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Fête des voisins, pas des bureaux !

Fête des voisins, pas des bureaux !

– « Le Soir », 2 juin 2005

Saint-Gilles • L’opération « Immeubles en fête » a notamment réuni les riverains du Midi.
Les habitants ont signifié en musique que leur quartier était toujours vivant. Les loyers peu élevés continuent de les attirer dans ces îlots en mutation.

ANNE-CÉCILE HUWART

Fête des voisins, pas des bureaux !, signale un panneau au coin des rues de Merode et de Russie. Entre le sable et les tas de pavés du chantier, l’endroit revêt presque des airs de plage. Jongleurs et musiciens ajoutent à l’ambiance festive de ce mardi soir, à l’occasion d’Immeubles en fête.

Les voisins saint-gillois de la gare du Midi ne pouvaient rêver meilleure occasion pour rappeler que leur quartier est encore vivant, lancent les organisateurs. Il est peuplé de locataires, de propriétaires et de commerçants qui subissent depuis trop longtemps les conséquences d’un plan d’expropriation mis en application avec lenteur, opacité et mépris des habitants.

Pour rappel, la mutation du quartier de la gare a débuté fin des années 80, avec l’annonce de l’arrivée du terminal TGV.

Combien de gens vivent encore dans les quatre îlots compris entre l’avenue Fonsny et la rue de Merode ? Certains pensent qu’ils sont des centaines à habiter les lieux. Une lettre au président de la Région bruxelloise, Charles Picqué, a été signée par une cinquantaine de personnes. Toutes réclament le droit de pouvoir jouir de leur logement tant que les permis en vue de nouveaux projets ne sont pas délivrés. Ils souhaitent en outre que les habitants quittant le quartier suite au plan d’expropriation bénéficient d’un accompagnement social digne de ce nom. Seuls les habitants présents dans le quartier avant 1997 peuvent bénéficier d’une assistance et d’une indemnisation, pointent les habitants. Huit ans plus tard, cette mesure n’est-elle pas devenue quelque peu obsolète, voire injuste ?

Car le quartier continue d’attirer. En raison du faible coup des loyers. D’après les habitants, un appartement se loue entre 150 et 400 euros. J’habite ici depuis 1999, relate Zarah. Je suis venue en raison de la proximité des transports en commun mais surtout à cause du faible prix des loyers. Mais mon logement souffre d’humidité, il y a des fissures dans les murs…

José Garcia, secrétaire général du Syndicat des locataires, souligne : C’est vrai qu’une partie des habitations sont insalubres. Mais ces personnes expulsées risquent de devoir prendre ailleurs un appartement encore plus délabré, pour le même prix, voire plus cher ! Du côté de la commune, on refuse de voir des gens continuer à habiter des appartements parfois en triste état. C’est pourquoi un arrêté de démolition urgent vient d’être pris pour des maisons vides de l’îlot D.

Les habitants dénoncent en outre la part importante réservée aux bureaux. Alors que beaucoup de ces bâtiments restent inoccupés, tempête Benoît, qui occupe un atelier d’artistes rue de Merode. Ou pris par des entreprises publiques belges, comme la SNCB, qui ne paient pas de taxes locales…

Ce vendredi 3 juin, le réaménagement du quartier du Midi fera l’objet d’une interpellation d’Ecolo au parlement bruxellois.

Frappé de plein fouet par les aménagements TGV au Midi, le quartier Merode-Russie a fait la fête à ses immeubles, mardi. Photo Arnaud De Cremer.


Le quartier Midi se retrouve à quai

– « Le Soir », 25 juin 2005

Saint-Gilles • Création d’un comité de quartier qui déplore les méthodes utilisées pour chasser les habitants.
Embarquement immédiat ! Les derniers habitants du quartier Midi doivent partir. Un comité nouvellement créé veut empêcher l’inévitable.

FABRICE VOOGT

Il reste quelques fontaines et autres petits aménagements à apporter, mais on peut quand même dire que la gare et ses environs vont enfin être rendus aux habitants et cela mérite bien une grande fête. Ainsi s’exprimait-on voici un peu plus d’un an, du côté du cabinet de la ministre Laurette Onkelinx, lors de la fête célébrant la fin des travaux de l’espace public autour de la gare du Midi.

En conviant pour la première fois la presse, hier jeudi, dans l’un des immeubles de la rue de Mérode toujours en travaux, le nouveau comité de quartier Midi n’avait aucune fête à annoncer. La dernière en date, celle « des voisins » a d’ailleurs été détournée en « faites des voisins, pas du bureau ». Il s’agissait de rappeler que ce quartier est encore vivant, peuplé de locataires, de propriétaires et de commerçants qui subissent depuis trop longtemps les conséquences d’un plan d’expropriation mis en application dans la lenteur, l’opacité et le mépris des habitants, explique le comité Midi.

Leur combat n’en est pas vraiment un. Il ne s’agit pas, comme l’explique l’un de ses représentants, d’une lutte des gentils habitants contre les méchants spéculateurs, comme un village gaulois qui résisterait encore et toujours à l’envahisseur. L’objectif était de dresser un bilan des projets immobiliers menés dans leur quartier, ainsi que de leurs conséquences sociales et urbanistiques.

Pour le comité de quartier, les projets envisagés au début des années nonante par la Région de Bruxelles-Capitale sont basés sur des hypothèses non confirmées. Et de pointer l’inachèvement des projets imaginés sur les quatre premiers îlots (voir infographie) censés être le moteur de la « revitalisation » du bas de la commune de Saint-Gilles. Lancé en 1996, le plan d’expropriation arrive à son terme en juillet 2006, tandis qu’il reste de nombreux propriétaires particuliers, locataires et commerçants dans les îlots « A », « C » et « D ». Soutenus notamment par José Garcia, le président du Syndicat des locataires, les habitants revendiquent qu’un accompagnement social digne de ce nom soit octroyé à tous les habitants concernés par le plan d’expropriation. Comme le gouvernement régional vient d’abroger le Plan particulier d’affectation du sol Fonsny 2, on pourrait, comme le souhaite le comité de quartier, sortir du PPAS Fonsny 1.

Dans quel autre quartier de Bruxelles oserait-on faire vivre des habitants entre des maisons qu’on vide, qu’on mure et qu’on laisse se délabrer, au milieu de terrains vagues et de chantiers, dans des rues aux trottoirs non entretenus et délaissées par les services d’hygiène ? s’indigne le comité.

Ces expropriations ne sont pas une surprise, explique-t-on du côté du cabinet Picqué, qui rappelle les mesures d’accompagnement sociales prises au bénéfice des habitants.

Exact : ceux qui ne répondent pas aux conditions Adil (aides locatives pour quitter un logement insalubre vers un logement salubre) bénéficient d’une aide à l’aménagement de 350 euros et d’une aide au déménagement de 350 euros, plus une aide garantie locative de 3 mois de loyer (prêtée pendant 3 ans).

On ne va pas loin avec ça ? Si, mais les habitants du quartier Midi le savent, hors de Bruxelles.

La rue de Norvège n’existe plus

Inutile de chercher la rue de Norvège sur un plan, elle n’existe pas. Ou plutôt, elle n’existe plus. Ses habitants, pourtant, sont bien réels, mais ils ne sont plus là pour longtemps. En attendant que tombe l’avis d’expropriation, Nabila et sa famille tentent de mener une vie normale, même si elle a bien changé depuis 1976, quand la famille Arahou s’est installée dans le quartier, à une époque où la porte était toujours ouverte.

Une image d’Epinal à ranger dans un album avec l’arrivée du TGV, la spéculation immobilière qui l’accompagne et le plan régional censé « revitaliser » le quartier. Il se désagrège très vite, en dépit de la volonté affichée par les pouvoirs publics de ne pas reproduire les erreurs commises dans le quartier Nord : la Région crée « Bruxelles-Midi », une société mixte au sein de laquelle elle est majoritaire et qui sera notamment chargée, dès 1995, de lutter contre la spéculation. Et d’effectuer l’accompagnement social et l’aide au logement de ses habitants.

Assise sur le rebord de sa fenêtre, dont les châssis sont recouverts de papier collant pour faire obstacle à une poussière insidieuse qui oblige sa mère à nettoyer le hall d’entrée tous les jours, Nabila se souvient de cette période comme d’un tournant. Le bruit, les destructions des maisons d’en face, la crasse et la violence ont progressivement gangrené les alentours de sa maison. Les maisons vidées ont très vite attiré les squatteurs. La police ne venait même plus. On nous a aussi privés d’éclairage dans le quartier.

Un jour, Nabila appelle sa mère pour lui montrer à travers la fenêtre ce qu’elle croit être des lapins. Ce ne sont pas des lapins, mais des rats. J’en ai longtemps fait des cauchemars.

Depuis quinze jours, malgré la chaleur, sa fenêtre de rue reste close. Mais les sons émanant de la cour, où l’on entend s’ébattre les enfants de la crèche voisine, ne couvrent pas ceux des travaux. Ça commence vers six heures. Ils travaillent parfois aussi le week-end pour rattraper le retard.

La famille Arahou va bientôt devoir s’en aller. Sans doute plus pour Bruxelles. Que vont-ils nous proposer ? Ce n’est pas les murs, fissurés à cause des travaux, qu’il faut évaluer, mais la situation géographique avantageuse de notre habitation.

F. V.

Vous avez l’image, Nabila Arahou et les habitants du quartier Midi ont aussi le bruit. Photo M.C. (st.)


De la délivrance d’un permis de démolir pour l’îlot D à la création du Comité du quartier Midi…

• Janvier 2005. La Région de Bruxelles a délivré un permis de démolir à la SA Bruxelles-Midi pour l’îlot « D » situé entre les rues de Russie, de Mérode, d’Angleterre et l’avenue Fonsny. A nouveau, on permet la démolition de maisons avant même qu’un quelconque projet immobilier ne soit sur la table.

• Février. Invoquant ce permis, la SA Espace Midi avertit les locataires de 5 maisons, parmi celles lui appartenant dans cet îlot, qu’elle mettait fin à leur bail et parfois sans respecter les règles légales. Ces locataires sont sensés quitter leur habitation pour le 31 août prochain. Ils n’ont obtenu aucun relogement.
Certains de ces locataires résident dans leur appartement depuis plus de 30 ans. N’ayant pas trouvé à se reloger à Bruxelles, l’indemnisation, maigre et théorique, à laquelle ils pouvaient prétendre ne leur a même pas été octroyée.

• Mai. Les habitants de l’îlot « D », s’étonnant de ce qu’on s’attaque à leur îlot alors qu’il n’existe même aucune demande de permis de bâtir et alors que la SA Bruxelles-Midi est déjà bien en peine d’avancer sur les autres îlots, ont commencé à organiser des réunions de quartier. La situation des locataires délogés a peu à peu alerté tous les habitants, commerçants et propriétaires du quartier (qui ne sont toujours pas fixés sur leur sort dans le cadre du plan d’expropriation adopté voici près de 10 ans), ainsi que des riverains.
Soutenus par des associations comme ATD Quart-Monde, le BRAL, le Rassemblement pour le Droit à l’Habitat et le Syndicat des locataires, le premier objectif des habitants a été de se solidariser avec leurs voisins expulsés. Et de faire valoir leur présence dans l’îlot et leurs droits, toujours en cours et pour la plupart jamais remis en question (que ce soit pour les locataires, commerçants ou propriétaires particuliers). En posant publiquement des questions comme: pourquoi vider des maisons alors qu’il n’existe aucun projet? Pourquoi créer des terrains vagues alors qu’il reste nombre d’habitants alentour?…

• Le 20 mai, près de 50 familles, ménages, propriétaires et commerçants du quartier Midi posaient ces questions et bien d’autres à Charles Picqué, en lui écrivant une lettre ouverte, envoyée à tous les membres du Gouvernement bruxellois.

• Le 26 mai, le Conseil communal de Saint-Gilles débattait ainsi à nouveau des projets immobiliers au quartier Midi (le compte-rendu de ce conseil communal devrait être disponible sur le site web de la Commune de Saint-Gilles).

• Le 31 mai, les habitants du quartier Midi se retrouvaient à l’occasion de la « Fête des voisins », qu’ils détournèrent en « Faites des voisins, pas des bureaux! » et célébrèrent, en musique (avec notamment Daniel Hélin, Matthieu Ha) mais également avec un stand d’information et une visite guidée de leur quartier… Il s’agissait de rappeler que celui-ci « est encore vivant, peuplé de locataires, de propriétaires et de commerçants qui subissent depuis trop longtemps les conséquences d’un plan d’expropriation mis en application dans la lenteur, l’opacité et le mépris des habitants ».
C’est alors près de 150 signatures, du quartier mais aussi d’associations luttant pour le droit à l’habitat, ainsi que de voisins du haut et du bas de Saint-Gilles, qui se sont ajoutées à la lettre ouverte adressée à Charles Picqué.

• Le 3 juin, c’était au tour du Parlement de la Région de s’emparer du débat (lire la page « Débat »).

• Le 15 juin, les habitants décident de former le Comité du quartier Midi.

• Le 13 juillet, le Comité du quartier Midi rencontre pour la première fois la SA Bruxelles-Midi.


Des terrains à Bruxelles pour le Plan logement!

Communiqué de presse, 4 juillet 2005.

Les associations signataires interpellent la Région bruxelloise à propos de la réalisation de son « plan logement », qui constitue un de ses principaux objectifs pour la législature en cours, et plus particulièrement de la problématique des terrains à trouver pour y construire les 5000 logements prévus.

Les associations suggèrent à la Région bruxelloise d’utiliser les terrains dont elle est propriétaire aux abords de la gare du Midi (ainsi que les moyens dont elle dispose pour le développement de ce quartier via sa société Bruxelles-Midi) afin de réaliser une partie de ces 5000 logements.

En effet, la Région dispose de moyens fonciers, financiers et juridiques mis en place dès les premières années de sa création pour revitaliser le quartier du Midi. En 1992, elle a changé l’affectation de 4 îlots jusque-là dédiés au logement, pour les transformer en une zone essentiellement administrative (PPAS Fonsny 1, Saint-Gilles). En 1996, elle a entériné un plan d’expropriation pour ces îlots.

Mais ces plans n’ont jamais pu entièrement être menés à leur terme, vu l’absence d’investisseurs pour la fonction « moteur » que devait constituer le bureau dans cette zone.

Etant donné, d’une part, la crise du logement que traverse Bruxelles (trop peu de logements disponibles, hausse et absence d’encadrement des loyers) et les objectifs fixés par le Gouvernement régional en la matière et, d’autre part, la crise inverse vécue par le marché du bureau (trop d’espaces disponibles et de projets en développement), il serait logique que la Région favorise la construction de logements, et non de bureaux, là où elle a la maîtrise des sols.

Outre le fait de solutionner en partie le problème de la recherche de terrains destinés aux nouveaux logements régionaux, cette proposition recèle d’autres avantages. Elle permettrait notamment:

* de maintenir le bâti resté en bon état et de relancer la rénovation des maisons, rendue impossible depuis 1996 par le plan d’expropriation régional pesant sur le quartier,

* de terminer rapidement la transformation de ce quartier qui souffre depuis 20 ans de différents traumatismes spéculatifs et urbanistiques, plutôt que de laisser son avenir dépendre d’une reprise du marché immobilier et d’un éventuel intérêt des investisseurs privés.

– BRAL vzw
– Rassemblement pour le Droit à l’Habitat asbl RBDH/BBRoW vzw
– Comité de défense de Saint-Gilles – CODES asbl
– Comité du quartier Midi
– Syndicat des locataires asbl
– Union des locataires de Saint-Gilles asbl


Bruxelles rencontre le Midi?

Une délégation de locataires, propriétaires, commerçants et riverains du quartier Midi a remis ce 13 juillet un cahier de doléances aux responsables de la société régionale Bruxelles-Midi. Lors de cette première rencontre, les représentants de Bruxelles-Midi ont fait une série de promesses et d’annonces aux habitants. Celles-ci concernent notamment la révision des conditions de l’aide sociale, mais aussi la situation urgente des locataires menacés d’expulsion pour le 31 août. Ou encore la réalisation probable d’une partie du « Plan régional du Logement » dans le quartier.

Le 20 mai, des locataires, propriétaires et commerçants du quartier Midi avaient adressé une lettre ouverte au Ministre-Président de la Région bruxelloise. Si Charles Picqué n’a toujours pas répondu à ce courrier, le Comité du quartier Midi s’est vu proposer, la semaine dernière, une rencontre avec la société créée et mandatée par la Région bruxelloise pour piloter les projets immobiliers du côté saint-gillois de la gare du Midi: la SA Bruxelles-Midi.

La délégation du Comité de quartier a été reçue par Jacques Van Grimbergen (directeur général de l’Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement et président de la SA Bruxelles-Midi) et Vincent Rongvaux (directeur de la Régie foncière et administrateur-délégué de la SA Bruxelles-Midi).

L’arrêt provisoire des expulsions et des démolitions?

— Un cahier de doléances leur a été remis, portant sur les différentes revendications des habitants. L’ensemble de celles-ci n’a pas pu être abordé lors de la rencontre. Mais le Comité du Midi a insisté prioritairement pour que soit mis en place un groupe de concertation, ou qu’un médiateur soit désigné, afin de prendre en compte et solutionner l’ensemble des problèmes causés par la réalisation des projets immobiliers dans le quartier. Les représentants de Bruxelles-Midi ont promis de donner des réponses à ces doléances pour la fin du mois d’août.

— Mais la situation des locataires de 6 maisons de l’îlot D (rue de Russie – avenue Fonsny), théoriquement délogés pour le 31 août, ne peut pas attendre. Les responsables de Bruxelles-Midi ont accepté d’intervenir auprès du propriétaire de ces maisons (la SA Espace Midi), afin qu’elles ne soient pas démolies et continuent à être habitées tant qu’aucun projet ne se réalise sur cet îlot. Les habitants espèrent obtenir une réponse à ce sujet dans les prochains jours.

— En attendant, la SA Bruxelles-Midi a déjà concédé, d’une part, que le montant des indemnités accordées aux locataires délogés devaient être revues à la hausse. Et, d’autre part, que les conditions fixées pour y avoir droit (notamment être domicilié dans le quartier avant 1997) devaient être assouplies. Des décisions devraient donc être prises en ce sens d’ici la rentrée de septembre.

Ces premières annonces, encore très insuffisantes face à la situation du quartier, constituent néanmoins un premier pas dans le bon sens.

La situation de nombreux locataires, propriétaires (habitants ou non) et commerçants du quartier reste effectivement problématique. Le Comité de quartier estime que près de 200 habitants vivent toujours dans les trois îlots frappés depuis 9 ans par un plan d’expropriation; parmi lesquels au moins 19 familles, 78 ménages, 14 propriétaires occupants, 17 commerces et une école. Soit, au bas mot, une trentaine de maisons encore à racheter ou exproprier.

Une partie du Plan régional du Logement au quartier Midi?

Au cours de cette rencontre, la SA Bruxelles-Midi a par ailleurs annoncé qu’une partie du Plan régional du Logement serait réalisée sur des terrains lui appartenant dans le quartier.

Le Comité du quartier Midi, qui avait émis cette proposition il y a dix jours avec d’autres associations (BRAL, Rassemblement pour le Droit à l’Habitat, Comité de défense de Saint-Gilles, Syndicat des locataires, Union des locataires de Saint-Gilles), se réjouit de cette nouvelle.

Mais le Comité note que la seule nouveauté réside dans le fait que des moyens seront ainsi trouvés pour bâtir du logement sur ces parcelles qui étaient de toutes façons affectées à du logement. Selon Bruxelles-Midi, de nouveaux logements « moyens » seraient en effet réalisés sur une partie de l’îlot A, tandis que des logements sociaux le seraient sur une partie de l’îlot D. Ces deux zones sont inscrites en logement dans le PPAS.

Par ailleurs, c’est avec les subsides de Beliris (Accord Fédéral-Région) que Bruxelles-Midi va procéder à l’expropriation des maisons de l’îlot A et de leurs habitants.

Le Comité du quartier Midi rappelle que cet argent public pourrait tout aussi bien servir à rénover une partie du bâti encore en bon état. Cette solution permettrait notamment à certains propriétaires, commerçants ou locataires de rester dans leurs maisons, plutôt que devoir les quitter pour qu’on construise à la place des logements auxquels ils n’auront pas accès.

Pour le Comité du quartier Midi, la rénovation est une solution qui doit être envisagée sérieusement et, dans tous les cas, le relogement des habitants doit être assuré à des conditions identiques que leur logement actuel.


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