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Le quartier Midi en téléchargement libre

- Comité du quartier Midi, mars 2010

Un livre, une expo et un film sur le quartier Midi en téléchargement libre…

Il est désormais possible de consulter ou de télécharger gratuitement l’intégralité du livre Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle. Le site www.bruxelles-midi.be a mis en ligne les 384 pages de cet ouvrage richement documenté, paru en juin 2009 aux éditions Aden.

>> Cliquer sur ce lien pour télécharger le livre.

Par la même occasion, le Comité du quartier Midi publie sur son site (www.quartier-midi.be) tous les panneaux de l’exposition Détours au Midi (Le quartier du Midi, 1989–2009 : 20 ans de « revitalisation urbaine »), qu’il a présentée de janvier à mars 2009 au centre culturel De Pianofabriek à Bruxelles.

>> Cliquer sur ce lien pour accéder à l’exposition.

Les affiches éditées par le comité, et qui ont fleuri sur les murs de Bruxelles ces dernières années, sont également disponibles sur ce site.

>> Cliquer sur ce lien pour voir les affiches disponibles.

Quant au film Dans 10 jours ou dans 10 ans, après plus de 45 projections à Bruxelles et ailleurs et une édition DVD épuisée, il fait toujours l’objet de diffusions publiques, continue à circuler via plusieurs points de prêt ou de location, et est également disponible sur internet.
Le site qui lui est dédié (http://film.quartier-midi.be) propose de le télécharger gratuitement (de même que plusieurs autres documents audiovisuels sur des thématiques urbaines) en format Divx.

>> Cliquer sur ce lien pour télécharger le film et d’autres fichiers.
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Détours au Midi

Le quartier du Midi, 1989 – 2009 :
20 ans de « revitalisation urbaine »

L’exposition Détours au Midi, réalisée par le Comité du quartier Midi et présentée du 15 janvier au 15 mars 2009 à Bruxelles, est désormais consultable et téléchargeable gratuitement sur ce site (en français et en néerlandais) :

Panneaux thématiques
Ligne du temps 1989-2009
Cartes

>> Les panneaux sont également disponibles pour toute demande d’exposition. N’hésitez pas à nous contacter!

En 2009, cela faisait tout juste 20 ans que la Région de Bruxelles-Capitale fut créée. 20 ans que la SNCB donnait le coup de lancement de l’installation d’un terminal TGV en gare du Midi. 20 ans que la compagnie des chemins de fer, les promoteurs privés et les pouvoirs publics se disputaient le développement immobilier de ce quartier, promis à un avenir « international »…

Pour célébrer cet anniversaire, le Comité du quartier Midi réalisa une exposition, qui fut présentée pendant deux mois au centre culturel De Pianofabriek à Saint-Gilles. Elle repose sur une ligne du temps de l’histoire du quartier Midi et des principaux événements qui ont mené à son démantèlement social et urbanistique.

Le point de vue développé est celui des habitants, victimes d’une lutte pour la maîtrise du foncier, d’un jeu de Monopoly où les pouvoirs publics, non contents d’être impréparés et désargentés, fondèrent leur projet sur un phantasme (l’arrivée des investisseurs internationaux qui tardent encore à arriver), le lancèrent dans un contexte économique maussade, pour finir par se transformer eux-mêmes en développeurs immobiliers.

A l’aide de photos, de textes et d’autres documents, l’exposition met en parallèle les décisions politiques, les plans urbanistiques, les acquisitions et expropriations, la dégradation du quartier, l’incertitude et la précarité de plus en plus pesantes pour les habitants.

Le sujet intéressera d’un point de vue historique. Comment un pouvoir public, censé incarner les espoirs d’une ville faite pour ses habitants, a-t-il pu mener un aussi mauvais coup sans jamais changer son fusil d’épaule, ni tirer les leçons de ce ratage?

Mais la situation exposée ici renvoie également vers des situations actuelles. Celles d’habitants du Midi, dont le sort n’est toujours pas réglé 20 ans après le début de l’opération. Celles d’autres zones de Bruxelles, également promises (en autres via le « Plan de dévelopemment international ») à un « développement international ».

Revue de presse

- RTBF, 16 janvier 2009:
Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants [ Ecouter ]

- 7sur7.be et Infomonde.be, 20 janvier 2009:
L’expo « Détours au Midi » exprime 20 ans de gâchis

- « La Tribune de Bruxelles », 27 janvier 2009:
Détours au Midi

- « La Dernière Heure », 10 février 2009:
Détours à la cité perdue

- Radio 1, 15 januari 2009:
20 jaar geknoei in de Brusselse Zuidwijk [ Luister ]

- FM Brussel, 15 januari 2009:
Zuidwijk [ Luister ]

- TV Brussel, 22 januari 2009:
Tentoonstelling over Zuidwijk [ Kijken ]

- De Standaard, 2 februari 2009:
« In de Zuidwijk is een waar spelletje Monopoly gespeeld »

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Le démon du Midi :
pas de quartier pour les habitants

- “La chronique de la Ligue des droits de l’homme” n°131, février-mars 2009

« La mixité sociale doit être un des fils conducteurs du développement urbain à Bruxelles. il s’agit d’assurer des flux sortants des zones d’interventions prioritaires pour éviter le confinement de la pauvreté dans des ghettos sociaux et d’assurer des flux sortant en stimulant l’installation des classes moyennes ».
(PriceWaterhouseCoopers, schéma directeur de Plan de développement international pour Bruxelles).

En des termes euphémisés s’appuyant sur le lexique de la mixité sociale – à imposer aux quartiers populaires et évidemment pas au Clos des milliardaires ou au Fort Jaco -, la recommandation citée en exergue résume parfaitement la politique menée depuis 20 ans dans le Quartier Midi, par la Région bruxelloise et la commune de Saint-Gilles. Convergence d’autant moins étonnante entre Région et commune que le bourgmestre de celle-ci, Charles Picqué, a été ministre-président de celle-là pendant quinze des vingt années qui se sont écoulées depuis sa création en 1989.

Expulsions TGV. A bien des égards, le Quartier Midi est emblématique d’une politique urbaine axée sur la volonté de hisser Bruxelles au rang de métropole internationale attirante pour les classes moyennes, les «cadres de la mondialisation» et les «créatifs», au mépris de ses habitants «réellement existants» et «réellement installés». Si ce quartier jouxtant la gare du Midi est aujourd’hui presque déserté et ne présente plus qu’une triste alternance de chantiers, de «dents creuses» et de bureaux largement inoccupés, c’est que, voici vingt ans, les élites communales et régionales ont cru y voir la poule aux oeufs d’or. L’installation d’une gare TGV devait leur offrir la possibilité de transformer en quartier d’affaires ouvert sur Londres, Paris, Amsterdam et Cologne, ce quartier populaire à forte concentration de population extraeuropéenne peu (ou mal) mondialisée et insuffi samment créative.

Jouant aux apprentis sorciers, les autorités régionales décident alors de damer le pion à la spéculation immobilière privée et de créer une société mixte, à capitaux moitié privés moitié publics, chargée de racheter les immeubles de ce quartier à leurs propriétaires. Sous-financée, la S.A. Bruxelles Midi ne parvient à racheter ces immeubles qu’au coup par coup et à vil prix, spéculant à la baisse et misant sur le découragement des habitants et propriétaires sous la menace, depuis vingt ans, d’une expropriation… en extrême urgence. Telles sont en effet les caractéristiques paradoxales de la loi sur les expropriations de 1952 : permettre d’appliquer l’extrême urgence – et donc de faire évacuer les occupants dans un délai de seulement quelques semaines – sur la très longue durée – le permis est délivré pour plusieurs années. Bref, une stratégie du pourrissement improvisée par une équipe hétéroclite de mandataires politiques, de fonctionnaires et d’investisseurs que le juge de Paix de Saint-Gilles n’hésitera pas à qualifier d’attentatoire aux droits de l’Homme.

La mécanique grippée du flux. On pourrait penser que ce récit n’a qu’un intérêt exclusivement historique. Qu’il ne constitue que l’ultime avatar d’une politique de la ville considérée comme terrain de jeux pour les promoteurs. Que cette conception est désormais unanimement rejetée. Que même les meilleures histoires belges ont une fin. On pourrait. Et on se tromperait… Le schéma directeur du Plan de développement international, essai sur la mécanique des flux cité en exergue de cet article, date de 2007.

Ce projet, commandé par le gouvernement régional au cabinet de consultance PriceWaterhouseCoopers, a été retenu presque intégralement. Au menu, nouveau stade de football, shopping centres, et centre de conférences. L’objectif avoué : rendre Bruxelles plus attrayante aux investisseurs étrangers grâce à une politique de marketing urbain et d’infrastructures destinées à renforcer le caractère international de la ville. Alors que le gouvernement bruxellois s’était engagé dans son accord de 2004, à créer 5000 nouveaux logements publics, dont une poignée seulement sont construits et à peine plus sont en voie de l’être, les près de 30. 000 ménages bruxellois inscrits sur les listes d’attente de logement social apprécieront le choix de priorités…

Drôle de résistance. Resté longtemps inconnu en dehors du petit monde saint-gillois, le scandale du Quartier Midi est désormais sorti de l’ombre. Cette mise sur la place publique, on la doit très largement à l’activisme intelligent (… et créatif!) de quelques-uns de ces habitants réunis en comité de quartier. Instruisant sans relâche le procès des autorités publiques et de leur créature (la S.A. Bruxelles Midi), ils ont réuni les pièces à conviction sur un site internet www.quartier-midi.be (où le lecteur trouvera bien plus de détails sur les différents épisodes et acteurs de cette triste saga), dans un film «Dans dix jours ou dans dix ans» (voir la recension), ou encore sur de nombreuses affiches à l’humour grinçant. C’est l’ensemble de ces actions et le caractère disproportionné du combat dans lequel il s’est engagé qui a motivé la Ligue des droits de l’Homme à remettre, en décembre 2008, son Prix Régine Orfinger-Karlin au Comité du Quartier Midi.
Lequel comité semble en voie de survivre à son propre quartier puisqu’il organise encore actuellement une exposition permettant de comprendre le déroulement et la portée de cette «revitalisation».

• Edgar Szoc, secrétaire général de la Ligue des droits de l’homme

Le quartier du Midi, 1989 – 2009 : 20 ans de «revitalisation urbaine» – Exposition du 15 janvier au 15 mars 2009, au Pianofabriek, 35 rue du Fort, 1060 Bruxelles. Du lundi au vendredi de 09h00 à 22h00. Le samedi de 13h00 à 20h00. Entrée gratuite.

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Omwegen in de Zuidwijk

De Brusselse Zuidwijk van 1989 tot 2009 :
20 jaar « heropwaardering »

Tentoonstelling van 15 januari tot 15 maart 2009 in de Pianofabriek, Fortstraat 35, 1060 Brussel. Van maandag tot vrijdag, 9u tot 22u. Zaterdag, 13u tot 20u. Gratis inkom.

Het zal dit jaar in 2009, net 20 jaar geleden zijn dat het Brussels Hoofdstedelijk Gewest geboren werd. Het startschot voor de aanleg van de HogeSnelheidsTrein terminal in het Zuidstation valt hier mooi mee samen. De NMBS, private bouwpromotoren en de gemeentelijke overheid van St Gillis betwisten sedert 20 jaar wie de ontwikkeling van de vastgoedsector in de aanpalende wijk in handen krijgt. Haar « internationale » toekomst staat al 20 jaar op de agenda.

De tentoonstelling, gemaakt door het Zuidwijk comité vertrekt van een tijdslijn die de geschiedenis van de wijk herneemt. Het is het verhaal van een gemeente die het verschil tussen haar arm en rijk gedeelte nooit heeft weten oplossen. We gaan in op de belangrijkste gebeurtenissen die geleid hebben tot de stedelijke en sociale kaalslag van de Zuidwijk. Doorheen het spelletje Monopoly dat hier gespeeld werd, veranderde de publieke overheid zichzelf en eerder onvoorbereid, in een vastgoedontwikkelaar… met veel te weinig financiele armslag. Uitgaand van de veronderstelling dat de inplanting van een belangrijk zakenkwartier rondom het station, net als in Sint Joost, de gemeentelijke kas flink wat zou helpen aanzuiveren, deed zij dit binnen een slechte economische conjunctuur en baseerde zich bovendien op een fantasme: een blijde schare internationale investeerders zou, door de bouw van een belanrijke zone niewe kantoren, aangetrokken worden om mee te spelen.

Het standpunt dat in deze tentoonstelling ontwikkeld wordt, is dat van de mensen die hier wonen, opgeofferd in de strijd om de vastgoedsector onder controle te houden. Met behulp van fotos, tekst en documenten, wordt een parallel getrokken tussen de politieke beslissingen, de stadsplanning, wie de eigendommen verwierf en wanneer, de onteigeningen, de verslechtering van de wijk, en de onzekerheid die steeds zwaarder op bewoners is beginnen wegen.

Het onderwerp wordt belicht vanuit een historisch interessante hoek: Hoe kon een publieke overheid, die een stad op maat van haar bewoners wenst te incarneren, zulk een slechte speler worden? Zonder ooit het geweer van schouder te veranderen, werd nooit lering getrokken uit deze mislukking.

De tentoonstelling verwijst ook naar vandaag: Wat is de situatie van de bewoners van de Zuidwijk wiens lot, 20 jaar na het begin van de werken, nog steeds niet duidelijk is? Welk zijn nu de andere Brusselse zones die, opgenomen in het « Internationaal Ontwikkelingsplan », vandaag voorbestemd worden om eenzelfde beloftevolle « internationale ontwikkeling » tegemoet te gaan?

- Radio 1, 15 januari 2009:
20 jaar geknoei in de Brusselse Zuidwijk [ Luister ]

- FM Brussel, 15 januari 2009:
Zuidwijk [ Luister ]

- TV Brussel, 22 januari 2009:
Tentoonstelling over Zuidwijk [ Kijken ]

- De Standaard, 2 februari 2009:
« In de Zuidwijk is een waar spelletje Monopoly gespeeld »

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Détours au Midi

Le quartier du Midi, 1989 – 2009 :
20 ans de « revitalisation urbaine »

Exposition du 15 janvier au 15 mars 2009, au Pianofabriek, 35 rue du Fort, 1060 Bruxelles. Du lundi au vendredi de 09h00 à 22h00. Le samedi de 13h00 à 20h00. Entrée gratuite.


En cette année 2009, cela fera tout juste 20 ans que la Région de Bruxelles-Capitale est née, 20 ans que la SNCB donna le coup de lancement de l’installation d’un terminal TGV en gare du Midi, 20 ans que la compagnie des chemins de fer, les promoteurs privés et les pouvoirs publics communaux (Saint-Gilles) et régionaux se disputent le développement immobilier de ce quartier promis à un avenir « international ».

L’exposition que propose le comité du quartier Midi repose sur une ligne du temps reprenant l’histoire de ce quartier, de cette commune qui n’a jamais réglé son clivage entre « haut » et « bas », les principaux événements qui ont mené au démantèlement social et urbanistique de ce quartier pour y implanter — à l’image de Saint-Josse et son quartier d’affaires — une importante zone de bureaux censée être plus rentable pour Saint-Gilles. Le point de vue développé est celui des habitants, victimes de cette lutte pour la maîtrise du foncier, de ce jeu de Monopoly où ce sont les autorités publiques qui ont fini par se transformer en développeurs immobiliers. A ce détail près que celles-ci, impréparées et désargentées, lancèrent leur projet dans un contexte maussade et le fondèrent sur un phantasme (l’arrivée des investisseurs internationaux).

A l’aide de photos, de textes et d’autres documents, cette exposition met en parallèle les décisions politiques, les plans urbanistiques, les acquisitions et expropriations, la dégradation du quartier, l’incertitude et la précarité de plus en plus pesantes pour les habitants.

Le sujet intéressera d’un point de vue historique. Comment un pouvoir public, censé incarner les espoirs d’une ville faite pour ses habitants, a-t-il pu mener un aussi mauvais coup sans jamais changer son fusil d’épaule, ni tirer les leçons de ce ratage? Mais la situation exposée ici renvoie également vers des situations actuelles. Celles d’habitants du Midi, dont le sort n’est toujours pas réglé 20 ans après le début de l’opération. Celles d’autres zones de Bruxelles, également promises (en autres via le « Plan de dévelopemment international ») à un « développement international ».

- RTBF, 16 janvier 2009:
Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants [ Ecouter ]

- 7sur7.be et Infomonde.be, 20 janvier 2009:
L’expo « Détours au Midi » exprime 20 ans de gâchis

- « La Tribune de Bruxelles », 27 janvier 2009:
Détours au Midi

- « Solidaire », 3 février 2009:
Les détours du quartier du Midi

- « La Dernière Heure », 10 février 2009:
Détours à la cité perdue

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Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants

- RTBF, 16 janvier 2009

Le projet de transformation du quartier du Midi a été lancé il y a 20 ans. Aujourd’hui, le quartier est toujours en chantier…. C’est vraisemblablement le projet urbanistique le plus chaotique de la Région bruxelloise.

Le comité de quartier Midi a monté une exposition sur 20 années de revitalisation urbaine. Il s’agit d’une compilation précise et technique sur l’évolution de 4 îlots situés derrière la gare bruxelloise: des dizaines de documents rassemblés par les habitants, ex-habitants et sympathisants du comité Midi.

Vous verrez les photos de maisons démolies, d’habitations abandonnées depuis des années: murées, squattées… Une date rappelle le décès de 2 squatteurs dans un incendie. S’y trouvent aussi des témoignages d’habitants qui ont dû attendre 10 ou 15 ans d’être expropriés, à vivre entre squats, chancres, et chantiers.
La Région a voulu racheter les maisons d’un quartier prometteur, avec l’arrivée du RER. Les racheter pour les raser et y reconstruire des bureaux.
Comme le projet a été sous-financé, les rachats ont trainé, le quartier s’est englué dans l’attente.
Le comité de quartier Midi se pose cette question : la Région a-t-elle mené une stratégie volontaire de lenteur pour laisser les maisons se dégrader et qu’elles soient moins chère au rachat ?
Aujourd’hui les dernières expropriations et les derniers chantiers sont planifiés. Le quartier Midi voit le bout du tunnel. Mais il restera synonyme de désordre, et d’une remarquable lenteur.

Charles Picqué, bourgmestre de Saint-Gilles et ministre-président de la Région pendant 15 ans, est pointé comme responsable politique de l’embourbement du projet. De son côté, il admet que la structure régionale créée pour exproprier était trop lente, et sous-financée. Mais il maintient que raser était la bonne solution, et que remplacer les maisons à cet endroit par une majorité de bureaux était le bon choix. Pour lui, il faut avant tout du bureau pour les quartiers qui bordent les gares.

Ecoutez le billet de Myriam Baele et la réaction de Charles Picqué, ministre-président de la Région bruxelloise.

L’exposition est visible au Pianofabriek à Saint-Gilles.

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Détours au Midi

Le quartier du Midi, 1989 – 2009 :
20 ans de « revitalisation urbaine »

Exposition du 15 janvier au 15 mars 2009, au Pianofabriek, 35 rue du Fort, 1060 Bruxelles. Du lundi au vendredi de 09h00 à 22h00. Le samedi de 13h00 à 20h00. Entrée gratuite.

En cette année 2009, cela fera tout juste 20 ans que la Région de Bruxelles-Capitale est née, 20 ans que la SNCB donna le coup de lancement de l’installation d’un terminal TGV en gare du Midi, 20 ans que la compagnie des chemins de fer, les promoteurs privés et les pouvoirs publics communaux (Saint-Gilles) et régionaux se disputent le développement immobilier de ce quartier promis à un avenir « international ».

L’exposition que propose le comité du quartier Midi repose sur une ligne du temps reprenant l’histoire de ce quartier, de cette commune qui n’a jamais réglé son clivage entre « haut » et « bas », les principaux événements qui ont mené au démantèlement social et urbanistique de ce quartier pour y implanter — à l’image de Saint-Josse et son quartier d’affaires — une importante zone de bureaux censée être plus rentable pour Saint-Gilles. Le point de vue développé est celui des habitants, victimes de cette lutte pour la maîtrise du foncier, de ce jeu de Monopoly où ce sont les autorités publiques qui ont fini par se transformer en développeurs immobiliers. A ce détail près que celles-ci, impréparées et désargentées, lancèrent leur projet dans un contexte maussade et le fondèrent sur un phantasme (l’arrivée des investisseurs internationaux).

A l’aide de photos, de textes et d’autres documents, cette exposition met en parallèle les décisions politiques, les plans urbanistiques, les acquisitions et expropriations, la dégradation du quartier, l’incertitude et la précarité de plus en plus pesantes pour les habitants.

Le sujet intéressera d’un point de vue historique. Comment un pouvoir public, censé incarner les espoirs d’une ville faite pour ses habitants, a-t-il pu mener un aussi mauvais coup sans jamais changer son fusil d’épaule, ni tirer les leçons de ce ratage? Mais la situation exposée ici renvoie également vers des situations actuelles. Celles d’habitants du Midi, dont le sort n’est toujours pas réglé 20 ans après le début de l’opération. Celles d’autres zones de Bruxelles, également promises (en autres via le « Plan de dévelopemment international ») à un « développement international ».

- RTBF, 16 janvier 2009:
Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants [ Ecouter ]

- 7sur7.be et Infomonde.be, 20 janvier 2009:
L’expo « Détours au Midi » exprime 20 ans de gâchis

- « La Tribune de Bruxelles », 27 janvier 2009:
Détours au Midi

- « La Dernière Heure », 10 février 2009:
Détours à la cité perdue

Omwegen in de Zuidwijk

De Brusselse Zuidwijk van 1989 tot 2009 :
20 jaar « heropwaardering »

Tentoonstelling van 15 januari tot 15 maart 2009 in de Pianofabriek, Fortstraat 35, 1060 Brussel. Van maandag tot vrijdag, 9u tot 22u. Zaterdag, 13u tot 20u. Gratis inkom.

Het zal dit jaar in 2009, net 20 jaar geleden zijn dat het Brussels Hoofdstedelijk Gewest geboren werd. Het startschot voor de aanleg van de HogeSnelheidsTrein terminal in het Zuidstation valt hier mooi mee samen. De NMBS, private bouwpromotoren en de gemeentelijke overheid van St Gillis betwisten sedert 20 jaar wie de ontwikkeling van de vastgoedsector in de aanpalende wijk in handen krijgt. Haar « internationale » toekomst staat al 20 jaar op de agenda.

De tentoonstelling, gemaakt door het Zuidwijk comité vertrekt van een tijdslijn die de geschiedenis van de wijk herneemt. Het is het verhaal van een gemeente die het verschil tussen haar arm en rijk gedeelte nooit heeft weten oplossen. We gaan in op de belangrijkste gebeurtenissen die geleid hebben tot de stedelijke en sociale kaalslag van de Zuidwijk. Doorheen het spelletje Monopoly dat hier gespeeld werd, veranderde de publieke overheid zichzelf en eerder onvoorbereid, in een vastgoedontwikkelaar… met veel te weinig financiele armslag. Uitgaand van de veronderstelling dat de inplanting van een belangrijk zakenkwartier rondom het station, net als in Sint Joost, de gemeentelijke kas flink wat zou helpen aanzuiveren, deed zij dit binnen een slechte economische conjunctuur en baseerde zich bovendien op een fantasme: een blijde schare internationale investeerders zou, door de bouw van een belanrijke zone niewe kantoren, aangetrokken worden om mee te spelen.

Het standpunt dat in deze tentoonstelling ontwikkeld wordt, is dat van de mensen die hier wonen, opgeofferd in de strijd om de vastgoedsector onder controle te houden. Met behulp van fotos, tekst en documenten, wordt een parallel getrokken tussen de politieke beslissingen, de stadsplanning, wie de eigendommen verwierf en wanneer, de onteigeningen, de verslechtering van de wijk, en de onzekerheid die steeds zwaarder op bewoners is beginnen wegen.

Het onderwerp wordt belicht vanuit een historisch interessante hoek: Hoe kon een publieke overheid, die een stad op maat van haar bewoners wenst te incarneren, zulk een slechte speler worden? Zonder ooit het geweer van schouder te veranderen, werd nooit lering getrokken uit deze mislukking.

De tentoonstelling verwijst ook naar vandaag: Wat is de situatie van de bewoners van de Zuidwijk wiens lot, 20 jaar na het begin van de werken, nog steeds niet duidelijk is? Welk zijn nu de andere Brusselse zones die, opgenomen in het « Internationaal Ontwikkelingsplan », vandaag voorbestemd worden om eenzelfde beloftevolle « internationale ontwikkeling » tegemoet te gaan?

- Radio 1, 15 januari 2009:
20 jaar geknoei in de Brusselse Zuidwijk [ Luister ]

- FM Brussel, 15 januari 2009:
Zuidwijk [ Luister ]

- TV Brussel, 22 januari 2009:
Tentoonstelling over Zuidwijk [ Kijken ]

- De Standaard, 2 februari 2009:
« In de Zuidwijk is een waar spelletje Monopoly gespeeld »

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En mai, le quartier Midi s’affiche à Saint-Gilles…

Vous savez que le quartier de la gare du midi est en pleine « mutation ». Depuis 17 ans, 5 îlots subissent différents plans d’expropriation en « extrême urgence », des démolitions et un délabrement continu qui y rendent la vie particulièrement pénible. Aujourd’hui, 3 îlots ont été expropriés, mais il reste 22 immeubles dans lesquels des gens habitent et travaillent. Réunis en comité de quartier, les locataires, propriétaires et commerçants ne cessent de demander aux autorités publiques de mettre fin au plus vite à cette situation inacceptable.

À l’occasion de la publication du cinquième plan d’expropriation, nous invitons les habitants de Saint-Gilles à manifester leur solidarité avec le quartier du Midi en posant une de nos affiches à leurs fenêtres, sur leurs portes, dans leurs ateliers, dans les commerces, les porches d’entrée, dans leurs voitures, sur leur landau, leur vélo, leur cartable ou leur attaché-case… Nous proposons de commencer l’affichage le 9 mai et de le terminer le 25 mai, dates du « Parcours d’artistes ».

— Le Comité du quartier Midi.


( quelques-unes des 9 affiches disponibles )

Concrètement, pour se procurer une ou plusieurs affiches, soit vous passez dans un des lieux de dépôt ci-dessous, soit vous nous renvoyez un mail à l’adresse affiches@quartier-midi.be et nous vous les livrerons à la fin du mois d’avril à l’occasion de notre grande tournée de distribution à travers Saint-Gilles.

Liste des points de dépôt :
• Librairie « Aden » – 44 rue Antoine Bréart
• Librairie « Aurora » – 34 rue Jean Volders
• Epicerie « Zia » – 31 rue de Mérode
• Café « La Belladone » – 17A rue Moris (ouvert à partir de 18h00)
• Centre culturel « Pianofabriek » – 61 rue Guillaume Tell (dès le 10 avril)

Merci de faire circuler.

Pour une information complète sur les opérations de dévitalisation et réhabilitation en cours dans le quartier du Midi et le sort de ses habitants, visitez www.quartier-midi.be.

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Mohammed Mouniati : « Ce n’est pas catholique! »

- « Humeur allochtone », 16 juin 2007

La projection du documentaire « Dans 10 jours ou dans 10 ans… » qui retrace la destruction d’un quartier populaire bruxellois a fait salle comble ce jeudi (14/06/07) au Pianofabriek (Saint-Gilles). Le remarquable documentaire réalisé par les habitants du quartier retrace à l’aide d’images pas à pas cette politique désastreuse des pouvoirs publics qui a pourri la vie des centaines de familles bruxelloises. Charles Picqué (PS), pourtant premier responsable dans ce fiasco communal dont la facture est payée par les finances régionales et fédérales, n’a pas jugé utile de venir s’expliquer devant les habitants du quartier. C’est Jacques Van Grimbergen (ex-chef de cabinet du ministre-président et actuel président de Bruxelles-Midi SA) et Patrick Debouverie (MR) qui étaient chargés de répondre aux interpellations en utilisant leur légendaire langue de bois accompagné des quelques indigestes euphémismes pour justifier les incompétences.

Personnellement, j’étais surtout impressionné par la pertinence et la persévérance de Gwenaël Breës (porte-parole du Comité de quartier et co-auteur du film) qui explique « la confusion des rôles et la confusion des pouvoirs qui existent dans ce dossier. C’est un bourgmestre qui utilise sa casquette de ministre-président, qui met son ancien chef de cabinet qui est en même temps directeur de l’administration régionale qui s’octroie lui-même les permis de bâtir, etc. C’est terrible, je ne sais pas dans quelle république bannanière on verrait cela. C’est très bien de nous citer des mètres carrés de bureaux et des mètres carrés d’hôtels pour nous parler de convivialité. Il reste aujourd’hui à peu près 20 maisons dans le quartier. Dans ces maisons, il y a des gens, des êtres humains… et je crois que cette case vous manque tout simplement. Vous jouez au promoteur comme un jeu de Monopoly. Pensez un peu aux gens et essayez de leur donner des réponses concrètes ce soir, parce qu’il y en a qui sont ici, pour savoir combien de temps cela va encore durer et à quelle sauce on va les manger… »


Débat sur les abords de la Gare du Midi (1)

Prenant la parole depuis la salle, l’ouvrier retraité Mohammed Mouniati estime que « ce n’est pas une bonne politique pour les habitants. On a fait des travaux dans les charbonnages, on a fait des travaux dans le métro, on a fait des travaux dans les entreprises comme la Fonderie,… Aujourd’hui, on est vieux, pourquoi vous jouez à cache-cache comme ça avec nous ? On a assez de mal comme ça, cela fait déjà 15 ans qu’on attend ! C’est la maison communale de Saint-Gilles qui a fait cela contre nous. Ce n’est pas catholique ! On est des habitants, des êtres humains, ce n’est pas normal tout ça… Tout à l’heure, j’ai entendu monsieur Charles Picqué parler des voyoux à côté de la gare du Midi. On n’est pas des voyoux monsieur, on est des hommes ! »


Débat sur les abords de la Gare du Midi (2)
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Comment la Région chasse les pauvres de Saint-Gilles…

- « Humeur allochtone », 13 juin 2007

Dans la « Tribune de Bruxelles » (n°224), j’ai publié une longue enquête sur la stratégie mise en oeuvre par les pouvoirs publics pour tuer le quartier du Midi. Pour comprendre comment l’ancien quartier de commerçants juifs, devenu aujourd’hui la principale adresse des classes populaires arabes, grecques, espagnoles, portugaises et plus récemment des nouveaux habitants originaires des pays de l’Est ainsi que de l’Afrique subsaharienne, est vidé de ses habitants, il faut plonger dans le calvaire vécu depuis 16 ans par les riverains. A travers un plan secret concocté par les plus hautes sphères politiques, ce quartier des « pauvres maudits » peu rentables est vidé de ses habitants pour faire essentiellement place à des bureaux fiscalement plus rentables pour les finances communales.

Mensonge, trahison, spéculation et humiliation, la stratégie de l’usure et du pourrissement appliquée par les pouvoirs publics dans ce dossier s’apparente plus à une tentative permanente de vol avec effraction qu’à une gestion équitable au profit des administrés. C’est le récit d’une atteinte évidente au droit à la propriété et un abus de droit où des responsables politiques utilisent les outils régionaux pour atteindre des objectifs communaux. Après plus de 15 ans de menace d’expropriation en extrême urgence, 15 ans de vie pourrie dans un environnement bruyant et insalubre, 15 ans de lutte contre « un modèle d’administration mal conçue et malfaisante » (dixit le juge de Paix), les derniers habitants de la gare du Midi vivent dans le désespoir et la crainte.

J’ai eu l’occasion de filmer une visite guidée des lieux avec le petit propriétaire Mohammed Mouniati, doyen des lieux et ouvrier à la retraite, qui a travaillé toute sa vie dans les usines métallurgiques ou de pièces détachées pour pouvoir loger sa famille. Il m’a fait visiter son quartier où il connaît tout le monde… même les ouvriers sur les chantiers.


Mohamed Mouniati et la gare du Midi

Mohammed Mouniati et la gare du Midi

Alors qu’une société étrangère lui propose de racheter sa maison en 1990 pour six millions de francs belges, la commune le décourage de vendre en promettant d’acheter son bien à un meilleur prix. Récemment, Mohammed Mouniati vient de recevoir une offre des pouvoirs publics qui tourne autour des 100.000 euros ! « A ce prix, il m’est impossible d’acheter ni une maison, ni un appartement », m’explique le personnage.

L’affaire vient de rebondir devant les tribunaux. Un jugement du 31/05/2007 dans un autre cas d’expropriation condamne sévèrement la Région bruxelloise pour avoir « bafoué de manière arrogante » plusieurs droits de l’homme. Les médias commencent à creuser le dossier et le Parlement bruxellois ferait bien de demander des comptes au principal responsable (Charles Picqué) de ce désastre urbain ayant presque réussi à chasser les mauvaises herbes sociologiques pour promouvoir des bureaux suisses.

MEHMET KOKSAL

Le Comité du quartier Midi annonce ce jeudi (14/06/07 à 19h30 au PianoFabriek, 61 rue Guillaume Tell, 1060 Bruxelles – entrée gratuite) la projection d’un film-documentaire sur le sujet ainsi qu’un débat explosif avec les responsables de la commune de Saint-Gilles.

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