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Au Midi, pas de place pour l’espace public
- Comité du quartier Midi, 2 juillet 2009
L’aménagement d’un espace public bloqué par la mise à disposition à des sociétés privées d’un terrain faisant partie du domaine public régional, sans l’autorisation du propriétaire…?! C’est une nouvelle fois au quartier Midi qu’un tel nouvel imbroglio urbanistique se déroule. Un nouveau « cadeau » pour les promoteurs et un énième signe de mépris pour ce quartier, dont la « revitalisation » semble décidément condamnée à être chaotique jusqu’au bout.

En 2006, la Région bruxelloise a terminé d’exproprier et de démolir les maisons situées au coin de la rue de Hollande et de l’avenue Fonsny. Cette opération était motivée par la réalisation d’un espace public annoncé depuis le début de la première législature régionale1.
La place Marcel Broodthaers aurait dû être inaugurée au cours du premier semestre 2009. L’an dernier, le Gouvernement régional avait accordé le permis d’urbanisme et fait lancer les travaux d’aménagement, financés dans le cadre des Accords de coopération entre l’Etat fédéral et Bruxelles (Beliris). Les entrepreneurs travaillant pour le compte de Beliris avaient démarré les travaux au début de l’année 2009. Mais ils se sont vu empêchés de les finaliser: une moitié de la place est en effet occupée, en toute illégalité, par des baraquements de chantier et une grue placés là par les promoteurs immobiliers réalisant les bureaux et l’hôtel de l’îlot C (les sociétés BPI, Louis De Waele, Atenor…), ainsi qu’une pharmacie installée dans un container2 et des panneaux publicitaires de la société JC Decaux3…
L’affaire, rendue publique fin juin 20094 suscite depuis plusieurs mois des remous au sein de l’administration et de certains cabinets ministériels de la Région bruxelloise.
Car ces occupations privatives, qui se font manifestement à titre gratuit (à l’exception des panneaux publicitaires) et sans aucune base légale, auraient été autorisées par la SA Bruxelles-Midi, qui n’est pourtant ni propriétaire des terrains ni maître d’oeuvre des chantiers. Cette société privée, créée en 1992 à l’initiative de la Région, a ainsi outrepassé ses droits.
La SA Bruxelles-Midi impose une situation de fait
Il semble que les cabinets des ministres Picqué et Smet aient donné instruction, début 2009, de faire vider la place pour permettre à Beliris de mener à bien son chantier. Ce qui avait donné lieu, selon nos informations, à des courriers envoyés en janvier 2009 par la Direction de la gestion et de l’entretien des voiries de l’Administration régionale à la SA Bruxelles-Midi, mettant celle-ci en demeure de régulariser la situation et de faire dégager les installations bloquant l’aménagement de la place. En voici des extraits:
Messieurs, J’ai l’honneur de porter à votre connaissance ce qui suit. En application de l’article 21 de la convention de gestion conclue entre la S.A. Bruxelles-Midi et la Région de Bruxelles-Capitale, l’Etat fédéral, par l’entremise de la S.A. de droit public Beliris, terminant le réaménagement de la partie orientale de la place de Hollande, va entreprendre, dès la fin du mois de février prochain, le réaménagement de sa partie occidentale. Or, cet aménagement ne pourra pas être entrepris tant qu’il n’aura pas été mis fin à l’occupation du terrain par vos baraquements de chantier et votre grue.
Or, sauf erreur de ma part, il appert que votre société occupe le terrain sans titre ni droit. Ce terrain, acquis par la Région en vue de l’aménagement d’une nouvelle voirie (la future place Broodthaers), fait partie du domaine public régional et son occupation à des fins privatives doit faire l’objet d’une autorisation délivrée par ma Direction. (…)
En vue d’éviter toute polémique inutile d’où qu’elle vienne, je me permets d’attirer votre attention sur les points suivants : le terrain, acquis par la Région en vue de l’aménagement d’une nouvelle voirie (la future place Broodthaers), fait partie du domaine public régional ; l’occupation du domaine public à des fins privatives doit faire l’objet d’une autorisation délivrée par le gestionnaire de ce domaine public; ce genre d’autorisation est frappée de précarité : il peut y être mis fin, à tout moment mais moyennant préavis, si l’intérêt général le requiert (ce qui est le cas de toute évidence!) ; le retrait s’effectue aussi sans indemnité (…)
Mais pendant des mois, la SA Bruxelles-Midi n’a pas répondu à cette demande et les deux ministres n’ont pas jugé utile d’insister. Il faut noter que le président de la SA Bruxelles-Midi, Jacques Van Grimbergen, est un ancien directeur de cabinet-adjoint du Ministre-Président Charles Picqué (de 1989 à 1995), ex-directeur de cabinet du Ministre Pascal Smet (de 1999 à 2004), et fut jusque très récemment le directeur-général de l’Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement (de 1995 à 1999 et de 2004 à 2009)5. Sa position semble avoir aidé la SA Bruxelles-Midi à imposer cette situation de fait qui, selon « Le Soir »6, va même être entérinée et légalisée.
Un statu quo rentable pour certains, mais coûteux pour les autorités
Si Beliris vient bien de terminer une partie des travaux, la seconde moitié de la Place Broodthaers ne verra vraisemblablement pas le jour avant 2010 ou 2011.
L’arrêt des travaux ne sera pas sans impact financier pour les pouvoirs publics. Si l’entrepreneur travaillant pour Beliris semble ne pas demander d’indemnisation, l’aménagement de la place va devoir s’effectuer en deux phases, ce qui nécessitera d’importants surcoûts.
Les seuls à profiter de la situation semblent être la société Decaux (qui peut ainsi proposer à ses clients un emplacement publicitaire face à la gare du Midi) et surtout les promoteurs privés qui font ainsi d’importantes économies: ils évitent à la fois de s’acquitter de la location d’emplacements de bureaux de chantier, d’une taxe d’occupation sur l’espace public et des frais de déplacement de leur infrastructure de chantier.
Merci qui?
- La Place Marcel Broodthaers est prévue depuis 1991 dans les plans d’aménagement. Elle était autrefois annoncée sous le nom de « Place de Hollande ». [↩]
- Il faut noter que le pharmacien est de toute bonne foi. Il a conclu cet accord d’occupation « temporaire » (il professe dans son container depuis tout de même 2 années, et ce n’est pas fini) dans le cadre de négociations avec la SA Bruxelles-Midi, lorsque celle-ci procédait à l’expropriation « amiable » de son bien. Son espoir était tout simplement d’obtenir la possibilité de rouvrir sa pharmacie dans les futurs bâtiments de la Place Broodthaers, ce qu’il dut ensuite négocier avec les promoteurs immobiliers. [↩]
- Lire à ce sujet notre article de mars 2006: Des pubs pour “lutter contre les squats”!? [↩]
- A l’occasion d’une question posée au Conseil communal de Saint-Gilles, le 25 juin dernier, par le conseiller communal Alain Maron (Ecolo) à l’Echevin Patrick Debouverie (MR). [↩]
- Il se trouve même des mauvaises langues pour rappeller que Jacques Van Grimbergen est inculpé dans l’affaire de l’ancien Hôpital militaire d’Ixelles, au même titre que certains dirigeants des sociétés immobilières De Waele et BPC, celles-là même qui bénéficient aujourd’hui de cette situation inédite sur la Place Broodthaers. Lire notre article du 15 avril 2007: « Le Président de la SA Bruxelles-Midi et un administrateur d’Espace Midi parmi les inculpés d’une affaire de fraude ». [↩]
- Lire l’article du « Soir » du 2 juillet 2009: « La place Broodthaers attendra encore un an ». [↩]
Quartier du Midi : 20 ans de grosse galère pour les habitants
- RTBF, 16 janvier 2009
Le projet de transformation du quartier du Midi a été lancé il y a 20 ans. Aujourd’hui, le quartier est toujours en chantier…. C’est vraisemblablement le projet urbanistique le plus chaotique de la Région bruxelloise.
Le comité de quartier Midi a monté une exposition sur 20 années de revitalisation urbaine. Il s’agit d’une compilation précise et technique sur l’évolution de 4 îlots situés derrière la gare bruxelloise: des dizaines de documents rassemblés par les habitants, ex-habitants et sympathisants du comité Midi.
Vous verrez les photos de maisons démolies, d’habitations abandonnées depuis des années: murées, squattées… Une date rappelle le décès de 2 squatteurs dans un incendie. S’y trouvent aussi des témoignages d’habitants qui ont dû attendre 10 ou 15 ans d’être expropriés, à vivre entre squats, chancres, et chantiers.
La Région a voulu racheter les maisons d’un quartier prometteur, avec l’arrivée du RER. Les racheter pour les raser et y reconstruire des bureaux.
Comme le projet a été sous-financé, les rachats ont trainé, le quartier s’est englué dans l’attente.
Le comité de quartier Midi se pose cette question : la Région a-t-elle mené une stratégie volontaire de lenteur pour laisser les maisons se dégrader et qu’elles soient moins chère au rachat ?
Aujourd’hui les dernières expropriations et les derniers chantiers sont planifiés. Le quartier Midi voit le bout du tunnel. Mais il restera synonyme de désordre, et d’une remarquable lenteur.
Charles Picqué, bourgmestre de Saint-Gilles et ministre-président de la Région pendant 15 ans, est pointé comme responsable politique de l’embourbement du projet. De son côté, il admet que la structure régionale créée pour exproprier était trop lente, et sous-financée. Mais il maintient que raser était la bonne solution, et que remplacer les maisons à cet endroit par une majorité de bureaux était le bon choix. Pour lui, il faut avant tout du bureau pour les quartiers qui bordent les gares.
Ecoutez le billet de Myriam Baele et la réaction de Charles Picqué, ministre-président de la Région bruxelloise.
L’exposition est visible au Pianofabriek à Saint-Gilles.
Tags : incendie | charles picqué | saint-gilles | squat | gare du midi | pianofabriek | expropriationNouvel incendie dans une maison de la Région bruxelloise à Saint-Gilles
- Communiqué de presse, Comité du quartier Midi, 19 février 2008
Ce week-end, dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 février, un violent incendie s’est déclaré dans une maison vide de la rue de Mérode à Saint-Gilles. Le feu, dont l’origine est inconnue, a mis plusieurs heures avant d’être maîtrisé par les pompiers et n’a heureusement fait aucune victime. L’immeuble incendié se situant entre un hôtel (l’hôtel Ibis) et une maison habitée par trois ménages et un commerce, le drame a été évité de justesse.

C’est le quatrième incendie qui se déclare, en moins d’un an, dans une maison vide appartenant à la Région bruxelloise dans les îlots du quartier Midi frappés depuis 1992 par une menace d’expropriation. On se rappellera qu’en 2007, l’un de ces incendies, d’origine criminelle, avait causé la mort de deux squatteurs.
Depuis 2005, le Comité du quartier Midi n’a eu cesse de demander à la Région bruxelloise et à la Commune de Saint-Gilles de prendre leurs responsabilités pour garantir la sécurité des habitants du quartier. Le comité déplore ce nouvel incident, qui démontre que les agissements des autorités au quartier Midi n’ont toujours pas changé et que les maisons expropriées et laissées vides par la Région sont de véritables dangers publics. Il convient de mettre fin immédiatement à cette situation, sans attendre un prochain drame.
Pour rappel, lire le communiqué de presse du 17 avril 2007 : « Incendie mortel au quartier Midi : un drame prévisible… »
(Photo extraite du blog des soldats du feu).
Tags : hôtel ibis | gare du midi | région de bruxelles capitale | saint-gilles | rue de mérode | squat | expropriation | incendieRich Europe in poor Brussels
- « Bruxelles en mouvements », 22 novembre 2007
Entre 1990 et 2001, de multiples études ont été réalisées sur les « retombées socio-économiques de la présence des institutions européennes et internationales sur la Région de Bruxelles-Capitale » . Ces études concluaient notamment par un constat paradoxal : oui, la présence de l’Union Européenne en Région bruxelloise contribue pour une part importante à sa richesse en termes de produit intérieur brut, et non, cette richesse ne semble pas bénéficier à ses habitants, puisque beaucoup (trop) d’indicateurs sociaux bruxellois sont en négatif.
Les effets urbanistiques désastreux de la présence de l’UE à Bruxelles… Une autre conclusion permettait de constater que les effets de cette internationalisation étaient très différents selon le point de vue considéré. Si en 2000 les retombées étaient bénéfiques pour l’Etat belge (entre autres par le biais de la TVA), elles étaient déjà plus mitigées pour la Région de Bruxelles-Capitale qui se voit contrainte de « mendier » des moyens auprès du fédéral pour financer les défis de son internationalisation (e.a. par le biais de l’accord Beliris). En revanche, au niveau local, ces effets sont franchement négatifs pour les quartiers de Bruxelles-Ville, Etterbeek et Ixelles proches de la zone européenne. Leur patrimoine se voit progressivement et inexorablement squatté par des bureaux (lobbys, représentations régionales, presse….). Leur espace public est inondé par l’auto omniprésente et aspirée par les nombreux parkings autorisés des immeubles de bureaux. Leur population quitte les lieux notamment pour cause des coûts prohibitifs des logements.
Ville, sois belle et tais toi ! Sur le contenu, ce Plan de Développement International (PDI) est « au profit de tous, usagers et habitants de la Ville-Région ». Il s’adresse aux habitants, aux visiteurs, au monde des affaires, aux acteurs institutionnels. A voir les propositions prodiguées, il fera leur bonheur à tous ! D’intérêts divergents, de rapports de force, il n’y est nullement question… Tout le monde sera gagnant !!! Rien d’étonnant alors de voir émerger un PDI sans statut réel et un Xème plan un peu « fourre tout », sans choix clairs et plein de bonnes intentions. Mais quand on lit, par exemple, qu’il faut « vendre chaque quartier à des investisseurs et à des nouveaux habitants (sous-entendu la « classe moyenne »), il y a de quoi s’inquiéter. Heureusement -on croirait y voir la main correctrice de celui qui veut quelque peu arrondir les angles- on est soulagé en lisant la suite : on vendra le quartier, mais, « tout en stabilisant les anciens habitants ». Investisseurs, nouveaux habitants, anciens habitants, même combat !!! Force est de constater, entre les lignes, que la compétitivité entre villes européennes est devenu le mot d’ordre : « villes, positionnez vous sur la carte mondiale ». Cette lutte pour la meilleure place n’a apparemment pas de prix. Il faut attirer les investisseurs, les visiteurs et rendre la ville attractive et belle. Il faut travailler à son image, élaborer un plan de « marketing » après un « bench marking » soigneux. Il faut éviter ce côté « bronx » (sic) de certains quartiers qui pourraient déteindre sur l’image globale de la ville. C’est le développement exogène que ce PDI privilégie. A aucun moment, il ne se soucie de savoir comment veiller à ce que les retombées positives de cette présence puissent bénéficier réellement au développement dans les quartiers en difficultés, comment améliorer les conditions de vie des occupants actuels pour éviter de devoir en attirer des plus riches. Bref, le concept du développement endogène y est totalement absent.
La pensée institutionnelle opposée à la logique humaine. A aucun endroit du rapport n’apparaît une évaluation critique de fond sur la façon dont les grandes institutions, comme l’UE, s’installent à Bruxelles. Nous évoquerons trois exemples flagrants : 1. les écoles européennes, « ghetto » pour enfants riches ? 2. l’immeuble Lex 2000, le syndrome sécuritaire contre la mixité ! 3. le Parlement européen, une tour d’ivoire totalement coupée de son quartier.
La mixité sociale… dans les deux sens s.v.p. ! Pour le PDI, il s’agit d’ « éviter le confinement de la pauvreté dans des ghettos sociaux ». D’une part, tous les auteurs sérieux affirmeront qu’à Bruxelles il n’existe pas de ghetto à proprement parler. D’autre part, on ne retrouvera à aucun endroit du document le raisonnement dans l’autre sens : « éviter le confinement de la richesse dans certains lieux ». Et pourtant des « ghettos » pour riches il y en a… mais est-on prêt à les reconnaître ? Les écoles européennes en sont un exemple probant et discret. La Région bruxelloise préférera investir par exemple dans une 4e école européenne pour assurer au public international un enseignement de qualité. A aucun moment elle ne semble prétendre vouloir rehausser la qualité de l’ensemble des écoles existantes à Bruxelles (avec l’aide des institutions européennes) afin d’éviter que ce public international ne ressente plus le besoin de se construire pour elle-même des écoles d’élite.
La mixité fonctionnelle : faites ce que je dis, mais ne dites pas ce que je fais Lors de la construction de l’immeuble LEX 2000 situé à l’intersection de la rue de la Loi, de la gare Schuman et de la chaussée d’Etterbeek, l’occasion était rêvée d’y implanter à son pied un ensemble multifonctionnel sur trois niveaux de magasins, de lieux de récréation (cinéma, …), d’équipements collectifs. Ce type d’infrastructures fait cruellement défaut dans ce quartier tant pour les usagers et travailleurs que les habitants des quartiers voisins. La mixité fonctionnelle, tant réclamée dans tous les discours officiels dont ceux des institutions européennes, pouvait enfin y trouver son expression. Ce quartier pouvait devenir le laboratoire de l’urbanisme et de la mobilité durable. Et bien non : les impératifs sécuritaires l’ont emporté. On a préféré y implanter un immeuble monofonctionnel et sur-protégé pour le Conseil des Ministres. La même logique institutionnelle a présidé à l’élaboration du programme des immeubles du Parlement européen. Avant son implantation dans le quartier Léopold, les habitants avaient une poste dans la gare Luxembourg. Aujourd’hui, elle a été déménagée dans l’immeuble du Parlement européen et est devenue totalement inaccessible aux habitants. Lorsque les demandes de permis d’urbanisme des immeubles du Parlement européen ont été introduits, il a fallu constater que l’institution -dans sa logique à elle- avait tout prévu pour ses occupants : les parkings, le restaurant, la poste, la crèche, l’école, le vendeur de journaux, le coiffeur… Bref, tout pour ne pas donner à l’occupant des lieux l’envie de se frotter à la ville, et à ses habitants ; tout pour créer une ville duale : le palais impérial et à ses pieds, les quartiers « tellement insécures, Monsieur !!! »…. C’est en amont, au stade de l’élaboration du programme qu’il y a lieu d’intervenir, car c’est à ce stade que se concrétise une vision sur la façon dont ces institutions veulent s’intégrer ou non à la ville. Aujourd’hui, donc il y a du pain sur la planche pour sortir des vieux réflexes conditionnés. Encore faut-il vouloir les reconnaître !!!
Etienne Christiaens, urbaniste
Tags : logement | gare du midi | ixelles | espace public | PDI | développement international | bruxelles-ville | etterbeek | squat | région de bruxelles capitale1990-2004
> 2004
- “La Tribune de Bruxelles”, 3 avril 2004:
Travaux autour du futur TGV de Bruxelles-Midi
- « Le Soir », 28 février 2004:
Entre tours, vieux bistrots et hôtels de luxe
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> 2003
- « Le Soir », 12 mars 2003:
Le Midi entre chaos et espoirs
- « Le Soir », 12 mars 2003:
« Je me souviens des fondations de la tour des Pensions »
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> 2000
- « Le Soir », 15 avril 2000:
Saint Gilles : Une trentaine de personnes ont déjà été relogées
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> 1996
- « Le Soir », 27 mars 1996:
Charles Picqué se dit prêt à mobiliser 111 millions
- « Le Soir », 27 mars 1996:
Dix ans pour replâtrer le quartier du TGV
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> 1994
- « Le Soir », 21 septembre 1994:
Piocher l’avenir dans le quartier du TGV à la gare du Midi
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> 1993
- « Le Soir », 24 décembre 1993:
Table rase des immeubles dévastés d’un îlot du quartier Midi
- « Le Soir », 30 novembre 1993:
La «mort lente» du Midi d’après des défenseurs du quartier
- « Le Soir », 29 octobre 1993:
La mort d’un squatter à Saint-Gilles soulève un nuage de questions urbanistiques
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> 1992
- « Le Soir », 23 octobre 1992:
Les PPAS du Midi remis en question en concertation
- « Le Soir », 2 octobre 1992:
L’habitat déraille au Midi
- « Le Soir », 4 mai 1992:
L’escalade incontrôlée de l’immobilier compromet les plans de rénovation du quartier TGV
- « Le Soir », 12 février 1992:
Comment reloger les Saint-Gillois avant l’arrivée du TGV?
- « Le Soir », 30 janvier 1992:
Le Midi inquiet des problèmes de relogement posés par le terminal du train à grande vitesse
- « Le Soir », 24 janvier 1992:
Gare du Midi : La société mixte est sur rails
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> 1991
- “Le Soir”, 20 juillet 1991:
Le bureau a assez grignoté!
- « Le Soir », 31 mai 1991:
Un oui rapide au projet Midi-TGV
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> 1990
- « Le Soir », 2 juin 1990:
Charles Picqué veut mener le jeu TGV de la gare du Midi
La mort d’un squatter à Saint-Gilles soulève un nuage de questions urbanistiques
ANNICK HENROTIN – LE SOIR – Vendredi 29.10.1993
Charles Picqué redéfinit le verbe «spéculer»
A la fin du mois de septembre, on découvrait un cadavre dans l’îlot triangulaire délimité par les rues de Mérode et de Russie et l’avenue de la Porte de Hal… Non, l’intention du conseiller Écolo saint-gillois, Michel Renard, n’était pas de donner des frissons à l’assemblée. Son interpellation visait un problème d’urbanisme très concret, mis en évidence par un crime commis dans un immeuble inhabité de l’avenue de la Porte de Hal. La découverte dans une fosse septique d’un corps en putréfaction avait amené les policiers à fouiller les maisons abandonnées du quartier. C’est dans l’une d’elles qu’ils relevèrent des traces de sang, là où squattait un surnommé «Papy», porté disparu depuis.
Cette sordide affaire a conduit Michel Renard à remonter le cours de l’histoire de l’îlot concerné: les immeubles rachetés par un promoteur à partir de 1987 sont peu à peu désertés par les habitants. Le tout se taudifie rapidement. Nous sommes près de la gare du Midi et l’arrivée du TGV titille l’imagination de plus d’un promoteur.
- Cette opération spéculative a trouvé grâce auprès de la commune, rappelle le conseiller, puisque notre conseil a voté, dans le cadre d’un périmètre dit «de protection», le changement d’affectation de cet îlot de logement en bureau.
Et de se poser certaines questions quant au délai imposé au promoteur pour la réalisation d’un projet, quant à la mise en oeuvre de la taxe sur les immeubles abandonnés, etc.
- La taxe frappe un bien abandonné lorsque le propriétaire ne montre aucune intention de le réaffecter, rectifie le bourgmestre Charles Picqué. Dans ce cas-ci, le propriétaire avait bien l’intention de déposer un projet mais les pouvoirs publics lui ont demandé d’y surseoir dans l’attente d’une étude globale du quartier et du plan d’affectation du sol (PPAS) correspondant. Dans ce cas, le propriétaire n’est plus responsable de l’abandon des immeubles.
Qui plus est, Charles Picqué refuse de voir, dans ce cas bien précis, un acte spéculatif de la part du promoteur: Il y a spéculation lorsqu’en l’absence d’une directive un propriétaire s’empare d’un bien et le laisse pourrir volontairement afin de forcer les pouvoirs publics à passer par ses fourches caudines. La situation est très différente ici puisque nos prédécesseurs avaient déjà marqué leur volonté d’autoriser les bureaux le long de la petite ceinture et ce afin de protéger d’autres zones d’habitat. Ce que le PPAS Fonsny II n’a fait que confirmer.
Depuis le 6 octobre, le promoteur bénéficie d’ailleurs d’un permis d’urbanisme en bonne et due forme.
- Que comptez-vous faire des sans-abri qui ont élu domicile dans ce quartier? a encore interrogé Michel Renard.
- Ces squatters sont en fait des clandestins irrégulièrement établis en Belgique, affirme le bourgmestre. Il ne s’agit pas de «sans-abri». ll n’y a donc pas lieu de mettre sur pied un projet de relogement.
Tags : logement | gare du midi | charles picqué | saint-gilles | squat | tgv | ppas | spéculation | relogementTable rase des immeubles dévastés d’un îlot du quartier Midi
ANNICK HENROTIN – LE SOIR – Vendredi 24.12.1993
Trente-cinq mille mètres carrés de bureaux à deux pas du TGV
Une bonne partie des habitations comprises entre les rues de Mérode, de Russie et l’avenue de la Porte de Hal viennent de disparaître, balayées par les bulldozers. Ce coin de Saint-Gilles, proche de la gare du Midi, était depuis des mois laissé à l’abandon. Des squatters rôdaient dans les maisons vides. Dernièrement, un meurtre commis dans l’un des bâtiments ajouta à la colère et à l’inquiétude des riverains scandalisés de voir cet îlot pourrir sur pied depuis tant de temps.
La compagnie immobilière De Waele, qui avait racheté le tout, attendait le plan particulier d’aménagement du sol (PPAS) pour pouvoir agir. Celui-ci, décidé il y a un an, autorise l’implantation de bureaux sur tout le périmètre.
Aujourd’hui, du moins, l’espoir de voir la situation évoluer est bien réel. Un projet, déposé par l’immobilière De Waele, a reçu l’aval communal le 6 octobre dernier. Dans ce cas-ci, la délivrance du permis d’urbanisme ne nécessitait aucune enquête publique puisque les plans de l’architecte respectent scrupuleusement les prescrits du PPAS.
Le projet porte sur la construction d’un complexe de bureaux de 35.000 m2. Du côté des rues de Mérode et de Russie, les bâtiments s’aligneront sur les gabarits des immeubles voisins. À front de boulevard, par contre, les immeubles seront plus imposants et avanceront en gradins jusqu’à un rez + 5 + toiture.
Encore faut-il que le détenteur du permis décide de le mettre en oeuvre. On connaît en effet la morosité actuelle du marché de l’immobilier en matière de bureaux. Si les PPAS voisins de la gare du Midi étaient acceptés par la tutelle, ce serait 400.000 m2 en plus de bureaux qu’il faudrait gérer. De quoi décourager le promoteur le plus optimiste.
Heureusement pour Jean Thomas, administrateur délégué de De Waele, Charles Picqué, ministre-président de la Région bruxelloise, est conscient du problème et a décidé de bloquer l’avancement des PPAS riverains (Fonsny 1 et Bara 2). De cette manière, l’offre aurait des chances de rattraper la demande… et l’immobilière De Waele aurait une belle longueur d’avance sur tous les autres futurs projets de bureaux lors de l’arrivée du TGV en gare du Midi. Une manière comme une autre d’encourager ce dernier à entamer sans délai la construction de son projet. Le quartier a bien besoin de retrouver un tissu urbain aujourd’hui déchiré.
Tags : de waele | squat | tgv | ppas | enquête publique | jean thomas | gare du midi | saint-gilles | charles picqué | fonsny 1Entre tours, vieux bistrots et hôtels de luxe
ANNE-CÉCILE HUWART – LE SOIR – Samedi 28.02.2004
Deux touristes traînent leur valise à roulettes sur le sol lisse et désert de l’esplanade de l’Europe, qui longe la gare. Ils jettent un oeil perdu vers un taxi circulant au loin. Avant de s’engouffrer dans le métro creusé au pied de la tour des pensions.
Les vitres anonymes de l’immense bastion reflètent les façades qui le jouxtent.La brique usée frôle le verre et l’acier blinquant. Un ballet de voitures contourne la place Bara remise à neuf, où souffle un vent piquant.
C’est la première fois que je viens à Bruxelles, lâche Philippe, venu de Paris pour affaires. Et je dois dire que l’accueil est assez glacial. Ce n’est pas très harmonieux par ici.
Du côté de l’avenue Fonsny, les nouveaux hôtels de luxe côtoient les bistrots d’où s’échappent des relents de bière. Trois hommes déboulent sur le trottoir. J’ai rien contre ce quartier, moi, lâche l’un d’eux, cigarette sous la moustache. J’y travaille depuis des années. J’ai mes repères.
Deux filles pénètrent dans un phone-shop. Elles plaisantent avec le gérant et se dirigent vers une cabine. Ça me va de bosser ici, commente-t-il. On voit plein de gens différents. Sauf qu’il fait sale. Trop de crasses. Et puis ça sent l’urine. Sans parler des gens qui volent et qui cassent les voitures…
Plus loin, le capot d’un 4 4 reluisant pointe à l’entrée d’un garage, à la tête d’une enfilade de véhicules du même style. En trois ans, j’ai jamais eu de problème, relate Elsakykali, le patron du garage. C’est vrai qu’il fait sale et que tout est en chantier. Mais de nouveaux bâtiments se construisent. Globalement, je trouve que l’aspect du quartier s’améliore.
Un épicier de la rue de Merode sort sur le pas de la porte. Je suis né ici il y a 50 ans, relate André. C’était tranquille à l’époque. Il n’y avait pas autant de voitures, pas autant de crasses. Il y avait des commerces partout. Les maisons étaient jolies. Dans certaines, il y avait du tapis plain jusque dans la cave !
André ignore combien de temps il restera dans son magasin. Un jour, je sais que je devrai partir, explique le commerçant. Comme tous les autres ici. On m’a déjà proposé 250.000 euros. Mais que voulez-vous que j’achète aujourd’hui avec ça ? J’ai tout de même besoin d’un rez-de-chaussée commercial. De plus, je n’ai pas envie de prendre le risque de perdre mes clients en déménageant. Je crois néanmoins que je n’aurai pas le choix. A 50 ans, il est trop tôt pour cesser de travailler.
Le commerce d’informatique voisin a quant à lui déjà pris le large pour s’implanter chaussée de Charleroi. Sans aucun regret, conte une responsable.
D’année en année, les maisons de maître s’effacent autour de la gare du Midi. Rue d’Angleterre, l’atelier Sokotan, squatté par des artistes pendant plusieurs mois, n’est plus qu’un amas de gravats. Qui fera place tôt ou tard à de nouveaux bâtiments modernes, aux fenêtres anonymes.·
Des boulangers optimistes
Plantée à l’angle des rues de Merode et d’Angleterre, la boulangerie Artipain tranche avec le décor qui l’entoure. Elle brille comme un éclat d’optimisme et de modernité dans ce quartier en pleine mutation.
Yener et Sylvana ont grandi aux abords de la gare du Midi. Mon père a lancé la boulangerie en 1975, dans la maison d’en face, rue d’Angleterre, explique Yener, en frottant son comptoir. Il y a six ans, j’ai repris le commerce. Mais nous avons dû changer l’implantation car tout l’îlot va être démoli. Nous aurions souhaité acheter mais c’est impossible dans ce quartier actuellement : le propriétaire d’une grosse maison de maître à l’abandon, ici plus loin, demande 600.000 euros ! Vous imaginez…
Pour ne pas perdre leur clientèle, les commerçants ont juste traversé la rue de Merode. Ils louent désormais une surface commerciale dans une ancienne maison. Les travaux entrepris pour tout moderniser sont bénéfiques, sourit Sylvana. Les gens voient que c’est propre et frais.
Sylvana voit d’un bon oeil la transformation du quartier. A midi, on ne désemplit pas. Les employés de bureau, de plus en plus nombreux, viennent chercher leur casse-croûte. Pour nous, c’est tout bénéfice. Comme pour les autres commerçants du coin : épiciers, libraires… Ça va devenir un peu comme à la gare du Nord par ici. Plein de vie la journée mais désert la nuit. Je n’aime pas vraiment me promener par ici le soir. Déjà pendant la journée, on assiste régulièrement à des sac-jackings juste ici, au feu rouge devant notre vitrine !
Yener et Sylvana logent désormais en dehors de Bruxelles. Mais ils restent attachés à leur quartier natal. On y voit de tout. Des costards-cravates, des étudiants, des prostituées, des clodos. Ce quartier est un grand condensé de la société.·
Tags : squat | gare du midi | avenue fonsny | rue d'angleterreLe quartier Midi se retrouve à quai
- « Le Soir », 25 juin 2005
Saint-Gilles • Création d’un comité de quartier qui déplore les méthodes utilisées pour chasser les habitants.
Embarquement immédiat ! Les derniers habitants du quartier Midi doivent partir. Un comité nouvellement créé veut empêcher l’inévitable.
FABRICE VOOGT
Il reste quelques fontaines et autres petits aménagements à apporter, mais on peut quand même dire que la gare et ses environs vont enfin être rendus aux habitants et cela mérite bien une grande fête. Ainsi s’exprimait-on voici un peu plus d’un an, du côté du cabinet de la ministre Laurette Onkelinx, lors de la fête célébrant la fin des travaux de l’espace public autour de la gare du Midi.
En conviant pour la première fois la presse, hier jeudi, dans l’un des immeubles de la rue de Mérode toujours en travaux, le nouveau comité de quartier Midi n’avait aucune fête à annoncer. La dernière en date, celle « des voisins » a d’ailleurs été détournée en « faites des voisins, pas du bureau ». Il s’agissait de rappeler que ce quartier est encore vivant, peuplé de locataires, de propriétaires et de commerçants qui subissent depuis trop longtemps les conséquences d’un plan d’expropriation mis en application dans la lenteur, l’opacité et le mépris des habitants, explique le comité Midi.
Leur combat n’en est pas vraiment un. Il ne s’agit pas, comme l’explique l’un de ses représentants, d’une lutte des gentils habitants contre les méchants spéculateurs, comme un village gaulois qui résisterait encore et toujours à l’envahisseur. L’objectif était de dresser un bilan des projets immobiliers menés dans leur quartier, ainsi que de leurs conséquences sociales et urbanistiques.
Pour le comité de quartier, les projets envisagés au début des années nonante par la Région de Bruxelles-Capitale sont basés sur des hypothèses non confirmées. Et de pointer l’inachèvement des projets imaginés sur les quatre premiers îlots (voir infographie) censés être le moteur de la « revitalisation » du bas de la commune de Saint-Gilles. Lancé en 1996, le plan d’expropriation arrive à son terme en juillet 2006, tandis qu’il reste de nombreux propriétaires particuliers, locataires et commerçants dans les îlots « A », « C » et « D ». Soutenus notamment par José Garcia, le président du Syndicat des locataires, les habitants revendiquent qu’un accompagnement social digne de ce nom soit octroyé à tous les habitants concernés par le plan d’expropriation. Comme le gouvernement régional vient d’abroger le Plan particulier d’affectation du sol Fonsny 2, on pourrait, comme le souhaite le comité de quartier, sortir du PPAS Fonsny 1.
Dans quel autre quartier de Bruxelles oserait-on faire vivre des habitants entre des maisons qu’on vide, qu’on mure et qu’on laisse se délabrer, au milieu de terrains vagues et de chantiers, dans des rues aux trottoirs non entretenus et délaissées par les services d’hygiène ? s’indigne le comité.
Ces expropriations ne sont pas une surprise, explique-t-on du côté du cabinet Picqué, qui rappelle les mesures d’accompagnement sociales prises au bénéfice des habitants.
Exact : ceux qui ne répondent pas aux conditions Adil (aides locatives pour quitter un logement insalubre vers un logement salubre) bénéficient d’une aide à l’aménagement de 350 euros et d’une aide au déménagement de 350 euros, plus une aide garantie locative de 3 mois de loyer (prêtée pendant 3 ans).
On ne va pas loin avec ça ? Si, mais les habitants du quartier Midi le savent, hors de Bruxelles.

La rue de Norvège n’existe plus
Inutile de chercher la rue de Norvège sur un plan, elle n’existe pas. Ou plutôt, elle n’existe plus. Ses habitants, pourtant, sont bien réels, mais ils ne sont plus là pour longtemps. En attendant que tombe l’avis d’expropriation, Nabila et sa famille tentent de mener une vie normale, même si elle a bien changé depuis 1976, quand la famille Arahou s’est installée dans le quartier, à une époque où la porte était toujours ouverte.
Une image d’Epinal à ranger dans un album avec l’arrivée du TGV, la spéculation immobilière qui l’accompagne et le plan régional censé « revitaliser » le quartier. Il se désagrège très vite, en dépit de la volonté affichée par les pouvoirs publics de ne pas reproduire les erreurs commises dans le quartier Nord : la Région crée « Bruxelles-Midi », une société mixte au sein de laquelle elle est majoritaire et qui sera notamment chargée, dès 1995, de lutter contre la spéculation. Et d’effectuer l’accompagnement social et l’aide au logement de ses habitants.
Assise sur le rebord de sa fenêtre, dont les châssis sont recouverts de papier collant pour faire obstacle à une poussière insidieuse qui oblige sa mère à nettoyer le hall d’entrée tous les jours, Nabila se souvient de cette période comme d’un tournant. Le bruit, les destructions des maisons d’en face, la crasse et la violence ont progressivement gangrené les alentours de sa maison. Les maisons vidées ont très vite attiré les squatteurs. La police ne venait même plus. On nous a aussi privés d’éclairage dans le quartier.
Un jour, Nabila appelle sa mère pour lui montrer à travers la fenêtre ce qu’elle croit être des lapins. Ce ne sont pas des lapins, mais des rats. J’en ai longtemps fait des cauchemars.
Depuis quinze jours, malgré la chaleur, sa fenêtre de rue reste close. Mais les sons émanant de la cour, où l’on entend s’ébattre les enfants de la crèche voisine, ne couvrent pas ceux des travaux. Ça commence vers six heures. Ils travaillent parfois aussi le week-end pour rattraper le retard.
La famille Arahou va bientôt devoir s’en aller. Sans doute plus pour Bruxelles. Que vont-ils nous proposer ? Ce n’est pas les murs, fissurés à cause des travaux, qu’il faut évaluer, mais la situation géographique avantageuse de notre habitation.
F. V.

Vous avez l’image, Nabila Arahou et les habitants du quartier Midi ont aussi le bruit. Photo M.C. (st.)
Tags : police | espace public | logement | tgv | gare du midi | expropriation | bruxelles-midi | ppas | saint-gilles | syndicat des locataires2005-2007
> 2007
Décembre 2007
- Promethee.blogspot.com, 31 décembre 2007:
Bruxellistan Express (suite et pas fin!)
- “Le Soir”, 24 décembre 2007:
Le projet South City s’installe au Midi
- TV Brussel, 23 décembre 2007:
Brussel Zuid
- “La Libre Belgique”, 22 décembre 2007:
La SDRB pose ses briques vertes
- CDQM, 20 décembre 2007:
Encore une victoire de “l’internationalisation” du quartier Midi
- « La Dernière Heure », 17 décembre 2007:
La fin des démons du Midi ?
- Dépêche Belga, 14 décembre 2007:
Saint-Gilles accepte de nouvelles expropriations au quartier du Midi
- “Le Soir”, 14 décembre 2007:
Le quartier du Midi en pleine confusion
- Télé Bruxelles, 13 décembre 2007:
Mobilisation contre l’expropriation
- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 11 décembre 2007:
Expropriations au quartier du Midi : la politique de la Région
désavouée par ses propres fonctionnaires !
- “La Tribune de Bruxelles”, 6 décembre 2007:
La gentrification de Bruxelles : un phénomène en marche ?
+ Quartier Midi : Gentry or not ?
- “AlterEchos”, 5 décembre 2007:
Revendications sociales du Quartier Midi
+ « L’autocensure, c’est fini! »
- “De Standaard”, 3 december 2007:
Voor Zuidwijk begint toekomst vandaag
Novembre 2007
- « Le Soir », 29 novembre 2007:
« Quartier Midi » reprend la lutte
- Du 29 novembre au 2 décembre 2007:
La Semaine du Quartier Midi
- Télé-Bruxelles, 28 novembre 2007:
Le Midi en débat
- RTBF, 28 novembre 2007:
Reportage audio sur le nouveau plan d’expropriation
- BRAL, CDQM, IEB, LDH et RBDH, 27 novembre 2007:
Le quartier Midi à l’heure du “PDI” :
“pôle bizness du futur”… Et aujourd’hui ?
- Promethee.blogspot.com, 27 novembre 2007:
« Bruxellistan Express »
- “La Dernière Heure”, 26 novembre 2007:
L’infernale Semaine du Midi
- Jean-Yves Huwart, 20 novembre 2007
“Victor Horta doit se retourner dans sa tombe!”
- “Le Soir”, 17 novembre 2007:
Ecrire aujourd’hui la ville de demain
- TV Brussel, 16 november 2007:
Verzet tegen onteigeningen De Mérodestraat
- Comité du quartier Midi, 13 novembre 2007:
La Région persiste dans ses pratiques
- Comité du quartier Midi, 12 novembre 2007:
“Si le Plan de développement international n’existait pas,
il faudrait l’inventer!”
- Comité du quartier Midi, 1er novembre 2007:
Un mémoire sur le quartier Midi
- « AlterEchos » et « Démocratie », novembre 2007:
Des habitants flexibles, des solutions concrètes ?
- Comité du quartier Midi, octobre – novembre 2007:
Nouveau plan d’expropriation en enquête publique
Octobre 2007
- “La Libre Belgique”, 27 octobre 2007:
Le grand réveil controversé du Midi
- “La Dernière Heure”, 26 octobre 2007:
Un “morceau de ville” en devenir
- “Le Soir”, 26 octobre 2007:
Le Midi va changer radicalement
- Télé Bruxelles, 25 octobre 2007:
Le quartier du Midi selon la commune
- Comité du quartier Midi, 25 octobre 2007:
Les bonnes vieilles recettes de l’oncle Charles
- Dépêche Belga, 25 octobre 2007:
Un nouveau morceau de ville sort de terre à Bruxelles-Midi
- « Diables Roses », octobre 2007:
L’oeuvre d’art volée en « extrême urgence » à Saint Gilles
mise en vente sur ebay par Les Diables Roses
au profit des sinistrés du Quartier Midi
- SDRB:
“Construction durable” rue de Suède
- “La Tribune de Bruxelles”, 4 octobre 2007:
Flux entrants et flux sortants
Septembre 2007
- Comité du quartier Midi, 27 septembre:
Décrochez-moi ça!
- « AlterEchos », 22 septembre 2007 :
Dossier Midi : nouveau plan d’expropriation pour quartier pauvre
- « Humeur allochtone », 19 septembre 2007 :
Quartier Midi : le mémoire accablant de deux mandataires Ecolo
- Comité du quartier Midi, 17 septembre :
Attention : “développement international” à l’horizon !
- En enquête publique jusqu’au 24 septembre:
Contrat de quartier « Fontainas »
- “La Dernière Heure”, & « La Libre Belgique », 6 & 7 septembre 2007:
Midi : ultime expropriation
- ImmoScan.be, 6 septembre 2007:
Midi : nouveau plan d’expropriation malmené
- Brussel Nieuws, 6 september 2007:
Sint-Gillis stemt over onteigeningsplan Zuidwijk
- Communiqué de presse, 5 septembre 2007:
Au nom du “Plan logement”, Saint-Gilles lance
son cinquième plan d’expropriation pour le quartier Midi !
Août 2007
- “De Morgen”, 31 août 2007:
Aanrandingen doen vragen rijzen over veiligheid Brussel-Zuidrenovatie
- « Le Soir », 25 août 2007:
Des bureaux surgiront de la caillasse
Juillet 2007
- Commune de Saint-Gilles, juillet 2007:
Avis de la commission de concertation sur les trois projets de l’îlot C
- “La Dernière Heure”, 13 juillet 2007:
Opération spéciale gare du Midi
- Parlement régional, 13 juillet 2007:
Charles Picqué : “Si des montants raisonnables sont exigés,
Bruxelles-Midi sera à même de faire face”.
- “La Dernière Heure”, 11 juillet 2007:
Il faut que le Midi Respire…
- « Moniteur belge », 5 juillet 2007:
Nouveau plan d’expropriation publié au “Moniteur belge”
- ASBL Respire, 4 juillet 2007:
Pétition : Saint-Gilles sans pub !
- « Micro Cité », juillet 2007:
Emission de Radio Panik sur le quartier Midi (écouter)
Juin 2007
- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Pour ne pas taxer les promoteurs,
Saint-Gilles revisite la définition de “l’abandon”
- Comité du quartier Midi, 30 juin 2007:
Problèmes de sécurité dans le quartier Midi: la Commune démunie ?
- Compte-rendu de la Commission de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme
et de la politique foncière du Parlement bruxellois, 28 juin 2007:
Question orale au Ministre-Président Charles Picqué
- Dépêche Belga, 28 juin 2007:
Bxl-gare du Midi: on continuera à construire des bureaux (Picqué)
- ASBL Respire, 27 juin 2007:
Lettre aux autorités communales de Saint-Gilles
au sujet des dispositifs publicitaires du quartier Midi (îlot C)
- “Le Soir”, 27 juin 2007:
Une concertation sans doute favorable
- TV Brussel, 26 juin 2007:
Leefbaarheid van Zuidwijk in het gedrang
- Inter-Environnement & BRAL, 25 juin 2007:
Le quartier Midi bouge : oui, mais à contre-sens !
- Comité du quartier Midi, juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels en commission de concertation le 26 juin
- “Humeur allochtone”, 16 juin 2007:
Mohammed Mouniati : “Ce n’est pas catholique!”
- “Le Soir”, 15 juin 2007:
Bruxelles-Midi ira en appel
- “Des bulles”, 14 juin 2007:
Saint-Gilles, un “chantier” de plus pour Di Rupo
- “Chacun pour soi”, 14 juin 2007:
Le PS, ennemi des petites gens
- « The Bulletin », 14 juin 2007:
Midi Station neighbourhood makeover
- “Humeur allochtone”, 13 juin 2007:
Comment la Région chasse les pauvres de Saint-Gilles…
- “La Dernière Heure”, 13 juin 2007:
Indemnités six fois plus élevées
- “La Capitale”, 13 juin 2007:
La Région paie très cher ses lenteurs
- “Le Soir”, 13 juin 2007:
Région condamnée au quartier du Midi
- Comité du quartier Midi, 12 juin 2007:
La Région de Buxelles-Capitale sévèrement condamnée
pour sa “stratégie de pourrissement” du quartier Midi
- « Le Soir », 6 juin 2007:
Démolitions massives au Midi
- CEMAB, 5 juin 2007:
Quartier Midi: les démolitions continuent
- « AlterEchos », 1er juin 2007:
Rififi au quartier du Midi
Mai 2007
- « La Tribune de Bruxelles », 31 mai 2007:
Quartier Midi, quartier maudit ?
- Comité du quartier Midi, 31 mai 2007:
La Région joue l’intimidation
- Comité du quartier Midi, 29 mai 2007:
Lettre ouverte à la Commune de Saint-Gilles
- Comité du quartier Midi, jusqu’au 11 juin 2007:
Projets de bureaux et hôtels à l’enquête publique pour l’îlot C
- « La Dernière Heure », 21 mai 2007:
Le calvaire de la rue de Norvège
- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Les habitants oubliés de la rue qui n’existe plus…
- Comité du quartier Midi, mai 2007:
Bruxelles-Midi réellement “hors-jeu” ?
- “La Tribune de Bruxelles”, 17 mai 2007:
Comment tuer un quartier populaire ?
- CEMAB, 1er mai 2007:
Comment démolir un quartier… et ses habitants
Avril 2007
- “Le Soir”, 20 avril 2007:
Entente ou favoritisme ?
- “La Tribune de Bruxelles”, avril 2007:
Le PS bruxellois dans l’oeil du cyclone
- “Le Soir” du 18 avril 2007
Brasier mortel au Midi
+ Recrudescence des squats dans le quartier
- Dépêche Belga, 17 avril 2007
L’incendie serait d’origine criminelle
- Comité du quartier Midi, 17 avril 2007:
Incendie mortel au quartier Midi: un drame prévisible…
- “Le Soir en ligne” / Belga, 17 avril 2007:
Incendie mortel à Saint-Gilles
- “Le Soir” du 16 avril 2007
Pas de pas de côté à Etterbeek
- Comité du quartier Midi, 15 avril 2007:
Le Président de la SA Bruxelles-Midi et un administrateur
d’Espace Midi parmi les inculpés d’une affaire de fraude
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
PS et MR votent le nouveau plan d’expropriation
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Saint-Gilles se prive volontairement d’impôts sur les immeubles vides
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Une exposition “bien modeste” à l’Hôtel Ibis
- “Le Soir” du 14 avril 2007:
Des projets sur les rails du TGV
- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Immobilier à Bruxelles: 7 inculpations
- « La Libre Belgique » du 13 avril 2007:
Jean Thomas: le profil type du promoteur immobilier
- « Le Soir » du 11 avril 2007:
Mutation en marche au quartier du Midi
- « Le Soir » du 6 avril 2007:
Saint-Gilles sous perfusion régionale
- ImmoScan.be, 5 avril 2007:
Nouveau plan d’expropriation pour le quartier du Midi
- Comité du quartier Midi, avril – juin 2007:
Projections-débats autour de « Dans dix jours ou dans dix ans »,
un film sur la « revitalisation » du quartier Midi…
- Comité du quartier Midi, avril 2007:
Le quartier Midi à l’horizon… 2012
Mars 2007
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Reprise des démolitions dans l’îlot C:
comment mieux décourager les habitants?
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Confusion et « concertation » à la saint-gilloise
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Des pubs pour “lutter contre les squats”!?
- Comité du quartier Midi, mars 2007:
Picqué en force au MIPIM 2007
- « Echanges et partenariats », mars 2007:
Chronique d’un quartier de Bruxelles:
quand Manhattan rencontre le Midi…
Janvier 2007
- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Un échevin pour le quartier Midi!
- Comité du quartier Midi, janvier 2007:
Birkiye débarqué, Jaspers débarque!
- 30 janvier 2007:
Avis de la Commission de concertation de la Commune de Saint-Gilles
(point n°3 en page 3) sur un projet de logements et parkings rue de
Russie (promoteur: Espace Midi).
- « AlterEchos » du 19 janvier 2007:
Quartier du Midi : un tournant
dans le développement du projet urbanistique ?
- « Le Soir » du 4 janvier 2007:
Au Midi, un nouveau plan d’expropriation
____________
> 2006
Novembre 2006
- « La Tribune de Bruxelles », 9 novembre 2006:
Expropriations au quartier Midi: plus de base légale!
- RBDH, novembre 2006:
Plan logement: où en est-on?
Octobre 2006
- « La Dernière Heure », 30 octobre 2006:
Nouveau projet au quartier Midi
Septembre 2006
- “Le Soir”, 12 septembre 2006
Divorce au sein de l’Atelier d’Art Urbain
- CEMAB, septembre 2006:
Le Quartier du Midi résiste !
- “La Tribune de Bruxelles”, septembre 2006 (spécial élections communales)
Saint-Gilles : quels aménagements aux abords de la gare du Midi?
Août 2006
- « Le Soir », 28 août 2006:
Quel avenir au Midi?
- « La Libre Belgique », 23 août 2006:
Bruyants travaux
- « La Capitale », 22 août 2006:
Les gens du Midi lancent un SOS
- « Le Soir », 22 août 2006:
Les habitants dénoncent les destructions!
- « La Dernière Heure », 22 août 2006:
Les travaux font trop de bruit
- Comité du quartier Midi, 21 août 2006:
Quartier Midi : “J’arrive plus à dormir”
Juillet 2006
- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
« Pas facile mais il faut le faire »
- « La Libre Belgique », 28 juillet 2006:
Expropriations d’extrême urgence
- « Chacun pour soi », 28 juillet 2006:
Le fait du Prince
- « Le blog de Mateusz », 27 juillet 2006:
Exproprier ou ne pas exproprier?
- IEB et BRAL, 26 juillet 2006:
Conférence de presse d’Inter Environnement et du Bral:
positions communes sur le quartier Midi
Mai 2006
- Mai 2006:
Inauguration du commissariat « Midi » à Saint-Gilles
- « Respire », mai 2006:
La Place Broodthaers à Saint-Gilles
Avril 2006
- « La Libre Belgique », 1er avril 2006:
La SA Bruxelles-Midi passe la main
Mars 2006
- « Bruxelles en mouvements », 30 mars 2006:
Quartier du Midi: proposition indécente
- « La Tribune de Bruxelles », 16 mars 2006:
Le Midi perd le Nord
Janvier 2006
- Janvier/mars 2006:
Censure et « a(rt)ctivisme » au Centre culturel Jacques Franck
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> 2005
Août 2005
- Comité du quartier Midi, août 2005:
Le festival « PleinOPENair » passe par le Midi
Juillet 2005
- Comité du quartier Midi, 16 juillet 2005:
La Région bruxelloise crée la Société d’acquisition foncière (SAF)
sur le modèle de la SA Bruxelles-Midi
- « Le Soir », 16 juillet 2005:
Des logements, avenue Fonsny?
- « Le Soir », 15 juillet 2005:
Gare aux bureaux au quartier du Midi!
- Comité du quartier Midi, 13 juillet 2005:
Rencontre entre le Comité du quartier Midi et la SA Bruxelles-Midi
- Comité du quartier Midi, 6 juillet 2005:
Françoise Dupuis réagit à la proposition associative sur le Plan Logement
- Carte blanche publiée dans « Le Soir », 6 juillet 2005:
Les habitants du quartier Midi ne sont pas les pièces d’un puzzle…
- « Le Soir », 6 juillet 2005:
Remettre le logement sur les rails au Midi
- « La vie du net » (« Le Soir en ligne »), 5 juillet 2005:
Des voisins plutôt que des bureaux
- Comité du quartier Midi, 4 juillet 2005:
Des terrains à Bruxelles pour le Plan logement!
Juin 2005
- Comité du quartier Midi, 28 juin 2005:
La SA Bruxelles-Midi vend ses terrains sur l’îlot C
- « La Capitale », 25 juin 2005:
Appel à l’aide des gens du Midi (pas disponible)
- « La Dernière Heure », 25 juin 2005:
Le quartier Midi réagit (pas disponible)
- « Le Soir », 25 juin 2005:
Le quartier Midi se retrouve à quai + La rue de Norvège n’existe plus
- « Het Nieuwsblad », 25 juin 2005:
Bewoners Zuidwijk vechten tegen onteigening
- « Le Soir », 6 juin 2005:
Quartier du Midi: Ecolo s’inquiète
- « AlterEchos », 13 juin 2005:
Rénovation des abords de la gare du Midi: engtre spéculation et relance de l’action publique (pas disponible)
- « Brussel Deze Week », 9 juin 2005:
Tweede adem voor de Zuidwijk (pas disponible)
- « Het Laatste Nieuws », 7 juin 2005:
« Niemand wil bouwen op plaats waar stad onteigent » (pas disponible)
- « La Dernière Heure », 4 juin 2005:
Charles Picqué annonce un nouvel élan au réaménagement des abords de la gare
- « De Morgen », 4 juin 2005:
Brusselse Zuidwijk bouwt tegen beter weten in (pas disponible)
- « Le Soir », 2 juin 2005:
Fête des voisins, pas des bureaux !
- « La Dernière Heure », 1er juin 2005:
A Saint-Gilles, entre friches et chantiers (pas disponible)
- « De Morgen », 1er juin 2005:
Brusselse Zuidwijk geeft burenfeest met boodschap (pas disponible)
Mai 2005
- « Le Soir », 28 mai 2005:
Le quartier du Midi poursuit sa mutation
- Comité du quartier Midi, mai 2005:
La création du Comité du quartier Midi

