique organisée du 10 octobre 2007 au 8 novembre 2007, et un avis de la commission de concertation du 27 novembre 2007. Ce dossier sera examiné sous peu par le gouvernement, mais il ne lui a pas encore été soumis.

Ma responsabilité commencera à ce moment-là, et seulement partiellement, puisqu’il s’agit d’une procédure proposée par la commune de Saint-Gilles. Il ne sera pas dérogé ici au Plan logement, qui prévoit 5.000 logements supplémentaires. Effectivement, si nous prenons en charge les constructions sur ces deux îlots – et à mon avis, il y a quelque chose qui cloche dans l’évaluation qui a été faite et il y aura plus de 120 logements – les charges d’urbanisme seront reportées, parce qu’elles étaient destinées à la rénovation, à la création ou à l’acquisition de logements dans le quartier du Midi.
Je pense qu’elles seront reportées sur des logements ailleurs dans le quartier, ce qui n’est pas plus mal. Il y aura de toute façon des rénovations ou des constructions qui ne seront pas directement gérées par moi, mais je pense que je m’en occuperai quand même, pour être sûr qu’il y ait à chaque fois des logements supplémentaires. Les charges d’urbanisme financeront d’autres logements plutôt que ce projet là, pris en charge par le Plan logement. Et pourquoi pas ? Une telle économie d’échelle peut être intéressante.
Je ne sais pas si Beliris participe au financement de ce projet. Je vais me renseigner. Je sais seulement que Beliris a mis de l’argent dans la société anonyme Bruxelles-Midi. Voilà donc un premier élément flou. Dans les projets dont j’ai la responsabilité, en matière de logement social, par exemple, Beliris intervient essentiellement dans le cadre de rénovations de patrimoine existant. Je ne sais toutefois pas ce qui se passe au niveau de Beliris. Il n’est pas impossible que, par de
multiples canaux, de l’argent de Beliris arrive pour ce projet, mais certainement pas pour le projet dont j’ai la charge.

Pour résumer, le modus operandi peut être le suivant. D’abord, j’espère que les expropriations se dérouleront dans les meilleures conditions possibles. Je crois que la commune de Saint-Gilles et la Région sont tout à fait au point pour ce faire. Toutefois, à la suite de votre interpellation, j’y veillerai encore plus particulièrement. Quand les expropriations – qui n’ont absolument rien à voir ni avec moi ni avec le Plan logement – seront terminées, le terrain sera cédé à un opérateur public
- j’imagine à la Régie – et, en tant qu’opérateur de construction, la SRIB construira.
Qu’adviendra-t-il après et qui gérera les logements moyens ? C’est une question qu’on se pose pour chaque construction de ce type de logements. Habituellement, la gestion des logements moyens se fait par l’intermédiaire des régies ou des propriétés communales, qui ont normalement des capacités et des services pour ce faire. Toutefois, aucune formule n’est exclue. Ainsi, dans un des projets, j’ai dû cautionner la constitution d’une mini société mixte. Le principe de base est que c’est du locatif public géré par du public.
Actuellement, cette question est prématurée. Le jour où nous serons en possession du terrain pour la durée nécessaire à la construction et au financement, il sera encore temps de se poser la question. Il existe de nombreuses possibilités pour trouver un gestionnaire pour des logements : on peut même faire un marché public.

Franchement, cette question n’est pas la plus urgente. J’ai effectivement demandé l’aide de la SRIB pour débloquer la situation et commencer à plancher sur un projet, sachant la pression sur le terrain. Cependant j’aime bien mettre les projets en concurrence, et nous n’allons pas trancher la question dans la précipitation.
L’accompagnement social n’est pas de notre responsabilité. Il incombe aux expropriants et aux services sociaux locaux et non à quelque coopérateur ou quelque acteur que ce soit de mon système. La seule chose que je puisse faire est suivre le dossier le plus précisément possible et ne m’effrayer de rien, parce que ce dossier est effectivement compliqué, bien que moins atypique que vous ne l’imaginez. Mais c’est de loin le dossier le plus compliqué, et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement.

M. le président.- La parole est à M. Daems.

M. Alain Daems.- Mon objectif n’était pas de vous rendre responsable des difficultés liées aux procédures urbanistiques actuelles et passées dans ce cadre.

Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- J’y ai fait allusion, car ceci m’empêche d’agir.

M. Alain Daems.- Toute responsabilité mise à part, on peut convenir que l’invocation répétée de l’extrême urgence dans ce dossier relève d’un certain surréalisme belge. La Région peut effectivement se saisir de la décision de la commune pour faire évoluer ce dossier. Néanmoins, vous conviendrez que les votes réalisés en commission de concertation, marqués par l’abstention de la majorité des fonctionnaires régionaux, constitue un fait peu courant. Mais ceci importe peu.
Par contre, l’attente des propriétaires et des locataires de ce quartier, plongés dans une situation qui perdure depuis des années, qui souhaitent la levée de l’incertitude afin de savoir notamment quand ils devront déménager, est un élément crucial qu’il convient de prendre en compte. Ce genre de situation peut hypothéquer la crédibilité du Plan logement. Son dénouement favorable aurait des effets positifs sur les autres projets en cours.
Votre intervention directe ou indirecte par le biais des services compétents (comme ce fut le cas pour les logements de la rue des Polders via la Régie régionale), en vue d’informer les occupants et d’activer la procédure, serait une bonne chose.
Bien que la démolition s’avère nécessaire pour des bâtiments tels que ceux de la rue de Norvège, la rénovation me semble une solution plus appropriée en ce qui concerne les autres logements en question.
Lors des discussions budgétaires, vous avez déclaré que le Plan logement n’impose nullement des constructions neuves et qu’il était possible d’envisager des solutions au cas par cas. Il convient d’étudier la possibilité de rénovations lourdes. Celles-ci permettent en effet d’écarter les inconvénients inhérents aux démolitions, tels que l’évacuation des déchets.

Bien que la fermeture de logements décidée par le Service d’inspection régionale ne relève pas du Plan logement, cette question mérite toute notre attention. En effet, de tels cas risquent de se représenter, étant donné que le Service a acquis aujourd’hui son rythme de croisière et que les cas de taudification sont de plus en plus nombreux. Maintenir des logements inoccupés et en mauvais état n’est pas une solution à moyen terme. Il convient d’y réfléchir.

M. le président.- La parole est à Mme Dupuis.

Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- Le Plan logement risque d’être accusé de tout ce qui se déroulera mal dans ce projet, alors que nous n’avons rien à voir avec cela, si ce n’est pour le fait qu’il y aura peut-être un jour une centaine de logements très convenables à cet endroit, ce qui serait une bonne chose par rapport aux spéculations qui ont lieu dans ce quartier.
Pour répondre à vos autres questions, je n’exclus rien dans le Plan logement, mais je ne travaille pas en priorité sur les dossiers les plus compliqués, étant donné les délais et les difficultés qu’ils comportent. Je n’ai pas exclu le principe de la rénovation ni, surtout, de la transformation de bureaux en logements, mais je ne dispose malheureusement pas de mécanisme ni de service adapté pour ce faire. Il a déjà été très difficile d’adapter les différents services de la SLRB ou de l’administration pour les mettre en marche en faveur de cet énorme projet.
Je n’ai pas pour l’instant de volet « rénovation » en cours et je doute que cela soit réalisable à cet endroit, en ce sens que le dossier prend progressivement forme, sous la pression des uns et des autres, et qu’il serait malvenu de le modifier. Nous n’interviendrons pas autrement sur ce projet que de la manière dont nous avons proposé d’intervenir, à moins d’un rebondissement majeur.
Plutôt que d’envisager la rénovation de ces deux îlots, il vaut mieux s’attacher à ce que les charges d’urbanisme soient utilisées en termes de rénovation d’immeubles plus isolés, ce qui est plus facile à mettre en pratique dans le cadre de procédures plus souples que les nôtres, qui sont des procédures à grande échelle.
La logique de l’Inspection régionale – à laquelle je me tiendrai – est d’exiger du propriétaire privé d’entreprendre un certain nombre de rénovations et de solliciter à cette fin des fonds privés et non publics. Nous devons continuer à exiger des propriétaires privés pris en défaut d’observer les normes de conformité des logements qu’ils alimentent notre fonds de logement ou de relogement, ou qu’ils proposent de restaurer leurs biens et de les remettre dans le circuit.
Cette logique, qui est celle de l’Inspection régionale, est beaucoup plus saine. Elle fonctionne d’ailleurs très bien, puisque nous disposons d’un fonds d’amendes qui permet de reloger les gens. Il ne nous appartient pas de nous substituer au privé, soumis à des contraintes importantes grâce au Code du logement.

M. le président.- La parole est à M. Daems.

M. Alain Daems.- Pour moi, votre idée de départ est bonne. Cependant, je me permets d’insister sur les mesures d’accompagnement. J’ai déjà évoqué les questions sociales ou de délai. Certes, ces décisions ne reposent pas entre vos mains, mais gardons-les à l’esprit.
Dans le même ordre, afin d’obtenir une meilleure acceptation sociale des projets publics, il n’a pas encore été décidé qui sera chargé de la gestion locative. La question des critères d’attribution revient ici sur le tapis. Pour les gens qui doivent quitter un logement, parmi lesquels des ménages locataires qui ne pourront probablement pas retourner dans ces mêmes logements ou dans ceux qui sont reconstruits, la situation est plus facile à accepter si les critères d’attribution sont transparents, clairs, motivés. L’opérateur qui décidera du choix des candidats locataires est important. Ces sujets complémentaires me semblent essentiels dans ce cadre.

- L’incident est clos.

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La fin des démons du Midi ?

- « La Dernière heure », 17 décembre 2007

Accord sur les 22 ultimes expropriations du bas de Saint-Gilles. Dixit les habitants, après une concertation « rarissime ».

SAINT-GILLES • L’expropriation des 22 dernières demeures (de l’îlot A et D) du quartier du Midi a été définitivement adoptée par le conseil communal saint-gillois, jeudi passé. « On arrive au bout des opérations ! », analyse Patrick Debouverie, l’échevin libéral du Développement économique. « Il restera encore les permis à délivrer. » Il est grand temps que touche à sa fin la redynamisation du bas de Saint-Gilles, promise par la région il y a quinze ans de cela.

On se souviendra des très vives critiques, formulées par le comité de quartier, à l’encontre de plans d’expropriation jamais appliqués ou de propositions de rachat, scandaleusement basses, des biens appelés à être rasés, en vue de logements.

Consécutivement à la commission de concertation (présidée par Patrick Debouverie) du 27 novembre, le même comité de quartier a, à nouveau, lâché tout son fiel. « Tous les fonctionnaires se sont abstenus sur cette cinquième salve d’expropriations visant les habitants », prouvant par cela même « qu’à part les parties prenantes (commune, région et SA Bruxelles-Midi), plus personne ne cautionne ce plan. » Ses revendications ? Elles sont au nombre de cinq : rénover sans détruire, reloger tous les locataires, proposer un planning concret d’expropriation de maximum six mois, respecter la loi et mettre fin aux incertitudes pesant sur les habitants.

« Il est normal que Saint-Gilles et la région s’abstiennent en concertation », rectifie le mandataire. « Par contre, le conseil communal devait motiver sa délibération. » Pour ce qu’il en est des délais, la secrétaire d’État au Logement, Françoise Dupuis (PS), a chargé l’opérateur (la Srib, NDLR) de préparer le dossier de demande de permis. Le plan logement, lui, doit encore être publié. « On a toutes les garanties demandées, puisque les fonds du plan logement régional sont là aussi », a ajouté Patrick Debouverie. Lequel rappelle que, sur 470 logements au Midi, « on dépassera les 130 logements sociaux ».

Guy Bernard

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Le PDI et le logement, une histoire qui finit mal ?

- « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007

Bruxelles est frappée par la crise du logement. Ce n’est pas aux associations membres du Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH) qu’on l’apprendra. Tous les jours, celles-ci accueillent des Bruxellois qui cherchent désespérément un logement abordable et de bonne qualité. En raison du manque de logements publics, ils sont obligés de se loger parfois pendant plusieurs années dans des logements insalubres avant d’espérer trouver mieux.

Trois Bruxellois sur dix vivent sous le seuil de risque de pauvreté. Ce seuil, fixé à 60 % du revenu médian belge, a augmenté de 13,5 % entre 2004 et 2005. La problématique du logement devient de plus en plus critique pour les Bruxellois à faibles revenus en raison notamment de l’augmentation des loyers et du peu de logements sociaux (8% du parc de logements total). Dans le secteur privé, une personne isolée vivant avec un revenu d’intégration sociale doit en moyenne consacrer 62 % de ses revenus à la location d’un logement d’une chambre sans confort de base (c’est-à-dire sans WC et salle de bain ou douche). Le nombre de logements sociaux loués stagne tandis que la liste d’attente pour un logement social ne cesse de s’allonger (celle-ci comptait 25 029 ménages au 1er janvier 2007).

Face à ce constat accablant, nous devrions donc nous réjouir d’apprendre dans le « schéma de base du PDI » que le gouvernement bruxellois estime que la lutte contre la crise du logement est une priorité. Malheureusement, il apparaît clairement dans la suite du « schéma de base du PDI » qu’il s’agit là d’une affirmation gratuite puisque dépourvue de propositions concrètes et que la solution à la crise bénéficiera surtout aux Bruxellois aux revenus moyens.

Mieux vendre Bruxelles

Toujours dans le schéma de base, nous lisons que « la région veut développer des activités économiques dans les zones anciennement industrielles ou stratégiques de Bruxelles dans le but d’attirer des investisseurs et de requalifier des pans entiers des quartiers périphériques ». Nous ne nions pas que le développement économique de Bruxelles soit important pour lutter contre le chômage et augmenter les recettes de la Région et des communes. Chaque emploi supplémentaire occupé par un Bruxellois, c’est – espérons-le – des revenus plus élevés, voire peut-être un logement de meilleure qualité.

Par ailleurs, la plupart des communes bruxelloises rencontrent de sérieuses difficultés budgétaires qui rendent ces dernières années de plus en plus de responsables communaux réticents à l’idée de financer une politique du logement et de construire des logements sociaux – qui attireront forcément de nouveaux habitants défavorisés dans la commune. Il suffit pour cela de voir les difficultés que rencontre Françoise Dupuis, Secrétaire d’Etat en charge de l’urbanisme et du logement quand il s’agit de trouver des terrains communaux pour y mettre en oeuvre le Plan Logement et y faire construire des logements sociaux. Une augmentation des recettes pour les communes grâce à un surcroît d’activités économiques viendrait peut-être à bout de la réticence de certains politiciens bruxellois.

Le « schéma de base » affirme aussi que la Région « veut développer une stratégie d’image pour les quartiers (city marketing). Un plan de développement sur 10 ans pour chaque quartier doit permettre de vendre ces quartiers à des investisseurs et à des nouveaux habitants, tout en stabilisant les anciens habitants ».

Autrement dit : la Région bruxelloise entend dans les années à venir consacrer une partie de ses moyens déjà limités à la mise sur pied d’une politique de marketing pour mieux « vendre » l’image de certains quartiers et attirer ainsi des investisseurs privés. Dans le paragraphe ci-dessus, c’est surtout la dernière partie qui mentionne la nécessité de stabiliser les anciens habitants qui nous intéresse. Si les pouvoirs publics parvenaient à garantir la mixité sociale à Bruxelles, nous ne serions bien sûr pas opposés à une politique qui vise à rendre certains quartiers plus attractifs aux yeux de nouveaux habitants, d’investisseurs et des habitants actuels.

A noter que nulle part dans le schéma de base, il n’est expliqué comment ‘stabiliser’ les habitants actuels. Au contraire, le terme de mixité sociale n’apparaît qu’une fois : “Le développement international de Bruxelles ne peut en effet se faire dans une ville fuie par ses classes moyennes et où le logement de qualité est inaccessible. La mixité sociale doit également être un des fils conducteurs du développement urbain à Bruxelles ».

Une histoire qui finit mal

Sans mesures concrètes, le regain d’intérêt des investisseurs privés à l’égard de certains quartiers obligera tôt ou tard les habitants d’origine à déménager car ils ne pourront plus assumer les loyers devenus trop élevés. Comparée à d’autres capitales européennes, Bruxelles reste une ville bon marché, nous répète-t-on. Mais il serait peut-être intéressant de savoir ce qu’en pensent les nombreux ménages bruxellois qui doivent vivre avec un faible salaire ou des revenus d’intégration sociale ?

Si les responsables politiques bruxellois veulent vraiment éviter que le développement international de la ville tant désiré ne se fasse au détriment de ses habitants actuels, ils doivent tout mettre en oeuvre pour contrôler le prix des logements. Ce contrôle peut se faire en augmentant par exemple l’offre des logements publics avec la priorité aux ménages à revenus limités.

Quand on sait que le développement démographique de Bruxelles nécessitera dans les prochaines décennies 30 000 nouveaux logements, on prend la mesure de la tâche qui attend le gouvernement bruxellois.

Si celui-ci ne propose pas des solutions de fond telles que le financement de ces logements, une plus grande efficacité des prises de décisions et de leur mise en oeuvre, une réforme des institutions en charge du logement,…), le PDI risque bien d’être à terme plus néfaste que bénéfique pour beaucoup de Bruxellois.

En d’autres termes, on peut reprocher au gouvernement bruxellois de vouloir dans le projet de PDI donner la part trop belle au futur développement urbain qui profitera principalement à une dizaine de zones dans la ville. On peut également lui reprocher de trop mettre l’accent sur le concept de « citymarketing ». En omettant de rajouter à cette histoire une fin heureuse pour les habitants actuels de Bruxelles.

Werner Van Mieghem, RBDH

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2005-2007

> 2007

Décembre 2007

- Promethee.blogspot.com, 31 décembre 2007:
Bruxellistan Express (suite et pas fin!)

- “Le Soir”, 24 décembre 2007:
Le projet South City s’installe au Midi

- TV Brussel, 23 décembre 2007:
Brussel Zuid

- “La Libre Belgique”, 22 décembre 2007:
La SDRB pose ses briques vertes

- CDQM, 20 décembre 2007:
Encore une victoire de “l’internationalisation” du quartier Midi

- « La Dernière Heure », 17 décembre 2007:
La fin des démons du Midi ?

- Dépêche Belga, 14 décembre 2007:
Saint-Gilles accepte de nouvelles expropriations au quartier du Midi

- “Le Soir”, 14 décembre 2007:
Le quartier du Midi en pleine confusion

- Télé Bruxelles, 13 décembre 2007:
Mobilisation contre l’expropriation

- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 11 décembre 2007:
Expropriations au quartier du Midi : la politique de la Région
désavouée par ses propres fonctionnaires !

- “La Tribune de Bruxelles”, 6 décembre 2007:
La gentrification de Bruxelles : un phénomène en marche ?
+ Quartier Midi : Gentry or not ?

- “AlterEchos”, 5 décembre 2007:
Revendications sociales du Quartier Midi
+ « L’autocensure, c’est fini! »

- “De Standaard”, 3 december 2007:
Voor Zuidwijk begint toekomst vandaag

Novembre 2007

- « Le Soir », 29 novembre 2007:
« Quartier Midi » reprend la lutte

- Du 29 novembre au 2 décembre 2007:
La Semaine du Quartier Midi

- Télé-Bruxelles, 28 novembre 2007:
Le Midi en débat

- RTBF, 28 novembre 2007:
Reportage audio sur le nouveau plan d’expropriation

- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 27 novembre 2007:
Le quartier Midi à l’heure du “PDI” :
“pôle bizness du futur”… Et aujourd’hui ?

- Promethee.blogspot.com, 27 novembre 2007:
« Bruxellistan Express »

- “La Dernière Heure”, 26 novembre 2007:
L’infernale Semaine du Midi

- Jean-Yves Huwart, 20 novembre 2007
“Victor Horta doit se retourner dans sa tombe!”

- “Le Soir”, 17 novembre 2007:
Ecrire aujourd’hui la ville de demain

- TV Brussel, 16 november 2007:
Verzet tegen onteigeningen De Mérodestraat

- Comité du quartier Midi, 13 novembre 2007:
La Région persiste dans ses pratiques

- Comité du quartier Midi, 12 novembre 2007:
“Si le Plan de développement international n’existait pas,
il faudrait l’inventer!”

- Comité du quartier Midi, 1er novembre 2007:
Un mémoire sur le quartier Midi

- « AlterEchos » et « Démocratie », novembre 2007:
Des habitants flexibles, des solutions concrètes ?

- Comité du quartier Midi, octobre – novembre 2007:
Nouveau plan d’expropriation en enquête publique

Octobre 2007

- “La Libre Belgique”, 27 octobre 2007:
Le grand réveil controversé du Midi

- “La Dernière Heure”, 26 octobre 2007:
Un “morceau de ville” en devenir

- “Le Soir”, 26 octobre 2007:
Le Midi va changer radicalement

- Télé Bruxelles, 25 octobre 2007:
Le quartier du Midi selon la commune

- Comité du quartier Midi, 25 octobre 2007:
Les bonnes vieilles recettes de l’oncle Charles

- Dépêche Belga, 25 octobre 2007:
Un nouveau morceau de ville sort de terre à Bruxelles-Midi

- « Diables Roses », octobre 2007:
L’oeuvre d’art volée en « extrême urgence » à Saint Gilles
mise en vente sur ebay par Les Diables Roses
au profit des sinistrés du Quartier Midi

- SDRB:
“Construction durable” rue de Suède

- “La Tribune de Bruxelles”, 4 octobre 2007:
Flux entrants et flux sortants

Septembre 2007

- Comité du quartier Midi, 27 septembre:
Décrochez-moi ça!

- « AlterEchos », 22 septembre 2007 :
Dossier Midi : nouveau plan d’expropriation pour quartier pauvre

- « Humeur allochtone », 19 septembre 2007 :
Quartier Midi : le mémoire accablant de deux mandataires Ecolo

- Comité du quartier Midi, 17 septembre :
Attention : “développement international” à l’horizon !

- En enquête publique jusqu’au 24 septembre:
Contrat de quartier « Fontainas »

- “La Dernière Heure”, & « La Libre Belgique », 6 & 7 septembre 2007:
Midi : ultime expropriation

- ImmoScan.be, 6 septembre 2007:
Midi : nouveau plan d’expropriation malmené

- Brussel Nieuws, 6 september 2007:
Sint-Gillis stemt over onteigeningsplan Zuidwijk

- Communiqué de presse, 5 septembre 2007:
Au nom du “Plan logement”, Saint-Gilles lance
son cinquième plan d’expropriation pour le quartier Midi !

Août 2007

- “De Morgen”, 31 août 2007:
Aanrandingen doen vragen rijzen over veiligheid Brussel-Zuidrenovatie

- « Le Soir », 25 août 2007:
Des bureaux surgiront de la caillasse

Juillet 2007

- Commune de Saint-Gilles, juillet 2007:
Avis de la commission de concertation sur les trois projets de l’îlot C

- “La Dernière Heure”, 13 juillet 2007:
Opération spéciale gare du Midi

- Parlement régional, 13 juillet 2007:
Charles Picqué : “Si des montants raisonnables sont exigés,
Bruxelles-Midi sera à même de faire face”
.

- “La Dernière Heure”, 11 juillet 2007:
Il faut que le Midi Respire…

- « Moniteur belge », 5 juillet 2007:
Nouveau plan d’expropriation publié au “Moniteur belge”

- ASBL Respire, 4 juillet 2007:
Pétition : Saint-Gilles sans pub !

- « Micro Cité », juillet 2007:
Emission de Radio Panik sur le quartier Midi (écouter)

Juin 2007

- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Pour ne pas taxer les promoteurs,
Saint-Gilles revisite la définition de “l’abandon”

- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Problèmes de sécurité dans le quartier Midi: la Commune démunie ?

- Compte-rendu de la Commission de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme
et de la politique foncière du Parlement bruxellois, 28 juin 2007:
Question orale au Ministre-Président Charles Picqué

- Dépêche Belga, 28 juin 2007:
Bxl-gare du Midi: on continuera à construire des bureaux (Picqué)

- ASBL Respire, 27 juin 2007:
Lettre aux autorités communales de Saint-Gilles
au sujet des dispositifs publicitaires du quartier Midi (îlot C)

- “Le Soir”, 27 juin 2007:
Une concertation sans doute favorable

- TV Brussel, 26 juin 2007:
Leefbaarheid van Zuidwijk in het gedrang

- Inter-Environnement & BRAL, 25 juin 2007:
Le quartier Midi bouge : oui, mais à contre-sens !

- Comité du quartier Midi, juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels en commission de concertation le 26 juin

- “Humeur allochtone”, 16 juin 2007:
Mohammed Mouniati : “Ce n’est pas catholique!”

- “Le Soir”, 15 juin 2007:
Bruxelles-Midi ira en appel

- “Des bulles”, 14 juin 2007:
Saint-Gilles, un “chantier” de plus pour Di Rupo

- “Chacun pour soi”, 14 juin 2007:
Le PS, ennemi des petites gens

- « The Bulletin », 14 juin 2007:
Midi Station neighbourhood makeover

- “Humeur allochtone”, 13 juin 2007:
Comment la Région chasse les pauvres de Saint-Gilles…

- “La Dernière Heure”, 13 juin 2007:
Indemnités six fois plus élevées

- “La Capitale”, 13 juin 2007:
La Région paie très cher ses lenteurs

- “Le Soir”, 13 juin 2007:
Région condamnée au quartier du Midi

- Comité du quartier Midi, 12 juin 2007:
La Région de Buxelles-Capitale sévèrement condamnée
pour sa “stratégie de pourrissement” du quartier Midi

- « Le Soir », 6 juin 2007:
Démolitions massives au Midi

- CEMAB, 5 juin 2007:
Quartier Midi: les démolitions continuent

- « AlterEchos », 1er juin 2007:
Rififi au quartier du Midi

Mai 2007

- « La Tribune de Bruxelles », 31 mai 2007:
Quartier Midi, quartier maudit ?

- Comité du quartier Midi, 31 mai 2007:
La Région joue l’intimidation

- Comité du quartier Midi, 29 mai 2007:
Lettre ouverte à la Commune de Saint-Gilles

- Comité du quartier Midi, jusqu’au 11 juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels à l’enquête publique pour l’îlot C

- « La Dernière Heure », 21 mai 2007:
Le calvaire de la rue de Norvège

- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Les habitants oubliés de la rue qui n’existe plus…

- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Bruxelles-Midi réellement “hors-jeu” ?

- “La Tribune de Bruxelles”, 17 mai 2007:
Comment tuer un quartier populaire ?

- CEMAB, 1er mai 2007:
Comment démolir un quartier… et ses habitants

Avril 2007

- “Le Soir”, 20 avril 2007:
Entente ou favoritisme ?

- “La Tribune de Bruxelles”, avril 2007:
Le PS bruxellois dans l’oeil du cyclone

- “Le Soir” du 18 avril 2007
Brasier mortel au Midi
+ Recrudescence des squats dans le quartier

- Dépêche Belga, 17 avril 2007
L’incendie serait d’origine criminelle

- Comité du quartier Midi, 17 avril 2007:
Incendie mortel au quartier Midi: un drame prévisible…

- “Le Soir en ligne” / Belga, 17 avril 2007:
Incendie mortel à Saint-Gilles

- “Le Soir” du 16 avril 2007
Pas de pas de côté à Etterbeek

- Comité du quartier Midi, 15 avril 2007:
Le Président de la SA Bruxelles-Midi et un administrateur
d’Espace Midi parmi les inculpés d’une affaire de fraude

- Comité du quartier Midi, avril 2007:
PS et MR votent le nouveau plan d’expropriation

- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Saint-Gilles se prive volontairement d’impôts sur les immeubles vides

- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Une exposition “bien modeste” à l’Hôtel Ibis

- “Le Soir” du 14 avril 2007:
Des projets sur les rails du TGV

- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Immobilier à Bruxelles: 7 inculpations

- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Jean Thomas: le profil type du promoteur immobilier

- « Le Soir » du 11 avril 2007:
Mutation en marche au quartier du Midi

- « Le Soir » du 6 avril 2007:
Saint-Gilles sous perfusion régionale

- ImmoScan.be, 5 avril 2007:
Nouveau plan d’expropriation pour le quartier du Midi

- Comité du quartier Midi, avril – juin 2007:
Projections-débats autour de « Dans dix jours ou dans dix ans »,
un film sur la « revitalisation » du quartier Midi…

- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Le quartier Midi à l’horizon… 2012

Mars 2007

- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Reprise des démolitions dans l’îlot C:
comment mieux décourager les habitants?

- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Confusion et « concertation » à la saint-gilloise

- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Des pubs pour “lutter contre les squats”!?

- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Picqué en force au MIPIM 2007

- « Echanges et partenariats », mars 2007:
Chronique d’un quartier de Bruxelles:
quand Manhattan rencontre le Midi…

Janvier 2007

- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Un échevin pour le quartier Midi!

- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Birkiye débarqué, Jaspers débarque!

- 30 janvier 2007:
Avis de la Commission de concertation de la Commune de Saint-Gilles
(point n°3 en page 3) sur un projet de logements et parkings rue de
Russie (promoteur: Espace Midi).

- « AlterEchos » du 19 janvier 2007:
Quartier du Midi : un tournant
dans le développement du projet urbanistique ?

- « Le Soir » du 4 janvier 2007:
Au Midi, un nouveau plan d’expropriation

____________

> 2006

Novembre 2006

- « La Tribune de Bruxelles », 9 novembre 2006:
Expropriations au quartier Midi: plus de base légale!

- RBDH, novembre 2006:
Plan logement: où en est-on?

Octobre 2006

- « La Dernière Heure », 30 octobre 2006:
Nouveau projet au quartier Midi

Septembre 2006

- “Le Soir”, 12 septembre 2006
Divorce au sein de l’Atelier d’Art Urbain

- CEMAB, septembre 2006:
Le Quartier du Midi résiste !

- “La Tribune de Bruxelles”, septembre 2006 (spécial élections communales)
Saint-Gilles : quels aménagements aux abords de la gare du Midi?

Août 2006

- « Le Soir », 28 août 2006:
Quel avenir au Midi?

- « La Libre Belgique », 23 août 2006:
Bruyants travaux

- « La Capitale », 22 août 2006:
Les gens du Midi lancent un SOS

- « Le Soir », 22 août 2006:
Les habitants dénoncent les destructions!

- « La Dernière Heure », 22 août 2006:
Les travaux font trop de bruit

- Comité du quartier Midi, 21 août 2006:
Quartier Midi : “J’arrive plus à dormir”

Juillet 2006

- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
« Pas facile mais il faut le faire »

- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
Expropriations d’extrême urgence

- « Chacun pour soi », 28 juillet 2006:
Le fait du Prince

- « Le blog de Mateusz », 27 juillet 2006:
Exproprier ou ne pas exproprier?

- IEB et BRAL, 26 juillet 2006:
Conférence de presse d’Inter Environnement et du Bral:
positions communes sur le quartier Midi

Mai 2006

- Mai 2006:
Inauguration du commissariat « Midi » à Saint-Gilles

- « Respire », mai 2006:
La Place Broodthaers à Saint-Gilles

Avril 2006

- « La Libre Belgique », 1er avril 2006:
La SA Bruxelles-Midi passe la main

Mars 2006

- « Bruxelles en mouvements », 30 mars 2006:
Quartier du Midi: proposition indécente

- « La Tribune de Bruxelles », 16 mars 2006:
Le Midi perd le Nord

Janvier 2006

- Janvier/mars 2006:
Censure et « a(rt)ctivisme » au Centre culturel Jacques Franck

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> 2005

Août 2005

- Comité du quartier Midi, août 2005:
Le festival « PleinOPENair » passe par le Midi

Juillet 2005

- Comité du quartier Midi, 16 juillet 2005:
La Région bruxelloise crée la Société d’acquisition foncière (SAF)
sur le modèle de la SA Bruxelles-Midi

- « Le Soir », 16 juillet 2005:
Des logements, avenue Fonsny?

- « Le Soir », 15 juillet 2005:
Gare aux bureaux au quartier du Midi!

- Comité du quartier Midi, 13 juillet 2005:
Rencontre entre le Comité du quartier Midi et la SA Bruxelles-Midi

- Comité du quartier Midi, 6 juillet 2005:
Françoise Dupuis réagit à la proposition associative sur le Plan Logement

- Carte blanche publiée dans « Le Soir », 6 juillet 2005:
Les habitants du quartier Midi ne sont pas les pièces d’un puzzle…

- « Le Soir », 6 juillet 2005:
Remettre le logement sur les rails au Midi

- « La vie du net » (« Le Soir en ligne »), 5 juillet 2005:
Des voisins plutôt que des bureaux

- Comité du quartier Midi, 4 juillet 2005:
Des terrains à Bruxelles pour le Plan logement!

Juin 2005

- Comité du quartier Midi, 28 juin 2005:
La SA Bruxelles-Midi vend ses terrains sur l’îlot C

- « La Capitale », 25 juin 2005:
Appel à l’aide des gens du Midi (pas disponible)

- « La Dernière Heure », 25 juin 2005:
Le quartier Midi réagit (pas disponible)

- « Le Soir », 25 juin 2005:
Le quartier Midi se retrouve à quai + La rue de Norvège n’existe plus

- « Het Nieuwsblad », 25 juin 2005:
Bewoners Zuidwijk vechten tegen onteigening

- « Le Soir », 6 juin 2005:
Quartier du Midi: Ecolo s’inquiète

- « AlterEchos », 13 juin 2005:
Rénovation des abords de la gare du Midi: engtre spéculation et relance de l’action publique (pas disponible)

- « Brussel Deze Week », 9 juin 2005:
Tweede adem voor de Zuidwijk (pas disponible)

- « Het Laatste Nieuws », 7 juin 2005:
« Niemand wil bouwen op plaats waar stad onteigent » (pas disponible)

- « La Dernière Heure », 4 juin 2005:
Charles Picqué annonce un nouvel élan au réaménagement des abords de la gare

- « De Morgen », 4 juin 2005:
Brusselse Zuidwijk bouwt tegen beter weten in (pas disponible)

- « Le Soir », 2 juin 2005:
Fête des voisins, pas des bureaux !

- « La Dernière Heure », 1er juin 2005:
A Saint-Gilles, entre friches et chantiers (pas disponible)

- « De Morgen », 1er juin 2005:
Brusselse Zuidwijk geeft burenfeest met boodschap (pas disponible)

Mai 2005

- « Le Soir », 28 mai 2005:
Le quartier du Midi poursuit sa mutation

- Comité du quartier Midi, mai 2005:
La création du Comité du quartier Midi

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Picqué en force au MIPIM 2007

Le petit monde des décideurs publics et privés de l’immobilier bruxellois s’est retrouvé comme chaque année au MIPIM, le marché cannois de l’immobilier. Depuis 2006, Charles Picqué y mène une importante délégation bruxelloise (parmi laquelle figuraient cette année Françoise Dupuis, Evelyne Huytebroeck, Jacques Van Grimbergen…).

Lire:

Le site du MIPIM

Le bilan du site de l’immobilier belge ImmoScan

L’article du journaliste Baudouin Peeters

Le débat sur l’implantation de nouvelles tours au quartier européen

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Françoise Dupuis réagit à la proposition associative sur le Plan Logement

Dans une lettre adressée aux signataires de la carte blanche parue dans « Le Soir », avec copie à la rédaction de ce journal, la Secrétaire d’Etat régionale au Logement et à l’Urbanisme, Mme Françoise Dupuis, fait état de contacts avec la SA Bruxelles-Midi pour intégrer certaines parcelles concernées (des terrains dont la Région est propriétaire) dans le Plan régional du Logement. « Il me paraît, en effet, indispensable d’étudier toutes les possibilités de partenariats entre les différents acteurs publics concernés », écrit-elle.

Pour rappel, ce plan prévoit la réalisation de 5000 nouveaux logements publics dans le courant de la présente législature. La principale difficulté rencontrée par la Région est d’obtenir les terrains nécessaires pour construire ces logements. Le 4 juillet, une série d’associations bruxelloises avaient publiquement suggéré à la Région d’utiliser les terrains dont elle est propriétaire au quartier Midi pour réaliser une partie de ce Plan Logement.

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Actualités 2008-2010

Textes, articles et communiqués de presse des années 2008 à 2010.
Voir aussi les actualités 2005-2007 et 1990-2004.

> 2010

Mars 2010

- Comité du quartier Midi, mars 2010:
Le quartier Midi en téléchargement libre

- « Le Soir », 12 mars 2010:
Le projet Jean Nouvel sur une voie de garage?

- Télé Bruxelles, 10 mars 2010:
Gare du Midi: quelle Nouvel?

- « Le Soir », 9 mars 2010:
On est toujours sans « Nouvel »

- Comité du quartier Midi, 9 mars 2010:
Hutchinson scandalisé par l’afflux de milliardaires au Midi

- « La Libre Belgique », 3 mars 2010:
Trop secrète nouvelle gare du Midi

Février 2010

- Comité du quartier Midi, février 2010:
Des images de la future gare du Midi ?

- « La Libre Belgique », 11 février 2010:
“Moratoireke” : non peut-être

- « Le Soir », 11 février 2010:
Pas de moratoire sur les bureaux

Janvier 2010

- « Le Soir », 5 janvier 2010:
Jean Nouvel va couvrir la gare du Midi

- « La Capitale », 4 janvier 2010:
Bruxelles : une pétition contre la gare du Midi

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> 2009

Novembre 2009

- La Belgosphère, 26 novembre 2009:
Charles, te rappelles-tu d’Erdogan?

- Comité du quartier Midi, 25 novembre 2009:
« Les emmurés du Midi » sur la RTBF

- « Télé Moustique », 18 novembre 2009:
Devoir d’enquête: Les emmurés du Midi

Octobre 2009

- BRAL, octobre 2009:
« Participez à la ville! »

Septembre 2009

- « Le Soir », 17 septembre 2009:
Une gare, ça change une ville !

Août 2009

- « Le Soir », 24 août 2009:
Pourquoi tout le monde aime Charles Picqué ?

Juillet 2009

- « Immo-Soir », 23 juillet 2009:
Les derniers défis de la gare du Midi

- « La Libre Belgique », 3 juillet 2009:
Le Midi : plus jamais ça ?

- Comité du quartier Midi, 2 juillet 2009:
Au Midi, pas de place pour l’espace public

- « Le Soir » , 2 juillet 2009:
La place Broodthaers attendra encore un an

- Belga, 7 mai & 1er juillet 2009:
Nouveaux hôtels prévus au Midi

Juin 2009

- “Le Soir”, 27 juin 2009:
Un vent nouveau souffle sur le Midi

- Télé Bruxelles, 26 juin 2009:
Journal télévisé

- Brussel deze week, 24 juin 2009:
De leerling-tovenaar van de Zuidwijk

- Parlemento.com, 6 juin 2009:
Bruxelles-Midi: destruction populaire et censure socialiste

- « Le Pan », 3 juin 2009:
Censure d’une grosse brique ?

- BxlBlog, 3 juin 2009:
Quelques lectures à caractère politique ou citoyen

Mai 2009

- « La Dernière Heure », 30 mai 2009:
« Plus jamais » la saga du Midi

- Brusselnieuws, 29 mei 2009:
Bruxelles-Midi, de Zuidwijk te boek

- “Le Soir”, 28 mai 2009:
Pas de quartier pour les pauvres

- « Trends-Tendances », 28 mai 2009:
Picqué et « Les Bronzés font de l’immobilier »

- Aden, 28 mai 2009:
Soirée de présentation du livre « Bruxelles-Midi,
l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle »

- “AlterEchos”, 15 mai 2009:
Les quartiers des gares, entre développement urbain et détricotage social

Avril 2009

- Journal de la Confédération des organisations de jeunesse (COJ), avril 2009:
Bruxelles Midi : quand nettoyage et mixité font bon ménage

- “Le Soir”, 23 avril 2009:
Le Progrès arrêtera-t-il le RER ?
+ La lente « extrême urgence » du quartier Midi

Mars 2009

- “La chronique de la Ligue des droits de l’homme” n°131, mars 2009:
Le démon du Midi : pas de quartier pour les habitants

Février 2009

- « La Dernière Heure », 10 février 2009:
Détours à la cité perdue

- « Solidaire », 3 février 2009:
Les détours du quartier du Midi

- De Standaard, 2 februari 2009:
« In de Zuidwijk is een waar spelletje Monopoly gespeeld »

Janvier 2009

- « La Tribune de Bruxelles », 27 janvier 2009:
Détours au Midi

- TV Brussel, 22 januari 2009:
Tentoonstelling over Zuidwijk

- 7sur7.be et Infomonde.be, 20 janvier 2009:
L’expo « Détours au Midi » exprime 20 ans de gâchis

- RTBF, 16 janvier 2009:
Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants

- Radio 1, 15 januari 2009:
20 jaar geknoei in de Brusselse Zuidwijk

- FM Brussel, 15 januari 2009:
Zuidwijk

- Exposition au Pianofabriek du 15/01 au 15/03/2009
Tentoonstelling in Pianofabriek van 15/01 tot 15/03/2009:
Le quartier du Midi, 1989 – 2009 : 20 ans de “revitalisation urbaine”
De Brusselse Zuidwijk van 1989 tot 2009 : 20 jaar “heropwaardering”

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> 2008

Décembre 2008

- « Le Soir », 16 décembre 2008:
Un quartier d’affaires au Midi

- La chronique de Paul Hermant, RTBF, 11 décembre 2008:
Vive les droits de l’homme d’affaires

- “La Dernière Heure”, 10 décembre 2008:
Le Midi a un Prix

- JT RTBF, 9 décembre 2008:
Le « Comité du Quartier Midi », à Bruxelles, a reçu
le prix « Régine Orfinger-Karlin »

- Dépêche Belga, 9 décembre 2008:
Le comité de quartier du Midi récompensé
par la Ligue des Droits de l’Homme

- Ligue des droits de l’homme, communiqué de presse, 9 décembre 2008:
Le comité du quartier Midi lauréat du prix Régine Orfinger
de la Ligue des droits de l’homme 2008

- Bxl.blog, 6 décembre 2008:
Quartier Midi: la faillite de l’urbanisme

Novembre 2008

- Dépêche Belga, 26 novembre 2008:
L’affaire de l’hôpital militaire d’Ixelles paralysée

- « Le Soir », 14 novembre 2008:
Guillemins : en toute opacité

- Marseille 2008, 12 novembre 2008:
Une spéculation publique dans la Capitale de l’Europe

Octobre 2008

- “Le Soir”, 30 octobre 2008:
Il ne reste que vingt familles au Midi

- « Le Soir », 29 octobre 2008:
Ce qui reste de l’îlot A sera démoli

- Communiqué de presse (Comité du quartier Midi, BRAL, IEB & RBDH),
28 octobre 2008:
Rénovation de l’îlot A : un nouveau feuilleton à rebondissements
dans le quartier du Midi

- Le blog d’Ariane, d’Ulysse, d’Ibrahima… et le kabar, 13 octobre 2008:
Bruxelles et le quartier Léopold perdent un de leurs plus généreux
emmerdeurs

- Comité du quartier Midi, 5 octobre 2008:
Le PDI, acte III. Mais quid de la “zone prioritaire” du Midi?

Septembre 2008

- “Humo”, 9 september 2008:
“Onze wijk is dood. Vermoord door de overheid en de speculanten”

Août 2008

- “Le Soir”, 22 août 2008:
Projet majeur face à la gare du Midi

- “La Libre Belgique”, 21 août 2008:
Nouveau projet gare du Midi

Juillet 2008

- Parlement régional bruxellois, 16 juillet 2008:
Interpellation concernant la décision de rénover l’îlot A
du quartier Midi
(pdf)

- “Le Soir”, 8 juillet 2008:
L’îlot A du quartier du Midi ne sera pas démoli

- “La Dernière Heure”, 8 juillet 2008:
La rue de Mérode sera un peu moins défigurée

- “La Libre Belgique”, 8 juillet 2008:
Midi, l’heure de la “rénovation”

- Dépêche Belga, 7 juillet 2008:
Bxl-Midi: Picqué et l’ARAU d’accord pour rénover plutôt que démolir

- Communiqué de presse Charles Picqué & ARAU, 7 juillet 2008:
Rénover plutôt que démolir (doc)

- Comité du quartier midi, 3 juillet 2008:
Le quartier Midi dans votre salon !

Juin 2008

- “Politique” n°55, juin 2008:
Quand la SNCB fait de la spéculation

- “La Libre Belgique”, 12 juin 2008:
“Eviter un quartier du Midi bis !”

- “Le Soir”, 12 juin 2008:
Expropriations massives

Mai 2008

- Parlement régional bruxellois, 29 mai 2008:
Interpellation concernant le « protocole de coopération » (entre la Région,
les communes de Saint-Gilles et Anderlecht, la SNCB et sa filiale
Eurostation) concernant le réaménagement de la gare du Midi
et de ses abords
(pdf)

- “Le Soir”, 21 mai 2008:
Le comité Midi honoré

- “La Dernière Heure”, 21 mai 2008:
Un chardon à la mobilité du quartier européen

- Dépêche Belga, 20 mai 2008:
Palme au Comité Midi. Chardon au futur Quartier européen.

- Inter-Environnement Bruxelles, 20 mai 2008:
Inter-Environnement Bruxelles remet sa Palme 2007
au Comité du quartier Midi

- “Brussel deze week”, 14 mei 2008:
De ziel uit de Zuidwijk

- “Le Soir”, 9 mai 2008:
Saga Midi : un film et un jugement

- “La Libre Belgique”, 8 mai 2008:
Quartier Midi : “La Région doit changer d’attitude”, selon l’Arau

- “Le Soir”, 7 mai 2008:
Les plaies du Midi se referment mal

- “La Dernière Heure”, 7 mai 2008:
Condamnation confirmée

- Dépêche Belga, 6 mai 2008:
La Région doit changer d’attitude

- Communiqué de presse, ARAU & Comité du quartier Midi, 6 mai 2008:
La saga du quartier Midi continue devant les tribunaux

- Communiqué de presse, ARAU & Comité du quartier Midi, 6 mai 2008:
La Région de Bruxelles-Capitale à nouveau condamnée
pour ses pratiques au quartier Midi

- « Trends-Tendances », 1er mai 2008:
Les propriétaires lésés du quartier du Midi réclament justice (pdf)

Avril 2008

- Comité du quartier Midi, avril 2008:
En mai, le quartier Midi s’affiche à Saint-Gilles…

Mars 2008

- La Première, 15 mars 2008:
Emission “Transversales” sur le quartier Midi

- « La Dernière Heure », 14 mars 2008:
La saga imagée du Midi + Des toilettes vues 280.000 fois !

- Comité du quartier Midi, 1er mars 2008:
Voir ou revoir “Dans 10 jours ou dans 10 ans…”

Février 2008

- Comité du quartier Midi, 19 février 2008:
Nouvel incendie dans une maison de la Région bruxelloise à Saint-Gilles

- “Le Soir”, 18 février 2008:
« On ne casse pas du pauvre »

- “Le Soir”, jeudi 14 février 2008:
On ne prête qu’aux riches

- Comité du quartier Midi, février 2008:
Rapport de la Cour des comptes sur la politique fédérale des grandes villes

- Télé Bruxelles, 11 février 2008:
Le débat: quel avenir pour le quartier Midi?

- “Moniteur belge”, 11 février 2008:
Parution du nouvel arrêté d’expropriation

- Février 2008:
Avis de la Commission de concertation sur le nouveau plan d’expropriation

- “La Tribune de Bruxelles”, 7 février 2008:
“Sinistre et sale”

- “Le Soir”, 5 février 2008:
Un ratage magistral au Midi ?

- Comité du quartier Midi, 1er février 2008:
Un sénateur-député publie un rapport sur le “fiasco” du quartier Midi

- “La Libre Belgique”, 1er février 2008:
“Mettre fin à cette triste saga”, dit Alain Destexhe

- “La Dernière Heure”, 1er février 2008:
“Sauver ce qui peut l’être…”

- “Le Soir”, 1er février 2008:
Destexhe descend (sur) le Midi

- DailyMotion, 1er février 2008:
Bruxelles: saccage au quartier Midi

Janvier 2008

- Alain Destexhe, 31 janvier 2008:
Quartier du Midi: Welcome in Brussels!

- RTL, 31 janvier 2008:
Le lifting du quartier du Midi, sinistre et sale, est un échec

- Réseau Nov-Vox, 30 janvier 2008:
Quartier Midi : telle n’est pas la capitale de l’Europe que nous voulons

- “Le Soir”, 29 janvier 2008:
Paul-Henri Spaak se pose au Midi

- SkynetActu, 29 janvier 2008:
Un buste de Paul-Henri Spaak dévoilé à Bruxelles-Midi

- Télé Bruxelles, 28 janvier 2008:
Paul-Henri Spaak honoré

- “Une tribune pour Bruxelles” (Baudouin Peeters), 23 janvier 2008:
Gare du Midi, quel gâchis !

- Communiqué de presse des locataires du 53 rue de Mérode, 17 janvier 2008:
Expédition punitive de la SA Bruxelles Midi au Rue de Mérode, 53

- “Le Soir”, 16 janvier 2008:
« Rénover c’est chasser »

- « La Libre Belgique », 16 janvier 2008:
Les Editions Agone expulsées

- “La Dernière Heure”, 16 janvier 2008:
Expropriées manu militari

- BrusselNieuws, 15 januari 2008:
Drukkerij Agone boos om onteigening in Zuidwijk

- Communiqué de presse des éditions Agone, 15 janvier 2008:
La SA Bruxelles Midi saccage le 53, rue de Mérode au Quartier Midi

- Communiqué de presse des locataires du 53 rue de Mérode, 9 janvier 2008:
La société mixte régionale SA Bruxelles Midi persiste
dans ses pratiques de harcèlement

- Coordination anti-démolition des quartiers populaires, 9 janvier 2008:
Quartier Midi : telle n’est pas la capitale de l’Europe que nous voulons

- Parlement régional bruxellois, 8 janvier 2008:
Françoise Dupuis: “c’est de loin le dossier le plus compliqué,
et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement”

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