[ Lire notre rubrique Actualités pour les dernières infos ]

Bruxelles, ville durable !

- « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007

Les analyses de cette rubrique relèvent les risques d’un développement international qui prendrait le pas sur le développement urbain respectueux des habitants. Leurs interrogations sur la dualisation de la ville rejoignent les préoccupations des habitants. Pour ces derniers, l’enjeu majeur est le renforcement de la gestion démocratique de la ville.

Ces analyses contribuent au débat qu’Inter-Environnement Bruxelles compte susciter. A cette fin, nous proposons de mettre en discussion encore quelques points du plan de développement international de Bruxelles.

La procédure de publicité–concertation remise en question ?

Monsieur Picqué annonce la finalisation d’un travail de simplification, d’accélération et de clarification des procédures en matière de permis d’urbanisme et d’environnement. Qu’entend-on exactement par ce travail de simplification ? Ce travail porte potentiellement les germes d’une remise en question d’un droit acquis de haute lutte par notre fédération, celui de la concertation. Pire, Monsieur Picqué parle également de procédures spéciales de délivrance de permis sur certaines zones de niveau européen et international. Va-t-on créer des zones de non-droit, où sous prétexte du nécessaire développement international de Bruxelles, on supprimera le droit à la publicité-concertation avec les habitants ? Entendons-nous bien, IEB n’est pas contre une évaluation, voire une amélioration des procédures en matière de permis, mais peut-être pas dans un sens qui réduirait les droits à la publicité et à la concertation de la population au profit de la sacro-sainte liberté d’entreprendre des promoteurs parfois au détriment de l’intérêt collectif.

Réserves foncières, après nous, le déluge ?

Le plan de développement international consacre dix zones stratégiques, dont certaines correspondent aux dernières réserves foncières publiques. Le plan prévoit de rediscuter le statut des ZIRAD. Quelle sera la marge de manœuvre des gouvernements futurs si le plan de développement international se révèle le fiasco annoncé par les autres articles de cette rubrique ?

Le partenariat public-privé, une gageure ?

Ca fait dix ans qu’on en parle. Pourtant le PPP n’a toujours pas véritablement décollé en région bruxelloise. C’est-on vraiment posé la question du pourquoi ? Quel est le rôle de la maîtrise foncière dans ce processus ? Quel cadre légal la Région compte-t-elle donner à ce processus ? Et surtout, pour reprendre les mots de Christian Lasserre : le meilleur partenariat public-privé est celui qui s’instaure entre les pouvoirs public, les professionnels et les habitants. C’est sans doute du coté de la prise en compte de ce troisième partenaire, qui semble quand même le premier concerné, qu’un certain nombre de formules paraissent se développer assez lentement.

Beliris et ses dégâts collatéraux

Le PDI prévoit une autre source de financement que celle du privé. Des fonds provenant du Fédéral. Mais a-t-on pensé aux effets pervers de ce mode de financement direct ? Prenons l’exemple des infrastructures de mobilité : quel est l’intérêt du Fédéral en cette matière ? Diminuer la pression globale des automobiles, tel que le prévoit le plan régional de développement de la Région de Bruxelles Capitale (-20% à l’horizon 2010) ou bien favoriser le trafic de transit des voitures provenant des autres régions du pays ?

19 coqs sur leur tas de fumier…

La déclaration de Monsieur Picqué insiste sur la nécessaire coordination entre les différents acteurs institutionnels actifs sur le territoire de la Région. C’est pourtant un secret de polichinelle, de tout temps, des projets visant à l’intérêt collectif sont restés au frigo pour des raisons d’inimitié politique entre ministres et bourgmestres. A moins de supprimer les communes, comment va-t-on sortir de cette logique partisane ? Au parlement, comme au gouvernement, nombreux sont les élus dont, dans certaines circonstances, la main droite ignore la main gauche. Nous voyons bien un moyen pour les députés bourgmestres ou ministres bourgmestres empêchés de réconcilier leurs deux hémisphères : le non cumul strict des mandats.

Le carrousel des bureaux

Posons la question de l’impact de la création de bureaux neufs dans une ville qui souffre déjà d’une offre excédentaire ? Quel type de délocalisation préfère-t-on ? Celle qui consacre le déménagement d’une entreprise d’Evere vers Saint-Gilles, ou plutôt celle qui ramène une entreprise brabançonne à Bruxelles ? Voilà un dilemme bien peu engageant. A moins bien sûr que le sort des régions voisines ne nous importe plus. Combien de temps a-t-il fallu pour louer ou vendre les bureaux tout neufs du quartier du midi ? Il faut tout de même rappeler que l’ambition initiale de la Région était d’attirer de nouvelles entreprises au rayonnement international dans un quartier déjà désigné à l’époque comme le nouvel eldorado. Où sont ces entreprises ? Qui occupe les bâtiments ? Des administrations et des entreprises bruxelloises qui ont simplement déménagé !

Bruxelles, ville durable…

Le Ministre Président Picqué indique dans sa déclaration de politique générale que Bruxelles doit être à la pointe en matière environnementale. Comment ne pas sauter sur l’occasion pour proposer un autre plan pour Bruxelles, celui d’en faire une ville durable ? Autant dire une petite révolution qui amènerait les acteurs de la ville à ne plus assimiler l’espace urbain à un bien de consommation courant. A ne plus considérer les performances énergétiques des bâtiments comme des freins à la croissance débridée du chiffre d’affaire des promoteurs immobiliers.

La ville durable, c’est une ville en révolution permanente, qui fait prévaloir l’intérêt collectif sur l’intérêt individuel tout en renforçant la participation et la concertation, c’est-à-dire le contrôle quotidien des exécutifs politiques par les citoyens. C’est une ville qui, lentement, mais de manière très volontaire, remet en cause l’hyperconsommation individuelle et collective souvent assimilées à la qualité de vie.

C’est aussi une ville qui pose sans ambages la question de la densité et de ses contradictions. Car une ville dense, certes « rentabilise » les équipements collectifs mais parfois au risque d’en faire une ville d’où la nature serait bannie. La ville durable pense son espace public : un couloir spécial pour le bus, un nouveau square à la place d’un chancre, sont des actes de « dédensification » qui doivent nécessairement faire contrepoids à de nécessaires projets de densification (par exemple autour de lignes de métro existantes).

Bruxelles durable, c’est aussi une ville qui questionne la politique des pouvoirs publics en terme de maîtrise du foncier. Car maîtriser le foncier, c’est maîtriser le développement de la ville. C’est au minimum rationaliser et stabiliser la propriété du foncier bruxellois, transférer l’ensemble de cette propriété à un organe régional unique nous paraît une décision que nos représentants devraient avoir le courage de prendre. C’est idéalement sortir du marché les terrains privés en friche en les rachetant pour cause d’utilité publique.

A Bruxelles, des milliers de logements sont vides. Des milliers de bâtiments attendent de nouvelles affectations. Construire de nouveaux logements, c’est bien, mais quelle est notre responsabilité vis-à-vis des générations futures si nous utilisons les dernières réserves foncières alors qu’une rénovation circonspecte du bâti existant s’accorderait tout naturellement aux objectifs que nous nous faisons d’une ville durable ?

Il est temps de nous atteler à transformer Bruxelles en une ville durable. IEB, fédération de comités de quartiers et d’associations environnementales appelle tous ses sympathisants, membres et non membres a imaginer ce que pourrait être cette ville durable. La ville de demain nous concerne, nous en sommes responsables.

Mathieu Sonck, Inter-Environnement Bruxelles

Tags : | | | | | | | | |

Du rêve politique à la faisabilité

Le Plan de développement international de Bruxelles a-t-il les moyens de sa politique ?

Au niveau financier la mise en perspective du PDI peut s’effectuer, selon nous, sur deux aspects différents et essentiels : d’une part, l’examen de la faisabilité de son financement garantissant sa véritable réalisation, et, d’autre part, une certaine « anticipation », ou tentative de lecture, des effets que le PDI pourrait avoir à terme sur la situation budgétaire de la région par son impact plausible, à la fois, sur les recettes et dépenses régionales et donc, notamment, sur la pérennité de ses activités et le maintien de ses populations sur son territoire.

Le financement du PDI

Le document élaboré pour la RBC par le consultant désigné à cet effet n’aborde que très peu la question du financement du PDI. Ce qui revient, dès le départ, à fragiliser sa faisabilité ; certains s’en réjouiront …mais au niveau de la crédibilité que cela donne à la RBC sur sa capacité à imaginer un véritable projet qui intègre une vision arbitrée de ses différentes fonctions institutionnelles et urbaines, c’est un tout autre problème. Quelques allusions à la nécessité des partenariats mixtes ou à des moyens provenant du fédéral [1] , c’est trop peu par rapport à un projet de cette ampleur dont le financement et les modalités de celui-ci constituent, à côté de son contenu, un des enjeux essentiels. Par ailleurs, l’externalisation par la RBC, de la provenance de la plupart des ressources nécessaires au financement du PDI, accrédite sa trop grande dépendance vis-à-vis du secteur privé mais également d’autres instances publiques pour la réalisation de ce projet.

Il eut fallu, à tout le moins, une proposition méthodologique construite et crédible, initiée, gérée et maîtrisée par la RBC sur la question du financement : au lieu de cela, l’impression prévaut d’un projet qui n’est pas arrivé à maturité de son concept par déficit de réflexion sur sa faisabilité principalement. On peut penser que la Région aurait dû davantage se réapproprier ce projet avant de le faire sien par la voie médiatique.

L’impact du PDI sur la situation financière de la RBC

Même si certaines évolutions institutionnelles sont plausibles dans les prochaines années concernant la position et le financement de la RBC, il serait intéressant, à situation constante, d’examiner les impacts plausibles du PDI sur la situation financière de la RBC. Il est sans doute anticipé de vouloir aller trop loin dans l’analyse à ce stade. Il est toutefois utile de rappeler ici les éléments principaux qui structurent l’évolution financière de la région et d’être attentif , dès maintenant, aux évolutions plausibles eu égard aux futurs choix de développement régional induits par le PDI. Il convient, dès lors, de rappeler un certain nombre de termes de la situation budgétaire et socio-démographique de la Région bruxelloise telle qu’elle peut être appréhendée aujourd’hui dans une vision actualisée [2] :

La situation financière actuelle de la Région de Bruxelles-Capitale peut être caractérisée en trois termes principaux :

• différents travaux ont accrédité son sous-financement structurel [3] : elle est quasi essentiellement financée comme région, au même titre que les régions flamande et wallonne alors qu’elle exerce une fonction de « capitale multiple » [4] qui lui fait subir différents manques à gagner et assumer divers surcoûts : ce déficit de moyens ainsi produit était évalué à 450 millions d’euros en 1999 et à plus de 500 millions en 2003. Les systèmes de compensation mis en place – ainsi Beliris – sont insuffisants. On relèvera que 50 % environ de ce déficit de moyens pour la RBC proviennent du coût régional de la mobilité des navetteurs au financement duquel ceux-ci ne contribuent que marginalement ;

• depuis les réformes du Lambermont (2001), la RBC apparaît être à l’avant-garde de l’évolution des régions vers l’autonomie financière puisque près de 60 % de ses recettes proviennent de la fiscalité régionale [5] , nettement plus que les deux autres régions, alors qu’elle est la région qui, eu égard à sa taille et à celle de sa population, a le moins de marge de manœuvre ;

• enfin, la fiscalité immobilière occupe une place de plus en plus importante dans les recettes régionales – 38 % dans le budget initial des recettes de 2007 – alors que les recettes provenant de l’IPP sont de plus en plus faibles. L’intensité du niveau d’activité sur le marché acquisitif immobilier et la hauteur de la valeur des biens, objet des transactions, fournissent des recettes importantes pour la région mais sont, dans le même mouvement, partie prenante de la dynamique d’exclusion sociale constatée dans la région.

Les données démographiques et socio-économiques de la Région bruxelloise indiquent plusieurs évolutions importantes, depuis sa création, nous en reprenons quatre dans ce cadre-ci :

• la tendance à l’appauvrissement relatif de la population de la Région bruxelloise est une constante depuis 1989. Le nombre de bénéficiaires des aides octroyées par les CPAS est proportionnellement le plus élevé des trois Régions. Depuis la moitié des années 1990, la Région bruxelloise a le taux de chômage le plus important du pays et celui-ci est, aujourd’hui, situé au-delà des 20 % de la population active.

• la crise de l’accessibilité au logement et à l’emploi, a vu ses termes s’amplifier, comme plusieurs indicateurs le montrent. La crise du logement est une crise d’accessibilité financière. Le problème du chômage est aussi une crise d’accessibilité à l’emploi, mais également un problème d’offre de formation, dans une économie régionale tournée vers l’extérieur et qui privilégie, de fait, l’emploi des populations non résidentes.

• durant la même période, le développement socio-économique et démographique des provinces de Brabant flamand et wallon s’est confirmé : l’émergence de zones de développement économique dans les deux provinces de Brabant peut se voir comme un déplacement, certes partiel, mais dûment constaté du développement économique de la Région bruxelloise vers sa périphérie.

• enfin, le phénomène des navettes s’est clairement accentué. C’est la preuve de l’importance économique de la Région bruxelloise pour les deux autres Régions. Mais cette situation a un coût important : la politique d’équipement et des transports de la Région bruxelloise représente le poste budgétaire de dépenses le plus important, soit 26,5 % du budget régional depuis 1990, et est tournée, de manière importante, vers la satisfaction des besoins de déplacements des personnes venant de l’extérieur de la RBC sans qu’il ne participent de manière significative au financement de ces politiques. Les plus-values engendrées par ces effets de débordement dans la région bruxelloise sont massivement captées par le secteur privé et non par les pouvoirs publics, régionaux ou locaux, pour lesquels ces effets représentent prioritairement des dépenses.

Conclusions

Quel sera l’impact du PDI sur ces deux niveaux de constats, budgétaire et socio-démographique ? Pourra-t-il participer à résorption de l’écartèlement que la Région connaît entre la nécessité d’assumer à hauteur suffisante sa fonction de capitale multiple et de pratiquer les politiques redistributrices que ses évolutions socio-démographiques réclament et risquent d’amplifier ? Parallèlement aux avancées sur l’opérationnalisation du PDI, il apparaît impératif que la Région mette en place une réflexion lui permettant de cadrer davantage les dynamiques qui influencent sa situation financière et d’apprécier le suivi des évolutions qui structurent celle-ci dans l’hypothèse de la réalisation effective du PDI. Cette réflexion devrait aboutir assez rapidement à mettre en place un monitoring régional du suivi des évolutions de sa situation financière et budgétaire, alimenté par les divers outils statistiques existant désormais dans la région. L’accentuation du rôle international de la région aura vraisemblablement comme impact d’accroître de manière importante les flux de navetteurs et, par delà, les différentes logiques de mobilité : ce qui signifierait, à régime financier constant, une croissance des surcoûts assumés par la Région bruxelloise pour le transport notamment. Les évolutions socio–démographiques régionales récentes signalent la nécessité de pérenniser et d’accroître les politiques sociales : ce qui signifie des moyens financiers, mais également la nécessité de gérer ces politiques en les coordonnant mieux et en développant une logique d’évaluation qui permet des réajustements périodiques si nécessaire : il y a un déficit, avéré, de culture d’évaluation. Ce mode d’approche de la gestion des politiques est trop peu, ou pas, pratiqué jusqu’ici dans la région bruxelloise alors que les constats de fragilisation financière et sociale se multiplient.

Ces différents éléments devraient faire partie intégrante des éléments repris dans le cahier de charges de cette fonction qu’il apparaît indispensable que la Régionpromeuve désormais rapidement, quel que soit son futur développement urbain et régional.

Pol Zimmer, fonctionnaire à la SLRB

Notes

[1] Pages 28, 89 et 90 notamment.

[2] Pol Zimmer : « La situation budgétaire de la Région de Bruxelles-Capitale » Courrier hebdomadaire du Crisp n°1941, 2007.

[3] J.-P. LAMBERT et al., Les modes alternatifs de financement de Bruxelles, CERB, avril 1999 ; « Le financement de la Région de Bruxelles-Capitale : Étude prospective et comparée des villes-État en Belgique, en Allemagne et en Autriche », avril 1999, ULB. Étude réalisée sous la direction de P. DE BRUYCKER, par Renaud Bellen et Katrin Stangherlin et avec la collaboration de Benoit Bayenet, Johanne Poirier et Edward Anspach.

[4] Fédérale, des Communautés flamande et française ainsi que siège des Communautés européennes.

[5] Pour un peu plus de 35 % pour la Région wallonne et 40 % environ pour la région flamande.

Tags : | | | | | |

La vision de la mobilité dans le schéma de base du PDI : au secours, les années soixante reviennent !

Dans le domaine de la mobilité, le schéma de base du Plan de Développement International reprend l’idéologie de base du milieu dont il est issu : il importe de fluidifier le trafic, d’élargir les tuyaux afin d’amplifier les flux.

Le chapitre du schéma de base consacré à la mobilité s’intitule « mobilité et connexion ». Il couvre cinq pages (pages 62 à 67). Le constat fataliste – « la mobilité à Bruxelles est aujourd’hui pointée comme un des principaux points faibles de la capitale dans les analyses de positionnement et de benchmarking de la ville » – cache que cette situation résulte de quinze ans de permissivité face à l’automobile.

Quels sont les remèdes proposés par les bons docteurs consultants motorisés ?

La mobilité douce est expédiée en sept petites lignes qui comprennent l’habituelle incantation à la réalisation des Itinéraires Cyclables Régionaux.

En matière de transports en commun, le schéma de base du PDI préconise le bouclage de la petite ceinture du métro (qui est acquis pour 2009), l’extension du réseau de surface et du réseau souterrain, la mise en œuvre du RER (qui est annoncée pour 2016…), le développement du métro à Schaerbeek-Formation, l’installation de sites propres, l’amélioration de la vitesse commerciale des transports publics et l’installation de lignes de tram à haut niveau de service, l’amélioration de l’accès et de la qualité des transports publics vers Bruxelles et une navette aéroport-centre ville. Le PDI préconise également l’analyse de la faisabilité de la création d’une liaison express entre Bruxelles et Zaventem, et pourquoi pas Charleroi Brussels South (sic) en partenariat avec le privé.

La politique (tertiaire) des gares

La politique des gares dans Bruxelles fait l’objet d’une attention particulière des rédacteurs du PDI qui vise essentiellement à les considérer comme des « vecteurs du développement de centres d’affaires de premier rang ». Les habitants des alentours de la gare du Midi, sacrifiés par des spéculateurs publics sur l’autel de la promotion immobilière tertiaire, apprécieront cet avenir radieux. Le PDI rappelle que « ces actions (d’amélioration de l’image et du fonctionnement) de gares dépendent de la bonne volonté et des moyens financiers de la SNCB et du Fédéral », ce qui constitue un euphémique aveu d’impuissance car le Fédéral ne cherche pas à développer sa capitale mais bien l’usage qu’il en a.

Priorité à la voiture : une vision anachronique

C’est le « réseau d’accès à Bruxelles », sous-entendu « en voiture », qui fait l’objet des attentions les plus appuyées des bons docteurs consultants. Il convient, pensent les rédacteurs du schéma de base du PDI, d’optimiser la capacité d’absorption du Ring, de multiplier les voies d’accès au sud de Bruxelles et sur le Ring sud en supprimant la rupture autoroutière à Halle entre l’autoroute de Paris et celle de Tournai-Lille, d’organiser la mobilité des travailleurs transversalement au sein des 35 communes de la zone métropolitaine bruxelloise, de renforcer le système d’orientation pour l’accès à la ville, … Les parkings intéressent beaucoup les auteurs du PDI qui considèrent comme une priorité de développer la « politique des parkings ». Le schéma de base propose quelques mesures ambitieuses comme l’introduction de vitesses autoroutières dans les tunnels (page 84).

L’exigence du financement des transports en commun

Le constat financier est plus lucide : le réseau de transports en commun est financé par la seule capacité contributive (faible) des Bruxellois au bénéfice d’un million cinq cent mille usagers. Dont un tiers paie ses taxes en périphérie.

Une « analyse » à laquelle la Région ne peut souscrire

Ce type de proposition est une injure aux bureaux d’études compétents en urbanisme et en mobilité et aux habitants aussi bien des zones concernées que des Bruxellois à qui elles promettent davantage de voitures encore. Il est coupable de méconnaître à ce point les réalités et les contraintes environnementales portées par les engagements internationaux relatifs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Rappelons que la Belgique a été interpellée dans un récent rapport de l’OCDE en raison de sa gestion « irraisonnée » du transport routier (Examens environnementaux de l’OCDE – Belgique (2007).

La Région bruxelloise, commanditaire, ne saurait adopter le point de vue du schéma de base du PDI en matière de mobilité. Car ce texte va à l’encontre des dispositions prises au niveau européen (Livre vert sur la mobilité urbaine, par exemple), des initiatives volontaristes prises dans les villes où s’exprime un certain leadership sur les questions environnementales, des intentions du Gouvernement fédéral en formation – où il est question de coupler environnement et transport au sein d’un même ministère – et des décisions portées par le Plan Régional de Développement dans lequel la Région s’est engagée à réduire de 20% le nombre de déplacements en voiture à Bruxelles.

Cette vision de la ville est vieille, anachronique, et il est aujourd’hui scientifiquement établi qu’elle est néfaste pour l’environnement, la santé publique, et même pour le monde économique puisque la congestion occasionne des milliers d’heures de travail perdues.

Isabelle Pauthier, ARAU

Tags : | | | | | | |

Rich Europe in poor Brussels

- « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007

Entre 1990 et 2001, de multiples études ont été réalisées sur les « retombées socio-économiques de la présence des institutions européennes et internationales sur la Région de Bruxelles-Capitale » . Ces études concluaient notamment par un constat paradoxal : oui, la présence de l’Union Européenne en Région bruxelloise contribue pour une part importante à sa richesse en termes de produit intérieur brut, et non, cette richesse ne semble pas bénéficier à ses habitants, puisque beaucoup (trop) d’indicateurs sociaux bruxellois sont en négatif.

Les effets urbanistiques désastreux de la présence de l’UE à Bruxelles… Une autre conclusion permettait de constater que les effets de cette internationalisation étaient très différents selon le point de vue considéré. Si en 2000 les retombées étaient bénéfiques pour l’Etat belge (entre autres par le biais de la TVA), elles étaient déjà plus mitigées pour la Région de Bruxelles-Capitale qui se voit contrainte de « mendier » des moyens auprès du fédéral pour financer les défis de son internationalisation (e.a. par le biais de l’accord Beliris). En revanche, au niveau local, ces effets sont franchement négatifs pour les quartiers de Bruxelles-Ville, Etterbeek et Ixelles proches de la zone européenne. Leur patrimoine se voit progressivement et inexorablement squatté par des bureaux (lobbys, représentations régionales, presse….). Leur espace public est inondé par l’auto omniprésente et aspirée par les nombreux parkings autorisés des immeubles de bureaux. Leur population quitte les lieux notamment pour cause des coûts prohibitifs des logements.

Ville, sois belle et tais toi ! Sur le contenu, ce Plan de Développement International (PDI) est « au profit de tous, usagers et habitants de la Ville-Région ». Il s’adresse aux habitants, aux visiteurs, au monde des affaires, aux acteurs institutionnels. A voir les propositions prodiguées, il fera leur bonheur à tous ! D’intérêts divergents, de rapports de force, il n’y est nullement question… Tout le monde sera gagnant !!! Rien d’étonnant alors de voir émerger un PDI sans statut réel et un Xème plan un peu « fourre tout », sans choix clairs et plein de bonnes intentions. Mais quand on lit, par exemple, qu’il faut « vendre chaque quartier à des investisseurs et à des nouveaux habitants (sous-entendu la « classe moyenne »), il y a de quoi s’inquiéter. Heureusement -on croirait y voir la main correctrice de celui qui veut quelque peu arrondir les angles- on est soulagé en lisant la suite : on vendra le quartier, mais, « tout en stabilisant les anciens habitants ». Investisseurs, nouveaux habitants, anciens habitants, même combat !!! Force est de constater, entre les lignes, que la compétitivité entre villes européennes est devenu le mot d’ordre : « villes, positionnez vous sur la carte mondiale ». Cette lutte pour la meilleure place n’a apparemment pas de prix. Il faut attirer les investisseurs, les visiteurs et rendre la ville attractive et belle. Il faut travailler à son image, élaborer un plan de « marketing » après un « bench marking » soigneux. Il faut éviter ce côté « bronx » (sic) de certains quartiers qui pourraient déteindre sur l’image globale de la ville. C’est le développement exogène que ce PDI privilégie. A aucun moment, il ne se soucie de savoir comment veiller à ce que les retombées positives de cette présence puissent bénéficier réellement au développement dans les quartiers en difficultés, comment améliorer les conditions de vie des occupants actuels pour éviter de devoir en attirer des plus riches. Bref, le concept du développement endogène y est totalement absent.

La pensée institutionnelle opposée à la logique humaine. A aucun endroit du rapport n’apparaît une évaluation critique de fond sur la façon dont les grandes institutions, comme l’UE, s’installent à Bruxelles. Nous évoquerons trois exemples flagrants : 1. les écoles européennes, « ghetto » pour enfants riches ? 2. l’immeuble Lex 2000, le syndrome sécuritaire contre la mixité ! 3. le Parlement européen, une tour d’ivoire totalement coupée de son quartier.

La mixité sociale… dans les deux sens s.v.p. ! Pour le PDI, il s’agit d’ « éviter le confinement de la pauvreté dans des ghettos sociaux ». D’une part, tous les auteurs sérieux affirmeront qu’à Bruxelles il n’existe pas de ghetto à proprement parler. D’autre part, on ne retrouvera à aucun endroit du document le raisonnement dans l’autre sens : « éviter le confinement de la richesse dans certains lieux ». Et pourtant des « ghettos » pour riches il y en a… mais est-on prêt à les reconnaître ? Les écoles européennes en sont un exemple probant et discret. La Région bruxelloise préférera investir par exemple dans une 4e école européenne pour assurer au public international un enseignement de qualité. A aucun moment elle ne semble prétendre vouloir rehausser la qualité de l’ensemble des écoles existantes à Bruxelles (avec l’aide des institutions européennes) afin d’éviter que ce public international ne ressente plus le besoin de se construire pour elle-même des écoles d’élite.

La mixité fonctionnelle : faites ce que je dis, mais ne dites pas ce que je fais Lors de la construction de l’immeuble LEX 2000 situé à l’intersection de la rue de la Loi, de la gare Schuman et de la chaussée d’Etterbeek, l’occasion était rêvée d’y implanter à son pied un ensemble multifonctionnel sur trois niveaux de magasins, de lieux de récréation (cinéma, …), d’équipements collectifs. Ce type d’infrastructures fait cruellement défaut dans ce quartier tant pour les usagers et travailleurs que les habitants des quartiers voisins. La mixité fonctionnelle, tant réclamée dans tous les discours officiels dont ceux des institutions européennes, pouvait enfin y trouver son expression. Ce quartier pouvait devenir le laboratoire de l’urbanisme et de la mobilité durable. Et bien non : les impératifs sécuritaires l’ont emporté. On a préféré y implanter un immeuble monofonctionnel et sur-protégé pour le Conseil des Ministres. La même logique institutionnelle a présidé à l’élaboration du programme des immeubles du Parlement européen. Avant son implantation dans le quartier Léopold, les habitants avaient une poste dans la gare Luxembourg. Aujourd’hui, elle a été déménagée dans l’immeuble du Parlement européen et est devenue totalement inaccessible aux habitants. Lorsque les demandes de permis d’urbanisme des immeubles du Parlement européen ont été introduits, il a fallu constater que l’institution -dans sa logique à elle- avait tout prévu pour ses occupants : les parkings, le restaurant, la poste, la crèche, l’école, le vendeur de journaux, le coiffeur… Bref, tout pour ne pas donner à l’occupant des lieux l’envie de se frotter à la ville, et à ses habitants ; tout pour créer une ville duale : le palais impérial et à ses pieds, les quartiers « tellement insécures, Monsieur !!! »…. C’est en amont, au stade de l’élaboration du programme qu’il y a lieu d’intervenir, car c’est à ce stade que se concrétise une vision sur la façon dont ces institutions veulent s’intégrer ou non à la ville. Aujourd’hui, donc il y a du pain sur la planche pour sortir des vieux réflexes conditionnés. Encore faut-il vouloir les reconnaître !!!

Etienne Christiaens, urbaniste

Tags : | | | | | | | | |

La maladie de Bilbao

- « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007

Elle frappe, insidieuse, les responsables des villes européennes. Bruxelles est atteinte. Son symptôme : le Plan de Développement International (PDI), défini dans ses grandes lignes par une société de consultants, accueilli et défendu par Charles Picqué. Quelle est la pathologie ? La volonté soutenue, irrépressible, de vendre la ville à ceux qui détiennent le pouvoir de l’économie mondialisée. Devenir ville mondiale parmi les autres villes-monde, voilà la réponse contemporaine aux exigences du développement. Pour les élus bruxellois les mieux intentionnés, disons que ce projet vise à l’amélioration des ressources de la population. C’est à l’image de l’économiste anglais Keynes : quand la marée monte, elle fait monter de la même manière les grands et les petits bateaux.

Donc la ville-région doit se vendre dans un schéma complexe où elle demeure en même temps co-propriétaire : elle ne s’aliène donc pas tout à fait, sinon les bénéfices de la vente échapperaient à long terme au vendeur… ce qui serait contraire au but recherché. Donc, il faut vendre : mais l’objet intéresse-t-il quelqu’un ? N’a-t-il pas trop de défauts ? Si, il y en a, des petits et des grands, repérés par les spécialistes du commerce international. Le bijou est trop terne, il ne renvoie pas l’image que l’acheteur voudrait y trouver. Acheter du kitch ne donne pas une belle image de soi. Et cette ville n’est pas une ville lumière. Elle le pourrait, mais le vendeur doit encore faire plus d’un effort. Par exemple : il faut donner un nom à l’objet : celui qui est connu est trop flou, disputé d’ailleurs par d’autres (la Flandre, la Wallonie). Il faut un grand signe, qui mette en relief un atout « fabuleux » : l’Europe. Bruxelles capitale de l’Europe : cela doit être porté par plusieurs gestes qui vont de la propreté des rues, de meilleurs accès routiers et publics, du dynamisme culturel (tourisme), de grands équipements de loisirs sportifs et autres, un peu de sexe… à un leadership politique « dé-fragmenté », c’est-à-dire une organisation des compétences administratives sur un mode simplifié, favorable à l’acheteur du fameux objet-ville. Deux secteurs ultra-sensibles : la fiscalité et l’urbanisme. Arrêtons-nous ici : oui, une protection du patrimoine… grâce à la mise à l’écart de la Commission des Monuments et des sites ; oui, des grands projets voulus par les investisseurs privés… vite autorisés par la Région… avec le simple avis des communes touchées (ce qui revient à autoriser le secteur privé à jouir des droits du secteur public). Ceci est un exemple concret de dé-fragmentation. Cette dernière n’implique pas que l’on touchera aux dix-neuf communes ni à la trentaine de sociétés de logement social.

Pour améliorer le bijou, la ville-région doit disposer de voisins qui lui soient favorables : les Régions flamande et wallonne et leurs diverses institutions, et les communes de la périphérie. Elle doit aussi rechercher des financements chez ces mêmes voisins parce qu’ils jouissent, déjà maintenant d’ailleurs, de la plus-value qu’elle apporte à tous. Dès lors, il faut accentuer toutes les formes de coopération, de coordinations, de concertation…L’État fédéral est aussi appelé à la rescousse : son aide doit s’amplifier, au risque d’ailleurs qu’il intervienne un peu trop dans la gestion de la Région, mais c’est normal car qui paie commande. Un nouveau ministère fédéral pourrait naître pour s’occuper de Bruxelles : est-ce le début de la mise en œuvre de la tutelle voulue par une certaine opinion flamande ? Et l’Europe, dans ce plan ? On l’appelle à la table, comme partenaire institutionnel… mais on n’appelle pas les fonctionnaires européens comme contribuables !

L’examen de ces deux textes ne peut que susciter un certain malaise critique. D’abord, si les mots ont encore un sens dans la vie politique, il ne s’agit pas d’un plan mais d’un programme. Nuance importante : en démocratie, un plan est soumis à enquête publique.

Et dans ce programme, les contradictions ne sont pas levées : entre les exigences de mobilité et l’ambition de durabilité, par exemple. Et, plus profondément, ce programme oublie les citoyens autant que les habitants – au contraire, il ne vise que leur mise en vente, pour leur plus grand bien s’entend. À voir !

On aurait pu aller dans un tout autre sens que celui de la soumission à l’économie de la marchandise. Par exemple en construisant une identité forte construite sur : Bruxelles capitale de l’Europe est la ville la plus démocratique d’Europe. Voilà un projet identitaire à construire avec les habitants, dans le cadre de leur multiplicité culturelle et sociale.

Or ceux-ci paraissent bien oubliés : en amont, dans l’élaboration des textes ; et surtout en aval : quand il sera question de réalisation. Lors des grands travaux d’infrastructures de toutes sortes, dans la protection du patrimoine, dans la définition d’une économie se développant dans un contexte de rareté et de cherté de l’énergie, dans le cadre d’une pensée qui met au centre de la politique de l’environnement la politique de la ville, dans la jouissance démocratique des logements…

Quel rôle auront encore les habitants et les commissions de concertation ? L’ancien plan de secteur (1976), le PRAS… éveillaient les habitants à leurs responsabilités personnelles et collectives. Le PDI, même s’il apporte quelques solutions techniques attendues depuis belle lurette, n’ouvre aucune perspective démocratique, tendant à faire croire à ces chers acheteurs que Bruxelles est une ville passive. Il n’ouvre aucune perspective démocratique nouvelle. Il propose plus de richesses – pour qui ? – mais suivant des chemins qui mènent tout droit dans le mur de réalités écologiques. Loin, bien loin de tout signe d’espérance d’égalité et de liberté.

Il faudra pourtant bien se soigner de la maladie de Bilbao.

René Schoonbrodt, ancien président de l’ARAU et d’IEB.

Tags : | | | | | | | | |

Le quartier Midi bouge : oui, mais à contre-sens !

- Communiqué de presse Inter-Environnement & BRAL, 25 juin 2007

Le 26 juin 2007 à 10h, la commission de concertation de Saint-Gilles se réunira pour aborder une fois de plus le triste sort du quartier Midi. Le Brusselse Raad voor het Leefmilieu et Inter-Environnement Bruxelles ont décidé de s’associer au comité Quartier Midi et aux derniers habitants restant dans ce quartier démoli pour les soutenir dans leur demande. Les associations et les habitants exigent qu’après quinze ans de déni de leur existence et de leur quotidien, un revirement soit opéré à l’occasion de la mise à l’enquête de trois demandes de permis d’urbanisme portant sur l’îlot C. En pleine crise du logement, le projet prévoit, sans état d’âme, la construction de 32.000 m2 de bureaux dans un quartier où l’offre dépasse déjà largement la demande, et pas le moindre m2 dédié à l’habitation. Sa mise en oeuvre suppose la destruction de quatre maisons, sans compter celles déjà expropriées et démolies et les 19 autres en sursis. Vous avez dit revitalisation ?

Les démons du Midi

En 1992, suite à l’arrivée du TGV au sud de Bruxelles, le conseil communal de Saint-Gilles adopte un plan particulier d’affectation du sol (PPAS) en vue de réaménager le quartier Fonsny. Ce PPAS fait la part belle aux infrastructures de bureau et hôtelière en faisant fi du logement. Pour mener ce projet tambour-battant, la Région crée la S.A. Bruxelles-Midi en 1992, société à but lucratif contrôlée par la Région. La société sous-capitalisée (75 millions d’euros) est censée racheter 165 parcelles. Elle ne pourra le faire qu’à des prix indécents, c’est-à-dire largement en dessous de la valeur du marché, comme le démontre le récent jugement incisif du juge de paix de Saint-Gilles rendu 31 mai 2007. Quinze ans plus tard, seules certaines parcelles de bureaux construites ont trouvé acquéreur, les logements existants se dégradent et les expropriations dites d’utilité publique et d’extrême urgence se poursuivent.

Non à un PPAS vide de logements

Déjà en 2002, les associations contestaient l’absence de logements prévus dans l’îlot C et proposaient de garantir la continuité de l’habitat le long de la rue de Mérode. L’objectif était d’assurer la transition, en intérieur d’îlot, entre la fonction administrative qui doit rester tournée vers la gare du Midi, et la fonction résidentielle ouverte sur les quartiers habités de Saint-Gilles. Cette demande est toujours d’actualité : le PPAS n’exclut pas catégoriquement le logement dans l’îlot C et prévoit une tolérance de 5 % de surfaces planchers. Le Comité Quartier Midi et les associations demandent que la Région fasse un usage plein et entier de cette tolérance. A l’heure où certaines communes transforment du bureau en logement et où la Région tente péniblement de trouver des terrains pour son Plan logement, il est outrageant de voir expropriées et démolies des maisons dans le seul objectif de construire du bureau dans un quartier déjà bien fourni. Préserver la mixité de l’îlot sera tout à l’avantage tant des habitants que des navetteurs et autres visiteurs qui échapperont ainsi à la dévitalisation qui sévit dans les quartiers dédiés exclusivement aux bureaux.

Rénovation plutôt que démolition

La piste de la rénovation des logements existants doit être fermement envisagée tant pour des raisons humaines que de durabilité. Pendant quinze ans, les pouvoirs publics ont empêché les habitants de s’investir dans leur lieu de vie générant par là-même la dépréciation du quartier et des habitations. Il n’y a aucune utilité publique à chasser ces habitants : ceux-ci doivent se voir offrir la possibilité de rester dans un logement rénové au frais de la Région, seule responsable de la dégradation du bâti existant. Cette rénovation devrait bien entendu tenir compte des normes à appliquer en matière d’efficacité énergétique des bâtiments.
C’est en maintenant ce tissu urbain vivant que les abords immédiats de la gare seront plus humains et conviviaux et non en installant des œuvres d’art comme préconisé dans la Déclaration de politique générale (2006-2012) du Collège échevinal de Saint-Gilles.

Un accompagnement social tangible

Le Comité Quartier Midi a déjà fait savoir à plusieurs reprises sa déception concernant les mesures censées accompagner les habitants délogés. De nombreuses lacunes émaillent le plan d’accompagnement : les locataires ne sont pas relogés, les immeubles prévus dans les nouveaux projets ne sont pas destinés à reloger les locataires expulsés, l’aide ne concerne pas les personnes résidant depuis 2004. Les associations demandent qu’il soit remédié à ces lacunes. En outre, les associations regrettent que la commune n’ait pas profité de l’enquête publique pour initier le travail d’information qu’elle prévoit pour septembre et déplorent le traitement séparé de ce qui constitue un seul et même projet, dont l’ampleur aurait mérité une réunion publique d’information. Ceci aurait permis aux usagers de se forger une opinion et d’en témoigner auprès de la commission de concertation.

Une affectation compensatoire des charges d’urbanisme

Subsidiairement, les associations souhaitent que les charges d’urbanisme générées par les nouvelles surfaces de bureaux (près de 4 millions d’euros), ainsi que les taxes sur les immeubles abandonnés et terrains vagues que la commune doit percevoir (puisque le plan d’expropriation est obsolète) soient affectées aux logements dans le quartier.

Le réflexe d’une mobilité durable

Enfin, les associations regrettent que la scission du projet en trois demandes de permis ait permis au demandeur d’échapper à la réalisation d’une étude d’incidence. En effet, le projet comporte la réalisation de 208 parkings, une telle étude étant rendue obligatoire à partir de 200 emplacements. Le quartier bénéficie d’une excellente desserte permettant d’explorer les facettes de la mobilité alternative à la voiture, sans compter la présence d’un parking public (le parking Midi de 1650 emplacements) largement sous-exploité à l’heure actuelle.

En conséquence, Inter-Environnement Bruxelles, le Brusselse Raad voor het Leefmilieu et le Comité Quartier Midi considèrent que les raisons qui ont poussé à l’élaboration d’un tel projet, il y a 15 ans, ne sont plus valables et souhaitent que le projet soit revu afin de mieux intégrer et préserver l’intérêt des habitants et du quartier et de maintenir du logement tout le long de la rue de Mérode.

Contacts :

IEB : Sarah Duray – 02/548.39.45 – sarah.duray@ieb.be et Claire Scohier – 02/548.39.46 – claire.scohier@ieb.be.
BRAL : : Maarten Roels – maartenroels@bralvzw.be – 02/217.56.33.
Comité du Quartier Midi : comite@quartier-midi.be.

Tags : | | | | | | | | |

La Place Broodthaers à Saint-Gilles

- « Respire » (journal de la locale Ecolo), mai 2006

Elle n’existe pas encore sur votre plan de Bruxelles mais ça ne saurait tarder car cette future place, située à l’extrémité de la rue de Hollande dans le quartier Midi, vient de voir son plan d’aménagement soumis à la commission de concertation. Les habitants du quartier Midi, concernés au premier chef, ne se sont pourtant pas déplacés en masse à cette commission, et pour cause : ils ont d’autres chats à fouetter – comme p. ex. obtenir des conditions d’expropriation de leur logement qui ne soient pas assimilées à celles des indiens du Far West.
Lors de cette commission de concertation 3 des 4 organismes habilités ont donné un avis défavorable, à savoir : la Direction des Monuments et Sites, l’IBGE et la SDRB pour un seul avis favorable, celui de la Direction de l’urbanisme de l’AATL (1).
Les avis défavorables ont mis, avec pertinence, trois éléments importants en évidence :
- L’aménagement ressemble davantage à l’aménagement d’une zone de recul (pour masquer l’architecture plutôt massive des bureaux
existants ou projetés) et non à l’aménagement d’une place avec une fonction sociale et récréative ;
- L’absence d’une solution sécurisante pour le passage piéton face à la place, vers la gare. Vu le trafic piétonnier important à cet endroit,
une solution satisfaisante doit être trouvée avant de démarrer une quelconque réalisation;
- L’aspect récréatif est complètement absent et le choix des arbres à haute tige privera la place de lumière solaire.
Malgré ces 3 avis négatifs (+ un avis négatif du seul citoyen présent – votre serviteur), la commune a néanmoins donné un avis favorable. On se demande dans ce cas à quoi servent les commissions de concertation! Quant à l’échevin de l’Urbanisme, le sieur Dineur aux multiples mandats (2), n’était, comme d’habitude, pas présent. Où pourrait-il d’ailleurs trouver le temps de s’occuper d’une place qui n’existe pas encore pour des habitants que l’on espère surtout voir disparaître du quartier ?

Jos Beni

1 AATL : Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement – IBGE : Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement – SDRB : Société de Développement pour la Région Bruxelles-Capitale.
2 Henri Dineur est chef de cabinet du ministre-Président Charles Picqué, il est également secrétaire du gouvernement régional et cumule toute une série d’autres fonctions rémunérées : administrateur à la Stib, chez Iris et Iris Sud, président du Palais des congrès (fermé pour deux ans). Son don d’ubiquité est tel qu’il trouve encore le temps d’être échevin à Saint-Gilles des Finances, des Contrats de quartier, du Contrat de Sécurité et de Prévention, des Cultes, de la Mobilité, du Plan communal de développement, de la Rénovation urbaine, de la Tutelle…

Tags : | | | | | | | | |

Gare aux bureaux au quartier du Midi!

FRANÇOIS ROBERT – « Le Soir » – vendredi 15.07.2005

Une fanfare alternative sur le parvis. La réurbanisation du quartier traîne. Les habitants perdent patience et réclament un accompagnement social.

Faites des voisins, pas des bureaux. Le slogan frappe fort. On l’a entendu prononcer hier par l’ASBL City Mine(d), férue d’urbanisme, qui a pris fait et cause pour les habitants menacés d’expulsion dans le quartier de la gare du Midi, à Saint-Gilles. Ainsi, ce jeudi en soirée, elle avait invité une fanfare alternative, baptisée « La Fanfare infernale », à faire la fête sur le parvis de Saint-Gilles. Histoire de maintenir la pression sur les autorités…

Bruxelles a déjà connu quelques fiévreuses batailles politico-urbanistiques dans le passé récent. Le quartier du Midi sera-t-il le prochain ? Les habitants, bien organisés en comité de quartier, et relayés par des associations toujours plus nombreuses, semblent décidés à se battre.

Le quartier du Midi est amené à devenir un pôle administratif. Le Pras, le plan régional d’affectation du sol, dit explicitement que les zones autour des gares sont dévolues aux bureaux. Un choix logique, qui traduit la politique de mobilité du gouvernement (favoriser les déplacements par les transports en commun).

Naquit ainsi, voici 13 ans, un plan ambitieux pour le quartier et maîtrisant la destination foncière des terrains, afin d’éviter la spéculation immobilière. La Région créa l’outil « Bruxelles Midi », chargé de piloter des projets mixtes (public-privé). Le plan fut complété par une série de mesures sociales (expropriations et relogements). Sur le papier, c’était parfait. Mais Bruxelles-Midi, sous-financé, n’a pas tenu ses promesses. Les projets ont pris du retard. Le marché immobilier est déprimé et les investisseurs boudent pour l’instant la zone Midi au profit du quartier Nord. En bordure de la rue Fonsny, s’est créée une sorte de no man’s land, à l’insécurité grandissante.

Cette situation, certes transitoire, est de plus en plus mal vécue par les habitants. Ils estiment en outre le volet social de l’opération Midi insuffisant.

À la commune de Saint-Gilles, on suit avec inquiétude la détérioration du climat social dans le quartier. Des mesures de police ont été récemment prises et des terrains vagues ont été nettoyés. Mais la vraie réponse à cette crise latente est foncière, déclare Martine Wille, bourgmestre faisant fonction. Nous avons des assurances de la part de la Région. Elle veut réussir la réurbanisation du quartier du Midi et ne plus traîner. Par ailleurs, il est clair que la fonction logement devra être pleinement prise en compte dans le développement du quartier.

Cela dit, il ne faudrait pas trop noircir le tableau : de l’autre côté de la gare (rue de France), les aménagements vont bon train, si l’on ose dire. L’aménagement de la place Horta (financé par Beliris) et la venue de nombreux établissements horeca augurent bien du devenir du quartier.

Tags : | | | | | | | | |

Actualités 2008-2010

Textes, articles et communiqués de presse des années 2008 à 2010.
Voir aussi les actualités 2005-2007 et 1990-2004.

> 2010

Mars 2010

- Comité du quartier Midi, mars 2010:
Le quartier Midi en téléchargement libre

- « Le Soir », 12 mars 2010:
Le projet Jean Nouvel sur une voie de garage?

- Télé Bruxelles, 10 mars 2010:
Gare du Midi: quelle Nouvel?

- « Le Soir », 9 mars 2010:
On est toujours sans « Nouvel »

- Comité du quartier Midi, 9 mars 2010:
Hutchinson scandalisé par l’afflux de milliardaires au Midi

- « La Libre Belgique », 3 mars 2010:
Trop secrète nouvelle gare du Midi

Février 2010

- Comité du quartier Midi, février 2010:
Des images de la future gare du Midi ?

- « La Libre Belgique », 11 février 2010:
“Moratoireke” : non peut-être

- « Le Soir », 11 février 2010:
Pas de moratoire sur les bureaux

Janvier 2010

- « Le Soir », 5 janvier 2010:
Jean Nouvel va couvrir la gare du Midi

- « La Capitale », 4 janvier 2010:
Bruxelles : une pétition contre la gare du Midi

____________

> 2009

Novembre 2009

- La Belgosphère, 26 novembre 2009:
Charles, te rappelles-tu d’Erdogan?

- Comité du quartier Midi, 25 novembre 2009:
« Les emmurés du Midi » sur la RTBF

- « Télé Moustique », 18 novembre 2009:
Devoir d’enquête: Les emmurés du Midi

Octobre 2009

- BRAL, octobre 2009:
« Participez à la ville! »

Septembre 2009

- « Le Soir », 17 septembre 2009:
Une gare, ça change une ville !

Août 2009

- « Le Soir », 24 août 2009:
Pourquoi tout le monde aime Charles Picqué ?

Juillet 2009

- « Immo-Soir », 23 juillet 2009:
Les derniers défis de la gare du Midi

- « La Libre Belgique », 3 juillet 2009:
Le Midi : plus jamais ça ?

- Comité du quartier Midi, 2 juillet 2009:
Au Midi, pas de place pour l’espace public

- « Le Soir » , 2 juillet 2009:
La place Broodthaers attendra encore un an

- Belga, 7 mai & 1er juillet 2009:
Nouveaux hôtels prévus au Midi

Juin 2009

- “Le Soir”, 27 juin 2009:
Un vent nouveau souffle sur le Midi

- Télé Bruxelles, 26 juin 2009:
Journal télévisé

- Brussel deze week, 24 juin 2009:
De leerling-tovenaar van de Zuidwijk

- Parlemento.com, 6 juin 2009:
Bruxelles-Midi: destruction populaire et censure socialiste

- « Le Pan », 3 juin 2009:
Censure d’une grosse brique ?

- BxlBlog, 3 juin 2009:
Quelques lectures à caractère politique ou citoyen

Mai 2009

- « La Dernière Heure », 30 mai 2009:
« Plus jamais » la saga du Midi

- Brusselnieuws, 29 mei 2009:
Bruxelles-Midi, de Zuidwijk te boek

- “Le Soir”, 28 mai 2009:
Pas de quartier pour les pauvres

- « Trends-Tendances », 28 mai 2009:
Picqué et « Les Bronzés font de l’immobilier »

- Aden, 28 mai 2009:
Soirée de présentation du livre « Bruxelles-Midi,
l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle »

- “AlterEchos”, 15 mai 2009:
Les quartiers des gares, entre développement urbain et détricotage social

Avril 2009

- Journal de la Confédération des organisations de jeunesse (COJ), avril 2009:
Bruxelles Midi : quand nettoyage et mixité font bon ménage

- “Le Soir”, 23 avril 2009:
Le Progrès arrêtera-t-il le RER ?
+ La lente « extrême urgence » du quartier Midi

Mars 2009

- “La chronique de la Ligue des droits de l’homme” n°131, mars 2009:
Le démon du Midi : pas de quartier pour les habitants

Février 2009

- « La Dernière Heure », 10 février 2009:
Détours à la cité perdue

- « Solidaire », 3 février 2009:
Les détours du quartier du Midi

- De Standaard, 2 februari 2009:
« In de Zuidwijk is een waar spelletje Monopoly gespeeld »

Janvier 2009

- « La Tribune de Bruxelles », 27 janvier 2009:
Détours au Midi

- TV Brussel, 22 januari 2009:
Tentoonstelling over Zuidwijk

- 7sur7.be et Infomonde.be, 20 janvier 2009:
L’expo « Détours au Midi » exprime 20 ans de gâchis

- RTBF, 16 janvier 2009:
Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants

- Radio 1, 15 januari 2009:
20 jaar geknoei in de Brusselse Zuidwijk

- FM Brussel, 15 januari 2009:
Zuidwijk

- Exposition au Pianofabriek du 15/01 au 15/03/2009
Tentoonstelling in Pianofabriek van 15/01 tot 15/03/2009:
Le quartier du Midi, 1989 – 2009 : 20 ans de “revitalisation urbaine”
De Brusselse Zuidwijk van 1989 tot 2009 : 20 jaar “heropwaardering”

____________

> 2008

Décembre 2008

- « Le Soir », 16 décembre 2008:
Un quartier d’affaires au Midi

- La chronique de Paul Hermant, RTBF, 11 décembre 2008:
Vive les droits de l’homme d’affaires

- “La Dernière Heure”, 10 décembre 2008:
Le Midi a un Prix

- JT RTBF, 9 décembre 2008:
Le « Comité du Quartier Midi », à Bruxelles, a reçu
le prix « Régine Orfinger-Karlin »

- Dépêche Belga, 9 décembre 2008:
Le comité de quartier du Midi récompensé
par la Ligue des Droits de l’Homme

- Ligue des droits de l’homme, communiqué de presse, 9 décembre 2008:
Le comité du quartier Midi lauréat du prix Régine Orfinger
de la Ligue des droits de l’homme 2008

- Bxl.blog, 6 décembre 2008:
Quartier Midi: la faillite de l’urbanisme

Novembre 2008

- Dépêche Belga, 26 novembre 2008:
L’affaire de l’hôpital militaire d’Ixelles paralysée

- « Le Soir », 14 novembre 2008:
Guillemins : en toute opacité

- Marseille 2008, 12 novembre 2008:
Une spéculation publique dans la Capitale de l’Europe

Octobre 2008

- “Le Soir”, 30 octobre 2008:
Il ne reste que vingt familles au Midi

- « Le Soir », 29 octobre 2008:
Ce qui reste de l’îlot A sera démoli

- Communiqué de presse (Comité du quartier Midi, BRAL, IEB & RBDH),
28 octobre 2008:
Rénovation de l’îlot A : un nouveau feuilleton à rebondissements
dans le quartier du Midi

- Le blog d’Ariane, d’Ulysse, d’Ibrahima… et le kabar, 13 octobre 2008:
Bruxelles et le quartier Léopold perdent un de leurs plus généreux
emmerdeurs

- Comité du quartier Midi, 5 octobre 2008:
Le PDI, acte III. Mais quid de la “zone prioritaire” du Midi?

Septembre 2008

- “Humo”, 9 september 2008:
“Onze wijk is dood. Vermoord door de overheid en de speculanten”

Août 2008

- “Le Soir”, 22 août 2008:
Projet majeur face à la gare du Midi

- “La Libre Belgique”, 21 août 2008:
Nouveau projet gare du Midi

Juillet 2008

- Parlement régional bruxellois, 16 juillet 2008:
Interpellation concernant la décision de rénover l’îlot A
du quartier Midi
(pdf)

- “Le Soir”, 8 juillet 2008:
L’îlot A du quartier du Midi ne sera pas démoli

- “La Dernière Heure”, 8 juillet 2008:
La rue de Mérode sera un peu moins défigurée

- “La Libre Belgique”, 8 juillet 2008:
Midi, l’heure de la “rénovation”

- Dépêche Belga, 7 juillet 2008:
Bxl-Midi: Picqué et l’ARAU d’accord pour rénover plutôt que démolir

- Communiqué de presse Charles Picqué & ARAU, 7 juillet 2008:
Rénover plutôt que démolir (doc)

- Comité du quartier midi, 3 juillet 2008:
Le quartier Midi dans votre salon !

Juin 2008

- “Politique” n°55, juin 2008:
Quand la SNCB fait de la spéculation

- “La Libre Belgique”, 12 juin 2008:
“Eviter un quartier du Midi bis !”

- “Le Soir”, 12 juin 2008:
Expropriations massives

Mai 2008

- Parlement régional bruxellois, 29 mai 2008:
Interpellation concernant le « protocole de coopération » (entre la Région,
les communes de Saint-Gilles et Anderlecht, la SNCB et sa filiale
Eurostation) concernant le réaménagement de la gare du Midi
et de ses abords
(pdf)

- “Le Soir”, 21 mai 2008:
Le comité Midi honoré

- “La Dernière Heure”, 21 mai 2008:
Un chardon à la mobilité du quartier européen

- Dépêche Belga, 20 mai 2008:
Palme au Comité Midi. Chardon au futur Quartier européen.

- Inter-Environnement Bruxelles, 20 mai 2008:
Inter-Environnement Bruxelles remet sa Palme 2007
au Comité du quartier Midi

- “Brussel deze week”, 14 mei 2008:
De ziel uit de Zuidwijk

- “Le Soir”, 9 mai 2008:
Saga Midi : un film et un jugement

- “La Libre Belgique”, 8 mai 2008:
Quartier Midi : “La Région doit changer d’attitude”, selon l’Arau

- “Le Soir”, 7 mai 2008:
Les plaies du Midi se referment mal

- “La Dernière Heure”, 7 mai 2008:
Condamnation confirmée

- Dépêche Belga, 6 mai 2008:
La Région doit changer d’attitude

- Communiqué de presse, ARAU & Comité du quartier Midi, 6 mai 2008:
La saga du quartier Midi continue devant les tribunaux

- Communiqué de presse, ARAU & Comité du quartier Midi, 6 mai 2008:
La Région de Bruxelles-Capitale à nouveau condamnée
pour ses pratiques au quartier Midi

- « Trends-Tendances », 1er mai 2008:
Les propriétaires lésés du quartier du Midi réclament justice (pdf)

Avril 2008

- Comité du quartier Midi, avril 2008:
En mai, le quartier Midi s’affiche à Saint-Gilles…

Mars 2008

- La Première, 15 mars 2008:
Emission “Transversales” sur le quartier Midi

- « La Dernière Heure », 14 mars 2008:
La saga imagée du Midi + Des toilettes vues 280.000 fois !

- Comité du quartier Midi, 1er mars 2008:
Voir ou revoir “Dans 10 jours ou dans 10 ans…”

Février 2008

- Comité du quartier Midi, 19 février 2008:
Nouvel incendie dans une maison de la Région bruxelloise à Saint-Gilles

- “Le Soir”, 18 février 2008:
« On ne casse pas du pauvre »

- “Le Soir”, jeudi 14 février 2008:
On ne prête qu’aux riches

- Comité du quartier Midi, février 2008:
Rapport de la Cour des comptes sur la politique fédérale des grandes villes

- Télé Bruxelles, 11 février 2008:
Le débat: quel avenir pour le quartier Midi?

- “Moniteur belge”, 11 février 2008:
Parution du nouvel arrêté d’expropriation

- Février 2008:
Avis de la Commission de concertation sur le nouveau plan d’expropriation

- “La Tribune de Bruxelles”, 7 février 2008:
“Sinistre et sale”

- “Le Soir”, 5 février 2008:
Un ratage magistral au Midi ?

- Comité du quartier Midi, 1er février 2008:
Un sénateur-député publie un rapport sur le “fiasco” du quartier Midi

- “La Libre Belgique”, 1er février 2008:
“Mettre fin à cette triste saga”, dit Alain Destexhe

- “La Dernière Heure”, 1er février 2008:
“Sauver ce qui peut l’être…”

- “Le Soir”, 1er février 2008:
Destexhe descend (sur) le Midi

- DailyMotion, 1er février 2008:
Bruxelles: saccage au quartier Midi

Janvier 2008

- Alain Destexhe, 31 janvier 2008:
Quartier du Midi: Welcome in Brussels!

- RTL, 31 janvier 2008:
Le lifting du quartier du Midi, sinistre et sale, est un échec

- Réseau Nov-Vox, 30 janvier 2008:
Quartier Midi : telle n’est pas la capitale de l’Europe que nous voulons

- “Le Soir”, 29 janvier 2008:
Paul-Henri Spaak se pose au Midi

- SkynetActu, 29 janvier 2008:
Un buste de Paul-Henri Spaak dévoilé à Bruxelles-Midi

- Télé Bruxelles, 28 janvier 2008:
Paul-Henri Spaak honoré

- “Une tribune pour Bruxelles” (Baudouin Peeters), 23 janvier 2008:
Gare du Midi, quel gâchis !

- Communiqué de presse des locataires du 53 rue de Mérode, 17 janvier 2008:
Expédition punitive de la SA Bruxelles Midi au Rue de Mérode, 53

- “Le Soir”, 16 janvier 2008:
« Rénover c’est chasser »

- « La Libre Belgique », 16 janvier 2008:
Les Editions Agone expulsées

- “La Dernière Heure”, 16 janvier 2008:
Expropriées manu militari

- BrusselNieuws, 15 januari 2008:
Drukkerij Agone boos om onteigening in Zuidwijk

- Communiqué de presse des éditions Agone, 15 janvier 2008:
La SA Bruxelles Midi saccage le 53, rue de Mérode au Quartier Midi

- Communiqué de presse des locataires du 53 rue de Mérode, 9 janvier 2008:
La société mixte régionale SA Bruxelles Midi persiste
dans ses pratiques de harcèlement

- Coordination anti-démolition des quartiers populaires, 9 janvier 2008:
Quartier Midi : telle n’est pas la capitale de l’Europe que nous voulons

- Parlement régional bruxellois, 8 janvier 2008:
Françoise Dupuis: “c’est de loin le dossier le plus compliqué,
et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement”

Tags : | | | | | | | | |

« Page précédente











http://www.quartier-midi.be | http://film.quartier-midi.be | http://www.bruxelles-midi.be