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Au Midi, pas de place pour l’espace public

– Comité du quartier Midi, 2 juillet 2009

L’aménagement d’un espace public bloqué par la mise à disposition à des sociétés privées d’un terrain faisant partie du domaine public régional, sans l’autorisation du propriétaire…?! C’est une nouvelle fois au quartier Midi qu’un tel nouvel imbroglio urbanistique se déroule. Un nouveau « cadeau » pour les promoteurs et un énième signe de mépris pour ce quartier, dont la « revitalisation » semble décidément condamnée à être chaotique jusqu’au bout.

En 2006, la Région bruxelloise a terminé d’exproprier et de démolir les maisons situées au coin de la rue de Hollande et de l’avenue Fonsny. Cette opération était motivée par la réalisation d’un espace public annoncé depuis le début de la première législature régionale1.

La place Marcel Broodthaers aurait dû être inaugurée au cours du premier semestre 2009. L’an dernier, le Gouvernement régional avait accordé le permis d’urbanisme et fait lancer les travaux d’aménagement, financés dans le cadre des Accords de coopération entre l’Etat fédéral et Bruxelles (Beliris). Les entrepreneurs travaillant pour le compte de Beliris avaient démarré les travaux au début de l’année 2009. Mais ils se sont vu empêchés de les finaliser: une moitié de la place est en effet occupée, en toute illégalité, par des baraquements de chantier et une grue placés là par les promoteurs immobiliers réalisant les bureaux et l’hôtel de l’îlot C (les sociétés BPI, Louis De Waele, Atenor…), ainsi qu’une pharmacie installée dans un container2 et des panneaux publicitaires de la société JC Decaux3

L’affaire, rendue publique fin juin 20094 suscite depuis plusieurs mois des remous au sein de l’administration et de certains cabinets ministériels de la Région bruxelloise.

Car ces occupations privatives, qui se font manifestement à titre gratuit (à l’exception des panneaux publicitaires) et sans aucune base légale, auraient été autorisées par la SA Bruxelles-Midi, qui n’est pourtant ni propriétaire des terrains ni maître d’oeuvre des chantiers. Cette société privée, créée en 1992 à l’initiative de la Région, a ainsi outrepassé ses droits.

La SA Bruxelles-Midi impose une situation de fait

Il semble que les cabinets des ministres Picqué et Smet aient donné instruction, début 2009, de faire vider la place pour permettre à Beliris de mener à bien son chantier. Ce qui avait donné lieu, selon nos informations, à des courriers envoyés en janvier 2009 par la Direction de la gestion et de l’entretien des voiries de l’Administration régionale à la SA Bruxelles-Midi, mettant celle-ci en demeure de régulariser la situation et de faire dégager les installations bloquant l’aménagement de la place. En voici des extraits:

Messieurs, J’ai l’honneur de porter à votre connaissance ce qui suit. En application de l’article 21 de la convention de gestion conclue entre la S.A. Bruxelles-Midi et la Région de Bruxelles-Capitale, l’Etat fédéral, par l’entremise de la S.A. de droit public Beliris, terminant le réaménagement de la partie orientale de la place de Hollande, va entreprendre, dès la fin du mois de février prochain, le réaménagement de sa partie occidentale. Or, cet aménagement ne pourra pas être entrepris tant qu’il n’aura pas été mis fin à l’occupation du terrain par vos baraquements de chantier et votre grue.
Or, sauf erreur de ma part, il appert que votre société occupe le terrain sans titre ni droit. Ce terrain, acquis par la Région en vue de l’aménagement d’une nouvelle voirie (la future place Broodthaers), fait partie du domaine public régional et son occupation à des fins privatives doit faire l’objet d’une autorisation délivrée par ma Direction. (…)
En vue d’éviter toute polémique inutile d’où qu’elle vienne, je me permets d’attirer votre attention sur les points suivants : le terrain, acquis par la Région en vue de l’aménagement d’une nouvelle voirie (la future place Broodthaers), fait partie du domaine public régional ; l’occupation du domaine public à des fins privatives doit faire l’objet d’une autorisation délivrée par le gestionnaire de ce domaine public; ce genre d’autorisation est frappée de précarité : il peut y être mis fin, à tout moment mais moyennant préavis, si l’intérêt général le requiert (ce qui est le cas de toute évidence!) ; le retrait s’effectue aussi sans indemnité (…)

Mais pendant des mois, la SA Bruxelles-Midi n’a pas répondu à cette demande et les deux ministres n’ont pas jugé utile d’insister. Il faut noter que le président de la SA Bruxelles-Midi, Jacques Van Grimbergen, est un ancien directeur de cabinet-adjoint du Ministre-Président Charles Picqué (de 1989 à 1995), ex-directeur de cabinet du Ministre Pascal Smet (de 1999 à 2004), et fut jusque très récemment le directeur-général de l’Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement (de 1995 à 1999 et de 2004 à 2009)5. Sa position semble avoir aidé la SA Bruxelles-Midi à imposer cette situation de fait qui, selon « Le Soir »6, va même être entérinée et légalisée.

Un statu quo rentable pour certains, mais coûteux pour les autorités

Si Beliris vient bien de terminer une partie des travaux, la seconde moitié de la Place Broodthaers ne verra vraisemblablement pas le jour avant 2010 ou 2011.

L’arrêt des travaux ne sera pas sans impact financier pour les pouvoirs publics. Si l’entrepreneur travaillant pour Beliris semble ne pas demander d’indemnisation, l’aménagement de la place va devoir s’effectuer en deux phases, ce qui nécessitera d’importants surcoûts.

Les seuls à profiter de la situation semblent être la société Decaux (qui peut ainsi proposer à ses clients un emplacement publicitaire face à la gare du Midi) et surtout les promoteurs privés qui font ainsi d’importantes économies: ils évitent à la fois de s’acquitter de la location d’emplacements de bureaux de chantier, d’une taxe d’occupation sur l’espace public et des frais de déplacement de leur infrastructure de chantier.

Merci qui?

  1. La Place Marcel Broodthaers est prévue depuis 1991 dans les plans d’aménagement. Elle était autrefois annoncée sous le nom de « Place de Hollande ». []
  2. Il faut noter que le pharmacien est de toute bonne foi. Il a conclu cet accord d’occupation « temporaire » (il professe dans son container depuis tout de même 2 années, et ce n’est pas fini) dans le cadre de négociations avec la SA Bruxelles-Midi, lorsque celle-ci procédait à l’expropriation « amiable » de son bien. Son espoir était tout simplement d’obtenir la possibilité de rouvrir sa pharmacie dans les futurs bâtiments de la Place Broodthaers, ce qu’il dut ensuite négocier avec les promoteurs immobiliers. []
  3. Lire à ce sujet notre article de mars 2006: Des pubs pour “lutter contre les squats”!? []
  4. A l’occasion d’une question posée au Conseil communal de Saint-Gilles, le 25 juin dernier, par le conseiller communal Alain Maron (Ecolo) à l’Echevin Patrick Debouverie (MR). []
  5. Il se trouve même des mauvaises langues pour rappeller que Jacques Van Grimbergen est inculpé dans l’affaire de l’ancien Hôpital militaire d’Ixelles, au même titre que certains dirigeants des sociétés immobilières De Waele et BPC, celles-là même qui bénéficient aujourd’hui de cette situation inédite sur la Place Broodthaers. Lire notre article du 15 avril 2007: « Le Président de la SA Bruxelles-Midi et un administrateur d’Espace Midi parmi les inculpés d’une affaire de fraude ». []
  6. Lire l’article du « Soir » du 2 juillet 2009: « La place Broodthaers attendra encore un an ». []

Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants

– RTBF, 16 janvier 2009

Le projet de transformation du quartier du Midi a été lancé il y a 20 ans. Aujourd’hui, le quartier est toujours en chantier…. C’est vraisemblablement le projet urbanistique le plus chaotique de la Région bruxelloise.

Le comité de quartier Midi a monté une exposition sur 20 années de revitalisation urbaine. Il s’agit d’une compilation précise et technique sur l’évolution de 4 îlots situés derrière la gare bruxelloise: des dizaines de documents rassemblés par les habitants, ex-habitants et sympathisants du comité Midi.

Vous verrez les photos de maisons démolies, d’habitations abandonnées depuis des années: murées, squattées… Une date rappelle le décès de 2 squatteurs dans un incendie. S’y trouvent aussi des témoignages d’habitants qui ont dû attendre 10 ou 15 ans d’être expropriés, à vivre entre squats, chancres, et chantiers.
La Région a voulu racheter les maisons d’un quartier prometteur, avec l’arrivée du RER. Les racheter pour les raser et y reconstruire des bureaux.
Comme le projet a été sous-financé, les rachats ont trainé, le quartier s’est englué dans l’attente.
Le comité de quartier Midi se pose cette question : la Région a-t-elle mené une stratégie volontaire de lenteur pour laisser les maisons se dégrader et qu’elles soient moins chère au rachat ?
Aujourd’hui les dernières expropriations et les derniers chantiers sont planifiés. Le quartier Midi voit le bout du tunnel. Mais il restera synonyme de désordre, et d’une remarquable lenteur.

Charles Picqué, bourgmestre de Saint-Gilles et ministre-président de la Région pendant 15 ans, est pointé comme responsable politique de l’embourbement du projet. De son côté, il admet que la structure régionale créée pour exproprier était trop lente, et sous-financée. Mais il maintient que raser était la bonne solution, et que remplacer les maisons à cet endroit par une majorité de bureaux était le bon choix. Pour lui, il faut avant tout du bureau pour les quartiers qui bordent les gares.

Ecoutez le billet de Myriam Baele et la réaction de Charles Picqué, ministre-président de la Région bruxelloise.

L’exposition est visible au Pianofabriek à Saint-Gilles.


Nouvel incendie dans une maison de la Région bruxelloise à Saint-Gilles

– Communiqué de presse, Comité du quartier Midi, 19 février 2008

Ce week-end, dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 février, un violent incendie s’est déclaré dans une maison vide de la rue de Mérode à Saint-Gilles. Le feu, dont l’origine est inconnue, a mis plusieurs heures avant d’être maîtrisé par les pompiers et n’a heureusement fait aucune victime. L’immeuble incendié se situant entre un hôtel (l’hôtel Ibis) et une maison habitée par trois ménages et un commerce, le drame a été évité de justesse.

C’est le quatrième incendie qui se déclare, en moins d’un an, dans une maison vide appartenant à la Région bruxelloise dans les îlots du quartier Midi frappés depuis 1992 par une menace d’expropriation. On se rappellera qu’en 2007, l’un de ces incendies, d’origine criminelle, avait causé la mort de deux squatteurs.

Depuis 2005, le Comité du quartier Midi n’a eu cesse de demander à la Région bruxelloise et à la Commune de Saint-Gilles de prendre leurs responsabilités pour garantir la sécurité des habitants du quartier. Le comité déplore ce nouvel incident, qui démontre que les agissements des autorités au quartier Midi n’ont toujours pas changé et que les maisons expropriées et laissées vides par la Région sont de véritables dangers publics. Il convient de mettre fin immédiatement à cette situation, sans attendre un prochain drame.

Pour rappel, lire le communiqué de presse du 17 avril 2007 : « Incendie mortel au quartier Midi : un drame prévisible… »

(Photo extraite du blog des soldats du feu).


Rich Europe in poor Brussels

– « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007

Entre 1990 et 2001, de multiples études ont été réalisées sur les « retombées socio-économiques de la présence des institutions européennes et internationales sur la Région de Bruxelles-Capitale » . Ces études concluaient notamment par un constat paradoxal : oui, la présence de l’Union Européenne en Région bruxelloise contribue pour une part importante à sa richesse en termes de produit intérieur brut, et non, cette richesse ne semble pas bénéficier à ses habitants, puisque beaucoup (trop) d’indicateurs sociaux bruxellois sont en négatif.

Les effets urbanistiques désastreux de la présence de l’UE à Bruxelles… Une autre conclusion permettait de constater que les effets de cette internationalisation étaient très différents selon le point de vue considéré. Si en 2000 les retombées étaient bénéfiques pour l’Etat belge (entre autres par le biais de la TVA), elles étaient déjà plus mitigées pour la Région de Bruxelles-Capitale qui se voit contrainte de « mendier » des moyens auprès du fédéral pour financer les défis de son internationalisation (e.a. par le biais de l’accord Beliris). En revanche, au niveau local, ces effets sont franchement négatifs pour les quartiers de Bruxelles-Ville, Etterbeek et Ixelles proches de la zone européenne. Leur patrimoine se voit progressivement et inexorablement squatté par des bureaux (lobbys, représentations régionales, presse….). Leur espace public est inondé par l’auto omniprésente et aspirée par les nombreux parkings autorisés des immeubles de bureaux. Leur population quitte les lieux notamment pour cause des coûts prohibitifs des logements.

Ville, sois belle et tais toi ! Sur le contenu, ce Plan de Développement International (PDI) est « au profit de tous, usagers et habitants de la Ville-Région ». Il s’adresse aux habitants, aux visiteurs, au monde des affaires, aux acteurs institutionnels. A voir les propositions prodiguées, il fera leur bonheur à tous ! D’intérêts divergents, de rapports de force, il n’y est nullement question… Tout le monde sera gagnant !!! Rien d’étonnant alors de voir émerger un PDI sans statut réel et un Xème plan un peu « fourre tout », sans choix clairs et plein de bonnes intentions. Mais quand on lit, par exemple, qu’il faut « vendre chaque quartier à des investisseurs et à des nouveaux habitants (sous-entendu la « classe moyenne »), il y a de quoi s’inquiéter. Heureusement -on croirait y voir la main correctrice de celui qui veut quelque peu arrondir les angles- on est soulagé en lisant la suite : on vendra le quartier, mais, « tout en stabilisant les anciens habitants ». Investisseurs, nouveaux habitants, anciens habitants, même combat !!! Force est de constater, entre les lignes, que la compétitivité entre villes européennes est devenu le mot d’ordre : « villes, positionnez vous sur la carte mondiale ». Cette lutte pour la meilleure place n’a apparemment pas de prix. Il faut attirer les investisseurs, les visiteurs et rendre la ville attractive et belle. Il faut travailler à son image, élaborer un plan de « marketing » après un « bench marking » soigneux. Il faut éviter ce côté « bronx » (sic) de certains quartiers qui pourraient déteindre sur l’image globale de la ville. C’est le développement exogène que ce PDI privilégie. A aucun moment, il ne se soucie de savoir comment veiller à ce que les retombées positives de cette présence puissent bénéficier réellement au développement dans les quartiers en difficultés, comment améliorer les conditions de vie des occupants actuels pour éviter de devoir en attirer des plus riches. Bref, le concept du développement endogène y est totalement absent.

La pensée institutionnelle opposée à la logique humaine. A aucun endroit du rapport n’apparaît une évaluation critique de fond sur la façon dont les grandes institutions, comme l’UE, s’installent à Bruxelles. Nous évoquerons trois exemples flagrants : 1. les écoles européennes, « ghetto » pour enfants riches ? 2. l’immeuble Lex 2000, le syndrome sécuritaire contre la mixité ! 3. le Parlement européen, une tour d’ivoire totalement coupée de son quartier.

La mixité sociale… dans les deux sens s.v.p. ! Pour le PDI, il s’agit d’ « éviter le confinement de la pauvreté dans des ghettos sociaux ». D’une part, tous les auteurs sérieux affirmeront qu’à Bruxelles il n’existe pas de ghetto à proprement parler. D’autre part, on ne retrouvera à aucun endroit du document le raisonnement dans l’autre sens : « éviter le confinement de la richesse dans certains lieux ». Et pourtant des « ghettos » pour riches il y en a… mais est-on prêt à les reconnaître ? Les écoles européennes en sont un exemple probant et discret. La Région bruxelloise préférera investir par exemple dans une 4e école européenne pour assurer au public international un enseignement de qualité. A aucun moment elle ne semble prétendre vouloir rehausser la qualité de l’ensemble des écoles existantes à Bruxelles (avec l’aide des institutions européennes) afin d’éviter que ce public international ne ressente plus le besoin de se construire pour elle-même des écoles d’élite.

La mixité fonctionnelle : faites ce que je dis, mais ne dites pas ce que je fais Lors de la construction de l’immeuble LEX 2000 situé à l’intersection de la rue de la Loi, de la gare Schuman et de la chaussée d’Etterbeek, l’occasion était rêvée d’y implanter à son pied un ensemble multifonctionnel sur trois niveaux de magasins, de lieux de récréation (cinéma, …), d’équipements collectifs. Ce type d’infrastructures fait cruellement défaut dans ce quartier tant pour les usagers et travailleurs que les habitants des quartiers voisins. La mixité fonctionnelle, tant réclamée dans tous les discours officiels dont ceux des institutions européennes, pouvait enfin y trouver son expression. Ce quartier pouvait devenir le laboratoire de l’urbanisme et de la mobilité durable. Et bien non : les impératifs sécuritaires l’ont emporté. On a préféré y implanter un immeuble monofonctionnel et sur-protégé pour le Conseil des Ministres. La même logique institutionnelle a présidé à l’élaboration du programme des immeubles du Parlement européen. Avant son implantation dans le quartier Léopold, les habitants avaient une poste dans la gare Luxembourg. Aujourd’hui, elle a été déménagée dans l’immeuble du Parlement européen et est devenue totalement inaccessible aux habitants. Lorsque les demandes de permis d’urbanisme des immeubles du Parlement européen ont été introduits, il a fallu constater que l’institution -dans sa logique à elle- avait tout prévu pour ses occupants : les parkings, le restaurant, la poste, la crèche, l’école, le vendeur de journaux, le coiffeur… Bref, tout pour ne pas donner à l’occupant des lieux l’envie de se frotter à la ville, et à ses habitants ; tout pour créer une ville duale : le palais impérial et à ses pieds, les quartiers « tellement insécures, Monsieur !!! »…. C’est en amont, au stade de l’élaboration du programme qu’il y a lieu d’intervenir, car c’est à ce stade que se concrétise une vision sur la façon dont ces institutions veulent s’intégrer ou non à la ville. Aujourd’hui, donc il y a du pain sur la planche pour sortir des vieux réflexes conditionnés. Encore faut-il vouloir les reconnaître !!!

Etienne Christiaens, urbaniste


1990-2004

> 2004

– “La Tribune de Bruxelles”, 3 avril 2004:
Travaux autour du futur TGV de Bruxelles-Midi

– « Le Soir », 28 février 2004:
Entre tours, vieux bistrots et hôtels de luxe

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> 2003

– « Le Soir », 12 mars 2003:
Le Midi entre chaos et espoirs

– « Le Soir », 12 mars 2003:
« Je me souviens des fondations de la tour des Pensions »

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> 2000

– « Le Soir », 15 avril 2000:
Saint Gilles : Une trentaine de personnes ont déjà été relogées

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> 1996

– « Le Soir », 27 mars 1996:
Charles Picqué se dit prêt à mobiliser 111 millions

– « Le Soir », 27 mars 1996:
Dix ans pour replâtrer le quartier du TGV

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> 1994

– « Le Soir », 21 septembre 1994:
Piocher l’avenir dans le quartier du TGV à la gare du Midi

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> 1993

– « Le Soir », 24 décembre 1993:
Table rase des immeubles dévastés d’un îlot du quartier Midi

– « Le Soir », 30 novembre 1993:
La «mort lente» du Midi d’après des défenseurs du quartier

– « Le Soir », 29 octobre 1993:
La mort d’un squatter à Saint-Gilles soulève un nuage de questions urbanistiques

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> 1992

– « Le Soir », 23 octobre 1992:
Les PPAS du Midi remis en question en concertation

– « Le Soir », 2 octobre 1992:
L’habitat déraille au Midi

– « Le Soir », 4 mai 1992:
L’escalade incontrôlée de l’immobilier compromet les plans de rénovation du quartier TGV

– « Le Soir », 12 février 1992:
Comment reloger les Saint-Gillois avant l’arrivée du TGV?

– « Le Soir », 30 janvier 1992:
Le Midi inquiet des problèmes de relogement posés par le terminal du train à grande vitesse

– « Le Soir », 24 janvier 1992:
Gare du Midi : La société mixte est sur rails

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> 1991

– “Le Soir”, 20 juillet 1991:
Le bureau a assez grignoté!

– « Le Soir », 31 mai 1991:
Un oui rapide au projet Midi-TGV

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> 1990

– « Le Soir », 2 juin 1990:
Charles Picqué veut mener le jeu TGV de la gare du Midi


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