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Revitalisation urbaine

• Voir aussi: Art urbain.

« Le programme de rénovation et de reconstruction du quartier du Midi est le tout gros projet qui complétera la revitalisation de Saint-Gilles. L’état fédéral, la SNCB, la Région, la commune et le secteur privé engagent des sommes importantes dans les abords de la gare TGV. (…) C’est ce qui explique les chantiers autour de la gare. Je suis optimiste quant à l’avenir de ce quartier car les investisseurs privés s’impliquent de plus en plus. J’en veux pour preuve les demandes de permis qui nous parviennent.
Mais nous avons été bien inspirés de limiter les constructions neuves à quelques îlots de l’avenue Fonsny au lieu de sacrifier toute l’avenue comme certains le souhaitaient initialement. Les pièces du puzzle se mettent en place et les différents intervenants agissent dans le cadre d’un plan global et cohérent qui devrait, en effet, avoir des conséquences intéressantes pour les rentrées fiscales immobilières communales. »

— Interview de Charles Picqué en 2004, sur le site www.ps-stgilles.be

« Nous avons encore quand même un problème de longue date, mais qui est en cours de résolution : c’est la réhabilitation des abords de la gare du Midi, après les travaux liés au TGV. (…) Des opérations immobilières ont été menées avec la SNCB et d’autres le sont actuellement par un opérateur régional. Mais c’est difficile et l’une de mes sources d’inquiétude reste objectivement de bien terminer ce quartier du Midi, depuis trop longtemps secoué par toutes sortes de traumatismes. »

— Interview de Charles Picqué en 2004, sur le site www.opladis.be

Treize ans de « revitalisation urbaine »…

Rien de neuf sous le soleil du Midi… Depuis plus de 20 ans, les habitants des alentours de la gare du Midi savent qu’ils sont menacés. Par des projets d’autoroute urbaine ou de ponts, dans un premier temps. Par la pure spéculation immobilière ensuite, puis enfin par les appétits immobiliers conjugués des pouvoirs publics et des promoteurs privés.

Ce n’est pas nouveau: en 1993 déjà, la presse bruxelloise titrait « Midi: le quartier oublié? ». Les habitants déploraient déjà que « s’ils ne sont pas poussés hors de leurs logements par les gros promoteurs, c’est l’insupportable état du quartier qui les amène à le quitter »…

L’histoire du quartier est parsemée de d’injustices et teintée d’irrationnalité… Petit rappel des événements et tentative de bilan en confrontant les intentions de départ aux réalités d’aujourd’hui.

La « revitalisation » du quartier en quelques dates

— La reprise en mains par les pouvoirs publics des abords de la gare du Midi date de la fin des années ’80. A l’époque, les traumatismes de la spéculation au Quartier Nord étaient encore très vivaces. Les projets de « Manhattan » et autres « World Trade Center » bruxellois, certes en partie avortés, avaient causé une vague de près de 15.000 expulsions, expropriations et de nombreuses démolitions.

Aujourd’hui encore, les terrains vagues sont légion au Quartier Nord, ces anciens îlots d’habitation sont restés vides par le manque d’intérêt des sociétés internationales que les promoteurs espéraient voir s’installer là. Ironie du sort, de nombreux bâtiments de bureaux érigés-là par des privés ont finalement été loués à des pouvoirs publics (administrations régionales, fédérales, communautaires…).

— En 1991, tout juste après la création de la Région de Bruxelles-Capitale, le premier gouvernement en place adopta un schéma-directeur pour le quartier de la gare du Midi. L’intérêt pour la revitalisation de ce quartier du bas de Saint-Gilles n’était pas étranger au fait que le Bourgmestre de cette Commune, Mr Charles Picqué, était devenu le premier Ministre-président de la Région de Bruxelles.

— En 1992, ce shéma de développement fut suivi d’un plan particulier d’aménagement du sol (PPAS), le PPAS « Fonsny 1 », sacrifiant 4 îlots d’habitat, de petits commerces et d’ateliers à la fonction « internationale », bien plus rentable, que constitue la fonction de bureaux. On parlait d’ériger-là un « mini Manhattan », qui devait être le vecteur de la revitalisation du quartier.

— En 1992 toujours, la Région créa une société mixte sensée développer largement la promotion immobilière autour de la gare du Midi et stopper la spéculation qui y avait débuté. La SA Bruxelles-Midi était née.

— En 1994, le Bourgmestre de Saint-Gilles Charles Picqué déclare (dans « La Lanterne », le 8 juillet) que « la priorité des priorités » de la nouvelle législature communale sera de « mettre l’accent sur la qualité de l’environnement, aux abords de la gare du Midi notamment ».

— Ce n’est qu’en 1995 que la société Bruxelles-Midi devient opérationnelle en se voyant confier une concession et une « mission de service public » par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale. Cette mission consistait, dans un premier temps, à développer un projet immobilier « harmonieux et cohérent » dans le cadre du PPAS « Fonsny 1 » et à éviter les travers sociaux vécus au Quartier Nord, c’est-à-dire à garantir un véritable accompagnement social des habitants qui devront à terme être délogés.

Mais ces dispositifs, basés sur de bonnes intentions de la Région, arrivent trop tard. La spéculation a déjà fait rage et le quartier est en partie déjà aux mains des promoteurs privés (notamment de la SA Espace Midi). De plus, dès le départ, Bruxelles-Midi n’est pas dotée de moyens suffisants pour faire face à un projet d’une telle ampleur.

— En 1996, un plan d’expropriation au nom de « l’intérêt public » pour les 4 îlots du PPAS « Fonsny 1 » vint compléter le dispositif.

— En 2001, la majorité communale reconduite à Saint-Gilles fait à nouveau du quartier Midi l’une de ses priorités: « un des grands défis pour la prochaine législature sera l’aboutissement de ces chantiers » (« Les principaux projets politiques du Collège des Bourgmestre et Echevins »). « Ce projet de requalification de toute une zone allie « internationalisation » de la ville et « convivialité urbaine ». En effet, le quartier « Midi » doit être tant une vitrine pour la capitale de l’Europe, en étant un centre administratif important qu’une zone dans laquelle le logement est présent, soit en le créant (…) soit en requalifiant le bâti existant ».

Le Collège des Bourgmestre et Echevins, qui par ailleurs veut mettre « un frein à l’expansion des activités de bureau et de commerce dans les quartiers résidentiels » de Saint-Gilles, ajoute que « grâce à l’accroissement des surfaces de bureau et de l’ouverture de nouveaux commerces dans le quartier [Midi, NDLR], on peut envisager une création de près de 9.000 emplois. Cette augmentation de main-d’œuvre travaillant dans le futur centre administratif générera une relance commerciale du quartier, tant dans les commerces de proximité que dans l’horeca ».

Dix ans plus tard…

Nous sommes en 2005… Du côté anderlechtois de la gare du Midi, les projets immobiliers sont terminés, notamment après l’expropriation de l’îlot « Côte d’Or », mais, comme au Quartier Nord, ce sont principalement des pouvoirs publics qui sont venus s’y installer (ONSS, Ministère des Finances…), entraînant des pertes financières pour les Communes concernées, puisque qui dit locataires publics dit « mainmorte » (pas de taxation).

Du côté saint-gillois, on est loin d’avoir achevé les projets imaginés sur les 4 premiers îlots sensés être le moteur de la « revitalisation » du bas de la Commune. Plusieurs permis d’urbanisme ont déjà expirés, certains ont été prorogés, d’autres le sont par le fait que des « chantiers » ont « démarré » juste avant la date d’expiration: par exemple, les promoteurs comptent sur la démolition de quelques maisons pour que leurs permis continuent à être valides.

Seul un îlot (le « B ») est plus ou moins terminé. Un terrain reste à bâtir. Les immeubles de Test-Achats sont finis et leurs charges d’urbanisme ont donné lieu à la construction d’un immeubles de logements du Foyer Saint-Gillois.

Quant au premier grand immeuble de bureaux du projet de la SA Bruxelles-Midi, il a été dessiné par l’Atelier d’Art Urbain et préfigure l’ensemble « cohérent et harmonieux » d’immeubles de bureaux qui doivent être construits le long de l’avenue Fonsny.

La première moitié de la place Marcel Broodthaers prend forme, contredisant la volonté communale de « finaliser la convivialité dans le quartier » par « des places publiques, entourées de commerces »: l’architecture ne permet aucune animation en rez-de-chaussée de l’immeuble bâti sur la nouvelle place. Les fonctions seront plus que vraisemblablement administratives.
Erigé depuis 2 ans, cet immeuble de bureaux n’est aujourd’hui occupé qu’à 40%, notamment par la compagnie Swiss Life. Notons que celle-ci a simplement déménagé de ses bureaux de la rue de la Loi pour s’installer au quartier Midi. Il n’y a donc aucune création d’emploi en vue avec cette installation.

Il est à noter qu’un autre îlot, proche de quelques dizaines de mètres mais hors du périmètre du PPAS « Fonsny 1 », a connu un sort similaire: le « Midi Atrium », qui a nécessité le changement d’affectation d’un îlot de logement en fonction administrative (et donc l’expropriation et la démolition des maisons), a été mis en vente pendant plusieurs années sur les marchés internationaux puis finalement racheté par… la SNCB, organisme public exempté de taxes communales.

Dans les autres îlots du PPAS, de nombreux locataires ont déjà dû partir. De multiples commerces ont fermé leurs portes. Certains propriétaires ont revendu leur maison à la SA Bruxelles-Midi ou à des sociétés (Espace Midi, Sofifon, Eurobalken…) liées à Soficom — groupe immobilier connu notamment pour sa participation à la construction du Parlement européen — très actives dans le quartier Midi et finalement désignées par Bruxelles-Midi comme opérateurs privés recherchant les acheteurs et occupants potentiels et réalisant les projets de bureaux.

Le plan d’expropriation de 1996 arrive à son terme dans un an, en juillet 2006, tandis qu’il reste de nombreux locataires, propriétaires particuliers et commerçants dans les îlots « A », « C » et « D ». Certains y sont depuis très longtemps (20 ans, 30 ans et plus…). D’autres s’y sont encore récemment installés, y ont acquis une maison ou ouvert un commerce.

Quel bilan? Pas de bilan.

Comment expliquer l’irrationnalité qui semble règner dans ce dossier?

Les projets envisagés au début des années ’90 par la Région de Bruxelles-Capitale sont de toute évidence basés sur des hypothèses qui ne se sont pas confirmées. Ce projet coûte vraisemblablement aux pouvoirs publics plus qu’il ne leur rapporte. Les investisseurs ne viennent pas et le contexte immobilier n’y est pas pour rien: il y a trop de bureaux à Bruxelles.

Il n’y a par contre pas assez de logements et ce problème de plus en plus aigu constitue la priorité du nouveau Gouvernement régional, qui s’est fixé pour objectif la création de 5000 nouveaux logements. Il serait donc pour le moins difficile à comprendre que la majorité actuelle, consciente de ces deux crises simultanées, continue à faire comme si de rien n’était dans le quartier Midi… comme si le fait que ce quartier soit classé « zone levier » justifie qu’il devienne une véritable zone d’exception.

Pourtant, il suffit de sortir du PPAS « Fonsny 1 » pour que la Région et la Commune retrouvent leur lucidité. Suite à une proposition de la Commune de Saint-Gilles, le Gouvernement régional vient d’abroger le PPAS « Fonsny 2 », qui concerne pour ainsi dire la zone située tout autour des 4 îlots « Fonsny 1 ». Dans les considérants de l’Arrêté ministériel entérinant cette décision, on apprend que la Commune et la Région considèrent que les gabarits précédemment autorisés étaient « trop importants et aboutissent à des constructions peu intégrées sur le plan urbanistique ». C’est le moins qu’on puisse dire. Mais pourquoi continuer, dès lors, à autoriser ces gabarits de l’autre côté de la rue de Mérode, dans le PPAS « Fonsny 1 »?

Par ailleurs, plusieurs groupes politiques représentés au Parlement et au Gouvernement de la Région déplorent depuis des années le manque de contrôle démocratique sur la SA Bruxelles-Midi.

Malgré tout, le contrat de gestion de la SA Bruxelles-Midi, arrivé à expiration en 2004, a été renouvelé dans l’indifférence générale par le Gouvernement bruxellois. Sans évaluation du travail effectué au long de ces 9 années. Sans questionnement sur le projet qu’est sensé développer cette société, ni sur la manière dont elle réalise ses missions.


Quartier Midi : « J’arrive plus à dormir »

Communiqué de presse du Comité de quartier, 21 août 2006.

Alors que la Région de Bruxelles-Capitale n’a plus que jusque fin octobre 2006 pour mener à bien un plan d’expropriation concocté il y a 10 ans par la Commune de Saint-Gilles dans le quartier du Midi, les habitants, propriétaires et commerçants du quartier sont aujourd’hui menacés par la démolition des maisons mitoyennes aux leurs.
Le Comité du quartier Midi rappelle à la Commune et à la Région que des habitants, propriétaires et commerçants — qu’elle n’a toujours pas expropriés — sont encore présents dans les îlots! Le respect minimal que les autorités communales et régionales doivent à leurs administrés consisterait à leur garantir sécurité et tranquilité. C’est en ce sens que le Comité du quartier Midi demande que les démolitions soient arrêtées immédiatement et ne s’effectuent ensuite que bloc par bloc, c’est-à-dire quand il n’y aura plus d’occupants présents dans les îlots.

Le plan d’expropriation établi en 1995 par la Commune de Saint-Gilles et approuvé en 1996 par la Région de Bruxelles-Capitale, est mené « pour cause d’utilité publique » et en « extrême urgence ». Mais il consiste à implanter de grandes surfaces de bureaux dans 4 îlots auparavant principalement destinés à l’habitat. Et en plus de 10 ans, les pouvoirs publics ne se sont jamais donné les moyens de le réaliser. D’où l’état désastreux du quartier et les nombreux dommages subis quotidiennement par ses habitants.

4 îlots sont concernés dans lesquels il reste à ce jour une petite trentaine de propriétaires, ainsi que des locataires et des commerces.

L’annonce par le Ministre-Président du lancement des expropriations dans le quartier Midi semblait présager que la Région assumerait désormais ses responsabilités vis-à-vis des habitants. Mais, alors que Charles Picqué n’a procédé qu’à trois expropriations à ce jour, les destructions sporadiques se poursuivent. Portant atteinte à la sécurité, à la tranquilité et à l’hygiène de vie (invasions de rats, dégâts des eaux, etc.) des personnes habitant ou travaillant encore dans les îlots. Et également à la solidité et à la qualité des maisons qui n’ont jamais été acquises par la Région ni par la SA Bruxelles-Midi— et donc à la valeur de remplacement qui sera ensuite accordée à leurs propriétaires lors de l’expropriation judiciaire.

Depuis ces dernières semaines, plusieurs maisons acquises par la société régionale SA Bruxelles-Midi sont abattues rue de Hollande (îlot C), sans la moindre information préalable des riverains réveillés par le fracas des murs qui s’écroulent.

Des opérations similaires risquent de démarrer ce lundi 21 août à la rue de Russie (îlot D), sous la responsabilité de la société privée Espace Midi cette fois, qui affirme répondre à une demande de la Commune de Saint-Gilles. Interrogés, les ouvriers ignoraient l’existence de maisons habitées mitoyennes.

Espace Midi (société constituée par les groupes Betonimmo/Besix, Van Rymenant/Soficom, Louis De Waele/Immobel – CIB, CFE) affirme agir pour que les maisons ne soient pas squattées. Rappelons toutefois qu’Espace Midi a délogé les locataires de ces maisons il y a un an, également « à la demande de la Commune », les laissant vides et le plus souvent portes et fenêtres ouvertes à tous vents (seuls des petits cadenas ont été apposés aux portes et ils sont étrangement régulièrement ouverts), comme s’il s’agissait de favoriser l’intrusion à l’intérieur de l’îlot et les dégâts de la pluie.

Par ailleurs, rappelons qu’à l’îlot A (Fonsny-Mérode-Norvège-Claes-Suède), les habitants vivent dans des conditions intolérables, devant subir depuis des mois un chantier de bureaux mené sans considération de leur présence.

La SA Bruxelles-Midi s’était engagée à ce que les « travaux [soient] menés dans le respect des habitants » et à informer les habitants et leurs représentants. Aucune information envers les riverains n’a pourtant été effectuée ni par Bruxelles-Midi, ni par la Commune, qui semblent considérer que le quartier est vide.

Le Comité du Quartier Midi proteste énergiquement contre ces procédés visant à décourager les habitants, que la Région et la Commune n’ont pas l’intention de reloger, et à dévaluer les maisons que les pouvoirs publics n’ont jamais su racheter jusqu’à présent.
Le Comité demande l’arrêt des destructions sporadiques tant que le quartier est habité, conformément au point 1 de son cahier de doléances qu’il a remis en juillet 2005 à la Commune de Saint-Gilles, au gouvernement régional et à la SA Bruxelles-Midi :
« L’arrêt des délogements et des démolitions tant que des plannings clairs ne sont pas établis et que des permis de bâtir ne sont pas délivrés… », au motif que « La démolition inutile de maisons et la création de terrains vagues met en péril le logement de certains d’entre nous ainsi que la sécurité, l’hygiène de vie, l’environnement et la tranquillité des autres. Ces pratiques ont des incidences néfastes sur le cadre de vie des habitants et des riverains et sur la santé des commerces dans le quartier. »
Démolir des maisons bloc par bloc relève d’ailleurs du pur bon sens: à quoi servirait de « sécuriser » et de « protéger » des maisons encore habitées alors qu’il suffirait d’attendre quelques mois, puisqu’elles sont sensées être expropriées d’ici peu et ensuite vidées de leurs occupants?


Espace Midi

Comme le quartier Nord est devenu « l’Espace Nord », comme le quartier Léopold est devenu « l’Espace Léopold » (et on pourrait en citer bien d’autres), le quartier du Midi est voué par les promoteurs à devenir « l’Espace Midi ».

Espace Midi, c’est donc le nom de la société immobilière la plus connue dans le quartier. Elle y est présente depuis les premières heures de la spéculation liée à l’annonce de l’arrivée du TGV, et y possède de nombreuses maisons et terrains.

Depuis la mise-en-place de la SA Bruxelles-Midi, Espace Midi (ses actionnaires en tout cas) semble bénéficier d’une sorte de monopole sur les attributions de marchés dans le quartier. La SA Bruxelles-Midi est sensée attribuer ces marchés à la société qui lui aura fait l’offre la plus intéressante. Ilot après îlot, c’est toujours la SA Espace Midi, ou des associations momentanées auxquelles elle prend part ou encore certains de ses actionnaires, qui est désignée pour réaliser les projets de bureaux dans le cadre de la « cohérence » et de « l’harmonie » prévues par le PPAS « Fonsny 1 ». Récemment encore, la SA Bruxelles a désigné la société CFE, actionnaire d’Espace Midi, comme acquéreur de l’îlot C avec la société Atenor.

La SA Espace Midi est née en 1991, au moment où se préparait le PPAS Fonsny 1 pour le quartier Midi. Elle est l’émanation de la SA Bourgeois & Co, du nom d’un petit spéculateur actif dans le quartier depuis les années ’80. Espace Midi compte parmi ses actionnaires les sociétés Betonimmo (groupe Besix), Van Rymenant (groupe Soficom), Louis De Waele (groupe Immobel – Compagnie Immobilière de Belgique), ainsi que le groupe CFE

D’autres filiales de Soficom, comme Eurobalken ou Sofifon, sont également actives dans le quartier. Soficom est également présente dans de nombreux projets immobiliers à Bruxelles, via des sociétés comme la Société Espace Léopold, Olympiades Brussels Hotel, ainsi que des sociétés bien connues dans le domaine de la construction comme Maurice Delens, Van Rymenant, également actives au Midi… Soficom dépend du groupe français de génie civil Eiffage, sixième « major européen de la construction », situé dans la constellation du groupe Suez, lequel est aussi l’actionnaire principal d’Immobel – CIB.

Notons également que les mêmes acteurs immobiliers présents dans Espace Midi se retrouvent dans un autre « partenariat public-privé » à Bruxelles: la société Espace Rolin, qui réalise un important projet dans la Commune d’Etterbeek, dont l’Echevin (PS) des Finances, Mr Isi Halberthal, est directeur à l’immobilière Immomills-Louis De Waele Development et administrateur de… la SA Espace Midi.

Signalons enfin que les principales autres sociétés spéculant ou ayant spéculé dans le quartier Midi, et émanant souvent des mêmes groupes qui constituent Espace Midi, sont: Brustar Fonsny, Fonsnim, Fonsny Midi, Immo Midi, Immobilière Fonsny…












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