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Nouveaux hôtels prévus au Midi

Les chaînes d’hôtels standardisés continuent de venir s’installer des deux côtés de la gare du Midi. Deux dépêches de l’agence Belga…

• Mercure va construire un hôtel près de la gare de Bruxelles-Midi

– Belga, 1er juillet 2009

L’enseigne hôtelière Mercure, qui appartient au groupe Accor1, a signé un contrat avec la famille Farzand pour la construction d’un hôtel de 75 chambres dans la zone de la gare de Bruxelles-Midi. Son ouverture, prévue en avril 2010, permettra de créer 15 à 20 nouveaux emplois, annonce Mercure dans un communiqué.

« Complémentaire à l’offre existante dans le quartier, cet établissement répond à la demande accrue résultant du développement de la zone du Midi, encouragé par les connexions internationales qu’offre la deuxième gare TGV d’Europe », estime Mercure.

L’hôtel sera sis au boulevard Jamar et s’adressera principalement à une clientèle d’affaires.

« Ce projet s’inscrit dans la stratégie de développement du groupe Accor qui s’appuie notamment sur les collaborations en franchise pour développer son réseau hôtelier et le porter à 100 établissements au Benelux d’ici 2015 », précise encore l’enseigne.

• Rezidor, futur gestionnaire du premier hôtel Park INN à Bruxelles

– Belga, 7 mai 2009

South City Hotel, un partenariat regroupant Atenor, BPI et Espace Midi, a conclu un contrat de gestion avec le groupe Rezidor pour l’hôtel actuellement en cours de construction face à la Gare du Midi (Bruxelles).

« La gestion de l’hôtel sous l’enseigne PARK INN en catégorie 3 étoiles permettra de valoriser pleinement son potentiel, étant idéalement situé sur la place Broodthaers face à la gare TGV de Bruxelles », explique Atenor dans un communiqué.

Ce contrat, d’une durée de 20 ans, porte sur l’exploitation du futur hôtel PARK INN, l’une des marques groupe Rezidor qui connaît un essor important en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. L’hôtel serait le premier de la chaîne PARK IN à Bruxelles, et le 4ème en Belgique.

L’hôtel fait partie d’un développement plus important de 31.000 m2. Pour rappel, le premier immeuble d’environ 13.000 m2 a été loué pour une durée de 27 ans ferme à un parastatal belge. Le second immeuble de bureaux, en cours de construction également, sera quant à lui livré fin 2010 et fait d’ores et déjà l’objet de marques d’intérêt sérieuses.

  1. Accor est déjà propriétaire de l’hôtel Ibis situé de l’autre côté de la gare du Midi, le long de l’avenue Fonsny. []

Un vent nouveau souffle sur le Midi

– « Le Soir », 27 juin 2009

Immobilier • L’architecte français Jean Nouvel étudie l’aménagement côté Fonsny.

Le TGV a-t-il un double effet ? L’arrivée du train à grande vitesse a beaucoup apporté à Bruxelles et au quartier de la gare du Midi. Un vent de renouveau, le succès d’une première galerie commerciale dans une gare, le début de reconversion du quartier, des millions de passagers chaque année… Dans cette logique, c’est certainement en TGV que l’architecte Français Jean Nouvel apportera les plans de la nouvelle gare du Midi. Ou plus précisément de sa partie apparente avenue Fonsny.

C’est à l’auteur de la tour Agbar de Barcelone ou du Musée du quai Branly à Paris qu’Eurostation a demandé d’imaginer un projet immobilier côté Fonsny, pendant social, économique et architectural de la place Horta créée à l’autre bout de la gare.

« Eurostation, filiale à 100 % de la SNCB holding, va racheter à cette dernière les trois anciens bâtiments de l’avenue Fonsny connus par leur nom de fonction à l’époque de la SNCB unifiée – le centre de tri, le district et les finances –, détaille Thierry de Limburg (Eurostation). L’objectif est d’y développer un projet immobilier permettant, notamment, l’élargissement bien nécessaire de l’avenue Fonsny de 5 mètres. Le projet a été lancé. Communes et Région partenaires ont tenu à y joindre un geste architectural. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers Jean Nouvel. »

Tout démolir ? En partie ? Mélanger commerces et bureaux ? « On ignore le nombre de mètres carrés commerciaux qu’il y aura, le budget, le calendrier. Nouvel a carte blanche. Aujourd’hui on n’est pas plus loin, on est encore avant l’avant-projet », poursuit Thierry de Limburg. On sait juste qu’une passerelle reliant les deux côtés de la gare fait partie du cahier des charges.

Mais la prudence reste de mise. Les images de synthèse visibles sur le site d’Eurostation ? Simple exercice de volumétrie. Nouvel va refaire la gare ? Non, la gare en elle-même a été refaite dans le cadre de l’arrivée du TGV, le nouveau projet ne concerne que les bâtiments devant. À Paris, l’humeur glaciale de la communicatrice de l’Atelier Jean Nouvel confirme juste que personne ne veut faire de commentaire à ce stade.

Le projet s’inscrit dans la philosophie de rénovation des gares et des quartiers de gare portée par la SNCB Holding ces dernières années. Plus qu’à son tour, l’ancien ministre bruxellois Pascal Smet a regretté que « alors qu’Anvers, Liège, Mons ou Louvain, toutes ont leur “gare cathédrale”, les trois gares principales du pays, Midi, Nord et en partie Centrale peuvent gagner le concours de la gare la plus moche du monde… » Car si la gare du Midi a été adaptée la première pour accueillir TGV et commerces, ses abords mettent du temps à prendre plus fière allure. Malgré des budgets de rénovation des gares costauds ces dernières années : Anvers (420 millions d’euros), Liège (420 millions), Mons (100 millions), Ostende (60 millions), Louvain (60 millions)…

Pour les trois gares bruxelloises (Nord, Central, Midi), les plus fréquentées du pays, ce sont, globalement, seulement 180 millions qui sont prévus à ce jour.

L’autre volet du plan de rénovation des gares de la SNCB parie sur l’association de la gare et du renom de l’architecte qui s’en occupe. Qui ignore que c’est Calatrava qui a dessiné la gare de Liège ? La passerelle cyclo-piétonne Simone de Beauvoir qu’il a tendue à Paris gonfle la réputation de Dietmar Feichtinger, qui est intervenu à la gare d’Ostende. Et Jacques Voncke est louangé pour ses travaux à la gare d’Anvers… L’appel à Jean Nouvel confirme la tendance. Son seul nom invitant déjà au changement.

• Eric Renette

Jean Nouvel, bâtisseur de mondes

Carrure de boxeur, tête de rugbyman, Jean Nouvel n’a peur ni des idées ni du pouvoir. Créateur déroutant, polémiste du débat urbain, militant pour une image de la ville détachée des enjeux politiques et de la promotion immobilière immédiate, l’architecte est un nom à part. Il ambitionne de reconquérir l’espace, d’ouvrir un nouveau dialogue entre modernité et passé.

Ses outils ? La simplicité, le naturel, l’idée-force…

A l’Institut du monde arabe, il a joué des traditions orientales du « moucharabieh » pour dessiner un classique contemporain. Le long d’une autoroute italienne, il fait galoper sur un kilomètre de long un mur de tôle laquée rouge Ferrari qui cache l’usine de freins des bolides au cheval cabré. Au Quai Branly, sous la tour Eiffel, il a mis en scène le magnétisme des Arts premiers et dessiné un territoire de rencontre où même Tarzan se sent chez lui.

• Daniel Couvreur


Pas de quartier pour les pauvres

– « Le Soir« , 28 mai 2009

L’ESSENTIEL : « Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle » sort en librairie ce jeudi. | Une enquête richement étayée et sans concession pour la Région et Saint-Gilles. | Le ministre-président et bourgmestre empêché, le socialiste Charles Picqué, n’en sort pas indemne. | Plus jamais ça ?

Vingt ans, c’est l’âge de la Région bruxelloise, mais c’est aussi le temps que dure l’opération « revitalisation » du quartier de la gare du Midi.
Un projet qui, selon le journaliste Gwenaël Breës, ressemble, sous certains aspects, à un pitoyable remake du quartier Nord, en plus petit. Lui-même habitant du quartier durant plusieurs années, il nous livre, à travers son ouvrage Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle, une critique acerbe de la manière dont les pouvoirs publics ont orchestré « l’un des plus grands fiascos urbanistiques de ces vingt dernières années », menant « une guerre d’usure contre les habitants ».

Ce n’est pas un hasard, ce livre juste avant les Régionales ?

Il est surtout lié aux 20 ans de la Région bruxelloise. L’histoire racontée dans ce livre commence en 1989 et la création de la Région, à ce moment-là, y joue un rôle prépondérant. Il est important de garder une mémoire de ce qui s’est passé et ne pas laisser nos politiques pavoiser quand, dans les mois prochains, ils inaugureront un hôtel ou des bureaux, sans rappeler la catastrophe sociale que cela a généré, souvent dans l’indifférence des médias.

Ce mutisme ou cette indifférence s’explique-t-elle aussi par le manque de relais dont auraient pu bénéficier ces habitants ?

Oui. On s’est attaqué à une population fragile, en grande partie une population immigrée, qui éprouve des difficultés à connaître ses droits et à les faire valoir. On n’aurait pas osé mettre le même type de dispositif en place à Uccle ou à Watermael-Boitsfort.

C’est un travail de mémoire mais aussi un livre politique ?

J’aborde aussi les questions juridiques, comme le nœud du problème dans ce dossier, à savoir la loi, inique, de 1962 sur les expropriations d’utilité publique et d’extrême urgence. Elle suspend des droits constitutionnels et est tellement peu réglementée qu’elle autorise toutes les dérives.

Vous évoquez un coup de poker des autorités publiques.

Elles ont voulu mener un projet, sans en avoir les moyens, en spéculant que l’arrivée du TGV allait aiguiser l’appétit des promoteurs, générer de la plus-value et puis des charges d’urbanisme. La Région a privatisé le développement urbanistique du quartier en le confiant à une société anonyme, la SA Bruxelles-Midi, sans la doter de moyens pour le réaliser.

L’intention de Picqué était de lutter contre « la contagion de la pauvreté ». Vous y voyez une entreprise de stigmatisation.

Pour quelqu’un qui se dit de gauche et selon qui le progrès social doit bénéficier à tous, lutter contre la pauvreté, ce n’est pas détruire les maisons des pauvres et les chasser du quartier mais se battre pour qu’ils soient moins pauvres. Sauf à considérer, quand il parle de « contagion », que les immigrés sont des gens qui produisent saleté et pourrissement du tissu urbain. Mais quand cette histoire a démarré, les étrangers n’avaient pas le droit de vote…

Sa politique censée mettre l’individu au centre des préoccupations serait une mystification ?

Oui. Charles Picqué et son entourage veulent être les maîtres de la dialectique et n’assument pas leurs responsabilités. Ils définissent ce qui est bon ou mauvais, qui est un spéculateur et qui ne l’est pas, qui est légitime ou pas.

Votre livre évoque un cumul malsain…

A qui vont bénéficier les rentrées financières (charges d’urbanisme, taxes bureaux…) ? À la commune de Saint-Gilles. Dès le départ, c’est une opération communale, qui est menée, à la Région, par le bourgmestre empêché de la commune. Ce n’est pas une opération d’intérêt régional. Il y a déjà, alors, surabondance de bureaux sur le territoire de la Région. Si on réfléchit au niveau régional, il n’y a pas de raison de détruire du logement pour construire du bureau pour accueillir des entreprises déjà sur le territoire de la Région. La confusion des pouvoirs est au cœur de cette histoire.

Vous évoquez aussi une étrange connivence avec certains promoteurs, comme Jean Thomas.

C’est étonnant : Jean Thomas est alors dans le consortium de promoteurs avec lequel Charles Picqué se dispute. Mais, à côté de la zone d’expropriation, le même Jean Thomas mène un projet, tout seul, et s’empare de 45 maisons en 7 ans sur un îlot d’habitat. La commune et la Région vont le récompenser en transformant l’affectation de l’îlot. Dans ce PPAS, le Fonsny II, dit de protection de l’habitat, on prévoit un îlot pour du bureau en disant qu’il va permettre de « protéger le reste de la zone de logement ». C’est d’autant plus troublant que, à l’époque, le financement de partis est encore légal et que Jean Thomas ne cache pas ses sympathies pour le PS – il a d’ailleurs figuré sur les listes. Certains, au parlement et à la commune de Saint-Gilles, ont parlé de délit d’initié.

• Fabrice Voogt

Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle | Un livre de Gwenaël Breës | Publié aux éditions Aden | Mai 2009 | 384 pages (dont 65 de documents et illustrations) | Prix de vente: 18 euros | ISBN: 9782805900037 | Diffusion et distribution: SDL Caravelle (Belgique et Luxembourg), Les belles lettres (France) | Achat en ligne: www.rezolibre.com

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Picqué et “Les Bronzés font de l’immobilier”

– « Trends-Tendances », 28 mai 2009

Charles Picqué, ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et bourgmestre de Saint-Gilles ne devrait pas apprécier la sortie de l’ouvrage Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle à quelques jours du prochain scrutin électoral. A l’image d’un thriller urbanistique de 400 pages, son auteur, Gwenaël Breës, journaliste, réalisateur et ex-habitant du quartier, y détaille comment la commune de Saint-Gilles s’est lancée dans la transformation du quartier autour de la gare du Midi à l’annonce de l’arrivée du TGV dès 1989, avec le soutien de la Région.

« Pendant la majeure partie de la période 1989-2009, Charles Picqué va cumuler la fonction de ministre-président de la Région, qui pilote et finance l’opération, et celle de bourgmestre de la Commune Saint-Gilles, qui est censée en retirer les bénéfices financiers. […] Pour Saint-Gilles, c’est en tout cas des centaines de millions de francs belges qui peuvent potentiellement venir renflouer les finances communales. Et ce n’est rien à côté des revenus provenant des taxes sur les bureaux et des précomptes immobiliers (et de toutes les retombées indirectes) qui ont l’avantage, eux, d’être perçus annuellement. […]

L’idée de la Région ? S’interposer entre les petits propriétaires et les promoteurs. Racheter les terrains aux uns pour les revendre aux autres, afin d’empocher de grasses plus-values. Pour tenter de rafler la mise, la Région n’hésitera pas à jouer à l’apprenti sorcier. Influencée par le modèle du « partenariat public-privé », elle enfantera une créature hybride censée cumuler deux rôles inconciliables : celui du développeur immobilier et celui du garant de l’intérêt collectif. Basée sur un montage particulièrement opaque et complexe, cette société privée à capital public (la SA Bruxelles-Midi) sera surtout privée… des moyens nécessaires à ses ambitions. Résultat : à l’aube de la cinquième législature régionale, la revitalisation du quartier Midi n’est toujours pas achevée. Et le fiasco n’est pas que social et urbanistique. Il est aussi économique et politique.

Les protagonistes de l’opération régionale se sont pris les pieds dans leurs propres conflits d’intérêt, emmêlés dans leur propre confusion des rôles et enlisés dans leurs contradictions. Au point que certains habitants du quartier ont fini par désigner ces stratèges par une allusion moqueuse : Les Bronzés font de l’immobilier, qui pourrait prêter à sourire si les pitreries commises par les personnages principaux de ce mauvais feuilleton urbanistique n’avaient pas des conséquences tellement dévastatrices. Aujourd’hui, au milieu des chancres et des chantiers, les derniers habitants menacés d’expropriation attendent toujours l’accomplissement de l’extrême urgence et de l’utilité publique qui pèsent sur eux depuis maintenant près de 17 ans. »

Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle | Un livre de Gwenaël Breës | Publié aux éditions Aden | Mai 2009 | 384 pages (dont 65 de documents et illustrations) | Prix de vente: 18 euros | ISBN: 9782805900037 | Diffusion et distribution: SDL Caravelle (Belgique et Luxembourg), Les belles lettres (France) | Achat en ligne: www.rezolibre.com

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Bruxelles-Midi,
l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle

L’histoire de Bruxelles est jalonnée de grands projets immobiliers qui, cycliquement, ont dévasté le tissu urbain et se sont terminés par un «Plus jamais ça !» L’avènement de la Région de Bruxelles-Capitale, en 1989, portait l’espoir que soit mis fin à cet urbanisme imposé d’en haut et que la ville ne subisse plus de saccages comme celui du quartier Nord. Avec l’annonce de l’arrivée du Train à grande vitesse (TGV) en gare du Midi, il a vite fallu déchanter. Une nouvelle fois, le «progrès» et le «développement international» ont suscité les convoitises immobilières et déclenché le «nettoyage social» d’un quartier populaire…

Tout juste 20 ans plus tard, un livre revient sur cette saga politico-financière toujours inachevée et qui a mené à la démolition du quartier Midi. A travers une investigation fouillée et documentée, cet ouvrage révèle les dessous de l’un des plus grands fiascos urbanistiques de ces deux dernières décennies en Belgique.

Sur fond de crise du logement et de surproduction de bureaux, il dévoile comment le sort du quartier Midi s’est joué telle une partie de Monopoly, dans un combat opposant des investisseurs privés, une société ferroviaire métamorphosée en promoteur immobilier et des autorités publiques avides de recettes fiscales… Comment la Commune de Saint-Gilles et la Région bruxelloise, toutes deux menées par le socialiste Charles Picqué, ont transformé ce champ de bataille en véritable guerre d’usure… contre les habitants. Ceux-ci ont payé le prix fort d’une politique basée sur la lenteur, la temporisation et l’utilisation paradoxale d’une menace d’expropriation «en extrême urgence».

Ce livre est le fruit d’une investigation dont le résultat donne une vision accablante de certaines pratiques de «gouvernance» marquées par l’amateurisme et la naïveté, mais aussi par le cumul de responsabilités, la concentration des pouvoirs, la confusion des rôles et des intérêts, la partialité des administrations et l’abus de position dominante, la discontinuité de l’action publique et l’absence de responsabilité politique, la désinformation et le harcèlement, ainsi qu’un profond mépris envers les habitants… Comme le confirmeront les rebondissements judiciaires où la Région bruxelloise se verra notamment condamnée pour avoir mené une «politique de pourrissement» et «bafoué de manière arrogante plusieurs droits de l’Homme».

Une lecture édifiante qui tombe à point nommé, au moment où les stratèges de cette opération de «revitalisation» évitent tout bilan de leur action et s’apprêtent à rempiler pour une législature dédiée au «développement international» de Bruxelles, en désignant une dizaine de nouvelles «zones prioritaires».

Le livre :

« Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle » a été écrit à partir d’expériences vécues, de récits et témoignages d’habitants, d’interviews de différents intervenants du dossier, ainsi que d’abondantes archives écrites et audiovisuelles (articles et reportages de presse, courriers, comptes rendus de débats politiques, textes légaux, prescrits urbanistiques, documents judiciaires, rapports d’activités, etc.).

Chacun des 12 chapitres qui le composent propose une approche thématique, s’intéressant particulièrement à un aspect : historique du quartier, planification, judiciaire ; ou à un acteur de cette saga : la Région de Bruxelles-Capitale, la société «paravant» Bruxelles-Midi, la Commune de Saint-Gilles, Charles Picqué, la SNCB, les promoteurs immobiliers, et bien sûr les propriétaires, commerçants et locataires du quartier.

Richement illustré de documents, photos et dessins, le livre met également en exergue de nombreuses citations de responsables politiques relatives à la saga du Midi.

Un document indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de Bruxelles, à l’urbanisme, l’architecture, la planification, la politique, la privatisation des services publics, le droit urbain, la sociologie, l’histoire des luttes urbaines…

Lire aussi :
Le sommaire et les bonnes pages.
La revue de presse.

Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle | Un livre de Gwenaël Breës | Publié aux éditions Aden | Mai 2009 | 384 pages (dont 65 de documents et illustrations) | Prix de vente: 18 euros | ISBN: 9782805900037 | Diffusion et distribution: SDL Caravelle (Belgique et Luxembourg), Les belles lettres (France) | Achat en ligne: www.rezolibre.com


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