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La rue de Mérode sera un peu moins défigurée
- « La Dernière Heure », 8 juillet 2008
La Région a décidé de rénover 19 immeubles de l’îlot A du PPAS Fonsny 1. Les expropriations restent néanmoins d’actualité.
BRUXELLES • Le bâti restant de l’îlot A du PPAS Fonsny 1, dans le quartier du Midi, ne sera pas détruit. La Région a lancé une étude afin de « déterminer les possibilités juridiques et financières de la rénovation de 19 immeubles d’habitations situés dans l’îlot compris entre les rues de Mérode, Claes, de Norvège et de Suède ».
Ces immeubles se situent plus précisément aux numéros 20-24 de la rue Claes, des numéros 115 à 89 de la rue de Mérode et des 17 au 21 de la rue de Suède. Même celle dans un état particulièrement lamentable de la rue de Mérode conservera quelques bribes de son passé : la façade.
Seules les 18-20 rue de Norvège et 13 de la rue de Suède (toutes propriétés de la Région) seront démolies. Un bâtiment neuf viendra fermer l’îlot et empiétera sur la rue de Norvège, vouée à disparaître.
Cette décision, prise suite à une concertation menée par l’Atelier de recherche et d’action urbaines (Arau), a pour objectif de défigurer un tantinet moins un quartier qui en a déjà pris plein la pomme.
« Nous pensons que cette décision va accélérer les choses car elle est moins ardue à mettre en oeuvre », note de son côté la directrice de l’Arau, Isabelle Pauthier. « Ce n’est pour autant pas une solution facile, mais ça permet à la Région d’éviter un nouveau terrain vague dans le quartier. » Judicieux à quelques mois des prochaines élections régionales…
La Région ne renonce néanmoins pas aux expropriations, de peur de se retrouver avec tout le monde sur le dos. Les propriétaires des immeubles préservés peuvent néanmoins procéder eux-mêmes à cette rénovation, « le cas échéant, avec l’aide des primes à la rénovation ».
Rien ne garantit pourtant qu’ils retrouvent leurs biens après la rénovation. Les discussions risquent donc d’être serrées. Mais utiles pour Isabelle Pauthier : « Ce chantier a duré 17 ans car Charles Picqué a perdu des moyens d’action à un certain moment, surtout quand Willem Draps et Hervé Hasquin étaient à la Région ».
• M. L.
Tags : rue de norvège | fonsny 1 | willem draps | rue de suède | hervé hasquin | rue claes | expropriation | charles picqué | rue de mérode | gare du midiFrançoise Dupuis: « c’est de loin le dossier le plus compliqué, et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement »
- Parlement régional bruxellois, 8 janvier 2008. Commission du Logement et de la Rénovation urbaine. Interpellation de M. Alain Daems à Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement et de l’Urbanisme, concernant « le projet du Plan logement sis sur les îlots A et D du PPAS Fonsny I ».
M. le président.- La parole est à M. Daems.
M. Alain Daems.- Mon interpellation porte sur un projet particulier du Plan logement, qui présente des caractéristiques différentes des autres projets et du schéma de base. Il s’agit de 80 à 120 logements moyens à construire sur deux îlots du PPAS Fonsny I.
Les éléments qui font apparaître ce dossier comme singulier sont les suivants. A la différence des autres projets du Plan logement, il ne s’agit pas de terrains vides mais de logements à démolir préalablement. Ces terrains bâtis n’appartiennent pas aux pouvoirs publics. Les maisons sont encore occupées, pour la plupart par leurs propriétaires. Du point de vue du financement, Beliris interviendrait pour l’expropriation et la démolition des immeubles. Or, mener des expropriations au nom de la contribution aux fonctions de capitale de Bruxelles ne me semble pas immédiatement compréhensible. Enfin, la SRIB serait le maître d’oeuvre du projet. La SRIB sera peut-être amenée à produire du logement moyen mais elle devra ensuite gérer ces logements ou les confier à une instance qui gérera les logements et le lien locatif avec les habitants.
Je n’entends pas critiquer le fait qu’il y ait de nombreux aspects atypiques. Dans le cadre de l’objectif ambitieux que le gouvernement s’est fixé en matière de production de logements publics et face aux difficultés de trouver des terrains vides et d’obtenir l’accord des autorités locales, il n’est pas du tout absurde d’essayer de trouver d’autres modalités, comme par exemple la rénovation de logements en mauvais état. Cependant, des questions se posent, notamment quant à l’expropriation et à l’expulsion des habitants, locataires ou propriétaires de leur logement, pour y construire après démolition un nombre équivalent de logements publics pour revenus moyens.
A ce sujet, il est apparu dans les débats budgétaires qu’environ 200 logements ont été fermés par le Service d’Inspection régionale (DIRL), en application des normes d’habitabilité du Code du Logement. Ces logements sont vides et ont besoin d’une rénovation importante. Ils pourraient être éventuellement expropriés, rénovés et intégrés dans le Plan logement. Le fait de vider des appartements déjà occupés pour les démolir, les reconstruire et y installer d’autres habitants, ne semble pas évident à première vue.
Je souhaiterais obtenir des éclaircissements concernant le type de logements et leur nombre. La commune annonce du logement social et moyen, tandis que le site internet du Plan logement parle de logement moyen. Qu’en est-il exactement ?
Ces logements, prévus au PPAS – lui-même bien antérieur au Plan logement – , devaient de toute façon être construits et financés par les charges d’urbanisme. Au-delà de la maîtrise d’ouvrage et du financement se pose la question de la gestion locative et immobilière de ces futurs logements neufs. Contrairement à ce que je croyais, les 5.000 logements du Plan logement ne constituent donc pas des logements supplémentaires assortis aux mécanismes traditionnels tels que celui de la SDRB. Qu’en est-il de la gestion locative et immobilière de ces futurs logements, étant donné que la SRIB n’est pas dotée d’une administration pour assurer cette tâche ?
Le Plan logement s’inscrit dans un délai déterminé par la législature régionale. Néanmoins, les projets prévus dans le quartier du Midi ont pris un retard considérable. Il a en effet été nécessaire d’adopter un nouveau plan d’expropriation, en plus des précédents (le premier s’étendait déjà sur dix ans, et le suivant sur trois ans, sans pour autant avoir été notifié). Le fait que les délais nécessaires à la réalisation de logements habitables s’avèrent plus longs (15 à 20 ans) que les délais initialement prévus (5 ans), cela ne vous inquiète-t-il pas ? Avez-vous obtenu suffisamment d’assurances pour éviter que ce projet ne reste le parent pauvre de l’ensemble du Plan ? Le calendrier est d’autant plus important que les maisons sont habitées. Constater la dégradation continue de son logement sans disposer pour autant de la perspective d’un accompagnement social et de la possibilité d’un relogement est effrayante pour les occupants. Cela fait dix ans que l’on parle d’expropriation. Il importe de proposer aux habitants de ce quartier, tant locataires que propriétaires, une perspective claire sur les possibités de relogement en Région bruxelloise.
Enfin, pour des raisons urbanistiques et environnementales – l’environnement étant un domaine qui me tient particulièrement à coeur – la rénovation de ces logements, dont la dégradation affecte l’aspect général et les conditions de vie de ses occupants, me paraît plus judicieuse qu’une démolition suivie d’une reconstruction.
M. le président.- La parole est à Mme Dupuis.
Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- Cette interpellation me permet de faire un minimum de clarté. Je ferai ce que je peux, avec l’humilité de ma fonction et de la tâche qu’on m’a confiée. Ceci étant, je ne peux absolument pas vous suivre sur les 20 années du Plan logement. A propos du quartier Midi, je ne suis responsable que d’un aspect. Je vais vous l’expliquer. Quand on m’a demandé d’imaginer où je pourrais faire construire environ 5.000 logements – en rupture avec tous les chiffres et statistiques qui avaient été maniés précédemment, vous le savez mieux que moi -, sur un terrain public, afin de neutraliser le coût du terrain, il fallait bien faire appel à la bonne volonté des différents acteurs publics (communes, CPAS et autres régies). J »ai essayé de ne pas manquer d’imagination en la matière.
Dès le début, j’ai indiqué au ministre-président que – puisqu’on se plaignait massivement de la trop grande implantation de bureaux dans le quartier de la gare du Midi et, qu’en outre, on se plaignait beaucoup des retards – j’étais disposée à y recevoir un terrain pour y faire du logement dans le cadre du Plan logement. C’est moi qui ai eu cette idée.
Comme il y a là un terrain semi-public, ou géré de cette manière par la société anonyme, pourquoi ne pas envisager de faire une partie du Plan logement à cet endroit, ne fût-ce que pour favoriser la mixité du quartier. D’emblée, pour la mixité, nous avons pensé y faire du logement moyen, puisque, dans la même rue, il y avait déjà des implantations du Foyer saint-gillois.
La s.a. Bruxelles-Midi a répondu positivement à cette demande. Son assemblée générale m’a confirmé qu’il était tout à fait concevable d’inscrire ces îlots dans le Plan logement, moyennant des procédures que nous déterminerions ensemble. Cette réponse m’a totalement satisfaite. Ce dossier fait partie des trente-deux projets sur lesquels nous travaillons actuellement. Nous rappelons tous les mois la s.a. Bruxelles-Midi pour connaître l’état d’avancement du projet.
Il existe en réalité deux projets. Le premier concerne un ensemble cerné par la rue de Norvège, la rue de Suède et la rue de Mérode, où se trouvent encore quelques maisons occupées, dont l’état de taudisation est assez avancé, à l’intérieur d’un îlot très dégradé dans son ensemble. Un oeil profane, mais averti, évalue facilement qu’il est possible de réaliser jusqu’à 120 logements à cet endoit. Il suffit de compter les numéros des maisons qui s’y trouvent et de construire en urbanisation normale pour ce quartier, par exemple rez + 3, avec un 4ème étage en recul, ce qui est même plus bas que le reste des bâtiments actuels.
Le second projet, arrêté dans le chef de la société et des autorités de Saint-Gilles, est lié à un pâté de maisons situé deux ou trois îlots plus loin. Il concerne une partie d’îlot comportant des immeubles de plus grande hauteur, occupés par de nombreux locataires, qui se plaignent de ne pas avoir reçu d’offre de relogement. Cela constitue une autre forme de difficulté pour l’expropriation en cours.
Ces deux projets comportent des difficultés très différentes. Ils portent sur un bloc fort dégradé et un autre qui l’est moins, où une opération pourrait être entreprise, avec une procédure d’accompagnement qui ne me concerne pas. J’ai lancé il y a deux ans et demi l’ idée d’inscrire dans le Plan logement les logements qui pouraient être bâtis à cet endroit.
Cette idée a ensuite fait son chemin, avec quelque flou, je vous le concède. Mais nos projets sont beaucoup moins atypiques que vous ne le pensez. Dans beaucoup d’autres lieux, il y a encore des constructions, comme dans la rue des Polders à Uccle. Il s’agit là d’une propriété de la régie régionale, dont le dossier a été confié à la SRIB. Cependant, nous ne commencerons à travailler dans le cadre de notre Plan logement qu’à partir du moment où le terrain sera vierge.
Nous négocions avec les régies régionale et locale pour reloger les gens et nous avons trouvé des solutions. Dans ce cas-ci, le propriétaire est public, mais la situation est la même, à savoir que le terrain n’est pas vierge. Il n’est pas question de rénover à cet endroit, qui est un chancre depuis 1981. Normalement, les terrains seront cédés à une personne morale de droit public, probablement à la régie régionale. Nous cherchons la meilleure hypothèse. Nous travaillerons alors dans un cadre tout sauf atypique. Je crois également comprendre que les personnes sous le coup d’une expropriation ne sont pas heureuses des lenteurs et réclament une accélération. Ce n’est cependant pas moi qui décide.
Pour les besoins de la commission, permettez-moi de reprendre dans le détail l’historique des procédures d’expropriation.
En date du 14 septembre 1995, le gouvernement a approuvé le PPAS « Quartier de l’avenue Fonsny n° 1″, délimité par l’avenue Fonsny, la rue de Russie, la rue de Mérode et la rue Claes. Ce PPAS s’inscrit dans le cadre de l’opération « Gare du Midi ». ll comporte cinq îlots, où des modifications importantes sont prévues par la création d’une nouvelle place (à l’angle de la rue de Hollande et de l’avenue Fonsny), entourée d’immeubles de bureaux et de commerces. Le logement est conforté du côté de la rue de Mérode. Le plan d’expropriation nécessaire à la réalisation de ce PPAS a été approuvé par arrêté du gouvernement du 18 juillet 1996. A la suite d’un problème de procédure, ce plan d’expropriation n’a pas été approuvé en même temps que le PPAS. Le plan d’expropriation recouvre la totalité des îlots, excepté les parcelles sises 9 à 19 rue de Hollande, qui appartiennent à Test-Achats, et 2 à 20 rue d’Angleterre, où il y a un hôtel. Au total, 165 parcelles sont visées par le plan d’expropriation qui accompagne ce PPAS. Le pouvoir expropriant est en l’occurence la Région de Bruxelles-Capitale.
Par arrêté du 7 juin 2001, le gouvernement a confirmé la nécessité et l’urgence de poursuivre les expropriations prévues par le plan d’expropriation approuvé, afin de réaliser les objectifs de ce PPAS. Entre-temps, le plan est devenu caduc sans que tous les immeubles aient été expropriés. La commune a donc approuvé un nouveau plan d’expropriation et demandé l’extrême urgence. Le conseil communal a adopté provisoirement un nouveau plan d’expropriation le 6 septembre 2007 et a pris sa décision définitive le 13 décembre 2007, après une enquête publique organisée du 10 octobre 2007 au 8 novembre 2007, et un avis de la commission de concertation du 27 novembre 2007. Ce dossier sera examiné sous peu par le gouvernement, mais il ne lui a pas encore été soumis.
Ma responsabilité commencera à ce moment-là, et seulement partiellement, puisqu’il s’agit d’une procédure proposée par la commune de Saint-Gilles. Il ne sera pas dérogé ici au Plan logement, qui prévoit 5.000 logements supplémentaires. Effectivement, si nous prenons en charge les constructions sur ces deux îlots – et à mon avis, il y a quelque chose qui cloche dans l’évaluation qui a été faite et il y aura plus de 120 logements – les charges d’urbanisme seront reportées, parce qu’elles étaient destinées à la rénovation, à la création ou à l’acquisition de logements dans le quartier du Midi.
Je pense qu’elles seront reportées sur des logements ailleurs dans le quartier, ce qui n’est pas plus mal. Il y aura de toute façon des rénovations ou des constructions qui ne seront pas directement gérées par moi, mais je pense que je m’en occuperai quand même, pour être sûr qu’il y ait à chaque fois des logements supplémentaires. Les charges d’urbanisme financeront d’autres logements plutôt que ce projet là, pris en charge par le Plan logement. Et pourquoi pas ? Une telle économie d’échelle peut être intéressante.
Je ne sais pas si Beliris participe au financement de ce projet. Je vais me renseigner. Je sais seulement que Beliris a mis de l’argent dans la société anonyme Bruxelles-Midi. Voilà donc un premier élément flou. Dans les projets dont j’ai la responsabilité, en matière de logement social, par exemple, Beliris intervient essentiellement dans le cadre de rénovations de patrimoine existant. Je ne sais toutefois pas ce qui se passe au niveau de Beliris. Il n’est pas impossible que, par de
multiples canaux, de l’argent de Beliris arrive pour ce projet, mais certainement pas pour le projet dont j’ai la charge.
Pour résumer, le modus operandi peut être le suivant. D’abord, j’espère que les expropriations se dérouleront dans les meilleures conditions possibles. Je crois que la commune de Saint-Gilles et la Région sont tout à fait au point pour ce faire. Toutefois, à la suite de votre interpellation, j’y veillerai encore plus particulièrement. Quand les expropriations – qui n’ont absolument rien à voir ni avec moi ni avec le Plan logement – seront terminées, le terrain sera cédé à un opérateur public
- j’imagine à la Régie – et, en tant qu’opérateur de construction, la SRIB construira.
Qu’adviendra-t-il après et qui gérera les logements moyens ? C’est une question qu’on se pose pour chaque construction de ce type de logements. Habituellement, la gestion des logements moyens se fait par l’intermédiaire des régies ou des propriétés communales, qui ont normalement des capacités et des services pour ce faire. Toutefois, aucune formule n’est exclue. Ainsi, dans un des projets, j’ai dû cautionner la constitution d’une mini société mixte. Le principe de base est que c’est du locatif public géré par du public.
Actuellement, cette question est prématurée. Le jour où nous serons en possession du terrain pour la durée nécessaire à la construction et au financement, il sera encore temps de se poser la question. Il existe de nombreuses possibilités pour trouver un gestionnaire pour des logements : on peut même faire un marché public.
Franchement, cette question n’est pas la plus urgente. J’ai effectivement demandé l’aide de la SRIB pour débloquer la situation et commencer à plancher sur un projet, sachant la pression sur le terrain. Cependant j’aime bien mettre les projets en concurrence, et nous n’allons pas trancher la question dans la précipitation.
L’accompagnement social n’est pas de notre responsabilité. Il incombe aux expropriants et aux services sociaux locaux et non à quelque coopérateur ou quelque acteur que ce soit de mon système. La seule chose que je puisse faire est suivre le dossier le plus précisément possible et ne m’effrayer de rien, parce que ce dossier est effectivement compliqué, bien que moins atypique que vous ne l’imaginez. Mais c’est de loin le dossier le plus compliqué, et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement.
M. le président.- La parole est à M. Daems.
M. Alain Daems.- Mon objectif n’était pas de vous rendre responsable des difficultés liées aux procédures urbanistiques actuelles et passées dans ce cadre.
Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- J’y ai fait allusion, car ceci m’empêche d’agir.
M. Alain Daems.- Toute responsabilité mise à part, on peut convenir que l’invocation répétée de l’extrême urgence dans ce dossier relève d’un certain surréalisme belge. La Région peut effectivement se saisir de la décision de la commune pour faire évoluer ce dossier. Néanmoins, vous conviendrez que les votes réalisés en commission de concertation, marqués par l’abstention de la majorité des fonctionnaires régionaux, constitue un fait peu courant. Mais ceci importe peu.
Par contre, l’attente des propriétaires et des locataires de ce quartier, plongés dans une situation qui perdure depuis des années, qui souhaitent la levée de l’incertitude afin de savoir notamment quand ils devront déménager, est un élément crucial qu’il convient de prendre en compte. Ce genre de situation peut hypothéquer la crédibilité du Plan logement. Son dénouement favorable aurait des effets positifs sur les autres projets en cours.
Votre intervention directe ou indirecte par le biais des services compétents (comme ce fut le cas pour les logements de la rue des Polders via la Régie régionale), en vue d’informer les occupants et d’activer la procédure, serait une bonne chose.
Bien que la démolition s’avère nécessaire pour des bâtiments tels que ceux de la rue de Norvège, la rénovation me semble une solution plus appropriée en ce qui concerne les autres logements en question.
Lors des discussions budgétaires, vous avez déclaré que le Plan logement n’impose nullement des constructions neuves et qu’il était possible d’envisager des solutions au cas par cas. Il convient d’étudier la possibilité de rénovations lourdes. Celles-ci permettent en effet d’écarter les inconvénients inhérents aux démolitions, tels que l’évacuation des déchets.
Bien que la fermeture de logements décidée par le Service d’inspection régionale ne relève pas du Plan logement, cette question mérite toute notre attention. En effet, de tels cas risquent de se représenter, étant donné que le Service a acquis aujourd’hui son rythme de croisière et que les cas de taudification sont de plus en plus nombreux. Maintenir des logements inoccupés et en mauvais état n’est pas une solution à moyen terme. Il convient d’y réfléchir.
M. le président.- La parole est à Mme Dupuis.
Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- Le Plan logement risque d’être accusé de tout ce qui se déroulera mal dans ce projet, alors que nous n’avons rien à voir avec cela, si ce n’est pour le fait qu’il y aura peut-être un jour une centaine de logements très convenables à cet endroit, ce qui serait une bonne chose par rapport aux spéculations qui ont lieu dans ce quartier.
Pour répondre à vos autres questions, je n’exclus rien dans le Plan logement, mais je ne travaille pas en priorité sur les dossiers les plus compliqués, étant donné les délais et les difficultés qu’ils comportent. Je n’ai pas exclu le principe de la rénovation ni, surtout, de la transformation de bureaux en logements, mais je ne dispose malheureusement pas de mécanisme ni de service adapté pour ce faire. Il a déjà été très difficile d’adapter les différents services de la SLRB ou de l’administration pour les mettre en marche en faveur de cet énorme projet.
Je n’ai pas pour l’instant de volet « rénovation » en cours et je doute que cela soit réalisable à cet endroit, en ce sens que le dossier prend progressivement forme, sous la pression des uns et des autres, et qu’il serait malvenu de le modifier. Nous n’interviendrons pas autrement sur ce projet que de la manière dont nous avons proposé d’intervenir, à moins d’un rebondissement majeur.
Plutôt que d’envisager la rénovation de ces deux îlots, il vaut mieux s’attacher à ce que les charges d’urbanisme soient utilisées en termes de rénovation d’immeubles plus isolés, ce qui est plus facile à mettre en pratique dans le cadre de procédures plus souples que les nôtres, qui sont des procédures à grande échelle.
La logique de l’Inspection régionale – à laquelle je me tiendrai – est d’exiger du propriétaire privé d’entreprendre un certain nombre de rénovations et de solliciter à cette fin des fonds privés et non publics. Nous devons continuer à exiger des propriétaires privés pris en défaut d’observer les normes de conformité des logements qu’ils alimentent notre fonds de logement ou de relogement, ou qu’ils proposent de restaurer leurs biens et de les remettre dans le circuit.
Cette logique, qui est celle de l’Inspection régionale, est beaucoup plus saine. Elle fonctionne d’ailleurs très bien, puisque nous disposons d’un fonds d’amendes qui permet de reloger les gens. Il ne nous appartient pas de nous substituer au privé, soumis à des contraintes importantes grâce au Code du logement.
M. le président.- La parole est à M. Daems.
M. Alain Daems.- Pour moi, votre idée de départ est bonne. Cependant, je me permets d’insister sur les mesures d’accompagnement. J’ai déjà évoqué les questions sociales ou de délai. Certes, ces décisions ne reposent pas entre vos mains, mais gardons-les à l’esprit.
Dans le même ordre, afin d’obtenir une meilleure acceptation sociale des projets publics, il n’a pas encore été décidé qui sera chargé de la gestion locative. La question des critères d’attribution revient ici sur le tapis. Pour les gens qui doivent quitter un logement, parmi lesquels des ménages locataires qui ne pourront probablement pas retourner dans ces mêmes logements ou dans ceux qui sont reconstruits, la situation est plus facile à accepter si les critères d’attribution sont transparents, clairs, motivés. L’opérateur qui décidera du choix des candidats locataires est important. Ces sujets complémentaires me semblent essentiels dans ce cadre.
- L’incident est clos.
Tags : ppas | rue d'angleterre | rue de mérode | relogement | enquête publique | rue de norvège | gare du midi | expropriation | cpas | rue de hollandeContrat de quartier « Fontainas »
Tout autour du périmètre d’expropriation du PPAS Fonsny n°1, la Commune de Saint-Gilles a dessiné un nouveau contrat de quartier, dont les contours vont jusqu’au Parvis de Saint-Gilles.
Le schéma de base du Plan de développement international de Bruxelles nous apprend que ce contrat de quartier, “qui a pour ambition le redéploiement de la Gare vers le centre de Saint-Gilles”, s’inscrit dans une perspective plus large: celle de faire du Midi « le Pôle business du futur ».
Le périmètre provisoire d’étude est délimité par :
Rue de Mérode, rue de Russie, avenue Fonsny, avenue de la Porte de Hal, avenue Jean Volders, Parvis Saint-Gilles, rue de l’Eglise Saint-Gilles, rue d’Andenne, rue Vanderschrick, chaussée de Forest, rue Théodore Verhaegen, Place de Bethléem, rue Joseph Claes.
Il concerne en tout où en partie, les rues suivantes :
Rue d’Argonne, rue d’Angleterre, rue de Hollande, rue de Suède, Cité Fontainas, rue Fontainas, rue César Depaepe, rue des Vieillards, rue Vlogaert, Square Jacques Franck.
Le contrat de quartier est en enquête publique du 10 au 24 septembre. Il sera débattu en commission de concertation le 2 octobre.
Lire la brochure de présentation publiée par la Commune de Saint-Gilles.
Tags : avenue fonsny | développement international | rue de mérode | forest | ppas | rue de russie | expropriation | commission de concertation | rue de suède | enquête publiqueUn nouveau morceau de ville sort de terre à Bruxelles-Midi
- Dépêche Belga, 25 octobre 2007
Le quartier de la gare du Midi à Bruxelles est en pleine mutation et présentera un nouveau visage d’ici à quelques années à peine, ont affirmé jeudi les responsables de la commune de Saint-Gilles présentant plusieurs projets en voie de réalisation, et parfois d’achèvement.
Des hôtels, 470 logements, 80.000 m2 de bureaux, un nouveau noyau commercial, des places publiques (ré-)aménagées et plusieurs équipements d’intérêt collectif (une crèche, une maison de l’emploi gérée par la commune, des salles polyvalentes, une bibliothèque néerlandophone) en constitueront les infrastructures les plus visibles.
Le Quartier du Midi est considéré par la Région bruxelloise comme une zone prioritaire essentiellement dédiée aux bureaux.
Les places Victor Horta, premier contact visuel des voyageurs avec la ville lorsqu’ils quittent la gare TGV, sera davantage équipé qu’aujourd’hui (zone d’attente pour la clientèle de taxis, verdurisation, éclairage).
Un peu plus loin, l’Esplanade de l’Europe subira un lifting pour en éradiquer le parking sauvage. Une nouvelle place située à l’angle de l’avenue Fonsny et de la rue de Hollande sera réalisée.
Dans les quatre nouveaux îlots en construction le long de l’avenue Fonsny, les premiers logements d’un ensemble devant en compter 230 ont commencé à sortir de terre. Il s’agit notamment de dix logements dont le gros oeuvre est terminé et qui complètent le complexe de bureaux construit côté rue de Norvège, mais aussi de 90 logements qui seront érigés dans le cadre du plan régional pour le logement.
Un autre chantier de 30 logements moyens est programmé pour le début 2008 rue de Suède.
Des logements moyens, il y en aura aussi rue de Russie -la procédure d’octroi du permis de bâtir est en cours. Trente logements sociaux sont encore prévus dans le cadre du plan logement de la Région.
Ailleurs dans le quartier, 230 autres logements de nature variée sont également réalisés, en chantier, ou en projet.
Toujours dans les quatre lots situés le long de l’avenue Fonsny, le nouvel immeuble dénommé Swiss Life (19.500 m2) est désormais entièrement occupé dans l’îlot B. Un autre complexe de bureaux de 22.000 m2 est en cours d’achèvement dans l’îlot A.
Au niveau de l’îlot C, deux ensembles de 13.600 et 18.200 m2 feront bientôt l’objet d’un permis de bâtir.
Un permis est également en cours de délivrance pour un complexe de bureaux de 7.000 m2 avec rez-de-chaussée commercial à l’angle de l’avenue Fonsny et de la rue de Russie.
Des commerces sont prévus le long de la nouvelle place Broodthaers et au rez-de-chaussée d’immeubles des rues de Russie et d’Angleterre.
Le secteur hôtelier, qui compte actuellement 500 chambres dans le quartier, en a programmé 450 nouvelles, parmi lesquelles 239 d’un nouveau complexe trois étoiles qui ouvrira ses portes à la fin de l’année 2008 au-dessus de l’entrée principale de la gare.
Enfin, sur le plan de la vie économique, la commune de Saint-Gilles inaugurera d’ici quelques semaines la nouvelle maison de l’emploi (1.000 m2), située le long de la rue de Mérode.
Elle hébergera une antenne décentralisée d’Actiris, ainsi que les principaux services locaux d’aide aux demandeurs d’emploi.
Un centre d’entreprises inauguré il y a plusieurs mois rue Théodor Verhaegen affiche complet: il héberge 32 entreprises.
JDD/(BPE)
Tags : rue de russie | rue de norvège | plan logement | gare du midi | rue de suède | logement | tgv | rue de mérode | rue de hollande | swiss lifeLe grand réveil controversé du Midi
- « La Libre Belgique », 27 octobre 2007
• Saint-Gilles – Développement
D’ambitieux projets sont en route pour revitaliser le quartier du Midi.
L’objectif est de mêler l’international au local.
Le comité de quartier dénonce ce développement trop axé sur le « business international ».
Depuis plusieurs mois déjà les visiteurs débarquant à la gare du Midi sont accueillis par des hôtesses bien particulières : grues et autre charmantes machines de démolition forment un véritable ballet le long de l’avenue Fonsny. Et ce n’est qu’un début puisque les chantiers vont s’accumuler ces prochaines semaines. « C’est tout un morceau de ville qui est en construction » , explique Patrick Debouverie (MR), échevin du développement du quartier du Midi pour Saint-Gilles. Depuis l’arrivée du TGV dans les années 90, le quartier a subi un profond lifting. « Dès 2009, Bruxelles-Midi va devenir un noeud ferroviaire européen essentiel reliant Paris, Londres, Amsterdam, Cologne et Francfort via le TGV », reprend l’échevin. Le nombre de passagers transitant via le Midi va de ce fait inexorablement augmenter. Or le quartier entourant la gare se fait vieux et les chancres et bâtiments insalubres pullulent. Un grand plan a été lancé afin de « revitaliser » le tout. Un plan qui veut « concilier la dimension internationale et la dimension humaine du quartier ». L’enjeu est de taille pour la réputation de la capitale et celle de la commune de Saint-Gilles. Selon Patrick Debouverie : « Dans un projet d’une telle envergure, il est important de travailler main dans la main avec tous les acteurs impliqués : Région, contrats de quartier, Beliris, privés,… » L’un des grands objectifs du plan est de rechercher la mixité. Et de tenter de faire cohabiter en harmonie logements sociaux ou privés, bureaux, commerces ou encore hôtels.
Les chiffres impressionnent puisque pas moins de 460 nouveaux logements, 80 000 m2 de bureaux, 450 nouvelles chambres d’hôtel et plusieurs centaines de commerces devraient voir le jour dans les années à venir. « Tout bénéfice pour l’emploi dans le quartier », évoque Alain Leduc (PS), échevin de l’Emploi saint-gillois. L’échevin est aussi fier de faire découvrir sa Maison de l’Emploi et ses Ateliers du Midi, dont les peintures sont encore fraîches. Ces deux institutions font partie du plan global de la rénovation du quartier Midi. « La Maison de l’Emploi est unique à Bruxelles, puisqu’elle regroupera dans un même lieu les principaux services locaux d’aide aux demandeurs d’emploi. » Quant aux Ateliers du Midi, il assurera des formations » en situation de travail » dans les domaines de l’Horeca, de l’électricité, des travaux de bureaux, des métiers du sport et du secteur du nettoyage.
Monument dédié à Spaak
Le côté ouest de la gare ne sera pas oublié puisque la place Horta va être rénovée. Un monument dédié à Paul-Henri Spaak y sera d’ailleurs très prochainement inauguré. « Père fondateur de l’Europe et ancien bourgmestre de Saint-Gilles, il représente à merveille ce que nous voulons pour ce quartier : une dimension internationale à visage humain » , explique Patrick Debouverie. Une grande fresque murale est aussi prévue à l’occasion de Bruxelles 2009, année de la BD. Enfin des mesures seront prises visant à supprimer le parking sauvage et à valoriser l’entrée de la gare du côté de l’Esplanade de l’Europe.
Les projets sont, pour beaucoup, bien entamés. Certains sont même déjà terminés, comme le bâtiment « Swiss Life » ou celui de « Test Achats » le long de la rue de Suède. « Les investissements publics entraînent via un effet boule-de-neige impressionnant beaucoup d’investisseurs privés, attirés par le renouveau attendu du quartier », reprend le coordinateur du développement du quartier du Midi, qui estime « très compliqué » une évaluation globale des sommes engagées.
Mais si ces projets ont fière allure sur des maquettes, ils inquiètent de nombreux habitants du quartier qui ont peur que ce dernier perde son âme. Ces « irréductibles Gaulois » se sont organisés en un comité de quartier particulièrement actif. Sur leur site Internet ils dénoncent les expropriations jugées abusives. De plus, pour le comité, le fait que la zone Midi soit comprise dans les 10 zones stratégiques du PDI du ministre-Président Charles Picqué (PS et par ailleurs bourgmestre de la commune de Saint-Gilles) n’est pas vraiment rassurant. Labellisé zone à expansion du « business international », le quartier risque de voir affluer un nombre exponentiel de bureaux aux dépens de la qualité de vie des habitants, selon le comité. « C’est un travail de longue haleine, mais peu à peu, nous arrivons à faire comprendre aux gens l’intérêt d’une expropriation , explique pour sa part Cathy Marcus, responsable du contrat de quartier Fontainas. Les nouveaux logements que nous proposons répondent aux derniers critères de confort. »
On le voit. Si le plan est déjà bien sur les rails, il a peu de chances d’aller aussi vite que les TGV de la gare du Midi voisine.
Raphaël Meulders
Tags : saint-gilles | zone midi | contrat de quartier | gare du midi | tgv | rue de suède | swiss life | bruxelles-midi | expropriation | patrick debouverie« Construction durable » rue de Suède
Totalement démoli en 2000, l’îlot B du quartier Midi fait place depuis quelques années à 40 logements sociaux du Foyer saint-gillois ainsi qu’à l’immeuble de bureaux « Swiss Life », qui n’affiche toujours pas complet à ce jour. Il reste malgré tout une dent creuse, promise depuis des années à la Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB).
A présent, celle-ci annonce sur son site internet « une première en Région Bruxelloise »: la « construction durable » de 30 appartements destinés au marché acquisitif. On y apprend que la SDRB « est en passe d’acquérir une nouvelle parcelle de terrain d’une superficie de 1.221m² afin d’y implanter un immeuble répondant aux normes très strictes d’une construction passive ».
La SDRB annonce le dépôt du permis d’urbanisme pour novembre 2007, ce qui lui « permet d’espérer l’obtention du permis d’urbanisme pour juin 2008. Le début du chantier pourrait être planifié en octobre 2008 et la fin des travaux en février 2010″.
Tags : swiss life | rue de suède | sdrb | région de bruxelles capitale | gare du midi | logement2005-2007
> 2007
Décembre 2007
- Promethee.blogspot.com, 31 décembre 2007:
Bruxellistan Express (suite et pas fin!)
- “Le Soir”, 24 décembre 2007:
Le projet South City s’installe au Midi
- TV Brussel, 23 décembre 2007:
Brussel Zuid
- “La Libre Belgique”, 22 décembre 2007:
La SDRB pose ses briques vertes
- CDQM, 20 décembre 2007:
Encore une victoire de “l’internationalisation” du quartier Midi
- « La Dernière Heure », 17 décembre 2007:
La fin des démons du Midi ?
- Dépêche Belga, 14 décembre 2007:
Saint-Gilles accepte de nouvelles expropriations au quartier du Midi
- “Le Soir”, 14 décembre 2007:
Le quartier du Midi en pleine confusion
- Télé Bruxelles, 13 décembre 2007:
Mobilisation contre l’expropriation
- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 11 décembre 2007:
Expropriations au quartier du Midi : la politique de la Région
désavouée par ses propres fonctionnaires !
- “La Tribune de Bruxelles”, 6 décembre 2007:
La gentrification de Bruxelles : un phénomène en marche ?
+ Quartier Midi : Gentry or not ?
- “AlterEchos”, 5 décembre 2007:
Revendications sociales du Quartier Midi
+ « L’autocensure, c’est fini! »
- “De Standaard”, 3 december 2007:
Voor Zuidwijk begint toekomst vandaag
Novembre 2007
- « Le Soir », 29 novembre 2007:
« Quartier Midi » reprend la lutte
- Du 29 novembre au 2 décembre 2007:
La Semaine du Quartier Midi
- Télé-Bruxelles, 28 novembre 2007:
Le Midi en débat
- RTBF, 28 novembre 2007:
Reportage audio sur le nouveau plan d’expropriation
- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 27 novembre 2007:
Le quartier Midi à l’heure du “PDI” :
“pôle bizness du futur”… Et aujourd’hui ?
- Promethee.blogspot.com, 27 novembre 2007:
« Bruxellistan Express »
- “La Dernière Heure”, 26 novembre 2007:
L’infernale Semaine du Midi
- Jean-Yves Huwart, 20 novembre 2007
“Victor Horta doit se retourner dans sa tombe!”
- “Le Soir”, 17 novembre 2007:
Ecrire aujourd’hui la ville de demain
- TV Brussel, 16 november 2007:
Verzet tegen onteigeningen De Mérodestraat
- Comité du quartier Midi, 13 novembre 2007:
La Région persiste dans ses pratiques
- Comité du quartier Midi, 12 novembre 2007:
“Si le Plan de développement international n’existait pas,
il faudrait l’inventer!”
- Comité du quartier Midi, 1er novembre 2007:
Un mémoire sur le quartier Midi
- « AlterEchos » et « Démocratie », novembre 2007:
Des habitants flexibles, des solutions concrètes ?
- Comité du quartier Midi, octobre – novembre 2007:
Nouveau plan d’expropriation en enquête publique
Octobre 2007
- “La Libre Belgique”, 27 octobre 2007:
Le grand réveil controversé du Midi
- “La Dernière Heure”, 26 octobre 2007:
Un “morceau de ville” en devenir
- “Le Soir”, 26 octobre 2007:
Le Midi va changer radicalement
- Télé Bruxelles, 25 octobre 2007:
Le quartier du Midi selon la commune
- Comité du quartier Midi, 25 octobre 2007:
Les bonnes vieilles recettes de l’oncle Charles
- Dépêche Belga, 25 octobre 2007:
Un nouveau morceau de ville sort de terre à Bruxelles-Midi
- « Diables Roses », octobre 2007:
L’oeuvre d’art volée en « extrême urgence » à Saint Gilles
mise en vente sur ebay par Les Diables Roses
au profit des sinistrés du Quartier Midi
- SDRB:
“Construction durable” rue de Suède
- “La Tribune de Bruxelles”, 4 octobre 2007:
Flux entrants et flux sortants
Septembre 2007
- Comité du quartier Midi, 27 septembre:
Décrochez-moi ça!
- « AlterEchos », 22 septembre 2007 :
Dossier Midi : nouveau plan d’expropriation pour quartier pauvre
- « Humeur allochtone », 19 septembre 2007 :
Quartier Midi : le mémoire accablant de deux mandataires Ecolo
- Comité du quartier Midi, 17 septembre :
Attention : “développement international” à l’horizon !
- En enquête publique jusqu’au 24 septembre:
Contrat de quartier « Fontainas »
- “La Dernière Heure”, & « La Libre Belgique », 6 & 7 septembre 2007:
Midi : ultime expropriation
- ImmoScan.be, 6 septembre 2007:
Midi : nouveau plan d’expropriation malmené
- Brussel Nieuws, 6 september 2007:
Sint-Gillis stemt over onteigeningsplan Zuidwijk
- Communiqué de presse, 5 septembre 2007:
Au nom du “Plan logement”, Saint-Gilles lance
son cinquième plan d’expropriation pour le quartier Midi !
Août 2007
- “De Morgen”, 31 août 2007:
Aanrandingen doen vragen rijzen over veiligheid Brussel-Zuidrenovatie
- « Le Soir », 25 août 2007:
Des bureaux surgiront de la caillasse
Juillet 2007
- Commune de Saint-Gilles, juillet 2007:
Avis de la commission de concertation sur les trois projets de l’îlot C
- “La Dernière Heure”, 13 juillet 2007:
Opération spéciale gare du Midi
- Parlement régional, 13 juillet 2007:
Charles Picqué : “Si des montants raisonnables sont exigés,
Bruxelles-Midi sera à même de faire face”.
- “La Dernière Heure”, 11 juillet 2007:
Il faut que le Midi Respire…
- « Moniteur belge », 5 juillet 2007:
Nouveau plan d’expropriation publié au “Moniteur belge”
- ASBL Respire, 4 juillet 2007:
Pétition : Saint-Gilles sans pub !
- « Micro Cité », juillet 2007:
Emission de Radio Panik sur le quartier Midi (écouter)
Juin 2007
- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Pour ne pas taxer les promoteurs,
Saint-Gilles revisite la définition de “l’abandon”
- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Problèmes de sécurité dans le quartier Midi: la Commune démunie ?
- Compte-rendu de la Commission de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme
et de la politique foncière du Parlement bruxellois, 28 juin 2007:
Question orale au Ministre-Président Charles Picqué
- Dépêche Belga, 28 juin 2007:
Bxl-gare du Midi: on continuera à construire des bureaux (Picqué)
- ASBL Respire, 27 juin 2007:
Lettre aux autorités communales de Saint-Gilles
au sujet des dispositifs publicitaires du quartier Midi (îlot C)
- “Le Soir”, 27 juin 2007:
Une concertation sans doute favorable
- TV Brussel, 26 juin 2007:
Leefbaarheid van Zuidwijk in het gedrang
- Inter-Environnement & BRAL, 25 juin 2007:
Le quartier Midi bouge : oui, mais à contre-sens !
- Comité du quartier Midi, juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels en commission de concertation le 26 juin
- “Humeur allochtone”, 16 juin 2007:
Mohammed Mouniati : “Ce n’est pas catholique!”
- “Le Soir”, 15 juin 2007:
Bruxelles-Midi ira en appel
- “Des bulles”, 14 juin 2007:
Saint-Gilles, un “chantier” de plus pour Di Rupo
- “Chacun pour soi”, 14 juin 2007:
Le PS, ennemi des petites gens
- « The Bulletin », 14 juin 2007:
Midi Station neighbourhood makeover
- “Humeur allochtone”, 13 juin 2007:
Comment la Région chasse les pauvres de Saint-Gilles…
- “La Dernière Heure”, 13 juin 2007:
Indemnités six fois plus élevées
- “La Capitale”, 13 juin 2007:
La Région paie très cher ses lenteurs
- “Le Soir”, 13 juin 2007:
Région condamnée au quartier du Midi
- Comité du quartier Midi, 12 juin 2007:
La Région de Buxelles-Capitale sévèrement condamnée
pour sa “stratégie de pourrissement” du quartier Midi
- « Le Soir », 6 juin 2007:
Démolitions massives au Midi
- CEMAB, 5 juin 2007:
Quartier Midi: les démolitions continuent
- « AlterEchos », 1er juin 2007:
Rififi au quartier du Midi
Mai 2007
- « La Tribune de Bruxelles », 31 mai 2007:
Quartier Midi, quartier maudit ?
- Comité du quartier Midi, 31 mai 2007:
La Région joue l’intimidation
- Comité du quartier Midi, 29 mai 2007:
Lettre ouverte à la Commune de Saint-Gilles
- Comité du quartier Midi, jusqu’au 11 juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels à l’enquête publique pour l’îlot C
- « La Dernière Heure », 21 mai 2007:
Le calvaire de la rue de Norvège
- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Les habitants oubliés de la rue qui n’existe plus…
- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Bruxelles-Midi réellement “hors-jeu” ?
- “La Tribune de Bruxelles”, 17 mai 2007:
Comment tuer un quartier populaire ?
- CEMAB, 1er mai 2007:
Comment démolir un quartier… et ses habitants
Avril 2007
- “Le Soir”, 20 avril 2007:
Entente ou favoritisme ?
- “La Tribune de Bruxelles”, avril 2007:
Le PS bruxellois dans l’oeil du cyclone
- “Le Soir” du 18 avril 2007
Brasier mortel au Midi
+ Recrudescence des squats dans le quartier
- Dépêche Belga, 17 avril 2007
L’incendie serait d’origine criminelle
- Comité du quartier Midi, 17 avril 2007:
Incendie mortel au quartier Midi: un drame prévisible…
- “Le Soir en ligne” / Belga, 17 avril 2007:
Incendie mortel à Saint-Gilles
- “Le Soir” du 16 avril 2007
Pas de pas de côté à Etterbeek
- Comité du quartier Midi, 15 avril 2007:
Le Président de la SA Bruxelles-Midi et un administrateur
d’Espace Midi parmi les inculpés d’une affaire de fraude
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
PS et MR votent le nouveau plan d’expropriation
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Saint-Gilles se prive volontairement d’impôts sur les immeubles vides
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Une exposition “bien modeste” à l’Hôtel Ibis
- “Le Soir” du 14 avril 2007:
Des projets sur les rails du TGV
- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Immobilier à Bruxelles: 7 inculpations
- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Jean Thomas: le profil type du promoteur immobilier
- « Le Soir » du 11 avril 2007:
Mutation en marche au quartier du Midi
- « Le Soir » du 6 avril 2007:
Saint-Gilles sous perfusion régionale
- ImmoScan.be, 5 avril 2007:
Nouveau plan d’expropriation pour le quartier du Midi
- Comité du quartier Midi, avril – juin 2007:
Projections-débats autour de « Dans dix jours ou dans dix ans »,
un film sur la « revitalisation » du quartier Midi…
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Le quartier Midi à l’horizon… 2012
Mars 2007
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Reprise des démolitions dans l’îlot C:
comment mieux décourager les habitants?
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Confusion et « concertation » à la saint-gilloise
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Des pubs pour “lutter contre les squats”!?
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Picqué en force au MIPIM 2007
- « Echanges et partenariats », mars 2007:
Chronique d’un quartier de Bruxelles:
quand Manhattan rencontre le Midi…
Janvier 2007
- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Un échevin pour le quartier Midi!
- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Birkiye débarqué, Jaspers débarque!
- 30 janvier 2007:
Avis de la Commission de concertation de la Commune de Saint-Gilles
(point n°3 en page 3) sur un projet de logements et parkings rue de
Russie (promoteur: Espace Midi).
- « AlterEchos » du 19 janvier 2007:
Quartier du Midi : un tournant
dans le développement du projet urbanistique ?
- « Le Soir » du 4 janvier 2007:
Au Midi, un nouveau plan d’expropriation
____________
> 2006
Novembre 2006
- « La Tribune de Bruxelles », 9 novembre 2006:
Expropriations au quartier Midi: plus de base légale!
- RBDH, novembre 2006:
Plan logement: où en est-on?
Octobre 2006
- « La Dernière Heure », 30 octobre 2006:
Nouveau projet au quartier Midi
Septembre 2006
- “Le Soir”, 12 septembre 2006
Divorce au sein de l’Atelier d’Art Urbain
- CEMAB, septembre 2006:
Le Quartier du Midi résiste !
- “La Tribune de Bruxelles”, septembre 2006 (spécial élections communales)
Saint-Gilles : quels aménagements aux abords de la gare du Midi?
Août 2006
- « Le Soir », 28 août 2006:
Quel avenir au Midi?
- « La Libre Belgique », 23 août 2006:
Bruyants travaux
- « La Capitale », 22 août 2006:
Les gens du Midi lancent un SOS
- « Le Soir », 22 août 2006:
Les habitants dénoncent les destructions!
- « La Dernière Heure », 22 août 2006:
Les travaux font trop de bruit
- Comité du quartier Midi, 21 août 2006:
Quartier Midi : “J’arrive plus à dormir”
Juillet 2006
- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
« Pas facile mais il faut le faire »
- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
Expropriations d’extrême urgence
- « Chacun pour soi », 28 juillet 2006:
Le fait du Prince
- « Le blog de Mateusz », 27 juillet 2006:
Exproprier ou ne pas exproprier?
- IEB et BRAL, 26 juillet 2006:
Conférence de presse d’Inter Environnement et du Bral:
positions communes sur le quartier Midi
Mai 2006
- Mai 2006:
Inauguration du commissariat « Midi » à Saint-Gilles
- « Respire », mai 2006:
La Place Broodthaers à Saint-Gilles
Avril 2006
- « La Libre Belgique », 1er avril 2006:
La SA Bruxelles-Midi passe la main
Mars 2006
- « Bruxelles en mouvements », 30 mars 2006:
Quartier du Midi: proposition indécente
- « La Tribune de Bruxelles », 16 mars 2006:
Le Midi perd le Nord
Janvier 2006
- Janvier/mars 2006:
Censure et « a(rt)ctivisme » au Centre culturel Jacques Franck
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> 2005
Août 2005
- Comité du quartier Midi, août 2005:
Le festival « PleinOPENair » passe par le Midi
Juillet 2005
- Comité du quartier Midi, 16 juillet 2005:
La Région bruxelloise crée la Société d’acquisition foncière (SAF)
sur le modèle de la SA Bruxelles-Midi
- « Le Soir », 16 juillet 2005:
Des logements, avenue Fonsny?
- « Le Soir », 15 juillet 2005:
Gare aux bureaux au quartier du Midi!
- Comité du quartier Midi, 13 juillet 2005:
Rencontre entre le Comité du quartier Midi et la SA Bruxelles-Midi
- Comité du quartier Midi, 6 juillet 2005:
Françoise Dupuis réagit à la proposition associative sur le Plan Logement
- Carte blanche publiée dans « Le Soir », 6 juillet 2005:
Les habitants du quartier Midi ne sont pas les pièces d’un puzzle…
- « Le Soir », 6 juillet 2005:
Remettre le logement sur les rails au Midi
- « La vie du net » (« Le Soir en ligne »), 5 juillet 2005:
Des voisins plutôt que des bureaux
- Comité du quartier Midi, 4 juillet 2005:
Des terrains à Bruxelles pour le Plan logement!
Juin 2005
- Comité du quartier Midi, 28 juin 2005:
La SA Bruxelles-Midi vend ses terrains sur l’îlot C
- « La Capitale », 25 juin 2005:
Appel à l’aide des gens du Midi (pas disponible)
- « La Dernière Heure », 25 juin 2005:
Le quartier Midi réagit (pas disponible)
- « Le Soir », 25 juin 2005:
Le quartier Midi se retrouve à quai + La rue de Norvège n’existe plus
- « Het Nieuwsblad », 25 juin 2005:
Bewoners Zuidwijk vechten tegen onteigening
- « Le Soir », 6 juin 2005:
Quartier du Midi: Ecolo s’inquiète
- « AlterEchos », 13 juin 2005:
Rénovation des abords de la gare du Midi: engtre spéculation et relance de l’action publique (pas disponible)
- « Brussel Deze Week », 9 juin 2005:
Tweede adem voor de Zuidwijk (pas disponible)
- « Het Laatste Nieuws », 7 juin 2005:
« Niemand wil bouwen op plaats waar stad onteigent » (pas disponible)
- « La Dernière Heure », 4 juin 2005:
Charles Picqué annonce un nouvel élan au réaménagement des abords de la gare
- « De Morgen », 4 juin 2005:
Brusselse Zuidwijk bouwt tegen beter weten in (pas disponible)
- « Le Soir », 2 juin 2005:
Fête des voisins, pas des bureaux !
- « La Dernière Heure », 1er juin 2005:
A Saint-Gilles, entre friches et chantiers (pas disponible)
- « De Morgen », 1er juin 2005:
Brusselse Zuidwijk geeft burenfeest met boodschap (pas disponible)
Mai 2005
- « Le Soir », 28 mai 2005:
Le quartier du Midi poursuit sa mutation
- Comité du quartier Midi, mai 2005:
La création du Comité du quartier Midi
Nouveau plan d’expropriation publié
au « Moniteur belge »
Texte intégral
Publié le : 2007-07-05
MINISTERE DE LA REGION DE BRUXELLES-CAPITALE
21 JUIN 2007. – Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale approuvant le plan d’expropriation de la commune de Saint-Gilles complétant le plan particulier d’affectation du sol « Quartier de l’avenue Fonsny n° 1 » de la commune de Saint-Gilles (approuvé par arrêté du Gouvernement du 14 septembre 1995) et reprenant les 4 immeubles situés rue de Mérode 51, 53 et 61 et rue de Hollande 26
Le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale,
Vu la loi du 26 juillet 1962 relative à la procédure d’extrême urgence en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique;
Vu le Code bruxellois de l’aménagement du territoire, notamment les articles 69 à 72;
Vu le plan régional d’affectation du sol approuvé par arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 3 mai 2001;
Vu le plan régional de développement approuvé par arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 12 septembre 2002;
Vu l’arrêté du Gouvernement du 14 septembre 1995 approuvant le plan particulier d’affectation du sol « Quartier de l’avenue Fonsny n° 1″ (délimité par l’avenue Fonsny, les rues de Russie, de Mérode et Joseph Claes) de la commune de Saint-Gilles;
Vu l’arrêté du Gouvernement du 18 juillet 1996. approuvant le plan d’expropriation complétant le plan particulier d’affectation du sol « Quartier de l’avenue Fonsny n° 1″ de la commune de Saint-Gilles (approuvé par arrêté du Gouvernement du 14 septembre 1995) et décidant d’appliquer la procédure d’extrême urgence prévue par la loi du 26 juillet 1962 pour cette expropriation;
Vu l’arrêté du Gouvernement du 7 juin 2001 qui confirme, la nécessité et l’urgence de poursuivre les expropriations prévues par le plan d’expropriation approuvé par arrêté du Gouvernement du 18 juillet 1996;
Vu l’arrêté du Gouvernement du 30 mars 2006. approuvant l’expropriation de l’immeuble situé à l’angle formé par la rue de Suède, 13 et la rue de Norvège;
Vu la délibération du Conseil communal du 18. décembre 2006, par laquelle la Commune de Saint-Gilles adopte provisoirement le plan d’expropriation pour cause d’utilité publique, reprenant les 4 immeubles situés rue de Mérode 51, 53 et 61 et rue de Hollande, 26;
Vu l’avis de la Commission de Concertation en séance du 27 février 2007;
Vu la délibération du Conseil communal du 29. mars 2007 par laquelle la Commune de Saint-Gilles adopte définitivement le plan d’expropriation;
Considérant qu’il apparaît du dossier annexé à cette délibération du Conseil communal, que les formalités prescrites par l’article 72 du Code bruxellois de l’aménagement du territoire ont été remplies;
Considérant que vu l’ampleur du plan d’expropriation (approuvé par le Gouvernement le 18 juillet 1996) couvrant 5. îlots entiers, sa mise en oeuvre n’a pu intervenir que moyennant un phasage sur l’îlot délimité par l’avenue Fonsny, les rues de Hollande, d’Angleterre et de Mérode;
Considérant qu’il reste dans cet îlot 4. immeubles à exproprier sur les 43 que comptait l’îlot, afin de finaliser les travaux de réurbanisation et mettre ainsi un terme à sa dégradation très avancée, source d’insécurité pour les riverains;
Considérant, par ailleurs, qu’à l’exception de ces 4 immeubles et de 7 autres immeubles dont la démolition est imminente, l’ensemble de l’îlot est prêt à la reconstruction;
Considérant que la très grande majorité des immeubles de l’ensemble des cinq îlots a été acquise par l’autorité expropriante;
Considérant dès lors que l’appropriation par la Région des 4 parcelles à exproprier, sis rue de Mérode et rue de Hollande, est indispensable pour la réalisation du plan particulier d’affectation du sol;
Considérant que l’urgence se justifie actuellement, d’une part, pour remédier à dégradation rapide du quartier et plus spécifiquement de l’îlot concerné avec des risques touchant à la sécurité des personnes et des biens et, d’autre part, pour assurer une réalisation rapide des affectations prévues par le P.P.A.S. en vue de permettre une urbanisation prompte et cohérente de l’îlot, conformément aux options urbanistiques des plans régionaux et à la vocation internationale de la gare du Midi;
Considérant de tout ce qui précède, qu’il est indispensable pour cause d’utilité publique de prendre immédiatement possession des immeubles indiqués au plan d’expropriation;
Arrête :
Article 1er. Est approuvé le plan d’expropriation pour cause d’utilité publique de la Commune de Saint-Gilles complétant le plan particulier d’affectation du sol « Quartier de l’avenue Fonsny n° 1″ de la commune de Saint-Gilles (approuvé par arrêté du Gouvernement du 14 septembre 1995) et reprenant les 4 immeubles situés rue de Mérode 51, 53 et 61 et rue de Hollande, 26.
Art. 2. Il est indispensable pour cause d’utilité publique de prendre immédiatement possession des immeubles indiqués au plan d’expropriation et d’appliquer à cette expropriation la procédure d’extrême urgence prévue par la loi du 26 juillet 1962.
Art. 3. La Région de Bruxelles-Capitale est autorisée à procéder à l’expropriation.
Art. 4. Le Ministre qui a l’Urbanisme dans ses attributions est chargé de l’exécution du présent arrêté.
Bruxelles, le 21 juin 2007.
Pour le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale :
Le Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Pouvoirs locaux, de l’Aménagement du territoire, des Monuments et des Sites, de la Rénovation urbaine, du Logement, de la Propreté publique et de la Coopération au développement;
Ch. PICQUE
Problèmes de sécurité dans le quartier Midi:
la Commune démunie?
Interpellé lors du conseil communal du 28 juin, le Collège des Bourgmestre et Echevins de Saint-Gilles a reconnu les problèmes d’hygiène et de sécurité que subissent les habitants du quartier Midi. Mais les solutions qu’il compte y apporter restent vagues.
Cela fait plusieurs mois que les habitants du quartier Midi alertent la Commune sur la dégradation de leurs conditions de vie. Même si les projets de Saint-Gilles et de la Région condamnent à court ou à long terme leur présence dans les îlots, ils sont au moins une centaine de locataires, propriétaires et commerçants à habiter encore les lieux et à subir quotidiennement le délabrement du quartier.
Jeudi 28 juin, le conseiller communal Alain Maron (Ecolo, opposition) est revenu sur cette situation: « Environ une centaine d’habitants résident toujours dans le quartier, dans 23 maisons situées sur les îlots A, C et D de la zone. Ces habitants subissent, outre les désagréments liés aux chantiers, des nuisance importantes, qui devraient trouver des solutions. Dans le cadre d’une affaire récente, la justice a d’ailleurs souligné l’extrême responsabilité des pouvoirs publics dans la situation actuelle de pourrissement du quartier et dans les problèmes d’hygiène rencontrés. Le juge impute même aux pouvoirs publics la responsabilité, je cite, des « occupations sauvages, du vandalisme, de l’insécurité et des incendies mortels ».
Des droits élémentaires non respectés
Ces problèmes de sécurité, causés par l’expropriation et à la démolition de maisons à la petite semaine depuis une dizaine d’années, ont déjà été évoqués à plusieurs reprises ces derniers mois. Récemment encore, une centaine d’habitants ont envoyé une lettre demandant à la Commune de garantir la sécurité et l’hygiène dans leur quartier. Ils pointent les responsabilités communales et précisent que « Tant que les autorités compétentes, ou leurs mandataires privés, n’auront pas trouvé de solution juste pour les derniers habitants, propriétaires et commerçants du quartier, la commune devra prendre en considération qu’il reste de la vie dans les îlots en question. Que ces habitants ne sont pas la cause du problème, qu’au contraire ils subissent. Que leur présence dans le quartier est parfaitement légitime et qu’à ce titre ils ont droit à la tranquilité et à la sécurité. Nous demandons donc à la Commune de Saint-Gilles de prendre immédiatement les mesures qui s’imposent pour garantir ces droits élémentaires ».
Au conseil communal, la Bourgmestre ff Martine Wille (PS) a reconnu l’existence de ces problèmes, ajoutant que si la Commune a la volonté de les régler elle ne détient pas toutes les solutions: « On fait comme on peut ». En avril dernier, suite à l’incendie qui fit deux morts et ravagea une maison dont les habitants avaient été expropriés (maison qui n’avait pas été murée par son nouveau propriétaire: la Région de Bruxelles-Capitale), Mme Wille avait semblé plutôt résignée quant à la possibilité d’assumer sa mission de sécurité dans le quartier. Elle déclarait au « Soir »: « on peut prendre toutes les précautions que l’on veut, si un squatteur veut rentrer dans une maison vide, il y arrivera toujours ».
On lira par ailleurs que l’un des moyens que la Commune peut utiliser pour lutter contre cette situation, en taxant les propriétaires d’immeubles et de terrains abandonnés, est volontairement inappliqué dans le quartier.
Jeudi, l’Echevin du quartier Midi Patrick Debouverie (MR) répondit quant à lui que l’éclairage public de la rue de Norvège — dont les habitants ont été privés pendant trois mois — venait d’être rétabli… la veille. « Cela a pris trop de temps », admit-il, sans évoquer la rue de Suède, toujours plongée dans le noir.
Palissades de sécurité ou panneaux de publicité?
Le règlement de la Commune de Saint-Gilles prévoit que « Le propriétaire qui fait construire, reconstruire ou démolir un bâtiment ou un mur de clôture ou exécuter des changements à une façade longeant la voie publique, ne peut commencer les travaux avant d’avoir établi devant sa propriété une cloison ou barrière en planches juxtaposées avec retours, de la hauteur de 2,5 mètres au moins. (…) Défense est faite aux entrepreneurs de commencer les travaux ci-dessus avant l’établissement de la cloison. A défaut par le propriétaire ou l’entrepreneur de se conformer aux prescriptions ci-dessus, la cloison est établie d’office, à leurs frais, par l’autorité communale ». Ce règlement n’a manifestement pas été souvent appliqué dans le quartier…
Les permis de démolir (octroyés à la SA Bruxelles-Midi pour les îlots C et D) prévoient, eux aussi, que des clôtures doivent être placées autour des terrains vagues. Il faut noter que ces permis interdisent la pose de publicités sur ces clôtures. Malgré tout, la Commune a octroyé des permis permettant à des sociétés (Belgoposter et JC Decaux) d’y placer des publicités… en échange de l’installation de palissades.
La situation actuelle est complètement à l’opposé: alors qu’aucune palissade digne de ce nom n’a été placée, des panneaux publicitaires (de plus en plus nombreux et parfois de très grande taille) jalonnent les terrains vagues du quartier Midi!!! Récemment, l’association Respire a d’ailleurs écrit aux autorités communales pour s’étonner de cette situation pour le moins paradoxale.
A la question de Mr Maron sur l’absence de palissades autour de ces îlots éventrés et où plusieurs maisons, encore habitées et toujours pas été expropriées, subissent régulièrement des tentatives d’effractions, Mr Debouverie répondit que le placement de la clôture sur l’îlot C avait commencé… le jour-même. Il n’a rien dit de l’îlot D.
Pour le reste, Mr Debouverie a semblé ignorer l’existence de maisons vides de longues dates et toujours pas murées. Confirmant que « Bruxelles-Midi démoli les maisons au fur et à mesure » (de quoi?), il a évoqué les « fermetures provisoires » de certaines maisons (en réalité: des fermetures de fortune avec des planches ou morceaux de grillages cloués). Il ne s’est pas attardé sur les problèmes d’hygiène, de dépôts d’immondices, de bruit etc. Mais il a expliqué que le Ministre-Président régional (et Bourgmestre empêché de Saint-Gilles) Charles Picqué avait pris l’initiative de réunir, la semaine dernière à la maison communale de Saint-Gilles, tous les intervenants publics concernés par le quartier Midi. Une visite sur place s’en serait suivie. Notons que les riverains n’ont pas été associés à ces rencontres, ce qui aurait pourtant permis de mieux cerner les problèmes et les solutions.
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Incendies, terrains vagues, chantiers, absence d’éclairage public et menaces d’expropriations jamais mises en pratique… A Saint-Gilles, les habitants et les riverains des rues de Suède et de Norvège n’en peuvent plus.
Rue de Norvège à Saint-Gilles. Déjà rayée des nouvelles cartes de Bruxelles, cette voirie publique est appelée à disparaître pour faire place à un intérieure d’îlot privatisé. Sur les deux tiers du bloc, un immeuble de bureaux est quasiment déjà sorti de terre. Ce sera le dernier bâtiment conçu par l’Atelier d’Art Urbain dans le quartier. Il abritera le siège du groupe Securex, actuellement basé à Evere. Comme pour la compagnie d’assurance Swiss Life, qui s’est installée dans une partie du bâtiment construit sur l’îlot B (dont le reste est toujours vide), l’arrivée de Securex dans le quartier ne constitue pas plus qu’un déménagement d’un quartier de Bruxelles vers un autre. Aucune création d’emploi en vue, malgré les discours de la Commune de Saint-Gilles qui annoncent depuis 10 ans pas moins de 9000 emplois nouveaux dans le quartier.
Aujourd’hui, à l’ombre du chantier des futurs locaux de Securex, il reste pourtant des habitants dans la parcelle située entre la rue de Norvège et la rue de Mérode. Ceux-ci ont déjà dû subir la démolition de l’îlot B, voisin, le chantier des immeubles de Test-Achats puis de celui qui accueille aujourd’hui Swiss Life. Ils ont enfin dû supporter la destruction de toute la partie de l’îlot situé entre la rue de Norvège et l’avenue Fonsny, vivre plusieurs années face à un grand terrain vague et enfin à côté du chantier qui est en train de se terminer ces mois-ci.
Comme pour tout le quartier, ces habitants sont promis depuis 1992 à une expropriation d’extrême urgence et pour cause d’intérêt public, décrétée par Charles Picqué. A l’instar de l’îlot D (rue de Russie-rue de Mérode), leur bloc ne fait pourtant plus partie aujourd’hui d’aucun plan d’expropriation. Le plan d’expropriation de 1996 a expiré fin 2006 et n’a été renouvelé que pour 4 maisons de l’îlot C (rue de Hollande-rue d’Angleterre). Plus de base légale pour exproprier, donc, mais des menaces qui continuent très clairement à être proférées par les autorités communales et régionales, qui n’ont en aucun cas renoncé à leur projet.
Pour les trois familles qui habitent et sont propriétaires de leur maison rue de Norvège, le calvaire ne semble pas être prêt de s’arrêter. L’arme la plus forte des autorités expropriantes est bien sûr le temps et la dégradation de l’environnement qui s’accélère avec les années. Le bruit, les vibrations, la poussière, les dépôts d’immondices, les maisons vides, l’insécurité… et aujourd’hui, un immeuble qui leur coupe toute lumière du jour. Les habitants finiront-ils un jour par craquer et accepter une offre de rachat à bon compte de leur maison? C’est apparemment le pari qui est pris sur leur dos.
Trois incendies en quelques semaines
Et comme si cela ne suffisait pas, la rue de Norvège fait régulièrement l’objet de coupures d’éclairage public. C’est encore le cas en ce moment, depuis qu’un incendie a commencé à ravager une des maisons vides de la rue, il y a un mois. Cet incendie est survenu quelques semaines à peine après que les flammes aient dévasté une maison habitée dans le même îlot et quelques jours avant qu’un autre incendie, beaucoup plus médiatisé celui-là, ait causé la mort de deux squatteurs dans une maison de la rue d’Angleterre.
A l’époque, le Comité de quartier avait parlé d’un drame prévisible, dénonçant pour la enième fois l’absence de mesures de sécurité prises par la SA Bruxelles-Midi et les autorités communales dans le quartier. Certains avaient reproché cette prise de position, arguant du fait qu’il s’agissait d’un incendie criminel dont les autorités ne pouvaient pas être tenues responsables. Manifestement mal à l’aise suite à cet accident, celles-ci avaient déclaré à la presse que la maison incendiée avait été murée (ou « fermée par des planches », selon les articles) – ce qui relève du mensonge éhonté – et que de toutes façons il leur était impossible d’assurer la sécurité des maisons vides face aux « professionnels du squat bien outillés qui viennent à bout des meilleures serrures ».
Pourtant, la Commune est bel et bien l’une des principales parties responsables de la profusion des maisons vides (pour lesquelles elle n’applique pas sa taxe sur les immeubles vides) et des terrains vagues dans le quartier. Le Comité de quartier n’a jamais insinué que ces incendies étaient le fait des promoteurs publics et privés qui agissent dans le quartier. Il affirme, et ce depuis bien avant les incendies, que la Commune et la Région sont responsables de l’état dans lequel se trouve le quartier aujourd’hui et donc des conditions qui font que la sécurité n’y existe plus.
Que la Commune assume ses responsabilités…
Les riverains des îlots expropriés se plaignent de l’état dans lequel leur quartier est laissé. « Le chemin depuis l’arrêt de tram Suède/gare du Midi est très sombre et insécurisant la nuit pour les piétons », note une habitante d’un îlot voisin. Une autre, installée depuis quelques années dans l’immeuble du Foyer Saint-Gillois, indique avoir « une agréable vue sur le coté de la rue de Suède » par laquelle elle voit « les trois maisons délabrées dont une brulée dernièrement, le nouveau et très beau bâtiment en construction et en bas de mon immeuble un terrain vague jonché d’ordures de tout sortes, très nombreuses bouteilles d’alcool, canettes, sacs en plastique, poubelles, nourriture, excréments d’humains et d’animaux, vieux meubles, planches, bidons, sacs volés etc… Je ne peux vous décrire la puanteur qui se dégage de ce terrain! »
Eclairage public, murage des maisons vides, arrêt des démolitions formant des dents creuses entre des immeubles habités, sécurité des terrains vagues, ramassage des ordures etc. La Commune de Saint-Gilles serait bien inspirée de garantir la sécurité de tous ses administrés, même ceux qu’elle menace d’expropriation depuis une éternité. La justice et le bon sens commandent de mettre immédiatement fin au calvaire des familles de la rue de Norvège, comme de tous les habitants du quartier. De leur permettre rapidement de se reloger ailleurs et de bénéficier d’indemnités pour tout ce qu’ils ont subi et, surtout, qui leur permettent de se racheter une maison identique à celle qu’ils possèdent, en considérant la valeur et l’état de celle-ci tels qu’ils étaient en 1992 et pas aujourd’hui.
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