[ Lire notre rubrique Actualités pour les dernières infos ]

Pas de moratoire sur les bureaux

- « Le Soir », 11 février 2010

Immobilier. 1,8 million de m2 vides.

Bruxelles traverse une crise immobilière aiguë, avec un taux de vacance des bureaux inégalé de 12 %. Pourtant, l’idée d’établir un moratoire dans le secteur est pour l’instant écartée, a déclaré le ministre-président Charles Picqué (PS), au séminaire De Hemptinne, qui s’est tenu ce mercredi, dans les locaux d’ING.

Fin 2009, le courtier CBRE prônait l’établissement d’un moratoire sur les nouveaux bureaux, au vu de l’effondrement du marché immobilier bruxellois. Un moratoire portant sur certaines zones (Delta ?) afin d’éviter des concurrences susceptibles de plonger le bureau dans une crise majeure. Cette proposition a été mal accueillie par la profession (Jones Lang Lasalle), qui préfère laisser jouer l’offre et la demande.

Pourtant, comme l’a montré le courtier DTZ au séminaire De Hemptinne, la situation devrait encore se dégrader. A l’horizon 2011, on table sur une vacance de 14 % et 1,8 million de m2 de bureaux vides. Du jamais vu. Dans le débat qui a suivi, il est apparu que CBRE est moins isolé qu’on ne le croit. Serge Fautré (Cofinimmo) prône un « auto-moratoire » par la profession afin de limiter le nombre d’immeubles spéculatifs et de miser davantage sur la rénovation d’immeubles. Quant à Mathieu Sonck (Inter-Environnement), il est lui aussi favorable à un moratoire, mais pour des raisons bien différentes de celles de CBRE : il veut réduire de façon drastique le nombre de bureaux par des conversions massives en logements sociaux.

Mais selon Luc Willame (SDRB) il faut tempérer l’ampleur de la crise : celle-ci concerne surtout la périphérie et principalement la zone de Zaventem. D’après ses chiffres, le vide locatif dans les 19 communes est nettement moindre et Bruxelles « se tirerait une balle dans le pied avec un moratoire alors que la Flandre annonce un plan d’un million de m2 de nouveaux bureaux dans la périphérie bruxelloise ».

Qu’en pense Charles Picqué ? Il a confirmé, ce mercredi, la commande d’une étude sur les bureaux afin de savoir quels sont les produits qui posent problème et quelle est l’attente des utilisateurs. Tant qu’il ne dispose pas d’un diagnostic sérieux, il rejette le moratoire. Mais l’idée d’une certaine régulation, en attendant le futur plan régional de développement durable (PRDD), n’est pas exclue.

FRANCOIS ROBERT

Tags : | | | | |

Le projet South City s’installe au Midi

- « Le Soir », 24 décembre 2007

Saint-Gilles • Premier grand projet après les expropriations

Tourne-t-on enfin la page dans le quartier du Midi, à Saint-Gilles ? Après quinze années d’expropriations ratées et de démolitions retardées, un premier projet d’envergure s’apprête à sortir de terre : South City.

Pour l’instant, côté avenue Fonsny, le spectacle est assez affligeant : une mer caillouteuse, bordée ça et là de constructions branlantes en attente de démolition. Et les quelques tours futuristes mais incongrues, érigées le long de l’avenue Fonsny. Un « no man’s land », un quartier martyre qui n’est pas sans rappeler le quartier Nord des années 1980.

A y regarder de plus près, pourtant, les choses bougent. La commune vient de délivrer plusieurs permis d’urbanisme et les gros projets s’apprêtent à sortir de terre. Parmi ceux-ci, South City qui a démarré la semaine passée. Il prévoit, sur les ruines de l’îlot C (avenue Fonsny et rues d’Angleterre, de Mérode et de Hollande) 32.000 m2 de bureaux et un hôtel de 142 chambres. Il est porté par le groupe Atenor, en partenariat avec Espace Midi et BPI. C’est de loin le plus important projet du quartier. Il a reçu son permis d’urbanisme/environnement. Il nécessitera deux ans de travaux (réception provisoire à la fin 2009).

Ce projet ambitieux a déjà un occupant pour 27 ans : la Smals, un parastatal centré sur la sécurité sociale, qui occupera 12.000 m2 du site. C’est bon signe mais guère étonnant.

Si le marché de bureaux bruxellois souffre de surcapacité, il manque d’immeubles neufs et performants qui se remplissent très vite. Dans les milieux immobiliers, on considère déjà le Midi comme un sous-marché à part entière, à l’instar des quartiers Léopold, du Centre ou du Nord. Il a des atouts : il est remarquablement situé, d’un accès très facile en transports en commun et il offre aussi des prix très compétitifs. Smals est le troisième occupant significatif dans la zone, après Test Achats, Swiss Life et Securex.

Pour la commune de Saint-Gilles, la réalisation de South City montre que la ténacité commence à être payante. Quant à la Région, qui veut créer là un pôle de développement, c’est la traduction d’une volonté politique. D’autres projets doivent rapidement suivre, dont du logement, portés par la SDRB et la SRIB.

Le comité du quartier Midi ne partage cependant pas du tout l’enthousiasme du promoteur et des autorités communales et régionales. Il stigmatise la lenteur du projet. Atenor est devenu propriétaire du terrain en 2005 et il a fallu attendre plus de dix ans après le premier plan d’expropriation pour voir enfin ce projet sortir de terre.

• François Robert

Tags : | | | | | | | | |

L’affaire de l’hôpital militaire d’Ixelles paralysée

- Dépêche Belga, 26 novembre 2008

Les débats portent notamment sur la langue de citation pour un prévenu et sur le nombre de juges qui doivent composer le tribunal.

Le procès des fraudes présumées lors de la réaffectation du site de l’ancien hôpital militaire d’Ixelles est déjà paralysé ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles par des problèmes de procédure. Il devait normalement s’ouvrir ce jour. Mais il est peu probable que le dossier soit réellement examiné.

Les débats portent notamment sur la langue de citation pour un prévenu et sur le nombre de juges qui doivent composer le tribunal. La réaffectation de l’ancien hôpital militaire d’Ixelles en un vaste complexe d’appartements, de logements sociaux principalement, vaut à 7 prévenus de comparaître devant le tribunal correctionnel.

Il s’agit de Merry Hermanus, l’ancien président de la SDRB (Société de développement pour la Région de Bruxelles-Capitale), de son épouse, Mireille Francq, directrice générale la SDRB, d’Isi Halberthal, ancien administrateur de l’entreprise de construction De Waele, de Jacques Van Grimbergen, ancien chef de cabinet adjoint de Charles Picqué et de Paul Vermeylen, lui aussi conseiller du ministre-président de la Région bruxelloise.

Les entrepreneurs, Philippe Blaton et Jean Thomas, sont également poursuivis. Tous répondent de faux en écriture et du détournement de quelque 13 millions d’euros.

Tags : | | | | | | | | |

Expropriations au quartier du Midi :
la politique de la Région désavouée
par ses propres fonctionnaires !

- Communiqué de presse, 11 décembre 2006

Ce jeudi 13 décembre, le conseil communal de Saint-Gilles sera amené à voter un texte ratifiant l’expropriation de 22 maisons dans le quartier du Midi. Fait rarissime dans ce genre de dossier, le 27 novembre dernier, toutes les parties se sont abstenues à la commission de concertation concernant cette nouvelle salve d’expropriations (la cinquième) visant les habitants du quartier Midi.

Pour rappel, la commission de concertation est le seul lieu où les citoyens et les associations ont l’occasion de s’exprimer sur les projets urbanistiques privés ou publics. Elle rassemble des représentants :
- de l’administration communale, qui assure par ailleurs la présidence de la commission ainsi que son secrétariat
- de l’Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale (AATL), en particulier la Direction de l’Urbanisme et la Direction des Monuments et des Sites
- de la Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB),
- de l’Institut bruxellois pour la Gestion de l’Environnement (IBGE).

Le 27 novembre, habitants et associations s’y sont rendus en nombre pour faire valoir leurs revendications, critiques et contre-propositions (lire le texte des associations) face à ce nouveau projet permettant de faire planer à nouveau une menace d’expropriation « en extrême urgence »… pendant 10 ans.

Cette concertation a donné lieu à une abstention unanime des fonctionnaires membres de la commission. Abstention lourde de sens politique car elle confirme:
- que le pouvoir régional agit seul contre tous dans ce dossier;
- que le malaise est général dans la société civile comme dans les administrations régionales.

Elle prouve également qu’à part les parties prenantes (Commune de Saint-Gilles, Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et la SA Bruxelles-Midi) plus personne ne cautionne ce plan, y compris l’administration censée appliquer les décisions du gouvernement.

Pour rappel, les revendications essentielles des habitants du quartier du midi et des associations qui les soutiennent sont :

1. Rénover sans détruire. Car ce que les pouvoirs publics nous proposent ici c’est de détruire du logement pour en construire de nouveaux, pour un autre public, fiscalement plus rémunérateur pour la commune, bien sûr !

2. Reloger tous les locataires – que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités en proposant aux habitants expropriés une solution de relogement décente comme cela s’est fait déjà fait dans d’autres dossiers ;

3. Conditionner le vote au conseil communal à un engagement de la Région de proposer un planning concret d’expropriation de maximum de 6 mois, condition à laquelle devrait être par ailleurs soumise toute procédure d’expropriation ;

4. Respecter la loi en garantissant la juste indemnisation des propriétaires et des commerçants ;

5. D’une manière ou d’une autre, mettre fin immédiatement à l’incertitude qui pèse sur les habitants menacés d’expropriation dans les îlots A et D, dont le seul « tort » est d’être installés sur des parcelles où le PPAS Fonsny n°1 a prévu des fonctions « faibles » (le logement), qui ne sont à ce jour toujours pas réalisées.

Ces revendications sont exprimées par certaines des associations signataires depuis 1990.

• Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL)
• Comité du quartier Midi
• Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
• Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
• Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH)

Tags : | | | | | | | | |

Françoise Dupuis: « c’est de loin le dossier le plus compliqué, et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement »

- Parlement régional bruxellois, 8 janvier 2008. Commission du Logement et de la Rénovation urbaine. Interpellation de M. Alain Daems à Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement et de l’Urbanisme, concernant « le projet du Plan logement sis sur les îlots A et D du PPAS Fonsny I ».

M. le président.- La parole est à M. Daems.

M. Alain Daems.- Mon interpellation porte sur un projet particulier du Plan logement, qui présente des caractéristiques différentes des autres projets et du schéma de base. Il s’agit de 80 à 120 logements moyens à construire sur deux îlots du PPAS Fonsny I.
Les éléments qui font apparaître ce dossier comme singulier sont les suivants. A la différence des autres projets du Plan logement, il ne s’agit pas de terrains vides mais de logements à démolir préalablement. Ces terrains bâtis n’appartiennent pas aux pouvoirs publics. Les maisons sont encore occupées, pour la plupart par leurs propriétaires. Du point de vue du financement, Beliris interviendrait pour l’expropriation et la démolition des immeubles. Or, mener des expropriations au nom de la contribution aux fonctions de capitale de Bruxelles ne me semble pas immédiatement compréhensible. Enfin, la SRIB serait le maître d’oeuvre du projet. La SRIB sera peut-être amenée à produire du logement moyen mais elle devra ensuite gérer ces logements ou les confier à une instance qui gérera les logements et le lien locatif avec les habitants.
Je n’entends pas critiquer le fait qu’il y ait de nombreux aspects atypiques. Dans le cadre de l’objectif ambitieux que le gouvernement s’est fixé en matière de production de logements publics et face aux difficultés de trouver des terrains vides et d’obtenir l’accord des autorités locales, il n’est pas du tout absurde d’essayer de trouver d’autres modalités, comme par exemple la rénovation de logements en mauvais état. Cependant, des questions se posent, notamment quant à l’expropriation et à l’expulsion des habitants, locataires ou propriétaires de leur logement, pour y construire après démolition un nombre équivalent de logements publics pour revenus moyens.
A ce sujet, il est apparu dans les débats budgétaires qu’environ 200 logements ont été fermés par le Service d’Inspection régionale (DIRL), en application des normes d’habitabilité du Code du Logement. Ces logements sont vides et ont besoin d’une rénovation importante. Ils pourraient être éventuellement expropriés, rénovés et intégrés dans le Plan logement. Le fait de vider des appartements déjà occupés pour les démolir, les reconstruire et y installer d’autres habitants, ne semble pas évident à première vue.
Je souhaiterais obtenir des éclaircissements concernant le type de logements et leur nombre. La commune annonce du logement social et moyen, tandis que le site internet du Plan logement parle de logement moyen. Qu’en est-il exactement ?

Ces logements, prévus au PPAS – lui-même bien antérieur au Plan logement – , devaient de toute façon être construits et financés par les charges d’urbanisme. Au-delà de la maîtrise d’ouvrage et du financement se pose la question de la gestion locative et immobilière de ces futurs logements neufs. Contrairement à ce que je croyais, les 5.000 logements du Plan logement ne constituent donc pas des logements supplémentaires assortis aux mécanismes traditionnels tels que celui de la SDRB. Qu’en est-il de la gestion locative et immobilière de ces futurs logements, étant donné que la SRIB n’est pas dotée d’une administration pour assurer cette tâche ?
Le Plan logement s’inscrit dans un délai déterminé par la législature régionale. Néanmoins, les projets prévus dans le quartier du Midi ont pris un retard considérable. Il a en effet été nécessaire d’adopter un nouveau plan d’expropriation, en plus des précédents (le premier s’étendait déjà sur dix ans, et le suivant sur trois ans, sans pour autant avoir été notifié). Le fait que les délais nécessaires à la réalisation de logements habitables s’avèrent plus longs (15 à 20 ans) que les délais initialement prévus (5 ans), cela ne vous inquiète-t-il pas ? Avez-vous obtenu suffisamment d’assurances pour éviter que ce projet ne reste le parent pauvre de l’ensemble du Plan ? Le calendrier est d’autant plus important que les maisons sont habitées. Constater la dégradation continue de son logement sans disposer pour autant de la perspective d’un accompagnement social et de la possibilité d’un relogement est effrayante pour les occupants. Cela fait dix ans que l’on parle d’expropriation. Il importe de proposer aux habitants de ce quartier, tant locataires que propriétaires, une perspective claire sur les possibités de relogement en Région bruxelloise.
Enfin, pour des raisons urbanistiques et environnementales – l’environnement étant un domaine qui me tient particulièrement à coeur – la rénovation de ces logements, dont la dégradation affecte l’aspect général et les conditions de vie de ses occupants, me paraît plus judicieuse qu’une démolition suivie d’une reconstruction.

M. le président.- La parole est à Mme Dupuis.

Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- Cette interpellation me permet de faire un minimum de clarté. Je ferai ce que je peux, avec l’humilité de ma fonction et de la tâche qu’on m’a confiée. Ceci étant, je ne peux absolument pas vous suivre sur les 20 années du Plan logement. A propos du quartier Midi, je ne suis responsable que d’un aspect. Je vais vous l’expliquer. Quand on m’a demandé d’imaginer où je pourrais faire construire environ 5.000 logements – en rupture avec tous les chiffres et statistiques qui avaient été maniés précédemment, vous le savez mieux que moi -, sur un terrain public, afin de neutraliser le coût du terrain, il fallait bien faire appel à la bonne volonté des différents acteurs publics (communes, CPAS et autres régies). J »ai essayé de ne pas manquer d’imagination en la matière.
Dès le début, j’ai indiqué au ministre-président que – puisqu’on se plaignait massivement de la trop grande implantation de bureaux dans le quartier de la gare du Midi et, qu’en outre, on se plaignait beaucoup des retards – j’étais disposée à y recevoir un terrain pour y faire du logement dans le cadre du Plan logement. C’est moi qui ai eu cette idée.

Comme il y a là un terrain semi-public, ou géré de cette manière par la société anonyme, pourquoi ne pas envisager de faire une partie du Plan logement à cet endroit, ne fût-ce que pour favoriser la mixité du quartier. D’emblée, pour la mixité, nous avons pensé y faire du logement moyen, puisque, dans la même rue, il y avait déjà des implantations du Foyer saint-gillois.

La s.a. Bruxelles-Midi a répondu positivement à cette demande. Son assemblée générale m’a confirmé qu’il était tout à fait concevable d’inscrire ces îlots dans le Plan logement, moyennant des procédures que nous déterminerions ensemble. Cette réponse m’a totalement satisfaite. Ce dossier fait partie des trente-deux projets sur lesquels nous travaillons actuellement. Nous rappelons tous les mois la s.a. Bruxelles-Midi pour connaître l’état d’avancement du projet.
Il existe en réalité deux projets. Le premier concerne un ensemble cerné par la rue de Norvège, la rue de Suède et la rue de Mérode, où se trouvent encore quelques maisons occupées, dont l’état de taudisation est assez avancé, à l’intérieur d’un îlot très dégradé dans son ensemble. Un oeil profane, mais averti, évalue facilement qu’il est possible de réaliser jusqu’à 120 logements à cet endoit. Il suffit de compter les numéros des maisons qui s’y trouvent et de construire en urbanisation normale pour ce quartier, par exemple rez + 3, avec un 4ème étage en recul, ce qui est même plus bas que le reste des bâtiments actuels.
Le second projet, arrêté dans le chef de la société et des autorités de Saint-Gilles, est lié à un pâté de maisons situé deux ou trois îlots plus loin. Il concerne une partie d’îlot comportant des immeubles de plus grande hauteur, occupés par de nombreux locataires, qui se plaignent de ne pas avoir reçu d’offre de relogement. Cela constitue une autre forme de difficulté pour l’expropriation en cours.
Ces deux projets comportent des difficultés très différentes. Ils portent sur un bloc fort dégradé et un autre qui l’est moins, où une opération pourrait être entreprise, avec une procédure d’accompagnement qui ne me concerne pas. J’ai lancé il y a deux ans et demi l’ idée d’inscrire dans le Plan logement les logements qui pouraient être bâtis à cet endroit.

Cette idée a ensuite fait son chemin, avec quelque flou, je vous le concède. Mais nos projets sont beaucoup moins atypiques que vous ne le pensez. Dans beaucoup d’autres lieux, il y a encore des constructions, comme dans la rue des Polders à Uccle. Il s’agit là d’une propriété de la régie régionale, dont le dossier a été confié à la SRIB. Cependant, nous ne commencerons à travailler dans le cadre de notre Plan logement qu’à partir du moment où le terrain sera vierge.
Nous négocions avec les régies régionale et locale pour reloger les gens et nous avons trouvé des solutions. Dans ce cas-ci, le propriétaire est public, mais la situation est la même, à savoir que le terrain n’est pas vierge. Il n’est pas question de rénover à cet endroit, qui est un chancre depuis 1981. Normalement, les terrains seront cédés à une personne morale de droit public, probablement à la régie régionale. Nous cherchons la meilleure hypothèse. Nous travaillerons alors dans un cadre tout sauf atypique. Je crois également comprendre que les personnes sous le coup d’une expropriation ne sont pas heureuses des lenteurs et réclament une accélération. Ce n’est cependant pas moi qui décide.

Pour les besoins de la commission, permettez-moi de reprendre dans le détail l’historique des procédures d’expropriation.
En date du 14 septembre 1995, le gouvernement a approuvé le PPAS « Quartier de l’avenue Fonsny n° 1″, délimité par l’avenue Fonsny, la rue de Russie, la rue de Mérode et la rue Claes. Ce PPAS s’inscrit dans le cadre de l’opération « Gare du Midi ». ll comporte cinq îlots, où des modifications importantes sont prévues par la création d’une nouvelle place (à l’angle de la rue de Hollande et de l’avenue Fonsny), entourée d’immeubles de bureaux et de commerces. Le logement est conforté du côté de la rue de Mérode. Le plan d’expropriation nécessaire à la réalisation de ce PPAS a été approuvé par arrêté du gouvernement du 18 juillet 1996. A la suite d’un problème de procédure, ce plan d’expropriation n’a pas été approuvé en même temps que le PPAS. Le plan d’expropriation recouvre la totalité des îlots, excepté les parcelles sises 9 à 19 rue de Hollande, qui appartiennent à Test-Achats, et 2 à 20 rue d’Angleterre, où il y a un hôtel. Au total, 165 parcelles sont visées par le plan d’expropriation qui accompagne ce PPAS. Le pouvoir expropriant est en l’occurence la Région de Bruxelles-Capitale.

Par arrêté du 7 juin 2001, le gouvernement a confirmé la nécessité et l’urgence de poursuivre les expropriations prévues par le plan d’expropriation approuvé, afin de réaliser les objectifs de ce PPAS. Entre-temps, le plan est devenu caduc sans que tous les immeubles aient été expropriés. La commune a donc approuvé un nouveau plan d’expropriation et demandé l’extrême urgence. Le conseil communal a adopté provisoirement un nouveau plan d’expropriation le 6 septembre 2007 et a pris sa décision définitive le 13 décembre 2007, après une enquête publique organisée du 10 octobre 2007 au 8 novembre 2007, et un avis de la commission de concertation du 27 novembre 2007. Ce dossier sera examiné sous peu par le gouvernement, mais il ne lui a pas encore été soumis.

Ma responsabilité commencera à ce moment-là, et seulement partiellement, puisqu’il s’agit d’une procédure proposée par la commune de Saint-Gilles. Il ne sera pas dérogé ici au Plan logement, qui prévoit 5.000 logements supplémentaires. Effectivement, si nous prenons en charge les constructions sur ces deux îlots – et à mon avis, il y a quelque chose qui cloche dans l’évaluation qui a été faite et il y aura plus de 120 logements – les charges d’urbanisme seront reportées, parce qu’elles étaient destinées à la rénovation, à la création ou à l’acquisition de logements dans le quartier du Midi.
Je pense qu’elles seront reportées sur des logements ailleurs dans le quartier, ce qui n’est pas plus mal. Il y aura de toute façon des rénovations ou des constructions qui ne seront pas directement gérées par moi, mais je pense que je m’en occuperai quand même, pour être sûr qu’il y ait à chaque fois des logements supplémentaires. Les charges d’urbanisme financeront d’autres logements plutôt que ce projet là, pris en charge par le Plan logement. Et pourquoi pas ? Une telle économie d’échelle peut être intéressante.
Je ne sais pas si Beliris participe au financement de ce projet. Je vais me renseigner. Je sais seulement que Beliris a mis de l’argent dans la société anonyme Bruxelles-Midi. Voilà donc un premier élément flou. Dans les projets dont j’ai la responsabilité, en matière de logement social, par exemple, Beliris intervient essentiellement dans le cadre de rénovations de patrimoine existant. Je ne sais toutefois pas ce qui se passe au niveau de Beliris. Il n’est pas impossible que, par de
multiples canaux, de l’argent de Beliris arrive pour ce projet, mais certainement pas pour le projet dont j’ai la charge.

Pour résumer, le modus operandi peut être le suivant. D’abord, j’espère que les expropriations se dérouleront dans les meilleures conditions possibles. Je crois que la commune de Saint-Gilles et la Région sont tout à fait au point pour ce faire. Toutefois, à la suite de votre interpellation, j’y veillerai encore plus particulièrement. Quand les expropriations – qui n’ont absolument rien à voir ni avec moi ni avec le Plan logement – seront terminées, le terrain sera cédé à un opérateur public
- j’imagine à la Régie – et, en tant qu’opérateur de construction, la SRIB construira.
Qu’adviendra-t-il après et qui gérera les logements moyens ? C’est une question qu’on se pose pour chaque construction de ce type de logements. Habituellement, la gestion des logements moyens se fait par l’intermédiaire des régies ou des propriétés communales, qui ont normalement des capacités et des services pour ce faire. Toutefois, aucune formule n’est exclue. Ainsi, dans un des projets, j’ai dû cautionner la constitution d’une mini société mixte. Le principe de base est que c’est du locatif public géré par du public.
Actuellement, cette question est prématurée. Le jour où nous serons en possession du terrain pour la durée nécessaire à la construction et au financement, il sera encore temps de se poser la question. Il existe de nombreuses possibilités pour trouver un gestionnaire pour des logements : on peut même faire un marché public.

Franchement, cette question n’est pas la plus urgente. J’ai effectivement demandé l’aide de la SRIB pour débloquer la situation et commencer à plancher sur un projet, sachant la pression sur le terrain. Cependant j’aime bien mettre les projets en concurrence, et nous n’allons pas trancher la question dans la précipitation.
L’accompagnement social n’est pas de notre responsabilité. Il incombe aux expropriants et aux services sociaux locaux et non à quelque coopérateur ou quelque acteur que ce soit de mon système. La seule chose que je puisse faire est suivre le dossier le plus précisément possible et ne m’effrayer de rien, parce que ce dossier est effectivement compliqué, bien que moins atypique que vous ne l’imaginez. Mais c’est de loin le dossier le plus compliqué, et probablement le plus lent, que nous suivions actuellement.

M. le président.- La parole est à M. Daems.

M. Alain Daems.- Mon objectif n’était pas de vous rendre responsable des difficultés liées aux procédures urbanistiques actuelles et passées dans ce cadre.

Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- J’y ai fait allusion, car ceci m’empêche d’agir.

M. Alain Daems.- Toute responsabilité mise à part, on peut convenir que l’invocation répétée de l’extrême urgence dans ce dossier relève d’un certain surréalisme belge. La Région peut effectivement se saisir de la décision de la commune pour faire évoluer ce dossier. Néanmoins, vous conviendrez que les votes réalisés en commission de concertation, marqués par l’abstention de la majorité des fonctionnaires régionaux, constitue un fait peu courant. Mais ceci importe peu.
Par contre, l’attente des propriétaires et des locataires de ce quartier, plongés dans une situation qui perdure depuis des années, qui souhaitent la levée de l’incertitude afin de savoir notamment quand ils devront déménager, est un élément crucial qu’il convient de prendre en compte. Ce genre de situation peut hypothéquer la crédibilité du Plan logement. Son dénouement favorable aurait des effets positifs sur les autres projets en cours.
Votre intervention directe ou indirecte par le biais des services compétents (comme ce fut le cas pour les logements de la rue des Polders via la Régie régionale), en vue d’informer les occupants et d’activer la procédure, serait une bonne chose.
Bien que la démolition s’avère nécessaire pour des bâtiments tels que ceux de la rue de Norvège, la rénovation me semble une solution plus appropriée en ce qui concerne les autres logements en question.
Lors des discussions budgétaires, vous avez déclaré que le Plan logement n’impose nullement des constructions neuves et qu’il était possible d’envisager des solutions au cas par cas. Il convient d’étudier la possibilité de rénovations lourdes. Celles-ci permettent en effet d’écarter les inconvénients inhérents aux démolitions, tels que l’évacuation des déchets.

Bien que la fermeture de logements décidée par le Service d’inspection régionale ne relève pas du Plan logement, cette question mérite toute notre attention. En effet, de tels cas risquent de se représenter, étant donné que le Service a acquis aujourd’hui son rythme de croisière et que les cas de taudification sont de plus en plus nombreux. Maintenir des logements inoccupés et en mauvais état n’est pas une solution à moyen terme. Il convient d’y réfléchir.

M. le président.- La parole est à Mme Dupuis.

Mme Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat.- Le Plan logement risque d’être accusé de tout ce qui se déroulera mal dans ce projet, alors que nous n’avons rien à voir avec cela, si ce n’est pour le fait qu’il y aura peut-être un jour une centaine de logements très convenables à cet endroit, ce qui serait une bonne chose par rapport aux spéculations qui ont lieu dans ce quartier.
Pour répondre à vos autres questions, je n’exclus rien dans le Plan logement, mais je ne travaille pas en priorité sur les dossiers les plus compliqués, étant donné les délais et les difficultés qu’ils comportent. Je n’ai pas exclu le principe de la rénovation ni, surtout, de la transformation de bureaux en logements, mais je ne dispose malheureusement pas de mécanisme ni de service adapté pour ce faire. Il a déjà été très difficile d’adapter les différents services de la SLRB ou de l’administration pour les mettre en marche en faveur de cet énorme projet.
Je n’ai pas pour l’instant de volet « rénovation » en cours et je doute que cela soit réalisable à cet endroit, en ce sens que le dossier prend progressivement forme, sous la pression des uns et des autres, et qu’il serait malvenu de le modifier. Nous n’interviendrons pas autrement sur ce projet que de la manière dont nous avons proposé d’intervenir, à moins d’un rebondissement majeur.
Plutôt que d’envisager la rénovation de ces deux îlots, il vaut mieux s’attacher à ce que les charges d’urbanisme soient utilisées en termes de rénovation d’immeubles plus isolés, ce qui est plus facile à mettre en pratique dans le cadre de procédures plus souples que les nôtres, qui sont des procédures à grande échelle.
La logique de l’Inspection régionale – à laquelle je me tiendrai – est d’exiger du propriétaire privé d’entreprendre un certain nombre de rénovations et de solliciter à cette fin des fonds privés et non publics. Nous devons continuer à exiger des propriétaires privés pris en défaut d’observer les normes de conformité des logements qu’ils alimentent notre fonds de logement ou de relogement, ou qu’ils proposent de restaurer leurs biens et de les remettre dans le circuit.
Cette logique, qui est celle de l’Inspection régionale, est beaucoup plus saine. Elle fonctionne d’ailleurs très bien, puisque nous disposons d’un fonds d’amendes qui permet de reloger les gens. Il ne nous appartient pas de nous substituer au privé, soumis à des contraintes importantes grâce au Code du logement.

M. le président.- La parole est à M. Daems.

M. Alain Daems.- Pour moi, votre idée de départ est bonne. Cependant, je me permets d’insister sur les mesures d’accompagnement. J’ai déjà évoqué les questions sociales ou de délai. Certes, ces décisions ne reposent pas entre vos mains, mais gardons-les à l’esprit.
Dans le même ordre, afin d’obtenir une meilleure acceptation sociale des projets publics, il n’a pas encore été décidé qui sera chargé de la gestion locative. La question des critères d’attribution revient ici sur le tapis. Pour les gens qui doivent quitter un logement, parmi lesquels des ménages locataires qui ne pourront probablement pas retourner dans ces mêmes logements ou dans ceux qui sont reconstruits, la situation est plus facile à accepter si les critères d’attribution sont transparents, clairs, motivés. L’opérateur qui décidera du choix des candidats locataires est important. Ces sujets complémentaires me semblent essentiels dans ce cadre.

- L’incident est clos.

Tags : | | | | | | | | |

La SDRB pose ses briques vertes

- « La Libre Belgique », 22 décembre 2007

Trois projets sur les sites de la SDRB ont été retenus pour leur caractère écologique. Ils recevront à ce titre un subside important de l’IBGE. Sur le site Midi-Suède, un projet ambitieux de trente appartements « passifs » est en cours.

Préserver son portefeuille, tout comme l’environnement : voici le nouveau défi de la SDRB (Société de développement pour la Région de Bruxelles-Capitale) qui, via diverses réalisations, inscrit peu à peu sa patte verte dans notre capitale.

Très récemment, ce sont trois projets qui ont reçu l’aval de Bruxelles Environnement-IBGE et recevront une prime pour leur « exemplarité en matière de performance énergétique et d’éco-construction ». Ces trois projets font partie des 39 qui ont eu la chance d’être retenus sur une grosse septantaine de candidatures lancées début septembre. « Un véritable engouement, assure-t-on du côté de Bruxelles Environnement. Cela représente une aide pour 120 à 130 000 m2 de nouveaux édifices pour un budget total alloué de sept millions d’euros. »

La SDRB est, elle, convaincue que « ces immeubles représentent l’avenir ». « Nous avons relevé le défi et avons présenté deux projets : Midi-Suède et Pavillons Services. Ces deux projets seront subsidiés à concurrence de 278000 euros par Bruxelles Environnement », explique-t-on à l’institution publique pararégionale. A ces deux futurs bâtiments, il faut ajouter le nouveau magasin de ventes privées Caméléon qui se situera sur un terrain de la SDRB, avenue Ariane à Woluwe Saint-Lambert. « Ce bâtiment de près de 13300 m2 sera l’un des premiers magasins durables d’Europe, avec 50 pc de la surface occupée par des espaces verts, y compris sur le toit. » Il pourra en outre se passer d’air conditionné au profit d’un système de ventilation et de refroidissement naturel : une première sur le Vieux Continent. (voir LLB 07/12/07).

Sur le site Galilei à Neder-over-Hembeek, un « bâtiment signal » proposera prochainement des services adaptés à la demande des 248 entreprises « logées » par la SDRB. « Nous y proposerons entre autre des infrastructures Horeca et une salle « point presse », explique M. Verbrouck, directeur commercial à l’expansion économique de la SDRB. Nous voulons nous démarquer d’un point de vue écologique et ce lieu sera un excellent moyen de communication afin de promouvoir la construction durable sur nos sites. »

Active dans le « passif »

Enfin last but not least, la situation évolue sur le site Midi-Suède, puisque la demande de permis d’urbanisme a été introduite ce 21 décembre. « Nous espérons pouvoir commencer le chantier à l’été 2008″, explique Marc Frère, directeur des projets à la rénovation urbaine pour la SDRB. Le plan est ambitieux puisque ce ne sont pas moins de trente nouveaux appartements (sur 3200 m2 ) qui sont prévus dans ce quartier, en pleine quête d’avenir. « Ce sont des habitations moyennes qui seront mises en vente assez rapidement. »

Et les futurs acquéreurs peuvent avoir une certitude : ils ne se ruineront pas en frais de chauffage puisque ces appartements sont étiquettés 100 pc « passifs ». « Les habitations dites passives assurent une ambiance intérieure confortable, tant en hiver qu’en été. Et cela sans faire appel ni à un système conventionnel de chauffage, ni à un système de conditionnement d’air. » La consommation d’énergie y est ainsi quatre fois inférieure à un logement classique. Ce qui permet de faire d’une pierre deux coups : économie d’énergie (et donc financière), tout en préservant l’environnement. La SDRB se veut d’ailleurs de plus en plus active dans le… « passif. » « Le coût de ce genre de construction est environ 10pc plus élevé qu’un bâtiment classique, mais cet argent est vite récupéré car les frais de chauffage sont inexistants », reprend Marc Frère. Sauf en cas de « grand froid » (comme actuellement) où un chauffage d’appoint peut être mis en route.

« Ce bâtiment sera une grande première au niveau du logement en Région bruxelloise. La SDRB dans le futur va certainement se tourner vers ce style de projets. » Mais il faut préciser que tout édifice ne peut être « passif ». « Cela dépend de l’orientation du bâtiment. A Midi-Suède, nous avons une orientation Nord-Sud qui nous le permet, mais cela n’est pas le cas partout », développe M.Frère.

Dans les emplacements où l’exposition ne le permet pas, il est toutefois possible d’investir dans des bâtisses à très basse consommation d’énergie. « C’est devenu une de nos priorités », nous assure-t-on du côté de la SDRB, qui, par ces exemples, veut inciter tous les Bruxellois à poser des briques vertes autour d’eux.

Raphaël Meulders

Tags : | | | |

Le quartier du Midi en pleine confusion

- « Le Soir », 14 décembre 2007

Saint-Gilles. Les ultimes expropriations avalisées au cours d’une commission de concertation… surréaliste.

La commission de concertation relative à l’expropriation de 22 maisons dans le quartier du Midi a donné lieu à un vote étonnant : tous les votants se sont abstenus, y compris les représentants de Saint-Gilles et de la Région… demanderesses des expropriations ! La politique de la Région est désavouée par ses propres fonctionnaires ! » Ce commentaire émane du Comité du Quartier Midi qui tire à boulets rouges sur la politique régionale dans le quartier. Ce vote rarissime (qui n’a cependant qu’une valeur d’avis) n’a pas empêché le conseil communal de Saint-Gilles d’adopter hier soir les 22 expropriations réclamées par la Région.

Dans le sillage du TGV, la Région a décidé voici quinze ans de redynamiser le quartier du Midi par un ambitieux plan de développement. Pour encadrer l’opération et éviter les dérives spéculatives, elle créa une structure, Bruxelles-Midi, qui a procédé massivement aux expropriations (plus de 170). La mauvaise conjoncture retarda hélas les projets immobiliers et les expropriations se déroulèrent dans des conditions déplorables, avec des prix dérisoires et des délais anormalement longs.

Quinze ans plus tard, le quartier est meurtri. Le comité du Midi exige que les dernières expropriations se fassent correctement : à savoir l’arrêt des démolitions, le relogement automatique des locataires, l’engagement par la commune d’une procédure limitée à six mois et des indemnités justes pour les propriétaires.

Vote sanction ou désaveu ?

C’est dans ce contexte que la Région a lancé les dernières expropriations. Elles ont fait l’objet d’une concertation (c’est la procédure) puis d’une adoption par le conseil communal. La concertation a accouché d’un vote bizarre. Les délégués de la SDRB, de l’IBGE et des Monuments et sites se sont abstenus (c’est fréquent). La commune a fait de même. Rien d’anormal : lorsqu’elle est impliquée dans le projet, il est de tradition qu’elle s’abstienne. Plus incompréhensible par contre a été l’attitude de la Région. Erreur de vote ? Toujours est-il que ce résultat a quelque chose de surréaliste : voilà un projet soutenu par la Région et Saint-Gilles… qui ne recueille pas une seule voix favorable ! S’il ne s’agit pas d’un vote sanction (il n’y a pas eu de votes négatifs), c’est néanmoins un terrible désaveu.

Quid des dernières expropriations ? Celles (il y en avait quatre sur l’îlot C) décidées en juin dernier se sont déroulées en six mois, laps de temps correct. L’échevin compétent Patrick Debouverie (MR) est persuadé que la fin du tunnel est proche. Ces 22 expropriations concernent deux projets de logement. L’un de la SDRB (construction de 90 logements moyens) et l’autre de la SRIB (30 appartements sociaux). Tout sera fait pour mener en front la procédure d’expropriation et la délivrance des permis. « Personne n’a envie de faire traîner les choses, ajoute l’échevin. Il est temps que ce triste chapitre soit refermé. »

François Robert

Tags : | | | | | | | | |

Un oui rapide au projet Midi-TGV

ALSTEENS OLIVIER – LE SOIR – Vendredi 31.05.1991

Le schéma directeur dit TGV est passé en commission de concertation. Adopté, avec quelques réserves. Le plus dur reste à venir…

La première manche est gagnée. La commission de concertation a en effet adopté le projet de schéma directeur des abords de la gare du Midi. Avec des réserves? Bien entendu. Mais elles figuraient déjà dans le plan des urbanistes Jean de Salle et Christian Frisque qui en ont été les concepteurs.

L’avis ne sera rendu officiellement que la semaine prochaine. Mais on en connait déjà les grandes lignes. Un tronc commun reprend les avis généraux sur le schéma directeur. Y seront annexés les avis et réserves des quatre communes concernées.

Le premier chapitre est favorable au plan. La commission demande cependant la concrétisation de ses différents aspects dans des plans particuliers d’aménagements (PPA). La commission demande encore des garanties de relogement des habitants et de relocalisation des entreprises touchées. Des mesures d’accompagnement social sont également suggérées.

UNANIMITÉ SOUS RÉSERVE DE L’ÉCOUTE DES COMMUNES

Cet avis a été adopté à l’unanimité des membres. Le représentant de l’exécutif s’est abstenu, étant à la fois juge et partie. La SDRB, l’administration de l’urbanisme et les communes de Bruxelles, Anderlecht, Forest et Saint-Gilles ont exprimé leur accord.

Une réserve cependant du côté des communes: que leurs avis annexés soient pris en compte. Bruxelles souhaite le maintien intégral du marché et de la foire du Midi et souhaite que les bus vicinaux qui hantent la rue de Stalingrad et la place Rouppe trouvent un gîte ailleurs.

Anderlecht insiste sur les aspects de circulation. La commune veut éviter de nouvelles autoroutes urbaines sur son territoire et, en particulier, rue Bara. Un avis partagé à Saint-Gilles en ce qui concerne l’avenue Fonsny. Mais la commune souhaite encore préserver les deux îlots triangulaires de part et d’autre de la jonction, rue de l’Argonne. Forest, quant à elle, souhaite notamment un prolongement de la rue Vaes vers l’avenue Fonsny, raccordant ainsi le parvis Saint-Antoine avec ce nouvel axe important.

Comme on le lira par ailleurs, cet avis positif rejoint de nombreux points de vue exprimés lors de la séance publique de la commission. Il en est cependant un qui reste oublié: l’appel à des réponses concrètes des habitants.

Rien d’étonnant à cela. En présentant ce schéma directeur au grand public, l’exécutif a voulu joué la carte de la clarté. Il l’avait promis lors de ses démêlés médiatico-tragiques avec la SNCB. Mais rien n’est encore décidé aujourd’hui. Le schéma directeur ne contient que les grandes lignes de l’aménagement des abords de la gare du Midi.

Il s’agit en fait d’un livre de bonnes intentions. Une espèce de cahier des charges pour la structure opérationnelle qui sera mise en place dans les mois à venir. Et ce n’est qu’ensuite, lors de l’élaboration des PPA que les expropriations éventuelles seront connues. Mais comme le projet est du type long terme, à un horizon fixé au-delà 2000, ce ne sera pas l’an prochain que tous les gens concernés seront mis au courant de l’avenir de leur immeuble.

LA STRUCTURE OPÉRATIONNELLE CONNAIT SA MISSION

Dès l’automne, la structure opérationnelle sera mise en place. Il s’agira d’une société au sein de laquelle les pouvoirs publics seront majoritaires. On y retrouvera aussi des institutions financières. Elle sera composée de quatre ou cinq personnes qui s’attacheront les services ponctuels de spécialistes du sujet à l’étude.

Cette société devra affiner les études, explique Éric Ghilain, représentant Charles Picqué. Prévoir l’accompagnement social par un travail au cas par cas. Dresser un inventaire précis des bâtiments. Et puis, comme il s’agit d’un projet à long terme, elle devra également dresser un planning précis et tenir un échéancier à jour.

On est d’accord, mais dites-nous quand…

La concertation a permis aux acteurs concernés de s’exprimer. À deux exceptions près. Et pas des moindres. La SNCB, qui est pourtant au centre du débat, notamment par l’aménagement qu’elle projette sur l’îlot Côte d’or et l’élargissement de la gare vers la rue de France, est restée étonnamment muette. Les promoteurs aussi. Seul l’un d’entre eux – le propriétaire du site Wielemans – a jugé utile de signaler sa présence et d’exprimer aux habitants sa compréhension à leurs problèmes et sa volonté de travailler dans un climat de dialogue. À suivre…

Les autres orateurs étaient des associations et des habitants. On peut les regrouper en trois catégories. La première ne reprend que des habitants. Le bon sens réaliste et concret a parlé.

- Nous ne sommes pas opposés au projet, dit une dame de la rue Bara. Nous sommes conscients qu’il en va de l’avenir de nos enfants et petits-enfants. Nous sommes même prêts à être expropriés. Mais peut-on au moins nous dire «quand»!

- Qui va répondre à nos questions? lance une autre.

- Devons-nous encore investir dans notre appartement?, s’inquiète un troisième.

- Mettez-vous à notre place. Il y a des vieux qui habitent notre immeuble, ils voudraient bien savoir, reprend la première dame.

Une deuxième catégorie est composée des différentes associations. Celles-ci ne semblent pas croire aux capacité de l’exécutif de maîtriser le dossier et de tenir tête aux promoteurs.

Ainsi le comité de Saint-Gilles qui s’étonne que les intérêts des habitants soient négligés dans le schéma.

- Cinq promoteurs ont tout acquis. Et ils forcent les habitants à évacuer les lieux dans l’indifférence la plus générale.

- Quelles mesures concrètes proposez-vous pour le relogement des expropriés? enchaîne un délégué de la Ligue des familles, c’est pourtant la priorité.

Hervé Cnudde de l’Atelier de recherche et d’action urbaines met en cause le «communalisme» de la Région et l’absence de maîtrise publique sur le foncier. Le projet TGV au Midi n’était pourtant pas une fatalité.

- On ferait mieux de d’abord nettoyer la gare, poursuit Jean-Michel Mary, d’Interenvironnement Bruxelles. Le TGV n’est qu’un prétexte pour «nettoyer» un quartier. Bientôt, il n’y aura plus aucun habitant à reloger. Vous faites des cadeaux aux spéculateurs en transformant l’affectation des sols.

Les Archives d’architecture moderne plaident pour un inventaire complet des bâtiments. Ce que soutient le Bral (l’Interenvironnement flamand) qui plaide aussi pour un élargissement de la zone d’intervention, une meilleure information des habitants et l’urgence de prévoir un volet social au projet.

Enfin la troisième catégorie des intervenants est constituée de ce que nous appellerons les particularismes. Des entreprises textiles de la rue Bara, une dame venue défendre un centre d’accueil pour jeunes déracinés menacé par le projet, une propriétaire qui a peur de perdre ses locataires…

Le périlleux pari de l’exécutif

Au fou! serait-on tenté de crier quand on observe la tentative de l’exécutif bruxellois dans le dossier de l’aménagement des abords de la gare du Midi. C’est que nos éminences, Charles Picqué en tête, semblent vouloir tourner le dos au passé. À l’anarchie immobilière, pour être précis. Bruxelles ne veut plus du syndrome gare du Nord. Ou d’une jonction Nord-Midi destructrice.

Non, l’exécutif a pris le dossier à bras le corps, bien décidé à ne pas s’en laisser «compter». Le premier coup de fleuret a été lancé en direction du projet mammouth de la SNCB. Il a fait mouche et le projet a été réduit de moitié.

Aujourd’hui, c’est face aux promoteurs que l’exécutif doit se battre. Les armes économiques seront-elles plus fortes que les politiques? Tel est le vrai débat de l’aménagement du quartier du Midi. Et Bruxelles se doit de le gagner.

Un combat où les adversaires ne seront pas seulement les promoteurs mais aussi les différentes associations de «défense» des habitants qui ne croient pas aux capacités régionales de maîtriser le dossier.

Il faudra beaucoup de patience, de ruse, mais aussi de fermeté à Charles Picqué et à son équipe. Il faudra procéder par phases successives. En résistant aux appels de sirène des acteurs économique. Et en restant à l’écoute des habitants qui, la concertation vient de le prouver, sont loin d’être opposés aux projets.

Un pari gagné grandira nos élus et notre ville. S’il est perdu, il en ira de même de leur crédibilité.

Tags : | | | | | | | | |

Dossier Midi : nouveau plan d’expropriation
pour quartier pauvre

- « AlterEchos« , 22 septembre 2007

Le Conseil communal de Saint-Gilles a adopté lors de sa séance du 06/09/07 un nouveau plan d’expropriation en ‘extrême urgence’ concernant 22 maisons situées dans le quartier du Midi. Ce plan s’inscrit, selon le comité de quartier Midi1, dans la lignée d’une longue « stratégie de pourrissement » du quartier mise en œuvre principalement par le bourgmestre et ministre-président Charles Picqué (PS) en vue de remplacer les petits propriétaires, dont les maisons devaient être rachetées par la Région pour « un prix ridicule et injurieux », par des entreprises fiscalement plus rentables.

Le nouveau plan d’expropriation doit encore être soumis à l’enquête publique, passer en commission de concertation, revoté par le Conseil communal, adopté par le gouvernement régional et publié au Moniteur belge avant de pouvoir effectivement être d’application, ce qui risque de durer environ 6 mois. Mais où en sommes-nous aujourd’hui dans ce dossier ?

Douteux montage politico-financier

Le nouveau plan s’attaque à 22 maisons réparties dans les îlots A et D, auxquelles il faut encore rajouter les 4 maisons de l’îlot C, sujettes à un autre plan d’expropriation. Ce qui fait un total de 26 immeubles menacés par les pouvoirs publics. « Tout le monde en a marre de ce dossier. Soit la Région autorise enfin les rénovations, ce qui est tout à fait possible, soit elle décide d’exproprier mais alors qu’elle le fasse tout de suite et par la voie judiciaire. Nous ne voulons pas agir contre le plan d’expropriation mais nous craignons que les autorités publiques laissent à nouveau pourrir le quartier pendant 10 ans sans exécuter ses expropriations en extrême urgence », explique Gwenaël Breës du Comité de quartier Midi.

Le fragile montage politico-financier dans ce dossier ne peut que renforcer les craintes des habitants de ce quartier maudit. En effet, le fonds fédéral Beliris, géré par Laurette Onkelinx (PS) et qui compte également un certain Charles Picqué (PS) dans son comité interne, a décidé d’octroyer quelque 5 millions d’euros pour exécuter les expropriations dans l’îlot A (17 maisons). Le Plan régional pour le Logement, censé construire 5.000 nouveaux logements sous la législature, se chargera de financer la démolition des maisons de l’îlot D et la reconstruction de logements, essentiellement « moyens » sur les deux îlots. Enfin, un précédent plan d’expropriation publié en juillet 2007 déracinera les 4 habitations de l’îlot C pour permettre l’installation de nouveaux bureaux ainsi qu’un hôtel.

« Tout démarre vraiment maintenant »

« Il n’est pas nécessaire d’exproprier et de démolir pour accomplir les prescrits du PPAS (Plan particulier d’aménagement du sol). D’autant que les 22 parcelles concernées par le nouveau plan concernent des maisons habitées… que les autorités veulent ‘remplacer’ par du logement. L’îlot A2, qui compte le plus de logements occupés (17 maisons sur les 22), reste encore aujourd’hui parfaitement rénovable. Il y a quelques mois, la Commune envisageait d’ailleurs ce scénario », rappellent dans un communiqué de presse commun le Comité du quartier Midi, Inter-Environnement Bruxelles, le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL) et le Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat (RBDH). Ne s’opposant pas vraiment à l’option d’expropriation, car c’est quasiment la seule solution permettant que la Région arrête ses négociations « à l’amiable », ces associations exigent au minimum « des garanties pour les habitants concernés par ce nouveau plan d’expropriation : il faut au minimum que celui-ci soit soumis à un planning de réalisation ».

Un planning qui n’est pas près de voir le jour puisque la Région espère toujours racheter les maisons à bas prix en jouant en pariant sur la lassitude des petits propriétaires. « C’est toujours très délicat de donner un délai strict car nous sommes tenus par les procédures et nous ne sommes pas maîtres de tout. Il n’y aura pas de rénovations, nous sommes actuellement dans la logique des expropriations. Mais il suffit d’un recours en justice ou d’une tuile des entrepreneurs pour que le retard s’accumule. En tout cas, je peux vous dire très clairement que tout démarre vraiment maintenant », précise Patrick Debouverie (MR)2, l’échevin libéral en charge du dossier au Collège communal. « Je pense que la SA Bruxelles-Midi a les moyens nécessaires et que tout se déroulera correctement cette fois. Il fallait rénover ce quartier et la dynamique est en marche avec 450 logements programmés (dont la moitié dans les 4 ilôts), 500 chambres d’hôtel d’ici deux ans, un développement économique avec l’Atrium, l’accord avec la SNCB sur l’Esplanade Fonsny, des surfaces de bureaux pratiquement commercialisés ou encore les 30 logements acquisitifs de la SDRB ».

Un jugement décisif

Un raisonnement qui visiblement n’était pas valable pour le précédent plan d’expropriation en extrême urgence qui, plus de 10 ans plus tard, n’avait jamais pu être appliqué. D’ailleurs, un jugement du 31/05/2007 de la Justice de Paix de Saint-Gilles (cf. Alter Échos n°230) a littéralement carbonisé la gestion du dossier par les autorités publiques (Région et Commune). Évoquant le climat d’« harcèlement administratif systématique et continu, de manœuvres dilatoires, de réponses évasives, de production de brouillard quand à l’identité de l’interlocuteur administratif qualifié et d’attitudes injurieuses (offre d’achat inacceptable, dépréciation verbale, mépris affiché) », le juge conclut « qu’un homme normal ne peut vivre pareille expérience qu’au prix d’un dégoût profond envers un État malfaiteur » et fixe les diverses indemnités à 183 % du montant de la valeur retenue pour l’immeuble, une somme dix fois supérieure à l’estimation de l’administration. La Région a lancé une procédure de révision mais celle-ci vise uniquement à revoir les montants fixés par le juge de paix dont le jugement est pour le reste définitif. D’autant plus que, vu la malhonnêteté manifeste des pouvoirs publics dans ce dossier, les petits propriétaires ne peuvent qu’espérer une fixation judiciaire à l’arrangement à l’amiable.

Le ministre-président Charles Picqué vient quant à lui, de dévoiler son nouveau « Plan de développement international de Bruxelles » (PDI) commandé à PriceWaterhouseCoopers qui précise que le quartier du Midi est un « nouveau pôle de développement économique de Bruxelles à destination du business international”. « Dix-sept ans après l’élaboration des premiers plans, on pourrait être tenté d’en rire… Faut-il rappeler que les projets menés en la matière par la Région (notamment via la SA Bruxelles-Midi) ont donné lieu à un véritable fiasco urbanistique et humain? », conclut le Comité du Quartier Midi qui commente ironiquement la dernière trouvaille des pouvoirs publics.

M.K.

• Deux mandataires présentent un mémoire sur le quartier

« Mutation du quartier du Midi à Bruxelles : Fruit d’une alliance entre pouvoirs publics et promoteurs immobiliers, contre les populations ?’, c’est le titre du mémoire de 190 pages présenté à la Faculté ouverte de politique économique et sociale (Fopes) par Alain Maron et Véronique Gailly, deux conseillers communaux écologistes à Saint-Gilles3. Ce travail théorique, qui décortique l’évolution du dossier Midi, répond par l’affirmative à l’hypothèse de départ : à savoir l’alliance des pouvoirs publics et des promoteurs, qui s’accordent dans une interdéfinition amicale, contre les populations pauvres et allochtones du quartier. « Les habitants s’attendaient à ce que les pouvoirs publics remplissent un rôle protecteur et prennent des décisions en toute équité, ce qui n’a pas été le cas », explique Alain Maron. « La Région n’avait clairement pas les moyens de ses ambitions et elle a préféré spéculer contre sa propre population en s’alliant avec les promoteurs privés. Pour les pouvoirs publics, les habitants représentaient un problème et il était prévu qu’ils s’en aillent en vue de favoriser la ‘mutation sociologique’ du quartier. La population visée est clairement la plus pauvre de Saint-Gilles, où le revenu par habitant est statistiquement le plus faible, et où les résistances sont les moins organisées car beaucoup ne maîtrisent pas bien le français », rappelle le conseiller communal.

Tags : | | | | | | | | |

« Construction durable » rue de Suède

Totalement démoli en 2000, l’îlot B du quartier Midi fait place depuis quelques années à 40 logements sociaux du Foyer saint-gillois ainsi qu’à l’immeuble de bureaux « Swiss Life », qui n’affiche toujours pas complet à ce jour. Il reste malgré tout une dent creuse, promise depuis des années à la Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB).

A présent, celle-ci annonce sur son site internet « une première en Région Bruxelloise »: la « construction durable » de 30 appartements destinés au marché acquisitif. On y apprend que la SDRB « est en passe d’acquérir une nouvelle parcelle de terrain d’une superficie de 1.221m² afin d’y implanter un immeuble répondant aux normes très strictes d’une construction passive ».

La SDRB annonce le dépôt du permis d’urbanisme pour novembre 2007, ce qui lui « permet d’espérer l’obtention du permis d’urbanisme pour juin 2008. Le début du chantier pourrait être planifié en octobre 2008 et la fin des travaux en février 2010″.

Tags : | | | | |

Page suivante »











http://www.quartier-midi.be | http://film.quartier-midi.be | http://www.bruxelles-midi.be